Le rendez-vous des anciens et amis de la Force Navale - Het rendezvous van de oudgedienden en vrienden van de Zeemacht
 
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 CORSAIRES ET PIRATES

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nain de jardin
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MessageSujet: TRESOR DISPARUS    Jeu 15 Sep 2011 - 21:25


Tresor de Rommel : Rommel aurait, selon les dires et écrits d'anciens SS, en 1943 immergé au large de Bastia en Corse un cargo rempli de caisse d'or pillé durant toute la campagne d'Afrique dont notamment 6 caisses métalliques remplies de lingots d'or volés a la communauté juive de Tunisie. Selon le gouvernement Français, le trésor aurait un volume trop important pour avoir été trouvé sans qu'il s'en rendent compte et reste donc encore au large de Bastia.
Trésor du Cabinet d'Ambre[2].
Le collier en or du dernier empereur inca Atahualpa : il mesure 350 pas, 200 hommes sont nécessaires pour le porter.
Trésor du roi africain Lobengula (cf. Bulawayo): ce sont 20 charrettes à bœufs pleines de pierres précieuses et de caisses de pièces d'or et des boîtes pleines de diamants
Les mines d'or du roi biblique Salomon : on pense qu'elles étaient en Arabie saoudite. Peut-être serait-ce la mine Mahd adh Dhahab ?
Les richesses du temple de Sïwah (ou Siwah, en Égypte)
La tombe de Gengis Khan avec ses trésors géants
Dans le plus grand lac d'altitude du monde, le Titicaca, dans les Andes, des quantités énormes d'or ont servi d'offrandes, jetées au fond.
Dans le bois au-dessus de la montagne avec la tête de chien, quelque part au Zimbabwe, se trouve une ville disparue avec le trésor d'or du roi Monomotapa (Mwene Mutapa, "roi des mines")
Quelque part dans le jardin du Château de Malmaison il y aurait une partie de la fortune de l'empereur Napoléon
Devant les Îles Scilly sur la côte anglaise naviguaient plusieurs bateaux remplis de trésors de la fameuse Invincible Armada, ils ont coulé.
Sur le Péloponnes en Grèce, coulait en 1827 une flotte turco-égyptienne, de l'or d'une valeur de plus de 200 millions de Deutschmarks était à bord Bataille de Navarin.
L'or de Darius III est considéré comme le plus gros trésor de tous les temps. Une partie fut volée par Alexandre le Grand, vers 334 av. J.-C., alors qu'il pille Suse, Issos, Damas et Persépolis. Il a récolté seulement dans Persépolis environ 9 000 talents d'or et 40 000 talents d'argent. Sachant qu'un talent pèse 26,2 kg, cela fait plus que 1 000 tonnes ou autrement dit 50 gros semi-remorques remplis de métal précieux - et cela rien que pour une ville. Diodore de Sicile rapporte qu'Alexandre le Grand a transporté son butin sur 3 000 chameaux porteurs et 10 000 paires de mulets, équivalent à plus de 23 000 animaux porte-faix. Sans compter la part que Darius III a mis en sécurité, Alexandre le Grand a dérobé en Perse à l'époque 750 000 talents, environ 19 650 tonnes, qui sont en gros 980 trains de marchandises de 20 tonnes plein d'or et d'argent, sans compter les joyaux et autres objets de valeur. Comme il continuait plus tard avec son armée vers l'Égypte, il laissa, en legs, les boucliers de ses soldats armés d'argent pur. Darius s'enfuit avec une petite caravane vers sa résidence d'été à Ecbatane (aujourd'hui Hamadan en Iran), où il eut son dernier trésor public. Aux environs de la ville il laissa enterrer en legs, tout ce qui était en or, argent et autres objets de valeur, avant de mourir. Quand Alexandre le Grand pilla la résidence d'été, il ne vit aucune trace du trésor. Il laissa ensuite ses troupes pendant des semaines chercher en vain dans les alentours. Environ 250 ans après, Marcus Licinius Crassus cherchait l'or et conduisait pour cette raison une guerre avec les Parthes. Jules César et Marcus Antonius cherchèrent aussi comme l'empereur Néron l'or perse mais sans réussite. En 1973, le chah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi fit chercher le trésor: une expédition américaine vint à l'œuvre avec des appareils modernes, mais ne trouvèrent rien. Ainsi se trouve l'or de Darius jusqu'à aujourd'hui dans un périmètre d'environ 100 km autour de Hamadan.
Trésor de Rennes-le-Château, découvert ou non par Bérenger Saunière, c'est aussi le trésor de Blanche de Castille (l'or de la couronne de France).
Sous le vieux château de Saxdorf (Allemagne), doit être caché l'or de pirates.
En Bavière, à Schambachtal, l'or de Müllers Alois Mederer
En Bavière, dans l'Inn, aux abords de Mühldorf, une grosse partie de l'argenterie de Maximilien-Emmanuel de Bavière.
Au Mans, des nonnes du couvent des Ursulines ont caché leurs possessions collectives en sécurité ayant peur des troupes révolutionnaires. Depuis 1790 le trésor est enfoui.
Trésor du chef vendéen François-Athanase Charette de La Contrie, capturé et exécuté en mars 1796 en laissant enfoui sur son territoire un trésor composé de 6 000 louis d'or, de dollars américain et de livres sterling.
Trésor des Templiers, à Gisors doit se trouver la plus grosse partie.
Dans les environs de la Tour de Londres, en 1658, plusieurs petits tonneaux contenant environ 50 000 pièces d'or ont été enterrés.
Trésor dit « de Priam » : trésor (composé de récipients, de pièces de monnaie, de statuettes, de bijoux, etc.) trouvé en 1873 à Hissarlik par Heinrich Schliemann mais reperdu (volé ?) en 1945.
Le secret de La Buse
Le trésor de Jean Lafitte (seulement une infime partie a été découverte) doit se trouver à plusieurs endroits sur l'Île Padre; des pièces qu'il a fait couler en barres dans un four primitif doivent se trouver sur la côte du cap Delaware enfoui près d'une grosse falaise.
Le trésor des nazis dans le lac Toplitz
On dit que le légendaire pirate William Kidd avait caché un trésor avant de se faire pendre
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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Jeu 15 Sep 2011 - 21:27

