Le rendez-vous des anciens et amis de la Force Navale - Het rendezvous van de oudgedienden en vrienden van de Zeemacht
 
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 CORSAIRES ET PIRATES

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MARCEL P.
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MessageSujet: CORSAIRES ET PIRATES   Sam 17 Nov 2007 - 16:00

Robert Surcouf







Jeunesse

Né dans le petit village de Binic, près de Saint-Malo. Il est le fils de Charles-Ange Surcouf, sieur de Boisgris et Rose-Julienne Truchot de la Chesnais[1]. Il est notamment le descendant de Duguay-Trouin par sa mère. Ses parents, commerçants, le destinaient à la prêtrise, mais il s'engage dès 15 ans comme volontaire sur l'Aurore en partance vers les Indes. À vingt ans, il est déjà capitaine de La Créole qui fait le trafic d'esclaves.

Pour certains, Surcouf est né à Saint-Malo, rue du Pélicot ou rue de la Bertaudière. Ce serait en 1787 qu'il embarque comme apprenti navigant (futur officier) sur le Héron qui part au cabotage.

Un corsaire au service de la France

Nommé capitaine à l'âge de vingt ans, il commanda successivement les corsaires [2] la Clarisse, la Confiance et le Revenant. [3]

Surcouf naviguait encore dans la marine marchande, lorsqu'il se fit aimer d'une jeune personne dont il voulut obtenir la main.[4]

Surcouf alla tenter la fortune en Inde en 1796. Un mauvais petit bâtiment le porta jusqu'à l'Île de France. La course enrichissait dans ces parages ceux qui s'y livraient avec résolution. Surcouf le fit.

Quelques jeunes gens de l'île de France armèrent un petit corsaire pour Surcouf, qui fit voile pour les côtes de l'Inde, avec un équipage de Lascars (marins indiens)[5]. À l'embouchure du Bengale, où il se dirigea d'abord, il rencontra un petit convoi escorté par un bateau-pilote, armé en guerre ; il aborda le bateau-pilote et le prit ; il s'empara ensuite des bâtiments marchands anglais, se débarrassa de ses prises, de son propre navire, et passa sur le schooner avec dix-neuf hommes seulement.

Mais Robert Surcouf, le plus célèbre des armateurs malouins, entre dans la légende à vingt-trois ans, en 1796 quand, avec un équipage de 190 hommes, il prend à l'abordage un grand vaisseau britannique, trois fois plus important et plus armé que le sien.
La Confiance (18 canons et 190 hommes) prend le Kent (40 canons et 437 hommes). Par Ambroise-Louis Garneray, alors sous les ordres de Surcouf.
La Confiance (18 canons et 190 hommes) prend le Kent (40 canons et 437 hommes). Par Ambroise-Louis Garneray, alors sous les ordres de Surcouf.

Ce premier succès enhardit Surcouf, qui va tenir la mer, courant après tous les bâtiments qu'il apercevra, en corsaire non autorisé, car il est parti de l'île de France sans ces lettres-patentes, qu'on appelle lettres de marque, qui donnaient au vol sur mer une légalité officielle.

Peu après, avec son bateau, n'ayant que deux canons, Robert Surcouf met le cap sur un gros trois-mâts : c'était un vaisseau de la compagnie des Indes, monté par 150 Européens et armé de 26 canons de 12 ; il se nommait le Triton. Il dut son succès à ce stratagème. En effet, comment prêter le flanc à un si fort ennemi ? Car le bateau-pilote avait deux canons seulement. Surcouf fait cacher tout son équipage ; l'idée lui était venue de se faire passer un instant pour un des pilotes du Gange. « Je cours sur ce gros Anglais, dit-il à ses gens, je l'accoste : à un signal que je vous ferai, vous reparaîtrez sur le pont ; nous ferons une décharge de mousqueterie pour effrayer l'équipage, nous sauterons à bord et nous prendrons le bâtiment. » Les choses se passèrent comme il l'avait dit. Le combat qui s'engage sur le pont du Triton est terrible ; le capitaine anglais et dix de ses hommes sont tués, cinquante autres sont blessés, et Surcouf reste maître du vaisseau, n'ayant eu que deux blessés et un mort parmi les siens. Il fait signer un cartel d'échange à ses prisonniers, les envoie à Madras sur son petit schooner qu'il dépouille de toutes ses armes et mène son importante capture à l'île de France.

Il remet à la mer le plus tôt qu'il peut, pour profiter de la chance qui paraît lui sourire, et cette fois c'est avec un corsaire un peu plus grand.

Chassé par trois vaisseaux de la Compagnie [6], il parvient au moyen d'une manœuvre habile à les isoler ; puis, les attaquant séparément, il en enlève deux, et contraint le troisième à prendre la fuite.[7]

En 1799 la frégate la Preneuse, commandée par l'intrépide Lhermite, venait de se perdre à l'île de France. L'équipage attendait une occasion de retour ou d'embarquement. Le bruit se répand que la Confiance va faire la course. [8]

Deux mois s'étaient passés ; six bâtiments avaient été pris et dirigés sur la colonie [9]

La fortune de Surcouf commençait à grandir. Après plusieurs courses aventureuses, Robert Surcouf fut sur le point d'être dépouillé du fruit de ses dangers parce qu'il avait écumé la mer sans lettres de marque. Il avait armé en course sans autorisation à sa première croisière ; aussi quand il avait attéri avec le Triton, on avait confisqué sa prise.

Cependant les autorités de l'ile de France consultèrent le Directoire qui, voulant récompenser la bravoure du jeune corsaire, proposa au Corps législatif de lui décerner, à titre de don national, la valeur de ses prises qu'on avait vendues au profit de la colonie ; il reçut 700.000 francs.

Surcouf, héros des mers

En 1801, il se retire à Saint-Malo, se marie et profite de sa fortune. [10] Surcouf, riche et considéré, ne resta pas longtemps oisif. [11]

Par la suite, d'autres corsaires prendront la mer sous son service.

Robert Surcouf est célèbre pour ses activités de corsaire (dont le fait d'armes que constitua la prise du Kent, le 31 août 1800[12] dans le Golfe du Bengale) et pour sa conception de la guerre sur mer contre la Grande-Bretagne[13], plus orientée vers la guerre d'usure que l'affrontement d'escadres. Pour lui, il est plus efficace de saper l'économie de l'adversaire que de détruire ses navires armés. Il finança lui-même l'armement de nombreux navires de guerre légers : l'Auguste, la Dorade, la Biscayenne, l'Edouard, l'Espadon, le Ville-de-Caen, l'Adolphe et le Renard.

Sa flotte prit La Havane, seule fois où cette ville tomba.

Napoléon se déplacera en personne en 1803 pour le convaincre d'accepter une commission de capitaine (de vaisseau) et le commandement d'une escadre, que Surcouf refusera; on doit reconnaître qu'il n'avait pas tellement le sens de la discipline. Plaidant pour l'attaque des lignes de communication, peut-être a-t-il a contrario su convaincre son interlocuteur, puisque deux ans plus tard Napoléon instaurera un blocus économique contre la Grande-Bretagne; mais, après Trafalgar, il n'avait guère d'autre choix. Cependant, l'histoire de la guerre sur mer montre que la course et le blocus ne l'ont jamais emporté contre les escadres dominantes.

L'Empire abattu, Surcouf accomplit un autre exploit. Saint-Malo étant occupé par les Prussiens, il se prit de querelle avec eux et défia en duel tous les officiers du régiment concerné. Les Prussiens, se considérant comme experts au sabre, relevèrent l'offre très imprudemment: Surcouf tua ou blessa les 15 premiers à la suite mais laissa aller le dernier (qui était le plus jeune et devait probablement être quelque peu démoralisé par le spectacle auquel il avait assisté) pour qu'il puisse témoigner que tout s'était passé dans les règles. Après avoir disparu quelque temps, Surcouf revint tranquillement chez lui passer entre les siens le reste de son âge, aussi heureux qu'Ulysse.

Le nom de l'intrépide corsaire était devenu la terreur du commerce anglais dans les parages de l'Inde, et le gouvernement anglais avait cru devoir renforcer de plusieurs frégates sa station dans ces mers. En 1813, Surcouf fut chargé de conduire en France le Charles, vieille frégate, qu'il avait achetée au gouvernement et armée en flûte. Elle portait un très-riche chargement. Il échappa par son sang-froid et l'habileté de ses manœuvres aux croisières anglaises et manqua de se perdre en entrant à Saint-Malo ; mais son frère sauva le navire.

Le frère du capitaine Surcouf, Nicolas Surcouf, intrépide marin comme lui, fut son second pendant près de 15 ans, et contribua à ses succès.

Surcouf consacra la dernière partie de sa vie à des spéculations commerciales, qui furent pour lui une nouvelle source de richesses. On croit que sa fortune s'élevait à la fin de sa vie à plus de 3 millions de francs.

Surcouf mourut d'un cancer le 8 juillet 1827 dans une maison de campagne qu'il possédait près de Saint-Servan, et fut inhumé à Saint-Malo.

Surcouf est considéré comme l'un des meilleurs marins que la France ait jamais eus. Redoutable, intenable sur tous les bords, c'est grâce à lui que de nombreux vaisseaux britanniques furent détournés en faveur de la Monarchie, de la République, du Directoire, du Consulat et de l'Empire. Il réussit en seulement cinq années à attaquer une cinquantaine de navires britanniques et portugais alors alliés.

Il est également considéré comme l'inventeur d'une ruse de nuit (que l'on peut retrouver dans les aventures de Barbe-Rouge en bande dessinée ou dans le film Master and Commander, où les Anglais racontent comment ils auraient bien voulu en finir avec Surcouf) qui consiste à faire un petit radeau où l'on accroche des lanternes de manière à faire croire à ses poursuivants que le navire se situe à un autre endroit.

Citations

* Le dialogue suivant eut lieu lors d'un diner entre français et Anglais, durant une période de paix :

Officier anglais : «Nous, Anglais, nous nous battons pour l'honneur, et vous les Français, vous vous battez pour l'argent !»

Surcouf : «Peut être. Mais chacun se bat pour acquérir ce qui lui manque.»

* Autre dialogue entre Surcouf et Napoléon lorsque ce-dernier lui propose le commandement des forces navales françaises :

Napoléon : "Je ferai de vous un homme riche !"

Surcouf : " J'ai déjà tout ce qu'il me faut : mon cabinet est tapis de lingots d'or"

Napoléon (offusqué) : "Comment ?? Mais vous me marchez sur la face !"

Surcouf : "Non Monsieur, je les ai disposés sur la tranche ..."
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Gérald
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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Sam 17 Nov 2007 - 17:06

Pierre LEGRAND


Les origines de la flibuste ont été marquées de nombreux coups d'éclat. Alexandre Olivier OExmelin en raconte un épisode fameux dans son livre :
" Parmi les flibustiers vivant sur l'île de la Tortue se trouvait un Français originaire de Dieppe nommé Pierre Legrand. Il se fit un nom en 1602 en capturant, avec un petit bâtiment et 28 hommes d'équipage au large de la pointe occidentale d'Hispaniola, le Cape del Tibron, le vice-amiral de la flotte espagnole. Les Espagnols n'avaient pas encore découvert alors le Canal de Bahama, si bien qu'ils devaient traverser l'archipel des Caicos (groupe d'îles au sud-est des Bahamas). Le navire de guerre espagnol, qui s'était laissé distancer par le reste de la flotte et qui ne parvenait pas à la rejoindre, était armé de huit bouches à feu et comptait quatre-vingts hommes à bord. Les flibustiers approchèrent du navire à la rame dans le crépuscule, grimpèrent à bord, s'emparèrent de la soute à poudre et atteignirent le château avant, où ils trouvèrent le capitaine et le vice-amiral qui jouaient aux cartes. Ils les forcèrent, sous la menace de leurs pistolets, à se rendre. Legrand laissa l'équipage et l'amiral sur la côte d'Hispaniola et rentra en France à bord de sa prise ".
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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Sam 17 Nov 2007 - 17:10

BARBE-NOIRE


Edward Teach, surnommé Barbe-Noire (en Anglais : Blackbeard) est l'une des figures les plus célèbres de l'histoire de la piraterie.
Né en 1680 à Bristol (Angleterre), son vrai nom est présumé Edward Drummond. Il s'engage sur un bâtiment corsaire anglais pendant la guerre de la Succession d'Espagne au service de la reine Anne de 1702 à 1713. En dépit de sa témérité et de son courage dans l'abordage des navires français, il n'a aucun avancement.
Il devient pirate en 1716. Le capitaine pirate Hornigold lui confie le commandement d'un sloop. Pendant deux ans, Teach accompagne Hornigold avec son sloop jusqu'au jour où il aborde un gros navire marchand français.


Il reçoit alors en novembre 1717 de son capitaine le commandement d'un navire français armé de 40 canons. "Le Concorde", rebaptisé "Queen Anne's Revenge" ("La Revanche de la Reine Anne").
En 1718, Teach se sépare d'Hornigold et s'en va écumer les mers pour son propre compte. A la tête de 300 hommes et de 4 navires, il se met alors à ravager les côtes de la Caroline, à multiplier les abordages, les pillages et tueries. Il pille en un an plus de 40 navires. Teach est recherché et sa tête est mise à prix par le gouverneur A. Spotswood. Ce dernier fait appel au Lieutenant Maynard, commandant du bâtiment de guerre le " Pearl " pour capturer Barbe-Noire.

Après plusieurs jours de recherche, Maynard arrive à retrouver Barbe-Noire dans la baie d'Ocracoke (voir carte) où son bâtiment est au mouillage. Teach était prévenu de la venue de Maynard mais ne semblait pas s'en soucier.

Le Duel entre le pirate Barbe-Noire et le lieutenant Maynard à Ocracoke - peinture de Jean Léon Gérome FERRIS (8 août 1863 - 18 mars 1930) La mort de Barbe-Noire...une force de la nature difficile à vaincre !
Au matin du 22 novembre 1718, l'abordage est lancé, un combat féroce s'ensuit. Teach et Maynard se retrouvent face à face. Chacun étant armé d'un sabre et d'un pistolet. Ils se livrent à un duel au pistolet. Teach est touché. Les deux hommes s'affrontent ensuite au sabre, celui du Lieutenant se brise sous les assauts de son terrible adversaire. Teach se rue sur lui pour lui porter le coup fatal, lorsqu'un matelot lui assène un coup de poignard à la nuque. Surmontant sa douleur, le sang l'inondant partout, Barbe-Noire continue à combattre courageusement en dépit de ses multiples blessures quand un autre matelot se mêle au combat et l'assaille de coups de couteaux. Hurlant et fou de rage, Barbe-Noire se bat de toutes ses forces. Les autres matelots tirent sur lui, cherchant à l'achever et enfin, Maynard le touche mortellement d'un coup de pistolet. Le pirate s'écroule lourdement...
Dans un ultime effort, Barbe-Noire sors son dernier des six pistolets qu'il porte à sa poitrine et s'apprête à tirer mais il n'y parvient pas, il sombre, sans vie.

