Le rendez-vous des anciens et amis de la Force Navale - Het rendezvous van de oudgedienden en vrienden van de Zeemacht
 
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 Regia Marina

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Robert
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MessageSujet: Missions humanitaires de Betasom   Ven 22 Nov 2013 - 17:28

Deux missions humanitaires par des s/m italiens furent lancées par Betasom. Toutes les deux en Océan Atlantique Sud très loin au large des côtes de l'Afrique Occidentales. Elles concernaient le sauvetage d'innombrables rescapés de trois important naufrage, la première au bénéfice des naufragés du SS Laconia un grand transport anglais et l'autre au bénéfice des survivant du croiseur corsaire allemand Atlantis et de son ravitailleur Python coulés par le croiseur HMS Dorsetshire. Les circontances de ces missions de sauvetage sont bien trop icomplexes et trop longues pour les relater ici dans un message mais , pour ceux qui ne seraient pas aux courant, je vais essayer d'en donner un résumé le plus concis possible. Je m'efforcerai aussi de donner des détails à ceux qui désireraient appronfondir un peu certaines de ces circonstances.
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Robert
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MessageSujet: L'affaire du Laconia (1)   Ven 22 Nov 2013 - 18:22

Le SS Laconia était un vieux paquebot de 19.900 tonnes de la Cunard White Star Line commandé par le capitaine Rudolph Sharp, un officier de la réserne nanale RNR de la Royal Navy qui avait une très longue epérience du commandement de grands paquebots. Le Laconia avait été construit en bénéficiant de certains subsides de la Royal Navy pour renforcer cerain points des ponts pour les rendre aptes à accepter un canon de six pouces pour servir en croiseur auxilliaire en cas de réquisition de la Royal Navy. Il le fut en effet, non comme croiseur mais comme transport de troupes. Il avit débarqué trois mille hommes et leurs équipements pour l'armée anglaise en Egypte à la fin du mois de juillet 1942.
Il appareilla le 12 août suivant du Golfe de Suez pour son voyage de retour vers la Grande Bretagne. Ses deux puissantes turbines lui permettaient de croiser à 16.5 noeuds et de ce fait, malgré le grand nombre de passagers embarqués il ne devait pas naviguer en convoi et devait faire son retour en solitaire.
Ses passagers étaient tout dabord des familles civiles bloquées en Egypte et qu'il importait de rapatrier en Angleterre. Ensuite des officiers rappellés en mère patrie pour des raisons de service et un petit nombre de blessés nécessitants des soins néccaessres à leur état et difficiles à leur donner en Egypte. Le matin même de leur appareillage
ces passagers eurent l'étonnement de voir accoster des péniches qui amenaient à bord 1800 prisonniers de guerre italiens en uniformes verdâtres plutôt dégueunillés. Ces prisonniers étaient gardés par 103 farouches soldats polonais peu enclins à la fraternisation ni à la rigolade. Ces malheureux Eyties comme les dénommaient les anglais durent descendre par de raides échelles de fer à travers plusieurs ponts pour gagner les cales où ils allaient être embarqués!
Dix jours plus tard il faisait une première escale à Monbasa pour se ravitailler. Les italiens rêvaient de spaghetti et de minestrone, mais devaient se contenter d'une maigre ration journailère de deux tranches de pain avec quelques cuillières de marmelade un bol de maigre soupe et deux quarts de thé léger. Il leur était strictement interdit de fumer mais les cigarettes anglaises de l'époque avaient un fort parfum persitant qui un jour les trahit; ils furent mis au pain pendant deux jours et ne purent aller aux douches qui leur étaient bien nécessaires dans leur état. Le 28, il fit escale à Durban puis aue dernière au Cap. Au départ du Cap se trouvaient à bord : un équipage de 433 hommes et officiers, 286 militaires anglais, 80 passagers civils dont des femmes et des enfants et enfin les 1800 prisonniers italiens et leur 103 gardiens polonais,en tout 2.732 personnes.
Un mois jour pour jour après son appareillage,le 22 septembre; il remontait l'Atlantique Sud et se trouvait à environ 700 milles au sud de Monrovia au Liberia quat il rencontra son destin. (à suivre)



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Robert
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MessageSujet: RMS LACONIA   Lun 9 Déc 2013 - 11:44

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calamar1942
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MessageSujet: Re: Regia Marina   Lun 9 Déc 2013 - 11:49

Eh oui Robert ,triste destin pour se navire
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Robert
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MessageSujet: Affaire du Laconia (2) Le torpillage   Jeu 12 Déc 2013 - 12:29