Trésors potentiels[modifier]Les épaves non découvertes dans le monde sont évaluées à plus de 3 millions. Rien qu'aux Açores, 850 navires - dont 90 galions espagnols et 40 bateaux portugais qui faisaient la route des Indes - reposeraient au fond des eaux. Les côtes des pays d'Amérique latine et des Caraïbes, de par leur histoire, regorgent également d'épaves. Dans la seule baie de Montevideo, en Uruguay, plus de 200 naufrages importants ont été recensés entre 1772 et 1930.

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Nicmataf
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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Jeu 15 Sep 2011 - 22:34

Salut cher pirate,

Es-tu sûr que ces trésors ne sont pas comme le Saint-Graal ? Il doit y en avoir, mais n'a-t-on pas exagéré leur importance ? Plus le sois-disant trésor est fabuleux, plus le pirate avait un renom. Une chose qui me pose la question est : Les pirates suivaient un code à la lettre. Le partage du butin, plus ou moins équitable, faisait partie de ce code. Chaque homme avait sa part, plus une rawète selon qu'il avait perdu, soit un oeil, une jambe, une main ou une autre blessure. Il y a des textes qui donnent le montant pour chaque partie perdue. Si un capitaine essayait de gruger l'équipage, il était destitué et/ou puni. Alors, je me pose la question, comment une chef a-t-il pu amasser, cacher un trésor à l'insu de ses hommes ? Que l'on trouve des épaves avec un contenu avec une certaine valeur est une chose, mais un trésor caché, avec carte en plus (et dessiné par qui ?), cela relève de légende que l'on raconte sur certains pirates. Avis personnel !
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René
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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Jeu 15 Sep 2011 - 23:07

bonjour,
chercheur de trésor, certaines personnes en ont fait un métier.
Comme l'américain Bill warren.
Non non, ce n'est pas un mite.