On releva sur lui 25 blessures diverses dont 5 par balle. Maynard fit trancher la tête de Teach et l'exposa au sommet du mât afin de servir d'avertissement à tous les pirates qui se trouvaient aux Caraïbes où ailleurs. Bien que sa tête fut exposée par la suite en place publique, de nombreux marins et colons refusèrent de croire à sa mort… Et c'est ainsi que bien des actes de piraterie lui furent attribués à titre posthume.
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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Sam 17 Nov 2007 - 17:16

Olivier LEVASSEUR dit La BUSE



Nom
Olivier Levasseur

Sobriquets
la Buse, le Buzzard, la Bouche

Origine
France, Calais fin XVIIe, ~1690 - Exécuté à Saint Paul le soir du 7 juillet 1730 (~40 ans)

Coup d'éclat
Pillage du navige Portugais du vice-roi de Goa à la rade de Saint Denis

Navires
La Reine des Indes, Le Victorieux (Victory)

Fréquentations
Hornigold, Moody, Howel Davis, S & C.Bellamy, David Williams, Edward England, Taylor

Fin de carrière
Il jète le plan de son trésor à la foule avant de mourir pendu haut et court

Olivier Levasseur plus connu sous le nom de "La Buse", surnommé ainsi en raison de sa rapidité à fondre sur sa proie est un authentique pirate.
Qui de plus authentique que le pirate La Buse ?!
Son trésor est un butin à perles, diamants, or et vaisselles d'argent, un vrai pirate pendu haut et court, des messages codés, des grottes et une île mystérieuse, des plans ou foisonnent des cachettes !

La Buse, pirate célèbre écuma l'océan Indien au début du 18ème siècle. Il aurait caché un trésor estimé à 4,5 milliards d'euros quelque part à La Réunion. Aujourd'hui encore, des chercheurs et des scientifiques se lancent à la recherche de ce trésor précieusement conservé depuis plus de 280 ans.


Olivier Levasseur est né à Calais à la fin du XVIIè siècle. En 1721, La Buse est associé au pirate anglais Taylor. Ils se sont emparé au mois d'avril du riche vaisseau portugais de 72 canon La Vierge du Cap qui avait cherché refuge contre les tempêtes dans le port de Saint-Denis (île Bourbon).
A bord du vaisseau se trouvaient le comte Ericeira, vice-roi des Indes et l'archevêque de Goa. La Buse n'exigea pas de rançon du vice-roi, mais fit main basse sur les objets d'inéstimable valeur : rivières de diamants, bijoux, perles, barres d'or et d'argent, meubles, tissus, vases sacrés et cassettes de pierres précieuses, et la crosse d'or de GOA constellée de rubis pesant une centaine de kilos, le tout évalué à 4,5 milliards d'euros.
La Vierge du Cap, radoubée et remise à neuf, devint le vaisseau de La Buse et prit le nom de Le Victorieux.
Mais l'année d'après, Duguay-Trouin et le commodore anglais Matthews vinrent se chercher querelle dans les parages. La Buse et Taylor se sont méfiés et ont préféré prendre "le large". Taylor s'enfuit aux Antilles et La Buse se retira à l'île Sainte-Marie près de la côte de Madagascar.
Il prit sa retraite, car la piraterie n'était plus possible avec aux trousses un gaillard de la trempe de Duguay-Trouin, dont le pavillon flottait glorieusement de l'Equateur au cap de Bonne-Espérance.
La plupart des écumeurs des mers cessèrent également toute activité et devinrent d'assez paisibles citoyens en profitant de la Charte de clémence offerte par le roi de France. Leurs bateaux pourrirent dans les anses et la piraterie disparut.
Presque seul, La Buse temporisa avant d'accepter la Charte, restitua les vases sacrés, mais ne put se résoudre à rendre le butin de La Vierge du Cap, condition de la clémence.
Il est certain qu'il cacha son trésor...mais où ?
On a avancé le nom de 6 îles : Maurice, La Réunion, Frigate, Mahé, Rodrigues, Sainte-Marie.
Dans tous les cas, c'est à Sainte-Marie que vivait Levasseur, en situation irrégulière mais sans grand danger immédiat... parlant de soumission sans se hâter de conclure.
Vers 1729, exerçant le métier de pilote dans la baie d'Antongil (Madagascar), il offrit des services au vaisseau La Méduse, de la Compagnie des Indes, qui voulait entrer dans le port.
Le Capitaine d'Hermitte, commandant de bord, le reconnut, et se souvenant que le pirate avait maintes fois arraisonné des navires de sa compagnie, il l'arrêta.
Le 7 juillet 1730, La Buse était condamné à mort à 17h.
Quand il monta sur l'échafaud pour expier ses crimes de pirate, Olivier Levasseur, dit La Buse, lança dans la foule un cryptogramme et s'écria :
- "Mes trésors à qui saura comprendre !"
Voici donc La Buse pendu, le cryptogramme lancé dans la foule, et le trésor caché offert aux plus malins.
Qui ramassa le message secret ?
Nul ne saurait le dire, mais depuis plus de deux siècles, l'océan Indien, des îles Seychelles à la pointe de Madagascar, est le centre de recherches incessantes et foisonne de documents à clés, de rébus et de signes gravés qui tous, selon la tradition, se rapportent aux prodigieux trésors de La Buse.

L'étrange Cryptogramme de La Buse
La traduction du cryptogramme laisse perplexe, puisqu'elle n'a aucun sens apparent. Jugez plutôt:

Litéralement, on peut lire :
"aprè jmez une paire de pijon tiresket
2 doeurs sqeseaj tête cheral funekort
filttinshientecu prenez une cullière
de mielle ef ovtre fous en faites une ongat
mettez sur ke patai de la pertotitousn
vpulezolvs prenez 2 let cassé sur le che
min il faut qoe ut toit a noitie couue
povr en pecger une femme dhrengt vous n ave
eua vous serer la dobaucfea et pour ve
ngraai et por epingle oueiuileturlor
eiljn our la ire piter un chien tupqun
lenen de la mer de bien tecjeet sur ru
nvovl en quilnise iudf kuue femm rq
i veut se faire dun hmetsedete s/u dre
dans duui ooun dormir un homm r
esscfvmm / pl faut n rendre udlq
u un diffur qecieefurtetlesl

Si l'on essaye de déchiffrer ce texte, on peut lire :
"Prenez une paire de pijon, virez
les 2 coeurs...tête de cheval... une kort
fil winshient écu prenez une cuillière
de mielle... outre vous en faites une ongat
mettez sur le passage de la...
...Prenez 2 liv cassé sur le chemin
Il faut... toit à moitié couvé
pour empêcher une femme... vous n'avez
qu'à vous serrer la... pour veni
... épingle ...juillet...
.. faire piter un chien turc un
... de la mer... bien sécher et sur
... qu'une femme qui
veut se faire d'un...
dans... dormir un homme
... faut en rendre...
qu'un diffur..."


On peut voir dans le schéma ci-après, l'alphabet des templiers utilisé par La Buse.

Ou bien la traduction est mauvaise, et alors on ne comprendrait pas qu'elle puisse faire apparaître des mots en français... ou bien il y fait lire ce cryptogramme à un autre niveau. Les pirates n'avaient pas besoin de littérature pour retrouver leurs trésors, tout au plus de quelques coordonnées.
C'est bien cela qu'il fallait chercher et un Réunionnais a été tout près de les trouver. Bibique, de son vrai nom Joseph Guy Germain Tipveau, en 1994, a apporté un nouvel indice dans cette quête de sens. Il s'est rendu compte qu'il y avait un lien entre le parchemin du pirate et la pierre exposée dans le hall de la mairie de la Possession. Cette pierre fut découverte dans la Ravine à malheur, sur le chemin Crémont - rebaptisé chemin des Anglais. Et Bibique d'écrire alors :
"

Quelque chose d'insolite m'a frappé : comment se fait-il que dans le cryptogramme de La Buse, on trouve seulement trois "A" pointus
alors que tous les autres sont carrés ?
"
Il compare et se convainc que les "A" du texte sont de la même facture que ceux de la pierre. Sur la pierre, les "A" forment un triangle. Et Bibique, en grand amateur de trigonométrie, est alors convaincu qu'il suffit de tracer une bissectrice judicieuse pour trouver l'emplacement du trésor. Sauf qu'il faut d'abord retrouver l'emplacement originel de la pierre !
En 1923, à l'île Mahé, au sud des Seychelles, Mme Savy était propriétaire d'un terrain bordant la mer.
Un jour, elle découvrit des pierres sculptées baignant dans l'océan, comme il en existe tant dans les îles indiennes. Ce qui était étrange est qu'elle pouvait y distinguer des animaux gravés par la main de l'homme : chiens, serpents, tortues, chevaux, et des formes d'objets et d'êtres humains : une urne, des coeurs, une figure de jeune femme, une tête d'homme et un oeil monstrueusement ouvert.
Un ethnographe avança une suggestion : ces sculptures rupestres pouvaient se rattacher aux écritures idéographiques, indonésiennes et pascouanes, où l'on retrouve fréquemment le serpent et la tortue.
Mais pour le reste ? A quelle civilisation rattacher les formes humaines, les chiens, l'oeil, etc. ?
Tout se ratache mystérieusement au trésor de La Buse, mais aussi à celui d'un autre pirate : Butin Nagéon de L'Estang.
Les deux trésors étant peut être le même par voie de succession et de vol !

Etrange similitude entre le trésor de La Buse et celui du pirate Butin Nagéon de L'Estang
Le dernier possesseur des trésors de l'Océan Indien, qui ont une similitude avec le trésor de La Buse, est le pirate Bernardin Nagéon de L'Estang, dit Butin, qui était le fils d'un officier de marine de la Compagnie des Indes.
Dans son testament, le pirate Butin donne un aperçu de sa vie. Il pars s'enrôler et défendre la patrie. Il sais qu'il sera sans doute tué.
C'est pourquoi il rédige ce testament pour son neveu Jean Marius Nagéon de l'Estang, officier de la réserve.
A savoir, un demi-terrain rivière La Chaux au Grand-Port, île de France, et les trésors sauvés de l'Indus !
Mais de nombreuses informations décrites dans ce testament sont étrangement similaires aux indications données dans le cryptogramme de La Buse !
A savoir :
- la similitude des lieux et le fait que tous les chercheurs mêlent étroitement par tradition les deux pirates : Butin et La Buse
- les rébus
- dans les documents chiffrés et gravés sur les pierres, des points de rappel : les initiales S.B.N. ou B.N. ainsi que les lettres Ghe
- les mots organeau, tortue, oeil
- la symbolique maçonnique.
Beaucoup de coincidences !
Il est possible aussi que des chercheurs, dans le but d'épaissir le mystère, aient sciemment forgé ou falsifié le fatras des documents.

Les trésors du pirate Butin sont au nombre de quatre ! Deux sont identifiés à ce jour, dont un découvert.
Les trésors se situeraient aux endroits suivants :
- dans l'île de France (île Maurice) : à Belmont dans le nord de l'île, dans une caverne de la ribière La Chaux près de Mahébourg, à la pointe de Vacoas
- dans l'île Rodrigues (plus douteux !)
Ces trésors sont enfermés dans des grottes signalées par les initiales B.N. gravées sur le roc.
Et enfin, l'un des quatre trésor a été découvert en 1916 dans l'île Pamba, près de Zanzibar. Un trésor de Butin Nagéon puisque marqué des initiales B.N. !
Mais le trésor de La Vierge du Cap pillé par La Buse ne serait-il pas à l'île Sainte-Marie, là où habitait le pirate et où il pouvait surveiller à son gré le magot évalué à 4,5 milliards d'euros ?


Des infos récentes

En 1949, Reginald Cruise-Wilkins (1913-1977) contracta la malaria et les médecins lui conseillèrent de venir se reposer aux Seychelles. Et c'est là qu'il fit mis en contact accidentellement avec cette chasse au trésor. Au début c'était une blague et puis cela devint de plus en plus sérieux. Il commença donc en 1949, de grands travaux à la recherche du trésor de Levasseur sur la plage du petit village de Bel-Ombre, au nord de l'île Mahé.
La plupart des gens pense qu'il était fou, mais il se fichait pas mal de l'avis des autres et savait qu'il avait raison. Il continua son travail car il avait un fort caractère.

Wilkins entraîna dans l'aventure son jeune fils, car il se doutait bien qu'une vie entière n'y suffirait pas pour trouver le trésor de La Buse. Il n'ont été retrouvés à ce jour qu'un fusil à pierre, une lame d'épée, des figurines et quelques monnaies... Pâle consolation au regard des 30 000 livres sterling investies pour la cause durant plusieurs décennies!
A sa mort en 1977, John Cruise-Wilkins a repris le flambeau. A la poursuite du rêve inachevé de son père.

Cette chasse au trésor coûte une forture, heureusement, wilkins travaille actuellement avec son associé, un riche américain.
Ils sont convaincu que les pirates ont caché leur trésor à marée basse. Les vagues de la marée montante pouvaient ainsi abriter leur trésor.
Ci-contre, le chantier de fouille du (peut être) trésor de La Buse. Wilkins a fait sauter à la dynamite les rochers pour atteindre l'entrée naturelle de la grotte. De nombreuses marques indiquent la direction de l'emplacement du trésor de Olivier Levasseur.


Jacques et Edward, deux autres chercheurs de trésors effectuent leur recherche plus profondément dans la jungle. Ils ont découvert de vieilles fondations, un vieux coffre, une clochette ainsi que des lanternes et des ossements !
Ils se sont querellé avec Wilkins qui prétend que Jacques et Edward ont créé de toute pièce des marques sur les rochers...

Beaucoup d'autres histoires incroyables continuent à se répendre : Un jour, une famille déterre dans son jardin des pichets à vin remplis de pièces d'or. Une autre famille découvre sur une plage des fers, des boulets et des restes de campement. Sur tout l'archipel, les légendes bruissent des noms de célèbres pirates: Hodoul, Boudin, Avery, Kid, Halsay ou Taylor...

Pour conclure...
Plus d'un aventurier s'est cassé les dents à cette quête au trésor. Bibique (qui s'est suicidé à la 22 long rifle le 31 mars 1995) en est un cas particulièrement bien connu puisqu'il a passé 30 ans a faire des fouilles, mais il y en a eu d'autres. On a vu la difficulté de retrouver les signes cabalistiques que les pirates plaçaient sur les routes de leurs trésors. L'érosion, les cyclones, l'urbanisation ont radicalement changé les repères. Pour trouver un trésor aujourd'hui, il faudrait s'en remettre davantage à la chance qu'à un parchemin. Mais le rêve n'est pas mort pour autant.

La tombe de La Buse au cimetière marin de St Paul.
Il s'agit d'une tombe symbolique, La Buse n'y est pas enterré car ce cimetière n'existait pas en 1730.