NB conc.mon précédent , avant dernière ligne lire 12 au lieu de 22 septembre

Le 12 septembre 1942, un mois jour pour jour après son appareillage, le LACONIA remontait vers le Nord en Atlantique Sud au grand large des côtes de l'Afrique Occidentale française quand le sort le frappa.Il croisa la route de l'U 156 du Korvettenkapitän Werner Hartenstein détaché en mission vers le Sud pour doubler le Cap de Bonne Espérance et aller opérer au large des côtes de la Mozambique.
Aux environs de l'Equateur les jours et les nuits sont approximativement et le soleil se couche très vite. L'un des survivants du Laconia a raconté qu'en fin de cette journée le ciel était sans nuage et la mer calme, limpide et soyeuse. Quand le soleil plongea sous l'horizon l'obscurité fut rapidement complète sans clair de lune. C'est un malencontreux hasard qui scella le sort du grand navire en le mettant au contact de son bourreau ! En effet, s'il avait gardé son cap il n'aurait pas été aperçu par l'U 156 juste avant la tombée de la nuit, mais peu avant 20 heures il obliqua sur tribord pour faire un zig zag comme recommandé par l'Amirauté. Aurait-il obliqué sur babord ou maintenu son cap que jamais l'U Boot ne l'aurait intercepté. celui-ci venait d'être détaché de la meute Eisbär pour opérer indépendamment et naviguait en surface quand un de ses vigies aperçu une fumée très loin à l'horizon. Arrivé à portée Hartenstein se rendit vite compte qu'il avait affaire à un très grand bâtiment qu'il estima à 12 ou 15.000 tonnes selon son estimation. En ce temps de guerre ce ne pouvait être qu'un croiseur auxiliaire étant sans esorte ou un à tout le moins un transport de troupes, donc un objectif des plus importants et des plus légitimes.
Deux torpilles furent lancées. Dans son kiosque Hartenstein vit nettement un grand geyser blanc qui jaillissait sous la passerelle jusqu'au pont supérieur (a suivre)
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Robert
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MessageSujet: L'affaire du Laconia (3) -Suites du torpillage   Jeu 12 Déc 2013 - 13:15

La première torpille frappa la cale n° 4, juste sous la passerelle, elle enfermait 400 prisonniers italiens qui furent tués sur coup ! La seconde atteignit la cale n°2 dans laquelle un grand nombre de prisonniers périrent également. Les deux eplosions furent nettement entendues par les hommes d'équipage à leurs postes de combat à l'intérieur de la coque du s/m. Ceux-ci étaient satisfait de leur succès qui augmentait leur palmares. Ces vétérans ne se posaient plus de question sur le sort de leurs victimes ni des tragédies qu'elles subissaient. Pourtant, ils ne pouvaient immaginer l'amplitude que celle-ci allait prendre ansi que ses implications.
Dans son kiosque Hartenstein qui avait estimé le tonnage de sa victime à environ 12.000 tonnes commença par se réjouir de son fait d'arme qui allait faire passer son palmarès au delà des 100.000 tonnes, mais il lui restait un job à terminer si possible : la capture du commandant et du Chef mécanicien du paquebot. Cette âche lui apparu vite difficile au milieux des nombreuses épaves, autres débris, qui commençaient à flotter sur la surface ainsi que des canots et des radeaux qui avaient déjà pu être largués.quand un de ses opérateurs radio jaillit dans le kiosque. "Message intercepté commandant ! SSS Laconia- 04.34 S 11.25 W - torpillé". Au grand dam du commandant le sigle SSS confirmait la présence d'un sous marin en plus d'un SOS de détresse classique. A la date du torpillage on relevera dans son log book les mentions " 20.0è h. Carré 7721 - Tubes 1 et 3 - longitude de l'ennemi 140 - Un coup au but vu - un coup au but entendu - très gros navire stoppé et mise à l'eau de ses canots - s'enfonce sur l'avant avec très forte gite sur tribord - sommes en attente qu'il coule " Hartenstein était furieux du message SSS mais ne savait pas encore l'ampleur de la tragédie et des problèmes que son action allait générer.
Le Carré 7721 était un systême de code secret dans le systême dit "Quadratplan de la Kriegsmarine" pour indiquer une position.
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MessageSujet: KK Werner Hartenstein   Jeu 12 Déc 2013 - 16:19

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René
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MessageSujet: Re: Regia Marina   Jeu 12 Déc 2013 - 16:38

"Les deux eplosions furent nettement entendues par les hommes d'équipage à leurs postes de combat à l'intérieur de la coque du s/m. Ceux-ci étaient satisfait de leur succès qui augmentait leur palmares. Ces vétérans ne se posaient plus de question sur le sort de leurs victimes ni des tragédies qu'elles subissaient. Pourtant, ils ne pouvaient immaginer l'amplitude que celle-ci allait prendre ansi que ses implications."