http://www.plongeur.com/magazine/2007/05/21/decouverte-epave-tresor-atlantique/

Par un bel après-midi d'automne, dans une propriété des Yvelines, un ouvrier fait une fausse manoeuvre avec son camion. Il endommage le pilier en pierre qui soutient la grille de l'entrée. Inquiet, il s'approche pour mesurer l'étendue des dégâts. Quelle n'est pas sa surprise de voir dégringoler une pluie de pièces d'or neuves, à l'effigie de Louis XV et de Louis XVI! Le magot avait été caché là, pendant la Révolution, par un aristocrate qui craignait la mise à sac de ses biens par les sans-culottes.
Comme le prévoit la loi, l'ouvrier et le propriétaire des lieux se sont partagé cette fortune inespérée.
Le mois dernier, c'est un jeune Lorrain Patrice Traber-Seer, qui se promène sur un chemin communal, entre seigle et colza. Apercevant sous ses pieds quelques piécettes anciennes, il soulève une pierre plate et découvre un chaudron rempli à ras bord de monnaies en bronze. Le maire de Pierreville (Meurthe-et-Moselle) est prévenu. Les archéologues accourent: il s'agit d un dépôt monétaire du Bas-Empire romain, du IIIe et du IVe siècle après Jésus-Chris
http://www.lexpress.fr/informations/les-tresors-caches-en-france_595439.html

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-mystere-du-tresor-corse-enfin-perce_931628.html

http://www.rhedae-magazine.com/Le-tresor-decouvert-en-2007-proviendrait-bien-d-une-fregate-espagnole_a155.html

Bonne lecture.

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Nicmataf
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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Ven 16 Sep 2011 - 0:11

Salut René,

Je parlais de trésor de pirate caché dans un endroit secret avec carte et non de celui trouvé dans un navire coulé ou qui a fait naufrage. C'est pas la même chose.
Georges, tu peux nous trouver des vraies recettes de ce que mangeaient les pirates et ce qu'ils buvaient ? Attention ! Pas des recettes pour touristes qu'on a l'habitude de nous bassiner, mais selon les documents de l'époque.
Challenge pour toi, mon "grand" Very Happy
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MessageSujet: nourriture du pirate et vie a bord   Ven 16 Sep 2011 - 5:45

Comment se passait la vie des pirates sur un bateau ?
R: Entre deux attaques et pillages, les pirates risquaient de s'ennuyer fermement et de devenir très irritables à bord de leur bateau étroit.
L'espace sous le pont du navire était très confiné, crasseux, il sentait mauvais l'eau croupie, le goudron, la saleté et les excréments de rats. L'équipage dormait dans des hamacs ou parterre, mais une partie passait la plupart du temps sur le pont par manque de place, sauf en cas de tempête. Par beau temps, on ouvrait les sabords et écoutilles afin d'apporter un peu d'air et de lumière au pont, car il y faisait sombre, humide et étouffant !
Les membres de l'équipage étaient constamment occupés par leurs corvées car il fallait monter dans la mâture, amener les voiles ou en placer de nouvelles, manipuler les cordages pour naviguer, et aussi réparer les équipements habimés, et nettoyer leurs armes. Cette dernière tâche étant obligatoire et notifiée dans l'acte de chasse-partie. Par beau temps, ils devaient briquer les ponts, en quelque sorte l'humidifier, car s'il sêchait il se craquelait à cause des propriétés de l'eau de mer, et les marins pouvaient se couper leurs pieds nus.
La coque du bateau devait être nettoyée pour éviter que les algues, coquillages et divers animaux marins ne ralentissent le navire. Les pirates devaient donc régulièrement faire cale sêche sur une plage et gratter la coque puis y ajouter un mélange permettant de mieux faire glisser le navire sur l'eau et de repousser les animaux friands du bois de la coque.
La nourriture des pirates était peu variée et vraiment pas appétissante car ils n'avaient guère l'occasion de pouvoir embarquer de la nourriture fraîche en raison de leurs longs voyages. Ils embarquaient cependant des poules pour avoir des oeufs frais, des porcs, des chèvres et pêchaient du poisson. L'eau potable se gâtait très vite, ils s'arrangeaient donc pour mélanger le rhum avec l'eau de manière à ce qu'elle tienne plus longtemps. Les pirates mangeaient leurs biscuits de marins (dur comme du bois !) dans le noir, afin de ne pas y voir grouiller les asticots. Le cuistôt du navire était appelé "coq", c'était en général un pirate ayant perdu un bras ou une jambe et qui ne pouvait servir à rien d'autre. IL allumait ses fourneaux uniquement par mer calme afin d'éviter un incendit à bord.
Les jeux d'argent étaient interdits afin d'éviter les bagarres. Heureusement, ils avaient des perroquets pour les divertirs qu'ils avaient capturés dans les îles, ou bien ils chantaient pendant leur dur labeur.