Liens :
Sur les traces du trésor du pirate La buse - Enquête complète très poussée réalisée par Yannick Benaben
Un site complet dédié à La Buse
Visitez le site de Elric ou vous pourrez participer à une chasse au trésor !

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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Sam 17 Nov 2007 - 17:22

Jean David NAU dit François l'OLONNAIS le cruel


Nom
Jean David NAU

Sobriquets
l'Olonnais, l'Olonnois

Origine
France, Sables d'Olonne 1630, - Darien, 1669 (39 ans)

Coup d'éclat
Prise de Maracaïbo et San Pedro

Navires
?

Fréquentations
Michel le Basque

Fin de carrière
Il fait naufrage puis est haché et mangé par des cannibales

Tous les flibustiers sans exception, qu'ils soient Français, Hollandais, Anglais ou Indiens, sont unis inconditionnellement par leur haine de l'Espagne et de tout ce qui est espagnol.
Les Espagnols avaient presque exterminés les Indiens, ils avaient fait preuve de tant de cruauté en Hollande, et voilà qu'ils voulaient, avec la bénédiction du Pape, être les maîtres uniques et incontestés d'un continent entier, incommensurablement riche. Pour ces raisons, les flibustiers se sentent moralement en droit de combattre les Espagnols pour leur reprendre l'or et l'argent qu'ils ont pillés et pour se l'approprier en bonne et due forme.

Certains étaient poussé par une motivation extrêmement forte, comme Daniel Monbars, dit L'Exterminateur, Bartholoméo le Portugais ou encore Roche Brasileiro, dit Le Roc.
Mais l'un des capitaines flibustiers les plus connus, même si c'est pour les pires raisons, est le boucanier Jean david Nau, dit l'Olonnois, et souvent nommé Lolonois ou même Lolona. Arrivé dans sa jeunesse, il avait dû subir les 3 années d'esclavage avant d'être admis dans la société des boucaniers. Les années qu'il connaît alors dans la forêt, avec le danger permanent d'être fait prisonnier par les lanciers espagnols et d'être brûlé vivant, font naître en lui une haine sans limite contre les Espagnols.


L'Olonnais devient pirate...et cruel
Après plusieurs années de chasse, le jeune boucanier décide de prendre la mer comme flibustier.
Devenu pirate, l'Olonnois fait la preuve de son courage et de sa décision, si bien que le jour où le capitaine tombe au combat, on l'élit capitaine. Malgré plusieurs prises, il perd son navire dans une violente tempête. Toutefois sa réputation de capitaine corsaire lui permet, avec le soutien du gouverneur français de la Tortue (voir carte), d'armer rapidement une nouvelle unité.

L'Olonnais échappe à la mort...en se barbouillant de sang !

L'Olonnois avait acquis une telle réputation de cruauté vis-à-vis des prisonniers espagnols que tous les navires espagnols, toutes les villes combattaient contre lui jusqu'au dernier homme. Lorsque les Espagnols le débusquent après le naufrage, ils abattent tout l'équipage. L'Olonnois n'échappe à la mort qu'en se barbouillant de sang et en se cachant sous des cadavres. Dès le départ des Espagnols, il revêt l'uniforme d'un Espagnol, gagne Campêche, convainc quelques esclaves avec lesquels il s'empare d'un canot et revient à la rame à la Tortue. Et de nouveau, l'Olonnois parvient, avec l'aide du gouverneur, à armer un nouveau navire. Tandis que les Espagnols fêtent encore leur victoire sur le pirate qu'ils craignaient tant, l'Olonnois guette déjà sur son troisième navire les galions espagnols devant La Havane.

La formidable prise de Maracaïbo
C'est avec Michel le Basque, autre grand chef flibustier, que l'Olonnois entreprend en 1666 la première grande expédition de flibustiers contre le continent sud-américain. Les deux flibustiers réunissent pour cette campagne 8 voiliers et un corps de débarquement de 650 hommes sous leurs ordres. Sur le chemin de Maracaïbo, objectif de leur raid, ils prennent quelques bonnes prises, dont un grand voilier espagnol chargé de cacao et de 300000 talers d'argent.


Maracaïbo est située à l'extrémité du lac du même nom, au Vénézuela, relié par un étroit chenal à la mer. Le canal est défendu par un fort. L'Olonnois et le Basque débarquent leurs troupes hors de portée des canons du fort et le prennent d'assaut. Puis ils font route dans le chenal et attaquent la ville, qui comptait alors 4000 habitants, et qui se défend âprement. Alors qu'ils sont encore occupés à piller, les flibustiers apprennent qu'un détachement espagnol a été envoyé en renfort. L'Olonnois marche à la rencontre de cette troupe avec un groupe de 380 hommes, et les met en pièces non loin de la petite ville de Gibraltar. Les Espagnols perdent 500 hommes, tandis que les flibustiers n'en comptent que 40, et 30 blessés. L'Olonnois passe 6 semaines dans la ville de Gibraltar, met la ville à sac et fait un riche butin. Mais une épidémie éclate dans les rangs des pirates, ils mettent la ville en feu et reviennent vers Maracaïbo, qu'ils mettent de nouveau à sac, cette fois radicalement. Le butin des flibustiers est de 260000 pièces-de-huit et environ 100000 couronnes d'objets de culte et de bijoux.

Après la prise d'une ville, pourquoi pas prendre un pays tout entier !
Pour l'expédition suivante, l'Olonnois tente de dévaster et de piller un pays tout entier, le Nicaragua espagnol. Après son succès à Maracaïbo, il a tôt fait de rassembler 6 navires et 700 flibustiers. Le premier objectif de la campagne est le cap Gracia a Dios, mais la flottille est prise par la tempête et les courants poussent les flibustiers dans le golfe du Honduras. Ils décident de " nettoyer " les côtes du golfe, c'est-à-dire de les piller jusqu'à ce que le temps leur permette de poursuivre leur expédition. Leurs victimes sont de petites agglomérations de pêcheurs de tortues, généralement des Indiens. En détruisant leurs cabanes, mais surtout en volant les canots, ils sapent les bases de l'existence de ces Indiens. Le butin des flibustiers est maigre, mais d'autant plus puissante la haine qu'ils éveillent chez ces hommes.


L'Olonnois fait preuve d'une grande cruauté

Leur première proie, de quelque importance, est un voilier espagnol armé de 20 canons, à Puerto Caballo. L'Olonnois se décide à marcher vers l'intérieur des terres. Il force des prisonniers à lui servir de guides vers la ville de San Pedro. La progression est difficile pour les flibustiers, non seulement à cause des obstacles naturels, mais aussi du fait des attaques incessantes des Espagnols qui ont été informés des projets de l'Olonnois. Au cours de cette marche, rapporte OExmelin, l'Olonnois exerce contre les prisonniers espagnols la cruauté qui lui est usuelle :
- " II avait pour habitude de tailler en pièces et d'arracher la langue aux personnes qui n'avouaient rien sous la torture. S'il l'avait pu, il aurait aimé procéder de même avec tous les Espagnols. Souvent, il arrivait que quelques-uns de ces malheureux prisonniers, sous la torture, promettent de montrer l'endroit où se cachaient leurs compatriotes avec leurs richesses. Ensuite, s'ils ne retrouvaient pas cet endroit, ils mouraient d'une mort plus cruelle que leurs camarades ".

OExmelin affirme même dans son livre que l'Olonnois ouvrit un jour la poitrine d'un Espagnol d'un coup de sabre et lui arracha le coeur encore palpitant.


Les conquêtes se font rares et difficiles...

Après une forte résistance des soldats espagnols, San Pedro tombe entre les mains des flibustiers. Mais la plupart des habitants se sont déjà enfuis, et ont eu le temps de mettre leurs biens en sécurité. Sans grand butin, l'Olonnois fait mettre le feu à la ville et revient à la côte, fortement affaibli. Bien que l'insatisfaction soit grande chez les flibustiers après cette longue période sans succès et très coûteuse en vies humaines, l'Olonnois, en faisant miroiter l'espoir d'une riche prise, parvient encore à conserver en main ses hommes. Lorsque le navire espagnol attendu arrive enfin, après 3 mois, il s'avère que c'est un adversaire difficile, avec 41 bouches à feu et 130 hommes. Mais les flibustiers veulent leur butin et attaquent, téméraires. Tandis que les grands bâtiments prennent l'Espagnol sous leur feu, les flibustiers s'approchent de l'autre bord, répartis en quatre canots, et le prennent. Mais ni or ni argent, le navire espagnol est chargé de papier et d'acier. Cette nouvelle déception est si forte que les flibustiers en perdent leur cohésion. Une partie de la troupe repart à la Tortue sous le commandement d'un nouveau capitaine élu, Vauquelin. Une seconde partie, sous les ordres de Pierre le Picard, poursuit sa quête de butin indépendamment, d'ailleurs avec peu de succès. L'Olonnois reste avec 300 hommes dans le golfe du Honduras, et attend des prises qui ne viennent pas. La chance a quitté le capitaine si heureux jusqu'ici.


La fin de l'Olonnais

Il échoue son navire sur un banc de sable. L'équipage est affamé. Malgré tous les efforts (on débarque les canons et le gréement), le navire ne se remet pas à flot. Pendant 6 mois, l'Olonnois doit se défendre contre les attaques incessantes des Indiens, puis, avec 150 hommes seulement, il atteint, à bord de barques à fond plat qu'ils ont construites, l'embouchure du Rio San Juan, qui mène au lac Nicaragua. Mais les Indiens et les Espagnols les repoussent. Il continue à la voile le long des côtes du golfe de Darién. Descendu à terre pour trouver des vivres et de l'eau douce, il est fait prisonnier par les Indiens. Il s'agissait certainement de cannibales, puisque le récit d'OExmelin se termine par ces mots : " Ils le hachèrent par quartiers, le firent rôtir et le mangèrent ".
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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Sam 17 Nov 2007 - 17:29

Corsaire :

Capitaine ayant une lettre de marque délivrée par son gouvernement pour l'attaque et la prise des navires ennemis. Les prises devaient être remises aux autorités de son pays pour jugement afin de savoir s'il s'agissait d'une "bonne prise" (ennemi ou collaborant avec l'ennemi) et ensuite pour répartir le fruit de la vente du navire et de sa cargaison.

Le nom de Corsaire désignait également le navire armé à la course.

Le Corsaire arborait le pavillon de son pays notamment avant le premier coup de canon signal d'une attaque.
Sans lettre de marque à jour, le Corsaire était considéré comme pirate et pouvait être pendu haut et court.

Au 16ème et 17ème siècle les Corsaires Dunkerquois se sont appelé "Câpres" en réponse aux Hollandais qui les avaient surnommés les "Kippers" (pirates)


Flibustiers :

Capitaine ayant une lettre de marque uniquement dans le secteur géographique des Caraïbes, il ne doit donc s'attaquer qu' aux ennemis de son pays mais contrairement aux Corsaires sa redevance à l'état ou au gouverneur était souvent d'un paiement aléatoire.

les prises sont bien sur à séparer avec son équipage ou d'autres flibustiers ayant participé au combat.
Une fois n'est pas coutume, les Anglais et Français étaient à cette époque(17ème) main dans la main sus aux Espagnols.

Pirates :

Attaquent tout ce qui est bon à prendre, amis ou ennemis ce sont les bandits quelque peu anarchisants de la mer.
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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Sam 17 Nov 2007 - 17:30

Boucaniers :


les boucaniers étaient souvent d'anciens marins devenus chasseurs qui, sur les îles des Caraïbes, chassaient le gibier le faisaient fumer, d'où le nom de boucanier et le vendaient aux flibustiers, pirates ou corsaires en mal de vivres.
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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Dim 18 Nov 2007 - 15:50

Jean Bart





Jean Bart ou Jan Bart[1], né le 21 octobre 1650 à Dunkerque, mort le 27 avril 1702 à Dunkerque, est un corsaire dunkerquois qui se rendit célèbre pour ses exploits durant les guerres de Louis XIV pour le compte duquel il travaillait.
Issu d'une famille de marins et de militaires, il est le fils de Cornil Bart et de Catherine Jansen. Son arrière-grand-père Michel Jacobsen était vice-amiral pour le compte de l'Espagne

* 16 septembre 1652 Dunkerque passe aux mains de l'Espagne.
* 23 juin 1658 Lors de la bataille des Dunes, l'armée de Turenne reprend Dunkerque aux Espagnols. Le soir même, Louis XIV remet la ville aux Anglais, alors alliés de la France.
* 1662 À 12 ans, Jean Bart, alors sujet britannique, (Dunkerque étant une ville anglaise qui relèvait de la zone linguistique flamande) s'engage comme mousse sur un navire de contrebande. Le 2 décembre Louis XIV qui vient de racheter Dunkerque à Charles II d'Angleterre, entre dans la ville.
* 1666 La France est maintenant alliée aux Provinces-Unies contre l'Angleterre. Cornil Bart (le père de Jean) trouve la mort au service des Hollandais dans l'attaque d'un vaisseau anglais. L'équipage du Cochon Gras, sur lequel Jean Bart est embarqué comme lieutenant, est chargé de surveiller les anglais. En été Jean s'engage comme matelot sur Les Sept Provinces, navire de la flotte hollandaise, sous les ordres du Vice-amiral Van Ruyter.
* 1667. La flotte des Provinces-Unies remonte la Tamise et assiège Londres. Les Anglais et les Hollandais signent le traité de Breda. Ruyter confie à Jean Bart le commandement d'un brigantin : Le Canard Doré.
* 1672. Lorsque Louis XIV entre en guerre contre la Hollande (Guerre de Hollande), Jean Bart regagne la France et embarque comme second à bord L'Alexandre sous les ordres du câpre Willem Dorne, pour pratiquer la guerre de course. L'année suivante, il commande Le Roi David, galiote armée de deux canons.
* 1674. Le 2 avril il s'empare de sa première prise : un dogre hollandais. Le 17 février, l'Angleterre signe la paix avec les Provinces-Unies déjà alliés de l'Espagne. Le 6 avril, Bart s'empare d'une pinasse anglaise, le 16 mai d'un dogre. Cette année là, huit autres prises complètent le tableau.
* En avril 1676, il embarque sur La Royale, armée de huit canons, avec laquelle il s'empare de quatre bateaux de pêche. Puis à bord du Grand Louis il capture vingt-huit vaisseaux. En septembre, la France déclare la guerre à la Ligue hanséatique. À Hambourg La Royale est saisie. Le corsaire peut toutefois regagner Dunkerque.
* 1677. A bord de La Palme, frégate de vingt-quatre canons, Jean Bart prend la mer à la tête d'un flotille de six navires qui s'emparent d'une vingtaine de vaisseaux. A bord du Dauphin, frégate de quatorze canons, Jean arraisonne un quatre-mâts hollandais.
* 1678. Au large de l'île de Texel, la petite escadre de quatre navires commandée par Jean Bart, s'attaque au Shiedam, puissant navire de guerre de la flotte hollandaise. Jean est sévèrement blessé aux mains et au visage par l'explosion d'une grenade, un boulet de canon emporte des lambeaux de chair de ses jambes. Le Shiedam est néanmoins remorqué jusqu'à Dunkerque. A Bord du Mars, corsaire de vingt-six canons, il arraisonne encore quelques navires, lorsque le 10 août, France et Hollande signent le Traité de Nimègue, mettant ainsi fin à la guerre de Hollande.
* 8 janvier 1679, Louis XIV le nomme lieutenant de vaisseau. La France, l'Angleterre et les Provinces-Unies sont en paix. Jean Bart est désœuvré.
* 1681. Trois frégates quittent Dunkerque pour chasser les pirates barbaresques qui hantent le bassin méditerranéen. Jean Bart commande La Vipère, frégate de douze canons. Il capture quelques bateaux pirates, mais bientôt ceux-ci signent une trêve avec la France.
* 1682. Mort de la mère de Jean Bart, quelques mois plus tard de sa fille, et en fin d'année de sa femme Nicole, âgée de vingt-trois ans.
* 1683. La France est en guerre contre l'Espagne. Jean Bart capture un ou deux vaisseaux du côté de la Méditerranée, mais la marine espagnole ne fait pas le poids face à la marine française ; Charles II d'Espagne signe bien vite une trêve.
* Le 14 août 1686, il est nommé capitaine de frégate de la marine royale, et commande La Serpente, frégate de vingt-quatre canons.
* 1688. La France alliée au Danemark et à l'Empire Ottoman, entre en guerre contre la ligue d'Augsbourg qui réunit l'Angleterre, l'Allemagne, l’Espagne, les Pays-Bas, la Savoie et la Suède.
* 1689. En compagnie de Forbin, il attaque deux navires anglais supérieurement armés pour protéger un convoi. Capturés, ils sont emprisonnés à Plymouth. Ils réussissent à s'évader et gagnent Erquy après trois jours de rame.