Le cdt du U-156 n' a t'il pas tenté de sauver les passagers quand, il s'est aperçu de la bévue...
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MessageSujet: Werner Hartenstein (2)   Jeu 12 Déc 2013 - 16:39

Le 16 janvier 1943 Hartenstein né en 1908, 125 ème Croix de Chevalier, le 17 septembre 1942 cinq jours après son torpillage du Laconia, appareilla pour une croisière dans la zone des îles du Cap Vert. Ce fut en vain car il n'en fut retrouvé aucune trace. L'U 156 fut le seul commandement d'Hartenstein - de septembre 1941 au 8 mars 1942. Palmarès : 5 croisières - 19 navires coulés -quatre endommagés -
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Robert
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MessageSujet: Réponse à René   Jeu 12 Déc 2013 - 16:56

A mon avis ce torpillage ne peut pas être appelé une bévue. On ne peut pas savoir l'attitude de Hartenstein s'il avait identifié le Laconia avant de le torpiller mais à mon avis il n'aurait pas hésité.Le Laconia en plus de ses passagers civils et de ses prisonniers avec aussi beaucoup de militaires britanniques à bord ainsi qu' un armement ,personnellement et sans pardonner à nos ex-ennemis je pense qu'il avait bien le statut militaire de transport de troupes. Je ne suis pas apte à juger. Ceci est un des grands drames de la guerre qui en compta tant. Les sous-mariniers allemands n'étaient pas tous des nazis ni des volontaires. Ils jouissaient aussi d'un statut priviliégié dans les forces allemandes mais ils l'ont payé d'un très grand tribut. Amitiés et salutations à tous. Robert
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MessageSujet: Sauvetage des passagers du Laconia   Jeu 12 Déc 2013 - 16:59

Sera l'objet de mes deux prochains messages.
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van Kasteren Carlo
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MessageSujet: Regia Marina   Jeu 12 Déc 2013 - 17:30

Merci beaucoup Robert pour tes contributions fouillées qui avivent ma curiosité.
Tu donnes un éclat particulier à l'historique des forces navales et de leurs affrontements.
Au sujet des sous-mariniers allemands de la deuxième guerre mondiale j'ai lu que sur un total d'un peu moins de 40.000 personnes plus de 32000 n'en sont pas revenus!
En attente de lire les suites de tes reportages………………...

_________________
Carlo

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René
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MessageSujet: Re: Regia Marina   Jeu 12 Déc 2013 - 20:20

Robert a écrit:
A mon avis ce torpillage ne peut pas être appelé une bévue. On ne peut pas savoir l'attitude de Hartenstein s'il avait identifié le Laconia avant de le torpiller mais à mon avis il n'aurait pas hésité.Le Laconia en plus de ses passagers civils et de ses prisonniers avec aussi beaucoup de militaires britanniques à bord ainsi qu' un armement ,personnellement et sans pardonner à nos ex-ennemis je pense qu'il avait bien le statut militaire de transport de troupes. Je ne suis pas apte à juger. Ceci est un des grands drames de la guerre qui en compta tant. Les sous-mariniers allemands n'étaient pas tous des nazis ni des volontaires. Ils jouissaient aussi d'un statut priviliégié dans les forces allemandes mais ils l'ont payé d'un très grand tribut. Amitiés et salutations à tous. Robert

Merci Robert, compte rendu perspicace que , je rejoins du début à la fin.
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MessageSujet: Re: Regia Marina   Ven 13 Déc 2013 - 6:46

complément photo et réponse a René
2 sous-marins sont venus le U-156 et le U-507

















Laconia

Le 12 septembre 1942, à 130 milles au nord-nord-est de l'île de l’Ascension, le Laconia avec 136 hommes d'équipage, 80 civils femmes et enfants, 268 militaires britanniques, 160 soldats polonais et approximativement 1 800 prisonniers de guerre italiens, est touché par une torpille sur le flanc droit, qui incendie immédiatement la salle des machines. Cette première explosion fera plus de 450 morts, la plupart des prisonniers italiens, puis une seconde torpille achève le bateau qui s'enfonce alors très vite dans l’océan.
Le capitaine Sharp commandant du navire ordonne l’évacuation des femmes, enfants et des blessés dans les 32 canots de sauvetage encore en état. Des gardes polonais présents dans le bâtiment aident le commandant pour organiser l’évacuation des survivants, ce qui permettra de sauver beaucoup de vies humaines pour les passagers. Certains exécutent ou blessent ainsi à la baïonnette de nombreux prisonniers de guerre italiens souhaitant utiliser les canots de sauvetage du navire, afin que ces derniers restent disponibles uniquement pour les passagers britanniques.