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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Ven 16 Sep 2011 - 5:49

Que mangeaient les marins à bord du HMS victory ?
R: Les marins emportaient à bord des poules pondeuses qui logeaient dans des cages et des chèvres qui allaient quelques fois en liberté sur les ponts. Ils pêchaient des poissons. Il avaient aussi des boeufs et des cochons qu'ils mettaient dans un parc à bétail. Ces animaux procurant de la viande fraîche étaient destinés essentiellement aux officiers !
Les matelots quant à eux avaient des pois secs à base de toutes les soupes, de la viande pourrie, des biscuits infestés de vers et durs comme de la pierre, de l'eau croupie à moitié boueuse !
Afin de lutter contre le scorbut, des fruits et légumes frais étaient embarqués, tels que des citrons, des choux, oignons, etc.


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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Ven 16 Sep 2011 - 5:50

Qu'est-ce-qu'un biscuit de marin ?
R: Le biscuit de marin, plus communément appelé biscuit de mer, était jadis à la base de la nourriture de tout marin.
Les voyages en mer étaient très long et la conservation des aliments posait de sérieux problèmes. Même la viande salée finissait par pourrir ! Seuls restaient les biscuits de mer, extrêmement durs et pouvant être conservé parfois plusieurs années. Les marins les mangaient de préférence dans le noir pour ne pas voir la moisissure et les insectes grouiller dedans !

Le biscuit de mer était composé d'un pain sans levain composé de farine de blé comptant de la vitamine B et environ 10% de protéines. Il était très dense, cuit et recuit de nombreuses fois jusqu'à ce que l'humidité soit devenue complètement absente.
D'où l'origine du mot biscuit venant du temps jadis des marins au Moyen-Age, appelé "bis-cuit", cuit deux fois.
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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Ven 16 Sep 2011 - 5:56

Le rougail saucisses
des pirates


Prendre deux gros oignons et les hacher (en pleurant comme un capitaine espagnol pris à l’abordage).

Ecraser deux gousses d’ail avec deux ou trois petits piments et du gros sel (histoire de chauffer comme le fut d’un canon après une bordée).

Prendre six grosses saucisses fumées (achetées à un boucanier), les piquer avec une fourchette (comme un officier anglais soumis à la question) et les faire bouillir le temps de prendre un premier verre de rhum (10 mn). Puis les égoutter.

Dans une grande marmite faire chauffer de l’huile à un feu digne de l’enfer. Y faire revenir les oignons, la pâte d’ail pimentée et une grosse pincée de thym. Une fois que l’oignon est revenu rajouter 5 tomates (cueillies dans une île déserte) découpées en morceaux. Tourner, couvrir et laisser cuire à feu doux le temps de boire un autre verre de rhum. Ajouter les saucisses et laisser cuire à feu doux en sirotant deux verres de rhum.


Si vous pouvez choisir entre les deux marmites (attention au rhum), servir avec du riz blanc pris sur un navire du grand mogol et accompagné de bière ou de beaujolais.
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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Ven 16 Sep 2011 - 5:58

Dire que nos amis les pirates étaient de fins cuisiniers serait sans le moindre doute une exagération. Voir un franc mensonge. Cependant ces forbans appréciaient la bonne chair et bon vin. Mais hélas à l’époque les navires ne touchaient terre que rarement, les patates «chaviraient» en un rien de temps, l’eau conservée dans des fûts croupissait, le lard pourrissait, le biscuit était dévoré par des charançons. Bref le congélateur n’avait pas encore été inventé.

Les navigateurs de l’époque avaient trouvé quelque solutions pour limiter cela : on embarquait des animaux vivant à bord et on utilisait des légumes séchés ou en farine. Les flibustiers quant à eux avaient trouvé une autre solution pour conserver ces aliments périssables. Dés qu’un navire était capturé les pirates s’emparaient de la nourriture de la cambuse et la mettait à un endroit parfaitement sure à leur sens : leur estomac. Après une prise ils engloutissaient en un rien de temps les provisions quitte à souffrir de faim, de soif et de scorbut quelques semaines plus tard.

Les boucaniers quant à eux avaient pris l’habitude de fumer (boucaner) la viande des animaux qu’ils abattaient sur les terres espagnols. On rapporte aussi qu’ils avaient la détestable habitude après avoir écorcher un bœuf espagnol de briser les os de la bête et d’en aspirer la moelle toute sanglante et encore tiède.