D'argent à la fasce d'azur chargée d'une fleur de lys d'or, accompagnée en chef de deux ancres de sable en sautoir et en pointe d'un lion passant de gueules.
D'argent à la fasce d'azur chargée d'une fleur de lys d'or, accompagnée en chef de deux ancres de sable en sautoir et en pointe d'un lion passant de gueules.

* En 1691 Jean Bart prend part à la Campagne du large sous le commandement de Tourville. La même année, alors qu'une flotte de trente-cinq à quarante navires anglais fait le blocus du port de Dunkerque, Jean Bart parvient à prendre le large, de nuit, avec sept frégates et un brûlot. Dès le lendemain, il s'empare de quatre bâtiments chargés de marchandises pour la Russie et de deux navires d'escorte anglais. Mettant ses prises à l'abri d'un port de Norvège, alors en paix avec la France, Jean Bart reprend la mer pour s'emparer d'une flotte de pêcheurs hollandais et du navire de guerre qui l'accompagnait. Dans la foulée, il fait encore une razzia sur les côtes d'Ecosse, où il pille un château et incendie quatre villages. En France, chacun a entendu parler des exploits du corsaire, aussi Louis XIV invite-t-il Jean Bart à la cour de Versailles afin d'honorer ses victoires maritimes[2].
* 1694. Le blocus de la Ligue d'Augsbourg fait monter le prix du grain, les négociants spéculent, la France est affamée. Au large de Texel, le Dunkerquois s'empare de plus de cent navires hollandais chargés de blé ; la nouvelle de cette capture fait chuter les prix et met fin à toutes spéculations. Ainsi Jean Bart « … sauva la France en lui donnant du pain » (Cantate à Jean Bart). Pour cet exploit, le 19 avril, Jean Bart reçoit des mains de Louis XIV, la croix de chevalier de l'Ordre de Saint-Louis.
* 17 juin 1696, il remporte encore une grande victoire au Dogger Bank sur les Hollandais, prenant ou détruisant quatre-vingts navires marchands.Pour sa conduite au Dogger Bank, Jean Bart est nommé chef d'escadre de la province de Flandre, 1er avril 1697.
* Le 27 avril 1702, Jean Bart, pourtant solide gaillard de près de deux mètres, meurt dans son lit des suites d'une pleurésie.
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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Dim 18 Nov 2007 - 15:59

Francis Drake





Il est né dans une famille protestante, pauvre et nombreuse (12 enfants). Sa carrière de marin débuta très tôt puisqu'il s'embarqua sur un modeste navire marchand à l'âge de douze ou treize ans. À la mort du capitaine et propriétaire, il prit la charge de ce navire. Il avait alors 20 ans. Il fut capitaine de vaisseau dès l'âge de 22 ans.

Ses débuts de corsaire

En 1567, il participa à une expédition de John Hawkins, son oncle, vers l'Afrique pour y acheter des esclaves et les revendre dans les colonies du Nouveau Monde. Malgré l'importance de leur flotte, les deux compères se firent encercler par les Espagnols dans une rade des Antilles. Drake et Hawkins s'échappèrent de justesse.

Dans les années suivantes, Drake et ses hommes pillèrent avec plus ou moins de succès les colonies espagnoles d'Amérique. La renommée fit de lui un marin sûr et un intrépide guerrier. En 1572, à la tête de deux navires, il surprit et enleva aux Espagnols les places de Nombre-de-Dios et de Venta-de-Cruz situées sur la côte orientale de l'isthme de Panama.

De l'explorateur à la noblesse

De 1577 à 1580, Francis Drake fut le premier Anglais avec l'approbation de la reine Élisabeth Ire d'Angleterre, à faire un voyage autour du monde. Pour préparer une telle aventure, il s'était emparé de cartes et de la personne de pilotes portugais. Il passa le cap Horn par le passage qui porte aujourd'hui son nom. Puis il fut déporté par les vents jusqu'à 57 degrés Sud, ce qui lui permit d'infirmer la présence d'un continent austral à ces latitudes. Vers le Nord, il serait monté jusqu'à Vancouver le long des côtes de l'Amérique du Sud et Nord (il en profita pour attaquer et piller les colonies espagnoles de la côte ouest des Amériques). Il prit possession de la Californie, qu'il nomma la Nouvelle-Albion, et revint en Espagne par les Indes orientales et le cap de Bonne-Espérance. De retour, il fut anobli par la reine Élisabeth.

L'or des Antilles
Drake
Drake

Il mena de nouvelles expéditions contre les colonies espagnoles en 1585. Il s'acquit alors une nouvelle gloire en s'emparant de plusieurs places aux Canaries et au cap Vert. Il manqua de peu le convoi d'or et dut se contenter de piller les ports de Saint-Domingue (1586), Carthagène et Sainte-Augustine. La reine le nomma alors vice-amiral. Pendant la préparation de l'Invincible Armada (1587), il prit par surprise le port de Cadix et s'empara de l'or des Indes Espagnoles. Une action hautement audacieuse.

L'Invincible Armada

Rien n'allait plus entre Philippe II d'Espagne et Élisabeth d'Angleterre. Francis Drake s'illustra alors à la tête de plusieurs navires pour sauver son pays de l'Invincible Armada (1588), avec d'autres marins célèbres de son temps (John Hawkins, Martin Frobisher, Howard). Il s'empara notamment du vaisseau amiral espagnol.

L'année suivante, il tenta, mais sans succès, de reconquérir le Portugal pour Antonio de Crato. En 1595, il enleva aux Espagnols en Amérique, Sainte-Marthe et Rio-de-la Hacha; mais il échoua dans l'attaque de Panama.

La fin

La dysenterie le terrassa alors qu'il pillait à nouveau les villes des Antilles près de San Juan, actuelle capitale de Porto Rico.

On attribue à Drake l'introduction en Europe de la pomme de terre, qu'il apporta de Santa-Fe (Mexique).
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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Dim 18 Nov 2007 - 16:06

Lettre de marque




Une lettre de marque ou lettre de course est une autorisation officielle produite par un gouvernement permettant à un agent désigné dans celle-ci de rechercher, saisir et détruire les effets personnels d'un opposant ou les équipements d'une nation adverse. Le détenteur de cette autorisation est autorisé à "courir sus" aux ennemis de son pays en temps de guerre. Il doit remplir de nombreuses conditions pour bénéficier de ce statut de corsaire, notamment en ce qui concerne la déclaration des prises. En France la pratique est strictement reglementée par les Ordonnances de la Marine de Colbert.

Les lettres de marque ont leur origine dans la pratique au Moyen Age d'autoriser des représailles en cas de déni de justice. La victime d'un vol en mer avait le droit de reprendre ses propres biens, ou l'équivalent, sur son agresseur, ses parents ou ses amis.

Au temps de Louis XIV, et plus tard, les lettres de marque ont surtout servi de contrats invitant les corsaires à lancer des raids sur les navires marchands de pays concurrents. Le roi pouvait même participer à la guerre de course en prêtant des vaisseaux, par exemple à Duguay-Trouin pour l'attaque contre Rio de Janeiro en 1711.

En théorie, cette pratique à cessé avec la Déclaration de Paris de 1856, réglant certains points de droit maritime et faite à l'issue du Traité de Paris.
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MessageSujet: Les tortures de pirates   Ven 9 Sep 2011 - 11:12

Les pirates pour se faire respecter et pour conserver leur notoriété étaient capable de cruauté incroyable.
Obligés de manger des blattes, avaler le sang après qu'on ai cassé les dents et puis des châtiments des plus terribles ou la chance de survie était minces.
La victime était allongée attaché à chaque membre par des cordages tendus de façon qu'il soit décollé du sol, 4 pirates tapaient de toutes leurs forces avec des planches non pas sur la personne mais sur les cordages ce qui provoquait des hémorragies internes avec les vibrations.
Le coupable était attaché à l'extrémité de la grande vergue et laissé tombé brutalement dans l'eau.
La bouline, l'homme devait passer entre une haie de matelots qu'ils frappaient avec un morceau de filin ou bien larder de coups de couteau.
Les victimes abandonnées sur une île déserte, jusque la, classique, mais avant ils avaient pris le soin de mutiler le nez et les oreilles.
Un prisonnier attaché au cabestan et se faisait matraquer à coup de tesson de bouteille et puis ils déposaient des insectes sur les plaies.
En 1695 le capitaine Sawbridge est capturé par le pirate Edward Low, il lui on cousu les lèvres avec du fil et une aiguille à voile.
La suite plus tard si vous êtes sage.
marin ok marin barre

Dany
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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Ven 9 Sep 2011 - 11:45

interessant ! et autre chose tu vas donner de mauvaises idées a Georges qui va essayer sur nicmataf !
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MessageSujet: pirates célèbres   Ven 9 Sep 2011 - 11:45


BARBE-NOIRE






Edward Teach, surnommé Barbe-Noire (en Anglais : Blackbeard) est l'une des figures les plus célèbres de l'histoire de la piraterie.

Né en 1680 à Bristol en Angleterre son vrai nom est présumé Edward Drummond. Une découverte récente datant de mai 2009 pourrait prouver qu'il serait né en 1690 à Beaufort en Caroline du Nord, et que son nom serait Edward Beard.
Il s'engage sur un bâtiment corsaire anglais pendant la guerre de Succession d'Espagne au service de la reine Anne de 1702 à 1713. En dépit de sa témérité et de son courage dans l'abordage des navires français, il n'a aucun avancement.

Il devient pirate en 1716. Le capitaine pirate Hornigold lui confie le commandement d'un sloop. Pendant deux ans, Teach accompagne Hornigold jusqu'au jour où il aborde un gros navire marchand français.




Il reçoit alors en novembre 1717 de son capitaine le commandement d'un navire français armé de 40 canons. « Le Concorde », rebaptisé "Queen Anne's Revenge" (« La Revanche de la Reine Anne »).

C'est le 5 juillet 1717 que la réputation de Barbe-Noire commence à prendre de l'ampleur, suite à une déclaration du capitaine Mathew Musson suite au naufrage de son navire sur Catt Island aux Bahamas. Il apprend que cinq pirates se retrouvent régulièrement au Port de Providence : Hornigold, Jennings, Burgiss, White et Thatch (Barbe-Noire), munis d'un sloop armé de six canons et d'environ 70 hommes.

En 1718, Teach se sépare d'Hornigold et s'en va écumer les mers pour son propre compte. A la tête de 300 hommes et de 4 navires, il se met alors à ravager les côtes de la Caroline, à multiplier les abordages, les pillages et tueries. Il pille en un an plus de 40 navires. Teach est recherché et sa tête est mise à prix par le gouverneur Alexander Spotswood. Ce dernier fait appel au Lieutenant Maynard, commandant du bâtiment de guerre le « Pearl » pour capturer Barbe-Noire.



» Voir sur Google Earth (nécessite le logiciel)
» Voir sur Google MapsAprès plusieurs jours de recherche, Maynard arrive à retrouver Barbe-Noire dans la baie d'Ocracoke (voir carte) où son bâtiment est au mouillage. Teach était prévenu de la venue de Maynard mais ne semblait pas s'en soucier.

Le Duel entre le pirate Barbe-Noire et le lieutenant Maynard à Ocracoke - peinture de Jean Léon Gérome FERRIS (8 août 1863 - 18 mars 1930)
La mort de Barbe-Noire...une force de la nature difficile à vaincre !
Au matin du 22 novembre 1718, l'abordage est lancé, un combat féroce s'ensuit. Teach et Maynard se retrouvent face à face. Chacun étant armé d'un sabre et d'un pistolet. Ils se livrent à un duel au pistolet. Teach est touché. Les deux hommes s'affrontent ensuite au sabre, celui du Lieutenant se brise sous les assauts de son terrible adversaire. Teach se rue sur lui pour lui porter le coup fatal, lorsqu'un matelot lui assène un coup de poignard à la nuque. Surmontant sa douleur, le sang l'inondant partout, Barbe-Noire continue à combattre courageusement en dépit de ses multiples blessures quand un autre matelot se mêle au combat et l'assaille de coups de couteaux. Hurlant et fou de rage, Barbe-Noire se bat de toutes ses forces. Les autres matelots tirent sur lui, cherchant à l'achever et enfin, Maynard le touche mortellement d'un coup de pistolet. Le pirate s'écroule lourdement...
Dans un ultime effort, Barbe-Noire sors son dernier des six pistolets qu'il porte à sa poitrine et s'apprête à tirer mais il n'y parvient pas, il sombre, sans vie.

On releva sur lui 25 blessures diverses dont 5 par balle. Maynard fit trancher la tête de Teach et l'exposa au sommet du mât afin de servir d'avertissement à tous les pirates qui se trouvaient aux Caraïbes où ailleurs. Bien que sa tête fut exposée par la suite en place publique, de nombreux marins et colons refusèrent de croire à sa mort… Et c'est ainsi que bien des actes de piraterie lui furent attribués à titre posthume.




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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Ven 9 Sep 2011 - 11:48

Mary Read, qui vécut à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle, est l’une des deux femmes pirates les plus célèbres de l’histoire, l’autre étant Anne Bonny.

