Le rendez-vous des anciens et amis de la Force Navale - Het rendezvous van de oudgedienden en vrienden van de Zeemacht
 
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 Mon passage dans la Royale

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René
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MessageSujet: Re: Mon passage dans la Royale   Dim 23 Mar 2014 - 22:39

Bien vu le petit film . super super super 
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Xavier MONEL
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MessageSujet: 2-ième croisière des Salins   Ven 4 Avr 2014 - 9:15

... Deuxième croisière des Salins.

Branlebas ! branlebas !
Cette nouvelle journée commence tout à fait comme celle d'hier.
Aujourd'hui encore : croisière des Salins.
Par les anciens, j'apprends qu'il en sera de même pendant 1 ou 2 semaines.
Pourquoi ?.
Mais parce que notre bon "Normand" revient d'un long et amollisant périple, qui l'a mené à la Martinique et à la Guadeloupe.
Sa coque et ses superstructures sont rouillées, et surtout, l'équipage a été partiellement renouvelé.
Il convient donc de remettre tout cela en état de fonctionner au top niveau et c'est pour cela que, chaque matin, nous quitterons Toulon pour ce que l'on baptisé familièrement "la croisière des Salins".
C'est ce que l'on appelle : une remise en condition.
Pour ce qui en est de l'entretien du bâtiment, c'est chose relativement facile ; il s'agit principalement de piquer la rouille, de peindre, de graisser, etc...
On fait cela à quai, ou bien en mer quand le temps est clément, et que l'abscence de "postes de combat" le permettent.
Pour le personnel, c'est plus compliqué.
Il s'agit d'apprendre à des marins fraîchement embarqués, et de toutes les spécialités, à s'intégrer à ceux qui sont restés à bord, de telle sorte que le navire redevienne une machine parfaitement rodée et apte à réagir avec rapidité, efficacité, sécurité, professionnalisme, etc...
Mais alors ; qu'est-ce que "la croisière des Salins" ?
En fait, c'est la navigation, pour exercices, dans une zone comprise entre Toulon, la côte varoise jusqu'au cap Camarat (St Trop), les iles d'Hyères et le cap Sicié.
Généralement, on quitte les appontements vers les 5h00 du matin et l'on y revient tard, vers 22h00.
Les journées sont bien remplies et, pendant tout ce temps, on arpente ce quadrilatère en long, en large et en travers, au gré des différents exercices.
Départ, donc...
L'équipage est aux "postes de bande", on cule, on met en avance lente en direction de la passe ; mais ? mais ?...
Mais non ! nous ne gagnons pas directement la passe, mais nous allons défiler à tribord d'un imposant navire américain, qui a du mouiller en plein milieu de la rade, dans la courant de la nuit.
Alors là, je n'en reviens pas ; c'est le "USS Springfield" en chair et en os, un croiseur Lance-Engins dont j'ai construit la maquette (Heller), il y a quelques mois.
Le clairon et le sifflet se manifestent, alors que nous rendons les honneurs dans un "garde-à-vous" impeccable.
Voilà, cette fois, c'est parti pour de bon.
La matinée commence par une série de CASEX et, auparavant, il me faudra descendre à fond de cale pour appliquer ce fameux dôme sonar.
Aujourd'hui, la mer est bien formée et le passage des panneaux étanches et des échelles s'avère encore plus désagréable qu'hier : ah cette odeur et puis cette impression d'être un yoyo (avec le tangage, tu remontes quand tu descend, tu descends quand tu remontes ; brrr...).
Aprés 2 ou 3 CASEX, nous passons à d'autres exercices : sécurité, incendie, voie d'eau, homme à la mer, mise à l'eau de la baleinière, etc...
L'après-midi sera consacré aux "Têtes plates" et, ainsi, se succèderont : tir sur cible flottante ou aérienne remorquées et contre terre (un îlot à l'est de l'ile du Levant en fera les frais).
Enfin, voici l'heure de prendre le chemin du retour et, comme nous sommes très au large du cap Camarat, notre commandant décide de passer par le sud des iles.
Quelle bonne idée; adieu les Salins (marais salants d'Hyères), pour aujourd'hui, tout au moins.
Avant le repas, je profite du peu de temps libre qui me reste pour faire le tour du navire et, au cours de mes périgrinations, je découvre ce qui deviendra mon petit coin favori : l'aileron tribord de la passerelle...
Quel endroit merveilleux ; c'est l'idéal pour voir tout ce qui se passe à bord et hors-bord.
Là, je peux dire que je vais y passer la majeure partie de mes rares instants de loisirs.
La nuit est tombée quand nous embouquons la passe et les lumières de la BAN de Saint-Mandrier défilent à babord.
Chouette, alors ! je n'étais pas de quart, ni au poste de combat ASM, et je n'ai pas eu à descendre au local sonar.
Nous amorçons les manoeuvres d'accostage ; voilà qui est fait.
Ma foi, voilà une journée bien remplie...