On appréciait aussi beaucoup les épices et tout particulièrement le piment. Ce dernier avait deux avantages : d’une part il permettait de réduire les portions individuelles, d’autre part il masquait le goût de viandes parfois quasiment pourries.



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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Ven 16 Sep 2011 - 6:00

Avery
Ce célèbre pirate de l’océan indien est né en Angleterre prés de Plymouth en 1675. D’une famille de marin et son brevet de second en poche il s’embarque tout d’abord à bord d’un navire marchand. C’est après avoir montré son habileté à ce poste qu’on l’envoya à bord du Duke, toujours en qualité de second, en Espagne. C’est de là qu’il devait partir, avec un autre navire anglais (la Duchess) et de trois navires de guerre espagnols, faire la chasse aux contrebandiers français dans la mer des Antilles.

C’est à ce moment qu’il résolut d’embrasser une carrière criminelle. Après être rentré dans les bonnes grâces de l’équipage il projeta une mutinerie et de s’emparer du navire afin d’aller chercher fortune dans l’océan indien. Un soir, alors que le Duke était à l’ancre à La Corogne et le capitaine ivre de punch dans sa cabine, une partie de l’équipage de la Duchess monta à bord et s'en rendit maitre. Le navire parvient à quitter le port sans que quiconque, pas même le capitaine (ivre il est vrai) ne s’en aperçoive. Le capitaine fut par la suite débarqué à bord d’une chaloupe avec quelques hommes qui lui étaient restés fidèles et put rejoindre la terre sans danger.

La croisière d’Avery l’emmena jusqu’à Madagascar. Là il trouva par hasard deux Sloops pirates qui, après l’avoir pris pour un navire à leur recherche, s’allièrent à lui. Leur première prise devait construire durablement la légende d’Avery. Il s’agissait en effet d’un gros vaisseau marchand du grand Mogol transportant richesses et personnalités vers la Mecque pour un pèlerinage. La légende veut que ce navire ait transporté une fille du grand Mogol qu’Avery aurait enlevé et épousé. La prise du navire se fit sans difficulté, Avery restant prudemment à distance et laissant ses alliés faire la basse besogne. Les trésors pris à cette occasion sont difficiles à évaluer. Sans doute étaient-ils d’une valeur considérable. On notera qu’Avery s’empara discrètement à cette occasion de la plupart des pierres précieuses du bord dont les autres membres d’équipage ne faisaient pas cas.

Le grand Mogol rentra dans une rage folle en apprenant la nouvelle. Il menaça de rejeter tous les Anglais à la mer par la force des armes, les rendant responsable de cet acte fait par un navire de leur nation. L’Angleterre avait à cette époque déjà un grand nombre de comptoirs sur la cote indienne et dut donc promettre de faire tout en son pouvoir afin de livrer aux autorités indiennes les coupables. C’est cela qui fit connaître en Europe le capitaine Avery.

Avery cependant n’entendait pas partager avec ses alliés les formidables trésors pris à cette occasion. Il parvint à convaincre les deux autres capitaines de lui confier leurs parts. Comment s’y prit-il ? De manière assez simple : en leur démontrant le mauvais état de leurs navires en cas de tempête et leur faiblesse en cas de confrontation avec un navire de guerre. Dés la nuit venue il faussa compagnie à ses ex-alliés.

Il s'arréta au passage (en 1695) à l'île Bourbon (la Réunion) pour y débarquer 70 pirates. Quelques un voulaient rester dans l'océan indien avec leur butin, d'autres ont été débarqué de force. Certains ont fait souche à la Réunion : Victor RIVERAIN, Etienne LE BAILLIF, François BOUCHER, Jacques HUET, Jacques PICARD et Henri GRIMAUD. Quand à ceux débarqués de force, ils s'attelèrent à la construction d'une barque pour continuer leur sinistre carrière. C'était sans compté sur la venue le 2 juillet 1696 de l'escadre française de Serquigny, qui détruisit par le feu la barque presque achevée et ramena 20 des pires d'entre eux en France afin qu'ils y soient jugés et pendus

Avery fit ensuite route vers les Amériques et accosta aux Bahamas. Là les forbans vendirent leur navire et achetèrent un Sloop avant de faire voile pour la Nouvelle Angleterre. Avery y débarqua une partie de l’équipage avec leur part de butin. Après avoir tenté sans suscé de s’installer en Nouvelle Angleterre il résolut avec quelques hommes de retourner en Irlande. Après avoir vendu le Sloop, s’en être partagé le prix, tous se quittèrent. Avery alla à Bristol. Son but était de pouvoir y vendre discrètement les pierres précieuses qu’il avait conservées. En effet ces dernières le reliaient par trop directement à l’acte de piraterie dont toute l’Angleterre parlait alors.