Ce n'est qu'une malheureuse parmi tant d'autres, parmi toutes ces femmes qui. comme elle, affamées, sans logis, errent dans les rues de la ville en ce début du XVIII ème siècle. A côte d'elle, accroché à sa robe pour se maintenir à son pas, un enfant trottine en pleurnichant. La jeune femme hésite. revient sur ses pas. Elle a finalement trouvé la maison qu'elle cherche. Une dame âgée ouvre la porte, la regarde froidement.

"Ah ! C'est vous !" jette-t-elle. "Que voulez-vous ? De l'argent !"

"Pas pour moi." répond la jeune femme. Puis poussant l'enfant devant elle :

"Pas pour moi. Mais pour lui. Pour votre petit-fils"

"Il vaudrait mieux qu'il vienne vivre chez moi ; vous pourriez le voir de temps en temps."

A ces mots, la jeune mère éclate en sanglots :

"Je vous en prie, ne me l'enlevez pas ! Si je peux trouver à me loger quelque part, tout ce que je vous demanderai, c'est un peu d'argent chaque semaine, juste de quoi le nourrir et l'habiller."

La vieille dame réfléchit. Elle se sent trop âgée pour se charger de l'enfant.

"Très bien ! Je vous donnerai cinq shillings par semaine. Pour l'enfant."

La jeune femme éprouve soulagement intense. Son plan désespéré a réussi : cinq shillings, c'est assez pour les faire vivre toutes les deux, elle et sa fille.

Car en réalité l'enfant est une fille; son demi-frère, le véritable petit-fils de la vieille dame, est mort en bas âge. La jeune femme vivait alors loin de Londres et sa belle-mère n'avait appris ni la mort de son petit-fils ni la naissance de Mary. Elle qui avait été si fière d'avoir un descendant mâle ! La misère et la faim avaient contraint Mrs Read, la jeune mère, devenue veuve, à monter cette supercherie. Puis, son stratagème ayant réussi, il fallut bien, pour que la vieille dame donne de l'argent chaque semaine, continuer à faire passer Mary pour un garçon, sous peine de mourir de faim. Mary a treize ans lorsque sa "grand-mère" meurt. Habilée jusque-là comme un garçon, elle préfère continuer à se faire passer pour un homme.

Son temps de service terminé, elle quitte la marine, mais c'est pour s'engager dans un régiment de cavalerie qui combat dans les Flandres. Elle se conduit en bon soldat, entretient bien ses armes et combat bravement quand l'occasion s'en présente.


Mais si elle porte l'uniforme, et bien qu'elle se conduise en homme, Mary n'en a pas moins gardé un coeur de femme. La voici qui tombe amoureuse d'un de ses compagnons d'armes. Elle ne vit plus que pour lui. Chaque fois qu'il est envoyé en patrouille, elle s'arrange pour l'accompagner et veille à ce qu'il ne lui arrive rien de fâcheux. Le jeune homme est le seul, de tout le régiment, à connaître le secret de Mary. Un jour. ils annoncent leur intention de se marier. On imagine la stupéfaction de leurs compagnons ! La surprise passée, tout le régiment célèbre l'événement. Avec le produit de la collecte organisée pour eux, ils achètent une petite auberge à Bréda, en Hollande. Tout leur réussit d'abord, puis le mari tombe malade et meurt. Mary ne peut plus s'occuper seule de l'auberge.

Elle se résout à endosser à nouveau son travesti pour mener la seule vie qu'elle connaisse, celle de soldat et de marin. Le bateau sur lequel elle s'est embarquée pour les Antilles est capturé par les pirates. Elle garde son secret et se joint à eux. Puis le hasard la conduit dans l'équipage du Capitaine Rackham, pirate de sinistre réputation.

C'est là que Mary rencontre Anne Bonny (qui se déguisait elle aussi en homme et se faisait appeler Adam Bonny). Les deux femmes sympathiseront rapidement, on leur prête même une liaison amoureuse (l'homosexualité n'était pas rare parmi les pirates, mais sévèrement punie) qui aurait rendu jaloux Rackham (qui pensait alors qu'Anne était une femme et Mary un homme) et créé bon nombre de tensions à bord du Revenge. Rackham aurait été jusqu'à menacer de trancher la gorge de Mark.

On ne sait pas exactement comment Rackham a découvert le véritable sexe de Mary. Certains racontent qu'il les aurait surprises dans leurs ébats amoureux, mais cette histoire relève plus du fantasme que de la réalité historique. Dans tous les cas, Mary arrête bientôt de se faire appeler Mark, mais les deux femmes restent inséparables et vivent comme un couple, s'habillant indifféremment en homme ou en femme. Quoiqu'il en soit, Jack Rackham saura rester discret.

Peu de temps après, plusieurs bâtiments de guerre britanniques sont envoyés à leur poursuite. Mais il en faut plus pour impressionner Rackham, Anne Bonny et Mary Read. Plus téméraires et féroces que jamais, ils attaquent et capturent sans relâche les navires qui passent à portée de canon. L'un de ces navires est le Royal Queen, appartenant à Chidley Bayard, l'ancien amant d'Anne, et commandé par le Capitaine Hudson. Anne parvient à séduire Hudson et à le convaincre de la prendre avec lui à bord de son navire. Une fois à bord, elle réussit à éviter de passer la nuit avec lui en le droguant. Elle asperge alors avec de l'eau toutes les mèches destinées aux canons et retourne avec les pirates. Le jour suivant, le Revenge engage le combat avec le Royal Queen, alors incapable de riposter. La bataille fera une seule victime : par jalousie, Mary tue le Capitaine Hudson.

Une fois encore, Mary Read tombe amoureuse. Cette fois, elle s'éprend d'un jeune marin, capturé par les pirates et qui s'est joint a eux. Un jour, le jeune homme se prend de querelle avec un des pirates ; la violente dispute qui oppose les deux hommes ne peut se terminer que par un combat à mort. Mais Rackham a interdit les duels à bord du bateau. Ils s'affronteront donc sur une île proche. Mary craint le pire pour celui qu'elle aime et qui n'est pas habitué à se battre. Elle s'arrange pour provoquer son adversaire en duel : le combat à mort aura lieu sur la même île... mais deux heures plus tôt. La lutte est féroce. Déchaînée, Mary a bientôt le dessus. Elle tue son adversaire en combat loyal, sauvant ainsi d'une mort certaine celui qu'elle aime.

Le gouverneur de l'île de la Providence a résolu de mettre fin aux méfaits des pirates.

En octobre 1720, les troupes du Capitaine Barnet, qui travaille pour le Gouverneur de Jamaïque, attaquent Rackham et son équipage (dont Mary Read et Anne Bonny). Mary et Anne en particulier sont écœurées de voir les pirates n'opposer que très peu de résistance (certains récits rapportent que la plupart d'entre eux étaient saouls). Elles en tueront deux et blesseront plusieurs d'entre eux (dont Rackham). Il faudra plus d'une heure de combat avant que les deux femmes rendent les armes, seules face aux troupes de Barnet. Sur le chemin de la potence, Rackham est autorisé à voir Anne Bonny.

"Si tu avais combattu comme un homme", lui jette-t-elle avec mépris, "tu ne serais pas maintenant pendu comme un chien !"

Les deux femmes réussissent à éviter la pendaison en prétendant qu'elles sont enceintes. C'était une pratique courante à l'époque : personne n'aurait oser tuer ce qu'on considérait comme un être vivant pas encore né. Il est fort probable qu'en réalité aucune des deux femmes n'était enceinte. Mary finit ses jours en prison, elle est probablement morte de la fièvre jaune.




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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Ven 9 Sep 2011 - 11:52

Antiquité[modifier]
Denarius de Sextus Pompée, frappé pour célébrer sa victoire sur la flotte d'Auguste. Au recto se trouve le phare de Messine, et au verso le monstre Scylla, qui a défait Auguste.Nom Vie Années d'activité Pays d'origine Commentaires
Denys le Phocéen 494 av. J.-C. Grèce Marin phocéen actif contre les marchands carthaginois et tyrrhéniens.
Glaucetas 315–300 av. J.-C. Les chroniques de la Marine athénienne après la prise de sa base sur l'île Kynthnos et sa capture avec tout son équipage indiquent que « cela a rendu la mer plus sûre pour ceux qui y naviguent. »
Démétrios de Pharos Mort en 214 av. J.-C. Pharos Ses actions ont précipité la seconde guerre d'Illyrie.
Sextus Pompée Mort en 35 av. J.-C. Rome Il fut le dernier opposant au second triumvirat.
Gentius Ier siècle av. J.‑C. Illyrie Il fut accusé par les Romains d'avoir organisé et participé à des raids pirates en Italie.
Anicetus Mort en 69 Pont (région) Il fut le meneur d'un soulèvement anti-romain en l'an 69 au Pont.
Gan Ning 175–218 190–197 Chine Son navire avait des cloches dont le son effrayait les futures victimes.

Moyen Âge[modifier]
Oruç Reis était un corsaire turc qui fut amiral au service de l'Empire ottoman et devint connu sous le nom de Barberousse parmi les Chrétiens.
Alvilda était une femme pirate du Ve siècle. Elle s'habillait en homme et était capitaine d'un navire uniquement composé de femmes.Nom Vie Années d'activité Pays d'origine Commentaires
Avilda Ve siècle Scandinavie Elle s'habillait en homme et était capitaine d'un navire uniquement composé de femmes.
Wimund Mort en 1147 Angleterre Évêque devenu pirate
Eustache le moine 1170–1217 France Il fut mercenaire pour l'Angleterre et la France.
Alv Erlingsson Mort en 1290 Norvège Il fut un favori de la Reine et a commis d'innombrables actes de piraterie au cours de sa vie.
Klaus Störtebeker 1360–1401 Allemagne L'un des meneur des frères des victuailles.
Gödeke Michels Mort en 1402 Jusqu'en 1402 Allemagne Un pirate allemand et l'un des meneurs des frères des victuailles
Hennig Wichmann 1370–1402 139?–1402 Allemagne (Frise) L'un des meneurs des frères des victuailles.
Magister Wigbold 1365–1402 1392–1402 Allemagne Souvent considéré comme l'un des meneurs des frères des victuailles.
Baldassarre Cossa 1370–1415 Procida Antipape durant le grand Schisme d'Occident, Jean XXIII fut accusé de divers crimes, comme la piraterie, l'inceste et la sodomie.
William Aleyn Années 1440 Angleterre Pirate anglais actif dans la Tamise et La Manche. Associé à William Kyd.
Cord Widderich Mort en 1447 1404–1447 Allemagne Pirate actif durant les conflits politiques entre Dithmarschen et la frise du Nord au début du XVe siècle.
William Kyd Années 1430–1450 Angleterre Pirate anglais actif en Angleterre du Sud-Ouest durant le milieu du XVe siècle.
Éric de Poméranie 1382–1459 Allemagne (Poméranie) Premier roi de l'union de Kalmar, il passa ses dernières années sur l'île de Gothland et « envoyait des raids pirates contre ses amis et ennemis »[1].
Hans Pothorst 1440–1490 Danemark-Norvège Pirate et corsaire opérant dans la mer du Nord. Souvent associé avec Didrik Pining.
Didrik Pining 1430–1491 Danemark-Norvège Pirate et corsaire opérant dans la mer du Nord. Souvent associé avec Hans Pothorst.
Arudj Barberousse 1474–1518 1503–1518 Empire Ottoman Un corsaire Ottoman et Bey (Governor) d'Alger et Beylerbey (Chef Gouverneur) de Méditerranée occidentale.
Pier Gerlofs Donia 1480–1520 Allemagne (Frise) Guerrier, pirate, résistant, héros folklorique et rebelle frison.
Jean Fleury (ou Florin) Années 1520 France Corsaire français et officier naval de Jean Ango. Il s'est emparé de trois navires espagnols transportant des trésors aztèques du Mexique en Espagne en 1523.
Wijerd Jelckama 1490–1523 Allemagne (Frise) Neveu de Pier Gerlofs Donia (aussi appelé Grutte Pier), il combattit les envahisseurs Saxons et Hollandais.
Khayr ad-Din Barberousse 1478–1546 1504–1545 Empire ottoman Un corsaire ottoman qui devint amiral et domina la Méditerranée pendant des décennies.
Jean Ango 1480–1551 France Armateur français qui a fourni des navires à François Ier de France pour des explorations autour du globe.
Giorgio Adorno Mort en 1558 Malte Chevalier hospitalier actif en Méditerranéen. Originaire de Naples, il fut élu « capitaine-général des Galères » en 1547, 1549, 1557 et 1558[2].
Kristoffer Trondson (Rustung) 1500–1565 1535–1542 Norvège Noble norvégien devenu pirate et corsaire. Opérant dans la mer du Nord et la mer Baltique. Il renonça à la piraterie en 1542 et devint amiral dans la flotte danoise.
Turgut Reis 1485–1565 Empire ottoman Corsaire turc, amiral ottoman et bey d'Alger; beylerbey de Méditerranée; premier bey et pasha de Tripoli.
Salih Reis 1488–1568 Empire ottoman Corsaire turc et amiral ottoman.
Richard Allen Mort en 1572 Angleterre
Klein Henszlein Mort en 1573 Jusqu'en 1573 Allemagne Pirate du XVIe siècle qui a écumé la mer du Nord jusqu'à sa capture par une flotte d'Hambourg
James Alday 1516–1576 Années 1540 Angleterre Corsaire anglais qui attaquait les ports espagnols avec James Logan et William Cooke.
Magnus Heinason 1545–1589 Îles Féroé Corsaire et héros féroen. Il fut exécuté pour piraterie, bien que ces charges fussent ensuite levées.