XM



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polinar
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MessageSujet: Re: Mon passage dans la Royale   Ven 4 Avr 2014 - 11:09

super merci ,pour ces articles.
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Charly
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MessageSujet: Re: Mon passage dans la Royale   Ven 4 Avr 2014 - 12:39

Et puis ! Croiser au large de St-Trop. ça a quand même une autre gueule que de croiser au large de Coxyde ou Blankenberge.       ahahah    mort de rire
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Virlée
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MessageSujet: Re: Mon passage dans la Royale   Ven 4 Avr 2014 - 12:45

Tu crois !

 sifflotte 
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titian
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MessageSujet: Re: Mon passage dans la Royale   Dim 6 Avr 2014 - 14:41

Autre marine , autre règlement ...
Sur la Godasse personne n'avait le droit d'être à la passerelle ou sur les ailerons de passerelle excepté
le personnel de quart ...
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polinar
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MessageSujet: Re: Mon passage dans la Royale   Dim 6 Avr 2014 - 18:18

hello . 
De retour !!!!
Comme sur le zinnia  super 
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Xavier MONEL
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MessageSujet: Ailerons   Ven 11 Avr 2014 - 14:10

Bonjour Titian.

Effectivement je constate, grâce à ton témoignage, que les us et coûtumes ne sont pas forcément identiques, d'une Marine à l'autre.
Par la suite, sur l'EE D636 "Tartu", j'ai pu faire de même, sans problème ; les ailerons étaient accessibles au personnel au repos, sauf avis express contraire.
Il faut dire que sur les ER et les EE, ils ne faisaient pas vraiment partie intégrante de la passerelle...
Bien à toi ; "bon vent, bon temps".

XM

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Xavier MONEL
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MessageSujet: Re: Mon passage dans la Royale   Mer 16 Avr 2014 - 19:46

...Rencontre avec le SSN-575 "Seawolf".