Les sous-marins U-156 et U-507 au secours des rescapés du Laconia
Quand le commandant Hartenstein de l’U-156 se rend compte que des civils et des prisonniers de guerre italiens étaient à bord, il entreprend de sauver les survivants qui se débattaient dans l’océan, et lance par radio un SOS, puis essaie de récupérer le plus possible de rescapés. Au bout de quarante-huit heures, deux bateaux allemands, l’U-506 et l’U-507 se présentent et embarquent en priorité les civils, et affichent sur le ponton le pavillon « croix rouge ». Ignorant le drame et des messages leur étant adressés en anglais et en morse, des avions chasseurs américains repèrent les navires, et commencent à bombarder les passerelles des navires allemands où les survivants avaient pris place. Averti par le commandant, l’amiral Karl Dönitz donne l’ordre d’abandonner les passagers rescapés du Laconia et de plonger le plus rapidement possible (l’U-156 sera obligé de rentrer à sa base pour réparer la coque).
Les ordres non suivis par l’U-507 permettent de récupérer 161 personnes, et le commandant du submersible ordonne de remorquer sept canots de sauvetage remplis de blessés. Il expliquera à sa hiérarchie qu’en cas de danger imminent, il lui aurait suffi de couper les amarres et de plonger.
Le lendemain le U-156 rassemblait 156 rescapés dans sa cale et 60 hommes d’équipage, ce qui représente la limite de surcharge d’un sous-marin. L’U-506 et l’U-507 continuent de récupérer des hommes et des femmes transis qui flottaient encore grâce à leur gilets de sauvetage.
Par le SOS de l’U-156, le drame est connu dans toute la zone, les secours s’organisent pour retrouver les rescapés récupérés par les sous-marins allemands et un cargo italien, le Capellini. Trois bâtiments français partent de Dakar (Sénégal), le Dumont d’Urville, la Gloire, et l’Annamite, embarquent 980 rescapés sur le lieu de rendez-vous.
Témoignage d'un prisonnier italien publié par Jean Noli en 1970 :
« Dès que le navire a commencé à s'incliner, nous avons essayé de sortir de nos prisons. Les Polonais ou les Anglais, je n'en sais rien, avaient tout verrouillé. Dans le compartiment où je me trouvais, nous avons réussi à enfoncer la porte. Nous étions quelques centaines à nous précipiter vers l'ouverture étroite, à nous entasser les uns contre les autres. Celui d'entre nous qui tombait, les autres le piétinaient. Quand nous avons pu nous retrouver à l'air libre, nous nous sommes heurtés aux Polonais, baïonnette au canon. Ils ont essayé de nous refouler et de nous empêcher d'approcher des canots de sauvetage. C'est à ce moment là que j'ai été blessé. À bord il n'y avait que bruit et confusion. Pourtant ce vacarme était couvert par les cris de nos camarades, toujours emprisonnés et qui suppliaient qu'on les délivre. Nous qui étions libres, nous n'avions qu'une solution : nous jeter à l'eau sans gilet de sauvetage, car il n'y en avait pas pour nous! »— Jean Noli, Les Loups de l'Amiral, 1970, p.253
.
Tribunal de Nuremberg
L’amiral Karl Dönitz se retrouve avec vingt autres responsables nazis dans le box des accusés devant le tribunal militaire international de Nuremberg, et est accusé de guerre totale sous-marine, contraire aux lois de la guerre. Il sera reproché à Dönitz qu’une fois l’opération de sauvetage terminée il donnera l’ordre Triton Null, qui précisera qu’aucune tentative ne doit être faite pour sauver les passagers des navires coulés.
Le colonel Phillimore, substitut du procureur fait état des mêmes consignes chez les sous-mariniers américains… ce qui évitera à l’amiral d’avoir une peine plus sévère. Le 1er octobre 1946, Karl Dönitz sera condamné à dix ans de réclusion, reconnu coupable de crime contre la paix et de crimes de guerre.

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SCHOETERS CHRISTIAN
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MessageSujet: U-156   Ven 13 Déc 2013 - 7:32

concernant le U-156


Le 17 septembre 1942, le Korvettenkapitän Werner Hartenstein, grade obtenu au cours de sa troisième patrouille, reçoit la Croix de chevalier de la Croix de fer.


Sa cinquième patrouille le fait partir du port de Lorient le 16 janvier 1943
toujours sous les ordres du Korvettenkapitän Werner Hartenstein.
Après 52 jours en mer, l'U-156 est coulé le 8 mars 1943 à 13 heures 15 à l'est de la Barbade à la position géographique de 12° 38′ N 54° 39′ O

par des charges de profondeur lancées par un hydravion américain Catalina de l'escadron VP-53/P-1.


53 membres de l'équipage sont tués lors de cette attaque.Il y aurra 5 survivants




Survivors in the water





Five survivors aboard life raft dropped by PBY


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