Début de l'activité des Chiens de mer anglais et des corsaires hollandais[modifier]
Le pirate Thomas Cavendish a attaqué de nombreux villes et navires espagnols du Nouveau Monde.
Uludj Ali était un corsaire italien converti à l'Islam qui devint amiral ottoman et chef amiral (Kaptan-ı Derya) de la flotte ottomane au XVIe siècle.
Surnommé "el Draque" (le dragon), Sir Francis Drake est considéré comme un héros en Angleterre, mais les Espagnols le voient surtout comme un pirate.
Après avoir servi comme esclave pendant quatre ans sur des galères espagnoles, Piet Hein s'est plus tard emparé de 11 509 524 florins des cargaisons de navires espagnols.
Gráinne O'Malley (à gauche du cadre) est une figure importante du folklore irlandais.Nom Vie Années d'activité Pays d'origine Commentaires
Nicholas Alvel Début XVIIe siècle 1603 Angleterre Actif dans la mer Ionienne.
Pedro Menéndez de Avilés 1519-1574 1565 Espagne Amiral espagnol et chasseur de pirates, de Avilés est connu pour la destruction de l'établissement français de Fort Caroline en 1565.
Samuel Axe Début XVIIe siècle 1629-1645 Angleterre Corsaire anglais au service des Hollandais, Axe a servi les Anglais pendant la révolte des gueux contre les Habsbourgs.
Sir Andrew Barton 1466-1511 Jusqu'en 1511 Écosse Bien que servant sous une lettre de marque écossaise, il est souvent considéré comme un pirate par les Anglais et les Portugais.
Abraham Blauvelt Mort en 1663 1640-1663 Pays-Bas Un des derniers corsaires hollandais du milieu du XVIIe siècle, Blauvelt a cartographié une grande partie de l'Amérique du Sud.
Nathaniel Butler Né en 1578 1639 Angleterre Malgré une infructueuse carrière de corsaire, Butler devint gouverneur colonial des Bermudes.
Jan de Bouff Début XVIIe siècle 1602 Pays-Bas Corsaire dunkerquois au service des Habsbourgs durant la révolte des gueux.
John Callis (Calles) 1558-1587? 1574-1587 Angleterre Pirate gallois actif la long des côtes Sud du Pays de Galles.
Hendrik (Enrique) Brower 1581-1643 1600,
1643 Pays-Bas Corsaire qui combattit les Habsbourgs durant la révolte des gueux, il captura la ville de Castro au Chili et l'a conserva pendant deux mois[3].
Thomas Cavendish 1560-1592 1587-1592 Angleterre Pirate ayant attaqué de nombreuses villes et navires espagnols du Nouveau Monde[4],[5],[6],[7],[8].
Takanobu Matsuura 1529-1599 Japon Un des plus puissants seigneurs féodaux de Kyūshū un des premiers à commerçer avec les Européens.
Peter Love Mort en 1610 Angleterre Pirate anglais qui était basé aux Hébrides extérieures et qui fut actif autour de l'Irlande et de l'Écosse. Il est représenté par le hors-la-loi Neil MacLeod et exécuté en 1610.
Zheng Zhilong (Cheng Chih Lung) 1604-1662 1623-1645 Chine Converti au christianisme, Zhilon collaborait avec les forces hollandaises, aidant à créer un monopole commercial avec le Japon.
Zheng Jing (Cheng Chin) 1643-1682 1662-1682 Chine Pirate chinois et seigneur de guerre. L'aîné des fils de Koxinga et petit-fils de Zheng Zhilong, il succéda à son père en tant que gouverneur de Tainan et occupa brièvement Fukien.
Wang Zhi XVIe siècle 1551-1555 Chine A combattu les pirates japonais au XVIe siècle.
François le Clerc (Jambe-de-Bois) XVIe siècle Années 1650-1660 France Connu pour le sac de Santiago de Cuba en 1554
Jacob Collaart XVIIe siècle 1625-1635 Pays-Bas Amiral flamand qui fut corsaire dunkerquois au service des Hasbourgs d'Espagne durant la révolte des gueux, responsable de la destruction de 150 navires.
Claes Compaan 1587-1660 1621-1627 Pays-Bas Ancien corsaire hollandais, il devint pirate et s'empara de centaines de bateaux d'Europe, de la côte des Barbaresques et d'Afrique occidentale.
Baltazar de Cordes Mort en 1601? 1598-1601 Pays-Bas Corsaire hollandais qui combattit les Espagnols au début du XVIIe siècle.
Zymen Danseker 1579-1611 Années 1600 Pays-Bas Un des importants corsaires barbaresques, il était basé à Alger et Tunis au début du XVIIe siècle.
Simon Danziker Mort en 1611 Années 1600-1610 Pays-Bas Corsaire hollandais qui devient pirate barbaresque. Lui et John Ward ont dominé la Méditerranée occidentale durant le début du XVIIe siècle.
De Veenboer Mort en 1620 Années 1600-1610 Pays-Bas Ancien corsaire hollandais. Devient un pirate barbaresque sous Zymen Danseker et commanda la flotte corsaire d'Alger.
Sir Francis Drake 1540-1596 1563-1596 Angleterre Surnommé "el Draque" (le dragon), Sir Francis Drake est considéré comme un héros en Angleterre, mais les Espagnols le voient surtout comme un pirate[9],[10].
Peter Easton 1570-1619 1602 Angleterre Corsaire, puis pirate, qui se retira à Villefranche-sur-Mer avec une fortune estimée à deux millions de livres.
Jan Janszoon 1570-après 1641 Pays-Bas Au service des Turcs dans la flotte de Salé
Daniel Elfrith 1607-1640 Angleterre Corsaire et marchand d'esclaves anglais aux Indes Occidentales.
Jan Evertsen Années 1630 Pays-Bas Amiral et corsaire hollandais.
Juan Garcia Années 1620 Espagne L'un des corsaires espagnols qui accompagna Jan Jacobsen dans son dernier voyage en 1622.
Sir Michael Geare 1565-? 1584-1603 Angleterre Chien de Mer anglais actif dans les Antilles jusqu'à la fin du XVIIe siècle.
Sir John Hawkins 1532-1595 1554, 1564, 1567 Angleterre Pirate à mi-temps, son travail dans le design des bateaux fut très intense durant la menace d'une invasion de l'Armada espagnole[11],[12].
Piet Hein 1577-1629 1628 Pays-Bas Après avoir servi comme esclave pendant quatre ans sur des galères espagnoles, Piet Hein s'est plus tard emparé de 11 509 524 florins des cargaisons de navires espagnols.
Pieter Adriaanszoon Ita Années 1620 Pays-Bas Corsaire hollandais. Commandant d'une des premières et des plus grandes expéditions contre le Portugal et l'Espagne dans les Caraïbes en 1628.
Jan Jacobsen Mort en 1622 Années 1610-1620 Pays-Bas Corsaire flamand au service de l'Angleterre durant la guerre de Quatre-Vingts Ans.
Willem Jacobszoon Années 1620 Pays-Bas Corsaire hollandais qui accompagna Pieter Schouten durant l'une des premières explorations aux Indes Occidentales
Jan Janz (Murad Rais) 1570-1641 Années 1590 à 1640 Pays-Bas Corsaire hollandais capturé par les Barbaresques qui devint l'un d'entre eux.
Willem Jansen Années 1600 Pays-Bas Corsaire hollandais basé à Dunkerque qui fut officier de Jacques Colaert.
Cornelius Jol 1597-1641 Années 1630-1640 Pays-Bas Corsaire hollandais qui connut le succès contre les Espagnols aux Indes Occidentales . L'un des premiers à utiliser une jambe de bois.
Sir James Lancaster 1554-1618 1591-1603 Angleterre Chien de mer anglais actif durant la fin du XVIe siècle qui devint directeur de la compagnie anglaise des Indes orientales.
Guillaume Le Testu 1509-1573 Années 1560-1570 France Corsaire, explorateur et cartographe français.
Hendrick Jacobszoon Lucifer 1583-1627 1627 Pays-Bas Hendrick s'est emparé d'un fortune de 1,2 million de florins d'une flotte venant du Honduras, mais il fut mortellement blessé pendant l'action.
Sir Henry Mainwaring 1587-1653 1610-1616 Angleterre Corsaire et chasseur de pirates anglais. Sa flotte de pirates a rompu la trêve entre l'Angleterre et l'Espagne après la guerre anglo-espagnole.
Olivier van Noort 1558-1627 1598-1601 Pays-Bas Malgré ses succès limités, il fut le pirate menant à la formation de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales.
John Nutt 1620-1623 Angleterre Pirate anglais actif à Terre-Neuve.
Gráinne O'Malley (Gráinne Ní Mháille) 1530-1603 Années 1560 à 1600 Irlande Importante figure du folklore irlandais[13],[14].
John Oxenham 1536-1580 Années 1570 à 1600 Angleterre Chien de mer anglais et associé à Sir Francis Drake durant les début de la guerre anglo-espagnole. Premier corsaire anglais à atteindre le Pacifique via Panama.
William Parker 1587-1617 Années 1590-1570 Angleterre Chien de mer anglais actif aux Antilles. Il s'empara de la ville de Portobelo en 1602 sans tirer un seul coup de feu.
Pedro de la Plesa Années 1620 Espagne Lui et Juan Garcia rejoignirent Jan Jacobsen pour son dernier voyage en 1622.
Murat Rais 1506-1608 1534-1608 Rhodes Corsaire turc et amiral ottoman qui prit part aux campagnes navales de Dragut.
Assan Reis (Jan Marinus van Sommelsdijk) Années 1620 Pays-Bas Ancien corsaire hollandais devenu pirate barbaresque. Il attaqua le navire hollandais St. Jan Babtista de Jacob Jacobsen d'Ilpendam le 7 mars 1626.
James Riskinner XVIIe siècle Années 1630 Angleterre Lieutenant du navire Warwick, faisant partie de la flotte de Nathaniel Butler, il devient corsaire entre mai et septembre 1639.
Isaac Rochussen 1631-1710 Années 1660-1670 Pays-Bas Corsaire hollandais acrif contre les Anglais durant la seconde et Troisième Guerre anglo-néerlandaise. Il captura The Falcon, un navire marchant des Indes orientales, ce qui fut l'une des plus importantes prises de la fin du XVIIe siècle.
Mahieu Romboutsen Années 1630 Pays-Bas Corsaire hollandais au service de l'Espagne. Il fit partie d'une escadre de trois navires commandée par Jacques Colaert et fut capturé avec ce-dernier après une bataille de cinq heures contre Jan Evertsen.
William Rous Années 1630-1640 Pays-Bas Corsaire hollandais basé à l'île de la Providence. Il participa à des expéditions corsaires au service de la compagnie des îles de la Providence et plus tard commanda Fort Henry.
Jan van Ryen Mort en 1627 Années 1620 Pays-Bas Corsaire hollandais actif aux Indes Occidentales. Probablement tué avec plusieurs colons en tentant de fonder une des premières colonies sur le Wiapoco en Guyane néerlandaise.
Pieter Schouten Années 1620 Pays-Bas Corsaire hollandais qui dirigea l'une des expéditions néerlandaises aux Indes occidentales.
Jacques de Sores XVIe siècle 1555 France Pirate français dont le seul acte documenté est l'attaque et l'incendie de La Havane en 1555.
Dirck Simonszoon van Uitgeest Années 1620 Pays-Bas Corsaire hollandais qui dirigea une expédition de la compagnie néerlandaise des Indes occidentales au Brésil et ramena 12 prises portugaises et espagnoles.
Sir Thomas Verney 1584-1615 Années 1600-1610 Angleterre Noble anglais qui abandonna son héritage pour devenir un pirate barbaresque.
Johannes van Walbeeck Années 1620-1630 Pays-Bas Amiral et corsaire hollandais. Captura Curaçao en 1634 et en devint son gouverneur.
John Ward 1552-1622 1603-années 1610 Angleterre Célèbre pirate anglais du début du XVIIe siècle qui devint corsaire barbaresque basé à Tunis dans les années 1600.
Cornelis Wittebol Années 1620 Pays-Bas Corsaire hollandais au service de l'Espagne. En février 1622, il attaqua une flotte de pêche venu de Veere et Maasmond, coula quelques navires et ramena les survivants en otage à Dunkerque.
Jacob Willekens 1571-1633 Années 1590 à 1630 Pays-Bas Amiral hollandais qui dirigea des corsaires pendant la première expédition néerlandaise aux Indes occidentales.
Hendrik Worst Années 1620 Pays-Bas Corsaire hollandais qui accompagna Pieter Schouten dans son expédition aux Indes occidentales.
Filips van Zuylen Années 1620 Pays-Bas Corsaire hollandais actif contre les Portugais en Afrique occidentale.
Moses Cohen Henriques Début XVIIe siècle Années 1620-1630 Pays-Bas Pirate hollandais d'origine juive séfarade portugaise, actif dans les Caraïbes contre les Espagnols et les Portugais.