Comme à l'accoutumée, nous sommes partis de bonne heure pour notre n-ième croisière des Salins.
Passée la jetée, le dôme sonar est à poste, ainsi que tous les DSM ; va donc pour notre premier CASEX.
Tout laisse à penser que la routine va être le lot de cette journée...
Et bien non !
Déjà, nous traversons à bonne vitesse notre aire de jeux habituelle, entre la côte et les iles d'Hyères, pour déboucher en pleine mer, à l'est de l'ile du Levant.
Là, notre vitesse tombe pratiquement à néant, alors que dans un CASEX normal, notre vitesse tourne autour des 17/25 noeuds.
Curieux, curieux, tout cela !!!
Et dire que nous ne pouvons rien voir de ce qui se passe à l'extérieur, nous les DSM, qui sommes condamnés à passer nos postes de combat et de veille dans le noir de notre PC.
Pourtant, une certaine fébrilité de la part de nos supérieurs, aurait du nous alerter.
En effet et contrairement à l'ordinaire, notre chouf, nos boeufs et notre officier restent "collés" à nos sièges d'opérateurs sonar, là, juste dans notre dos.
Oh la, la ; qu'on n'aime pas cà, nous les opérateurs...
Bip, bip, bip ; pas le temps d'annoncer l'écho que déjà notre chouf lâche le morceau ; le voilà !
Le voilà qui ? ; le "Seawolf"!
Mais ma parole, ils savaient et nous, les opérateurs, nous ne savions rien.
Bêtement, nous demandons : le "Seawolf", qu'est-ce que cette bête-là ?
Mais c'est le deuxième sous-marin nucléaire US.
Nous, nous ne connaissions que le Nautilus...
C'est, nous dit-on, un sous-marin de plus de 3.000 tonnes en plongée, avec une vitesse en surface de plus de 20 noeuds et presque autant en plongée.
C'est vrai qu'il va croiser notre route à une sacrée vitesse : 18 noeuds.
C'est prodigieux, nous qui sommes habitués aux 7 noeuds de "l'Astrée", notre bon vieux CASEX-Sub.
Il est fort loin de nous, mais l'écho s'affermit de plus en plus jusqu'à devenir presqu'assourdissant pour nos pauvres oreilles.
Vous avez vu cette latérale, nous dit notre chouf.
Pour ça, qu'il se rassure, oui nous avons vu.
Puis l'intensité des bips décroît, faiblit et puis, ...plus rien.
Nous sommes tous comme hébétés ; tout s'est passé si vite.
"Allez les enfants", la fête est finie ; il faut reprendre la chasse en essayant de détecter notre chère "Astrée".
C'est la voix de notre Capitaine qui nous ramène à la réalité...

XM


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SCHOETERS CHRISTIAN
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MessageSujet: Re: Mon passage dans la Royale   Jeu 17 Avr 2014 - 6:20

bonjour Xavier

a propo de "l'Astée"



Q 200
L' Astrée 2
puis
U F 3

Numéro de coque Q 200
Numéro, marque ou symbole UF3 - S15 - S608
Type Sous-marin de deuxième classe dit de 630 tonnes type Standard Amirauté Y3
Classe Aurore puis Créole
Auteur Pierre Paoli
Type de coque Sous-marin à double coque
Chantier Chantiers Dubigeon à Nantes
Tonnage surface 820
Tonnage Plongée 1170
Longueur 78 m 50
Largeur 6 m 50
Tirant d'eau 4 m 17
Vitesse en surface 15,50 nœuds
vitesse en plongée 9,30 nœuds
Immersion maximum de sécurité 100 mètres
Effectif Mlot-QM-OM + Officiers 47 + 5
Armement évolutif
- 4 tubes d'étrave de 550 mm
- 2 tubes canon de 550 mm à l'avant
- 2 tourelles doubles orientables de 550 mm à l'arrière du massif lesquelles seront supprimées
- 1 canon de 88 mm SKC 35 ( le sas canon fur remplacé par un sas plongeur)
- 1 mitrailleuse de 13,2 mm
- 2 canon Oerlikon AA de 20 mm

Motorisation
- 2 moteurs diesel type Sulzer de 1500 cv
- 2 moteurs électriques de 700 cv puis de 815 cv

Ordonné le 1934
Date de mise en chantier 17.12.1938
Date de mise sur cale 30.11.1939
Date de remise sur cale 1945
Date de lancement 04.05.1946
Date de mise en service 01.01.1950
Date de retrait ou de perte 01.12.1964
Destinée
- Saisi par les allemand alors qu'il n'est qu'à 11% de d'achèvement.
- Devient l’ UF 3 le 13.05.1941.
- Repris par la France à la fin de la guerre.