De retour dans son Devonshire natal il contacta des marchands qui devaient se charger d’écouler les pierres précieuses. Il leur confia sa fortune et reçu, dans l’attente que la vente se fasse, une petite somme d’argent. Il ne put jamais obtenir autre chose. Lorsqu’il vint réclamer son due les marchands le menacèrent de le dénoncer s’il insistait. Il finit par retourner en Irlande où il mourut de faim et de misère dans la rue, alors que tout le monde le croyait à la tête de fabuleuses richesses dans son royaume de Madagascar.
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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Ven 16 Sep 2011 - 6:02

Une vie de pirate


Un pirate qui s'était mal conduit pouvait s'attendre à de gros ennuis.
Pour tous les marins la flagellation était la punition la plus courante.
On fouettait ou on flagellait, avec "le chat à neuf queues" celui
qui s'était rendu coupable d'un méfait.
Autre châtiment typique: on bourrait la bouche d'un homme d'étoupe noire
(des bouts de cordage goudronnés), à laquelle on mettait le feu.
De nombreux supplices du genre étaient imposés aux pirates
qui ne suivaient pas les règles.


Pour se détendre après une journée, les pirates aimaient
chanter, danser, jouer une partie de cartes ou de dés et s'enivrer.
Ils réparaient et nettoyaient le bateau, et raccommodaient leurs vêtements
-ce nétait pas très drôle, mais cela valait mieux qu'être supplicié!
En tout cas les pirates ne risquaient pas de trop manger.
Ce qu'on leur servait durant les longs voyages en mer était écoeurant.
Les réserves de nourriture fraîche s'épuisaient vite.
On devait saler à l'excès la viande et le poisson pour les conserver.
Au lieu de pain, rassis depuis longtemps, on se contentait de biscuits
très vite attaqués par les charançons.
Les pauvres pirates les avalaient dans le noir pour ne pas
voir leur dîner grouiller de bêtes.
Et ces biscuits devenaient parfois si durs qu'il était plus facile
de les sculpter que de mordre dedans.
À bord, on buvait du rhum et de l'eau-de-vie:
ces alcools se gardaient mieux que la bière et l'eau.


Évidemment, les hommes étaient souvent malades.
Les voiliers étaient sombres, humides, surpeuplés
et souvent infestés de rats et de punaises.
Ces conditions, ajoutées au manque de nourriture et d'eau fraîche
causaient de terribles maladies.
À chaque long voyage, le capitaine savait que près de la moitié de son équipage
mourrait du typhus, de la malaria, de la fièvre jaune et du scorbut.
Voilà pourquoi les pirates, lorsqu'ils capturaient un bateau,
cherchaient avant tout la pharmacie du bord.


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MessageSujet: Corsaires et pirates   Ven 16 Sep 2011 - 10:18

Voici un bouquin qui relatte bien quelques corsaire bien connus ainssi que d'autres

Désoler pour la tache

A+
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MessageSujet: chasse-partie des pirates   Ven 16 Sep 2011 - 10:41

R: Le contrat qui règlemente la vie de groupe des pirates appelé "chasse-partie" est généralement mélangé dans les histoires ou biographies des livres et ne porte pas de chapitre particulier qui leur est dédié.
Mais je vous en donne la définition :
Sur un navire, toutes les décisions sur la destination, l'objet de l'expédition et les prises, étaient collectives. Quelques jours avant le départ, l'équipage et le capitaine concluaient un contrat chasse-partie (corruption du terme charte-partie), prévoyant la mise de fonds, les frais généraux, la répartition des bénéfices, des indemnités, les punitions en cas de manquement à la discipline, tout en mettant l'accent sur des valeurs privilégiées par la société pirate : l'égalité, le mérite, le courage et le libre consentement.
La charte était signée en jurant sur la bible ou sur une hache. Cette charte faisait intervenir les principes de l'élection, les primes de rendement, etc, et les indemnités pour accident du travail (une sorte de sécurité sociale !).
Voici un extrait de la chasse-partie conclue entre Bartholomew Roberts et son équipage :