Période des Boucaniers: 1650-1690[modifier]
Bien que Jean Bart était fils de pêcheur, il se retira de la vie active en tant qu'amiral au service de la France grâce à ses succès de corsaire.
William Dampier fut le premier Anglais à explorer et cartographier des parties de la Nouvelle-Hollande (Australie) et de la Nouvelle-Guinée, et fut la première personne à faire trois fois le tour du monde.
Henry Morgan était un corsaire (et pirate) qui se retira et devint lieutenant gouverneur de Jamaïque.
François l'Ollonais était surnommé le « fléau des Espagnols » et était connu pour sa brutalité – il ne faisait jamais de prisonniers.
Roche Braziliano était connu pour sa violence, une fois il a brûlé vifs deux fermiers espagnols qui refusaient de lui remettre leurs porcs.Nom Vie Années d'activité Pays d'origine Commentaires
Vincenzo Alessandri Mort en 1657 Italie Originaire de Malte, Alessandri fut capturé et réduit en esclavage.
Michiel Andrieszoon XVIIe siècle Années 1680 Pays-Bas Marchant-pirate hollandais. Associé avec Thomas Paine et Laurens de Graff.
John Ansell Mort en 1689 Angleterre Navigua avec Henry Morgan et participa à ses raids contre Maracaibo, Gibraltar et Venezuela.
Captain Archembeau (Archembo) Mort en 1681 Années 1670-1680 France Boucanier français actif aux Caraïbes.
Jean Bart(ou Baert) 1651-1702 1672-1697 France Fils de pêcheur, Bart devint tout de même amiral au service de la France.
Philippe Bequel XVIIe siècle 1650-1669 France Il était l'un des premiers corsaires étrangers a recevoir une lettre de marque de la part du gouverneur de Jamaïque.
Jacob Janssen van den Bergh Années 1650-1660 Pays-Bas Corsaire hollandais et marchand d'esclaves pour la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales.
Lancelot Blackburne 1653-1743 1680-1684 Angleterre Blackburne était un religieux anglais qui devint archevêque d'York et, dans la croyance populaire, pirate.
Eduardo Blomar Mort en 1679 Années 1670 Espagne Renégat espagnol actif sur le littoral des colonies espagnoles d'Amérique durant les années 1670. Jugé par contumace et condamné pour piraterie avec Bartolomé Charpes et Juan Guartem au Panama en 1679.
Pierre Bot XVIIe siècle Années 1680 France Boucanier français actif aux Caraïbes.
Manuel Butiens Années 1640 Pays-Bas Renégat hollandais et dunkerquois au service des Espagnols.
Bartolomé Charpes Mort en 1679 Années 1680 Espagne Renégat espagnol qui fut jugé par contumace et condamné pour piraterie avec Edwardo Blomar et Juan Guartem au Panama par le gouverneur don Dionicio Alceda en 1679.
Edward Collier XVIIe siècle 1668-1671 Angleterre Second de Henry Morgan pendant la majeure partie de ses expéditions contre l'Espagne durant le milieu du XVIIe siècle.
John Cooke (Cook) Mort en 1683 Années 1680 Angleterre Boucanier anglais qui mena une expédition contre les Espagnols au début des années 1680.
John Coxon Mort en 1689 1677-1682 England L'un des plus célèbres frères de la côte, un consortium de pirates et de corsaires qui fut actif contre les colonies espagnoles.
William Dampier 1651-1715 1670-1688 Angleterre Il fut la première personne à faire trois fois le tour du monde[15],[16].
Edward Davis XVIIe siècle 1680-1688 Angleterre Il mena le dernier grand raid boucanier contre Panama.
John Davis (Robert Searle) XVIIe siècle Angleterre Davis était l'un des premiers et des plus actifs boucaniers de Jamaïque.
Jacquotte Delahaye XVIIe siècle Années 1660 France Delahaye était une boucanière français qui fut l'une des premières femmes boucanières avec Anne Dieu-Le-Veut.
Anne Dieu-Le-Veut Née en 1650 1650-1704 France Elle était à l'origine une des femmes "Filles de Roi" envoyées par le gouvernement français à Tortuga pour devenir épouses de colons.
Charlotte de Berry XVIIe siècle Années 1660 Angleterre Femme pirate, elle finit par commander son propre navire.
Cornelius Essex Mort en 1680 Années 1670 Angleterre Boucanier anglais qui participa à l'expédition corsaire du capitaine Bartholomew Sharp, la Pacific Adventure, durant la fin des années 1670.
Laurens de Graaf 1653-1704 1672-1697 Pays-Bas Dépeint comme un « corsaire grand et espiègle » par Henry Morgan, de Graaf était un pirate hollandais, mercenaire, et officier naval au service de la colonie française de Saint-Domingue.
Michel de Grammont 1645-1686 1670-1686 France Boucanier français, de Grammont attaquait les navires espagnols venant du Venezuela.
Jean du Casse 1646-1715 168?-1697 France Fils de parents huguenots, du Casse fut autorisé à entrer dans la Marine française au vu de ses prises en tant que boucanier.
Alexandre Exquemelin 1645-1707 1669-1674
1697 France Écrivain français, surtout connu pour être l'auteur d'un des plus importants livres d'étude sur la piraterie du XVIIe siècle, De Americaensche Zee-Roovers.
Jean Foccard XVIIe siècle Années 1680 France Associé de Laurens de Graaf et de Michel de Grammont. Il les a rejoint lors de l'attaque de Tampico en 1682.
"Jambes Rouges" Greaves XVIIe siècle Écosse/Irlande Le surnom de Greaves venait des jambes rouges souvent vues chez les Écossais et les Irlandais qui portaient le kilt en toute occasion.
Juan Guartem XVIIe siècle Années 1670 Espagne Renégat et pirate espagnol, il attaqua les établissements espagnols de Nouvelle-Espagne durant la fin du XVIIe siècle, comme Chepo en 1679.
Peter Harris Mort en 1680 Années 1670 Angleterre Boucanier anglais et membre de la Pacific Expedition du capitaine Bartholomew Sharp. Tué à Panama en 1680.
Jean Hamelin (Hamilton) XVIIe siècle Années 1680 Anglo-Français Boucanier français actif dans les Caraïbes. Plus tard, traqué par le capitaine John Coxon.
Richard Hawkins 1562-1622 1593-1594 Angleterre Boucanier et explorateur qui était chevalier à l'origine.
George Hout (d'Hout) Années 1680 Angleterre Boucanier anglais qui rejoignit Francois Grogniet et Pierre le Picard dans leur raid sur Guayaquil en 1687.
William Jackson XVIIe siècle 1639-1645 Angleterre C'est sa flotte qui captura la Jamaïque pour le compte de l'Angleterre.
Bartholomeus de Jager Années 1650 Pays-Bas Corsaire hollandais actif contre les Portugais. Il attaqua une petite flotte de navires marchands à Fernando Noronha, capturant l'un d'eux et laissant partir les autres.
Daniel Johnson 1629-1675 1657-1675 Angleterre Surnommé « Johnson la Terreur » par les Espagnols.
William Knight XVIIe siècle 1684-1686 Angleterre Avec Edward Davis, il participa à la dernière grande attaque boucanière sur les Espagnols.
Pierre le Grand XVIIe siècle France Sa seule attaque documentée est celle d'un galion espagnol, ainsi, son existence est discutée.
Raveneau de Lussan Né en 1663 1684-1688 France Un noble ayant perdu toute sa fortune. Attaquait des cibles en Amérique centrale.
Thomas Magott (Mackett) XVIIe siècle Années 1680 Angleterre Boucanier anglais qui navigua avec Bartholomew Sharp et autres lors de la Pacific Adventure.
Edward Mansvelt (Mansfield) Mort en 1666 Années 1650-1660 Curaçao Boucanier hollandais au service de l'Angleterre. Amiral des « Frères de la Côte », Mansvelt fut le mentor d'Henry Morgan qui lui succéda après sa mort.
Marquis de Maintenon 1648-1691 1672-1676 France Noble français devenu boucanier aux Caraïbes, il vendit son château et son titre à Madame de Maintenon.
David Marteen XVIIe siècle 1663-1665 Pays-Bas Seul non-Anglais a avoir participé aux raids contre les bastions espagnols des actuels Mexico et Nicaragua.
Daniel Montbars (L'exterminateur) 1645-1701? Années 1660-1670 France Ancien officier naval et aventurier français, il s'engagea dans une violente et destructrice guerre contre l'Espagne aux Caraïbes. Sa haine des Espagnols lui a valu le surnom de « Montbars l'exterminateur ».
Sir Henry Morgan 1635-1688 1663-1674 Pays de Galles Corsaire (et pirate) qui se retira et devint lieutenant gouverneur de Jamaïque[17],[18].
John Morris XVIIe siècle 1663-1672 Angleterre Habile pilote, il servit avec Christopher Myngs et Henry Morgan avant de devenir un chasseur de pirates.
Sir Christopher Myngs 1625-1666 Années 1650-1660 Angleterre Décrit comme « déséquilibré et faux » par le gouverneur de la Jamaïque, Myngs devint pourtant amiral de la Royal Navy.
François l'Ollonais (Jean-David Nau) 1635-1668 1660-1668 France Surnommé le « fléau des Espagnols », il était connu pour sa brutalité – il ne faisait jamais de prisonniers.
Pierre le Picard Années 1660-1690 France Officier de l'Ollonais, lui et Moise Vauquelin ont poursuivi une carrière à leur propre compte. Il participa plus tard à la première Guerre intercoloniale.
Chevalier du Plessis Mort en 1668 Années 1660 France Corsaire français actif aux Indes occidentales. Il succéda à Moise Vauquelin après sa mort.
Baron Jean-Bernard de Pointis 1635-1707 Années 1690 France Son plus grand succès fut le siège de Carthagène en 1697.
Thomas Pound Mort en 1703 1689 Angleterre Commanda brièvement un petit navire près du Massachusetts avant d'être capturé.
Bartolomeo Português Né en 1630 1666-1669 Portugal L'un des premiers pirates à respecter la chasse-partie (ou code des pirates).
Lawrence Prince Années 1650-1670 Pays-Bas Boucanier hollandais au service de l'Angleterre. Officier d'Henry Morgan.
Roche Braziliano XVIIe siècle 1654-1671 Pays-Bas A brûlé vif deux fermiers espagnols qui refusaient de lui remettre leurs porcs.
Philip Ras Années 1650 Pays-Bas A capturé plusieurs navires anglais en tant que corsaire durant la première guerre anglo-néerlandaise.
Thomas Paine XVIIe siècle Années 1680 Angleterre Corsaire des colonies d'Amérique du Nord qui attaqua quelques établissements aux Indes occidentales avec Jan Willems, comme Rio de la Hacha en 1680. Il mena les Français à Block Island.
Manuel Rivero Pardel Mort en 1671 1668-1671 Portugal Corsaire portugais au service de l'Espagne. Actif contre les boucaniers des Caraïbes durant la fin du XVIIe siècle.
Stenka Razin 1630-1671 Russie Pirate cossack qui opéra sur la Volga et la mer Caspienne.
Richard Sawkins Mort en 1680 1679-1680 Angleterre Participa, avec John Coxon et Bartholomew Sharp, à l'attaque surprise sur Santa Marta
Lewis Scot Années 1660 Angleterre Connu pour son attaque de la ville de Campêche, dans la péninsule du Yucatan.
Bartholomew Sharp 1650-1690 1679-1682 Angleterre Pilla 25 navires espagnols et de nombreuses petites villes.
Gustav Skytte 1637-1663 1657-1663 Suède Attaqua des navires dans la mer Baltique, avec d'autres complices nobles.
Bernard Claesen Speirdyke Années 1660-1670 Pays-Bas Boucanier hollandais actif dans les Caraïbes, il fut capturé par le capitaine Manuel Rivero Pardel près de Cuba et fut exécuté.
Charles Swan XVIIe siècle Angleterre
Jacques Tavernier (Le Lyonnais) 1625-1673 1664-1673 France Boucanier français qui participa à des expéditions avec Laurens de Graaf, Michel de Grammont, Pierre Le Grand, François l'Ollonais et Henry Morgan avant son exécution en 1673. Son existence est controversée car la seule référence de lui avant le XXe siècle apparaît dans l'Appleton's Cyclopedia of American Biography[19],[20].
Nicholas (Nikolaas) van Hoorn 1635-1683 1663-1683 Pays-Bas Marchand, corsaire et pirate, van Hoorn eut beaucoup de succès avant de mourir de plaies infectées.
Cornelis Janszoon van de Velde Années 1650 Pays-Bas Corsaire hollandais actif aux Antilles, il s'associa brièvement à Bartholomeus de Jager.
Moise Vauquelin (Moses Vanclein) Années 1650-1670 France Officier de l'Ollonais, il fut également partenaire de Pierre le Picard. Pendant ses dernières années, il a écrit un livre sur le littoral du Honduras et du Yucatan avec le boucanier Philippe Bequel.
Lionel Wafer 1640-1705 1679-1688 Pays de Galles Un explorateur dont le travail a aidé à préparer le projet Darién.
Yankey (Janke) Willems Années 1680 Pays-Bas Boucanier hollandais actif dans les Caraïbes.
William Wright XVIIe siècle 1675-1682 Angleterre Bien qu'il fût anglais, Wright fut corsaire au service de la France. Il devint plus tard boucanier.

Âge d'or de la Piraterie: 1690-1730[modifier]
Le Baronet noir a capturé plus de 470 vaisseaux en moins de deux ans. Aucun autre pirate n'a eu autant de succès.
D'apparence très effrayante, Barbe Noire est souvent crédité comme le stéréotype même du pirate des Caraïbes.
Bien qu'elle n'ait jamais commandé de navire elle-même, Anne Bonny est reconnue comme l'une des quelques femmes pirates de l'histoire.
Henry Every (ou Avery) est célèbre pour être l'un des quelques pirates de l'époque à s'être retiré paisiblement avec l'ensemble de son butin, tandis que ces collèges étaient souvent tués ou arrêtés.
Bien que les historiens modernes discutent de la légitimité de son jugement et de son exécution, la rumeur du trésor enterré du capitaine Kidd a procuré à l'homme une légende de grand pirate.
Surnommé « la Buse » pour la rapidité avec laquelle il attaquait ses proies, Olivier Levasseur a laissé un message énigmatique qui n'a pas été décrypté à ce jour.Nom Vie Années d'activité Pays d'origine Commentaires
Thomas Anstis Mort en 1723 1718-1723 Angleterre Principalement actif dans les Caraïbes, il a servi sous Howell Davis puis sous Bartholomew Roberts[19],[21].
Bartholomew Roberts (le Baronet noir) 1682-1722 1719-1722 Pays de Galles Le pirate ayant connu le plus de succès, on estime qu'il a capturé plus de 470 vaisseaux[19],[21],[22].
George Booth Mort en 1700 1696-1700 Angleterre Un des premiers pirates actifs dans l'océan Indien et la mer Rouge.
John Bowen Mort en 1704 1700-1704 Bermudes Actif dans l'océan Indien, avec ses contemporains George Booth et Nathaniel North.
Samuel Bellamy (Black Sam) 1689-1717 1716-1717 Angleterre Malgré une courte carrière de moins d'un an, Bellamy eut beaucoup de réussite, capturant plus de 50 navires avant sa mort[21].
Barbe Noire (Edward Teach) 1680-1718 1716-1718 Angleterre D'apparence très effrayante, Barbe Noire est souvent crédité comme le stéréotype même du pirate des Caraïbes[19],[21].
Black Caesar Mort en 1718 Années 1700-1718 Afrique Ancien esclave devenu pirate, Black Caesar était actif au large des Keys durant le début du XVIIIe siècle. Il devint lieutenant de Barbe Noir et fut l'un des cinq Africains servant sous son commandement[21].
Stede Bonnet 1688-1718 1717-1718 Barbade Surnommé « Le Pirate Gentilhomme », Bonnet est issu d'une riche famille mais il bascula finalement vers la piraterie[19],[21].
Rahmah ibn Jabir al-Jalahimah 1760-1826 1780-1826 Koweït Le plus célèbre pirate du golfe Persique, il fut gouverneur de Dammam et s'engagea dans la piraterie contre Al-Khalifa du Bahreïn.
Anne Bonny 1698-1782 à partir de 1725 Irlande Bien qu'elle n'ait jamais commandé de navire elle-même, Anne Bonny est reconnu comme l'une des quelques femmes pirates de l'histoire[19],[21],[23].
Nicholas Brown Mort en 1726 Jusqu'en 1726 Angleterre Actif au large de la Jamaïque, Brown fut probablement tué par un ami d'enfance John Drudge.
Sir Christopher Chapman à partir de 1777 Angleterre Actif au large de la Floride et de la Jamaïque. Capitaine du Shawn Towne, il commença comme corsaire puis bascula vers la piraterie. Exécuté publiquement à Londres après l'attaque du HMS Mugavero.
Dirk Chivers Début XVIIIe siècle 1694-1699 Pays-Bas Actif dans la mer Rouge et l'océan Indien, Chivers se retira de la piraterie et retourna aux Pays-Bas[19].
Thomas Cocklyn Début XVIIIe siècle De 1717 à sa mort Angleterre D'abord connu par son association avec Howell Davis et Olivier Levasseur, les activités de Cocklyn après 1719 sont inconnues[19],[21].
Christopher Condent Mort en 1770 1718-1720 Angleterre Après être devenu pirate en 1718, Condent s'empara d'une fortune de 150 000 £ et se retira en France où il devint un riche marchand[19].
William Condon Mort en 1721 Jusqu'en 1721 Angleterre Au commande du Fiery Dragon, Condon fut tué lorsque l'embarcation prit feu et coula.
Robert Culliford Début XVIIIe siècle 1690-1698 Angleterre Ancien second de William Kidd, Culliford mena une première mutinerie contre Kidd, volant son navire Blessed William[19],[21].
Alexander Dalzeel 1662-1715 1685-1715 Écosse Servit sous Henry Every. Il fut capturé quatre fois avant d'être finalement pendu.
Howell Davis 1690-1719 1718-1719 Pays de Galles Durant une courte carrière de 11 mois, Davis fut capturé lorsqu'il tenta d'enlever le gouverneur de Principe[19],[21].
Edward England 1690-1720 1717-1720 Irlande Différent des autres pirates de cette époque, England ne tuait ses prisonniers que si cela était vraiment nécessaire.
John Evans Mort en 1723 1722-1723 Pays de Galles Après une carrière décevante en tant que marin honnête, Evans devient pirate – au départ il attaqua des maisons avec un petit canoë.
Henry Every (Avery) Né en 1653 1695-1696 Angleterre Célèbre pour être l'un des quelques pirates de l'époque à s'être retiré paisiblement avec l'ensemble de son butin, tandis que ses collègues étaient souvent tués ou arrêtés[19].
John Fenn Mort en 1723 Jusqu'en 1723 Angleterre Navigua avec Bartholomew Roberts et, plus tard, avec Thomas Anstis.
William Fly Mort en 1726 Jusqu'en 1726 Angleterre Opérait au large de la Nouvelle-Angleterre avant d'être capturé et pendu à Boston (Massachusetts).
Ingela Gathenhielm 1692-1729 1718-1721 Suède Veuve de Lars Gathenhielm, active dans la mer Baltique.
Lars Gathenhielm 1689-1718 1710-1718 Suède Actif dans la mer Baltique
Charles Harris Mort en 1723 Jusqu'en 1723 Angleterre Rejoignant les corsaires barbaresques, Harris se convertit à l'islam avant d'être capturé et pendu.
John Halsey Mort en 1708 1705-1708 Colonies d'Amérique du Nord Actif dans l'océan Atlantique et Indien, Halsey est décrit par Defoe comme « courageux de sa personne, courtois envers tous ses prisonniers, il vécut bien-aimé, et mourut regretté par son propre peuple. » [19]
Miguel Henríquez Né en 1680 Début XVIIIe siècle Espagne/ Porto Rico Fils d'un cordonnier, Henríquez reçut plus tard une lettre de marque de l'Espagne pour ses actions contre les Britanniques.
Benjamin Hornigold Mort en 1719 1717-1719 Angleterre Connu pour avoir été moins agressif que les autres pirates, Hornigold attaqua un jour un navire dans le seul but de s'emparer des chapeaux de l'équipage[19],[21].
Thomas Howard Début XVIIIe siècle 1698-1703 Angleterre Howard a servi sous George Booth et John Bowen et commanda plus tard le Prosperous.
John Rackham "Calico Jack" 1682-1720 Jusqu'en 1720 Angleterre Il doit son surnom aux vêtements très colorés faits de calicot[19],[21].
Henry Jennings Mort en 1745 1715 Angleterre Devenu plus tard gouverneur du paradis de pirates de New Providence, Jennings se rendit coupable de deux actes de piraterie – gagnant ainsi une fortune de 410 000 pesos[19].
John Julian Mort en 1733 1716-1717 Miskito Premier pirate noir à opérer au Nouveau Monde[21].
James Kelly (James Gilliam) Mort en 1701 Jusqu'en 1699 Angleterre Actif dans l'océan Indien, Kelly fut longtemps associé à William Kidd.
William "Capitaine" Kidd 1645-1701 1695-1699 Écosse Bien que les historiens modernes discutent de la légitimité de son jugement et de son exécution, la rumeur du trésor enterré de Capitaine Kidd a procuré à l'homme une légende de grand pirate. Ses biens furent réclamés par la Couronne et donnés au Royal Hospital de Greenwich, par la reine Anne[19],[21],[24],[25],[26],[27].
Olivier Levasseur (La Buse) 1680-1730 1716-1730 France Actif dans l'océan Indien,plus particulièrement l'île de la réunion autrefois nommée île Bourbon.Surnommé « la Buse » pour la rapidité avec laquelle il attaquait ses proies, Olivier Levasseur a laissé un message énigmatique qui n'a pas été décrypté à ce jour[19],[21].
Edward « Ned » Low 1690-1724 1721-1724 Angleterre Pirate connu pour les tortures qu'il infligeait, ses méthodes étaient décrites comme ayant « fait crédit à l'ingéniosité de l'Inquisition espagnole dans ses jours les plus sombres »[19],[21].
George Lowther Mort en 1723 Jusqu'en 1723 Angleterre Actif dans les Caraïbes et l'Atlantique, parmi ses lieutenants se trouvait Edward Low[19],[21].
Christopher Moody Mort en 1718 1713-1718 Angleterre Actif au large de la Caroline du Nord et du Sud, Moody ne faisait aucun quartier aux prisonniers et arborait un drapeau rouge[21].
Nathaniel North Né en 1672 1689-1704
1707-1709 Bermudes Actif dans l'océan Indien et la mer Rouge, North servit avec de célèbres contemporains tels que John Bowen et George Booth.
William Phillips Mort en 1724 Angleterre Phillips fut amputé d'une jambe après le tir d'un certain John Phillips.
James Plantain Début XVIIIe siècle Danemark Plantain dirigea l'île de Madagascar entre 1725 et 1728, d'abord par la peur, et fut surnommé « roi de Ranter Bay »[19].
John Quelch 1666-1704 1703-1704 Angleterre Quelch fut la première personne jugée pour piraterie à l'extérieur de l'Angleterre en vertu du droit maritime et donc sans jury.
Mary Read 1690-1721 Jusqu'en 1720 Angleterre Avec Anne Bonny, elle est l'une des rares femmes pirates de l'histoire. Quand elle fut capturé, Bonny échappa à la pendaison en clamant qu'elle était enceinte, mais elle mourut peu de temps après de la fièvre dans sa cellule[19],[21].
Woodes Rogers 1679-1732 1709-1710 Angleterre Joua un rôle majeur dans la suppression des pirates des Caraïbes[19],[21],[28].
Francis Spriggs Mort en 1725 Jusqu'en 1725 Angleterre Avec George Lowther et Edward Low, Spriggs fut actif dans la baie du Honduras durant les années 1720.
John Taylor Début XVIIIe siècle Angleterre À l'île de La Réunion, Taylor est réputé pour avoir fait la plus importante prise de l'histoire de la piraterie[19].
Thomas Tew Mort en 1695 1692-1695 Angleterre En seulement deux voyages, Tew s'engagea dans un itinéraire appelé plus tard ronde des Pirates[19],[21].
Charles Vane 1680-1720 1716-1720 Angleterre Mal aimé de par sa cruauté, Vane montrait peu de respect envers le code des pirates et volait les parts de butin de ses marins[19],[21].
Richard Worley Mort en 1719 Jusqu'en 1719 Angleterre Crédité comme l'un des premiers pirates à arborer le pavillon de pirates avec un crâne et des os[19].
Emanuel Wynn Début XVIIIe siècle France Premier pirate à arborer le Jolly Roger. Cependant, son dessin incluait un sablier derrière le crâne[19].

Déclin de la piraterie : 1730-1900[modifier]
Roberto Cofresi est le plus connu des pirates de Porto Rico où il est l'équivalent de Robin des Bois.Nom Vie Années d'activité Pays d'origine Commentaires
Tuanku Abbas Début XIXe siècle Jusqu'en 1844 Malaisie Frère d'un râja d'Achin, connu pour sa participation et son rôle de meneur dans des raids pirates.
Mansel Alcantra (Alcantara) Années 1820 Espagne En 1829, il captura le Topaz au large de Sainte-Hélène et massacra l'équipage tout entier.
Louis-Michel Aury 1788-1821 1810-1821 France Le Jean Lafitte d'Amérique centrale.
Joseph Baker Mort en 1800 1800 Canada La seule action de piraterie de sa carrière consiste en une tentative ratée de s'emparer du sloop Eliza[29].
Renato Beluche 1780-1860 1803-1813 Louisiane Associé des frères Lafitte, actif dans les Caraïbes avant de rejoindre Simon Bolivar dans son combat pour l'indépendance des colonies espagnoles d'Amérique du Sud.
Eli Boggs 1810-1857 1830-1850 États-Unis Pirate qui navigua dans une jonque chinoise pour faire de la contrebande.
Benito Bonito 1780-1821 1810-1820 Espagne Pirate qui cacha ses trésors de Lima quelque part, certains disent qu'il est dans des falaises en Australie, d'autres qu'il se trouve sur les îles Coco.
Hippolyte de Bouchard 1780-1843 1817-1819 Argentine Marin argentin et français au service de l'Argentine, du Chili et du Perou[30].
Flora Burn Années 1740-1750 Angleterre Femme pirate active principalement sur la côte Est de l'Amérique du Nord à partir de 1741.
Henri Caesar Début XVIIIe siècle 1805-1830 Haïti Pirate haïtien actif dans les Caraïbes au début du XVIIIe siècle.
Cheng I Mort en 1807 Chine Pirate opérant sur les côtés chinoises aux XVIIIe et XIXe siècles.
Cheung Po Tsai Début XIXe siècle Jusqu'en 1810 Chine Actif sur la côte du Guangdong où on prétend qu'il commandait une flotte de 600 jonques.
Ching Shih Morte en 1844 1807-1810 Chine Importante femme pirate de la fin de la Dynastie Qing.
Chui A-poo Mort en 1851[31]? Années 1840-1850 Chine Basé dans la baie de Baya à l'est d'Hong Kong, Chui attaquait les navires d'opium dans la mer de Chine méridionale jusqu'à ce que sa flotte soit détruite par les Britanniques en 1849[32].
Eric Cobham and Maria Lindsey 1700-1760 Années 1720-1740 Angleterre Cobham et sa femme, Maria, opéraient dans le golfe du Saint-Laurent.
Roberto Cofresí 1791-1825 Jusqu'en 1825 Porto Rico Le plus connu des pirates de Porto Rico où il est l'équivalent de Robin des Bois.
Diabolito (Petit Diable) Mort en 1823 Cuba Pirate cubain actif dans les Caraïbes durant le début du XIXe siècle. L'un des premiers pirates à être traqué par le commodore David Porter et la « flotte des Moustiques » durant le début des années 1820.
Hezekiah Frith Début XIXe siècle Années 1790-1800 Bermudes Armateur britannique et contrebandier surnommé le « corsaire gentilhomme » aux Bermudes. Il utilisa son commerce comme couverture pour s'adonner à la piraterie et amasser une petite fortune.
Vincent Gambi Mort en 1820 Italie Pirate basé à La Nouvelle-Orléans, il fut associé à Jean Lafitte.
José Gaspar (Gasparilla) 1756-1821 1783-1821 Espagne Personnage du folklore de Floride, il n'y a pas de preuves de son existence avant le XXe siècle[33].
Charles Gibbs 1798-1831 1816-1831 États-Unis L'un des derniers pirates actifs dans les Caraïbes, et la dernière personne exécutée pour piraterie par les États-Unis[34].
"Don" Pedro Gilbert 1800-1834 1832-1834 Colombie Participa à la dernière action de piraterie connue de l'Atlantique[35],[36].
Bully Hayes 1829-1877 1850-1877 États-Unis Pirate de la mer du Sud, qui pratiqua l'esclavage dans le Pacifique Sud, et pilla des navires.
Albert W. Hicks 1820-1860 1840-1860 États-Unis Pirate qui pilla les convois d'or durant la ruée vers l'or en Californie. Il fut pendu à Liberty Island en 1860.
Bill Johnston 1782-1870 1810-1860 États-Unis Surnommé le « pirate des Mille-Îles ».
Edward Jordan 1771-1809 1794-1809 Canada Pirate canado-irlandais de Nouvelle-Écosse.
Nathaniel Gordon 1834-1862 1860 États-Unis Le seul marchand d'esclaves américain a avoir été condamné et exécuté « pour s'être engagé dans la traite négrière » en accord avec la loi sur la piraterie de 1820[37].
Catherine Hagerty et Charlotte Badger Début XIXe siècle 1806 Angleterre Condamnées en Australie[38].
Jorgen Jorgensen 1780-1841 1807-1808 Danemark Aventurier danois et écrivain, il fut capturé par les Britanniques pour piraterie durant les guerres napoléoniennes[39].
Jean Lafitte 1776-1826? 1803-1815 et 1817-années 1820 France Pirate français d'origine juive, actif dans le golfe du Mexique durant le début des années 1800. Fugitif recherché par les États-Unis, il participa à la bataille de la Nouvelle-Orléans.
Pierre Lafitte 1770-1821 1803-1821 France Pirate français, beaucoup moins connu que son frère Jean Lafitte, actif principalement dans le golfe du Mexique.
Sam Hall Lord 1778-1844 Années 1800-1840 Barbade Sam Lord est le plus célèbre boucanier de l'île de la Barbade.
Kazimierz Lux 1780-1846 1803-1819 Pologne Le Pirate polonais des Caraïbes.
Samuel Mason 1739-1803 Jusqu'en 1803 États-Unis Initialement juge associé en Virginie, Mason devint un voleur de grand chemin et un pirate de haute-mer.
Shap Ng-tsai 1845-1849 Chine Commandant environ 70 jonques dans la mer de Chine méridionale avant de se retirer et d'accepter le pardon du gouvernement chinois.
Benito de Soto 1805-1830 1827-1830 Espagne Le plus célèbre de la dernière génération de pirates de l'océan Atlantique.
Rachel Wall 1760-8 octobre 1789 1781-1782 Province de Pennsylvanie Rachel et son époux George Wall furent actifs sur les côtes du New Hampshire jusqu’à ce que George et son équipage coulent à pic. Elle fut pendue à Boston le 8 octobre 1789.
Alexander White Mort en 1784 Jusqu'en 1784 Côte Est de l'Amérique Pendu pour piraterie à Cambridge en novembre 1784.
Dominique You 1775-1830 1802-1814 Haïti Acquit une réputation de pirate audacieux. Devenu politicien à La Nouvelle-Orléans.

Après 1901[modifier]
Plusieurs associations estiment que Paul Watson (cheveux blancs) utilisent des méthodes dignes de la piraterie.Nom Vie Années d'activités Pays d'origine Commentaires
Boysie Singh 1908-1957 1947-1956 Trinidad Actif entre le Venezuela et Trinidad. Singh attaquait des bateaux de pêche, tuait l'équipage et volait le moteur du bateau avant de couler l'embarcation et de vendre sa prise[40].
Paul Watson Né en 1950 1978- Canada Watson est un défenseur du droit des animaux, fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society. Ses méthodes sont tellement brutales qu'il est qualifié de pirate[41].
"Roaring" Dan Seavey 1867-1949 1900-1930 États-Unis Actif dans les Grands lacs américains.
Felix von Luckner 1881-1966 1916-1917 Allemagne Officier naval allemand. Actif durant la première guerre mondiale.
Peter de Neumann 1917-1972 21 juin 1941 Royaume-Uni Second officier à bord du navire Criton de la Royal Navy (capturé par la France de Vichy). Surnommé « l'homme de Timbuctoo »[42],[43].
Asad 'Booyah' Abdulahi 1966- 1998- Somalie Chef pirate somalien, actif dans la capture de navires dans le golfe d'Aden et l'océan Indien pour des rançons[44].
Abdul Hassan 1969- 2005- Somalie Pirate somalien surnommé « celui qui ne dort jamais ». Meneur d'un groupe de 350 hommes, les « gardes de la Côte régionale et centrale », actif dans la capture de navires pour des rançons[45],[46],[47].
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