I. Chaque pirate pourra donner sa voix dans les affaires d'importance et aura un pouvoir de se servir quand il voudra des provisions et des liqueurs fortes nouvellement prises, à moins que la disette n'oblige le public d'en disposer autrement, la décision étant prise par vote.
II. Les pirates iront tour à tour, suivant la liste qui en sera faite, à bord des prises et recevront pour récompense, outre leur portion ordinaire de butin : une chemise de toile. Mais, s'ils cherchent à dérober à la compagnie de argenterie, des bijoux ou de d'argent d'une valeur d'un dollar, ils Seront abandonnés sur une île déserte. Si un homme en vole un autre, on lui coupera le nez et les oreilles et on le déposera à terre en quelque endroit inhabité et désert.
III. Il est interdit de jouer de d'argent aux dés ou aux cartes.
IV. Les lumières et les chandelles doivent être éteintes à huit heures du soir. Ceux qui veulent boire, passé cette heure, doivent rester sur le pont sans lumière.
V. Les hommes doivent avoir leur fusil, leur sabre et leurs pistolets toujours propres et en état de marche.
VI. La présence de jeunes garçons ou de femmes est interdite. Celui que 1'on trouvera en train de séduire une personne de l'autre sexe et de la faire naviguer déguisée sera puni de mort.
VlI. Quiconque déserterait le navire ou son poste d'équipage pendant un combat serait puni de mort ou abandonné sur une île déserte.
VIII. Personne ne doit frapper quelqu'un d'autre à bord du navire ; les querelles seront vidées à terre de la manière qui suit, à l'épée ou au pistolet. Les hommes étant préalablement placés dos à dos feront volte-face au commandement du quartler-maître et feront feu aussitôt. si l'un d'eux ne tire pas, le quartier-maître fera tomber son arme. Si tous deux manquent leur cible, ils prendront leur sabre et celui qui fait couler le sang le premier sera déclaré vainqueur.
IX. Nul ne parlera de changer de vie avant que la part de chacun ait atteint 1000 livres. Celui qui devient infirme ou perd un membre en service recevra 800 pièces de huit sur la caisse commune et, en cas de blessure moins grave, touchera une somme proportionnelle.
X. Le capitaine et le quartier-maître recevront chacun deux parts de butin, le canonnier et le maître d'équipage, une part et demie, les autres officiers une part et un quart, les flibustiers une part chacun.
XI. Les musiciens auront le droit de se reposer le jour du sabbat. Les autres jours de repos ne leur seront accordés que par faveur.

Voici le barème établit en cas de mutilation dans les Caraïbes au XVIIè siècle :
Perte des 2 yeux = 2000 piastres ou 20 esclaves
Perte des 2 jambes = 1500 piastres ou 15 esclaves
Perte du bras droit = 600 piastres ou 6 esclaves
Perte du bras gauche = 500 piastres ou 5 esclaves
Perte d'un oeil = 100 piastres
Perte d'un doigt = 100 piastres
1 piastre (monnaie espagnole) = 8 reaux = 1 pièce de huit

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MessageSujet: Re: CORSAIRES ET PIRATES   Ven 16 Sep 2011 - 10:48

Quelle est la symbolique de l'anneau à l'oreille du pirate ? Ne serait-ce qu'une idée reçue de plus ?
R: Les marins portent des boucles d'oreilles depuis fort longtemps. Celles-ci sont sujettes à de nombreux symboles :
Depuis l'antiquité, porter un anneau d'or à l'oreille préserve de la noyade et des naufrages.
Le marin doit obligatoirement se percer l'oreille et ne pas utiliser des boucles à pinces. Le trou dans le lobe procure une bonne vue et éloigne les maux ophtalmiques. Le marin aura une assez bonne vue pour repérer de loin des écueils, navires ennemis, etc.
L'anneau d'or à l'oreille est aussi un trésor pour le marin, principalement destiné au curé pour payer ses obsèques si le marin venait à mourir loin de son pays.
La boucle d'oreille était le symbole des fiançailles entre le marin et la mer.
Enfin, la boucle d'oreille était souvent portée par le marin seulement lorsqu'il avait réussi à franchir le Cap Horn, ce qui correspondait à un vrai trophée pour lui.

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