14-05-2008 - Récit de Jean-René LÉLIAS, mécanicien, embarqué à bord du sous-marin en 1960:

pour l'ASTRÉE on ne peut pas parler d'accident mais plutôt d'un incident comme il en arrivait parfois à cette époque sur les types "Aurore".
Vers le début 1960, l'ASTRÉE avait eu une voie d'eau au niveau du kiosque, le commandant avait décidé de descendre à 100 mètres et il y eu un flambement de la coque épaisse au niveau du kiosque ou du sas de 20 mm, l'équipage à réagit et l'ASTRÉE fut ensuite "détimbré" avec immersion maximale 40 mètres.
Par mesure de sécurité les autres bâtiments de la série ne purent descendre jusqu'à leur désarmement qu'à 60 mètres en "petit p" et 80 mètres en "grand P".
Les coques étaient rivetées, et il y avait parfois en immersion "profonde" des suintements (sans conséquence) au niveau des rivet sur l'arrière des électriques au niveau des compresseurs d'air. Lors des passages aux bassins, à ce niveau, il était impossible de se glisser dans le ballast pour faire une inspection car il n'y avait pas assez d'espace entre la coque épaisse et la coque mince.
Lors du grand carénage de à Cherbourg en 1962, on découpa le bordé de coque mince à ce niveau (opération peut être normale, je ne sais pas) et l'on s'aperçut que les têtes de certains rivets à l'intérieur des ballasts étaient devenues grosses comme des gros champignons et n'étaient plus que rouille. Lorsqu'on les touchait elle partaient en poussière, les rivets tenaient grâce à leur sertissage entre les tôles.
Il était également prévu par consigne, vu la faible immersion maximum qui était ralliée rapidement, de ne pas dépasser 15° de pointe négative.
Dans le poste équipage arrière se trouvait le sas lance bombettes (appelé sas "Margareth", pourquoi, je ne sais plus). On fixait à l'arrière des bombettes une plaque, on introduisait la bombette dans le sas et après fermeture de la porte inférieure et ouverture de la porte supérieure, elle était chassée à l'air.
la plaque s'arrachait et la bombette percutée remontait en surface, il ne restait plus qu'à fermer la porte supérieure et vider le sas dans la cale. La nuit c'était très agréable car cela réveillait tout le poste et l'eau purgée dégageait des "gaz de combustion" très désagréables.
Lorsque nous nous étions retrouvés à 117 mètres à l'arrière avec + 15° de pointe, je me souviens plus exactement des circonstances, mais je pense que nous faisions un exercice de lancement de torpilles, la bombette qui avait été lancée devait signaler "torpille partie" au bâtiment de surface, malheureusement elle s'était coincée au niveau de la porte supérieure et pas moyen de la fermer, pas moyen de purger, le sas était en pression et la bombette étant percutée, elle dégageait des gaz nocifs.
C'est toujours dans ces cas là que les ennuis s'engrènent. Après le lancement de la bombette nous avons rallié l'immersion maximum ( 60 ou 80 mètres) mais nous avons eu une avarie de barre, nous l'avons pris en commande mécanique à bras, le bâtiment a été stoppé pour que l'assiette tende à revenir à zéro, à deux personne, nous avons réussi à ramener la barre avec énormément de difficultés à cause de l'effort exercé par les filets d'eau sur le safran.
Pendant ce temps le bâtiment a commencé à couler par l'arrière en prenant jusqu'à 15° de pointe positive. L'électricien de quart aux électriques a mis avant quatre ( sans ordre par consigne) pour nous tirer de ce mauvais pas et nous avons commandé la barre arrière en local, il fallait être costaud pour tourner ce volant de commande locale.
Je pense que nous avons chassé pour aider la remontée mais les souvenirs sont très flous.
- Désarmé
- Condamné le 27.11.1965 sous le Q 404 et démoli à Gènes

Commandants successifs:

du 01.07.1947 au 17.09.1949: CC PAUMIER

du 17.09.1949 au 15.03.1952: LV LASSERRE

du 15.03.1952 au 26.09.1953: LV DUBISSON

du 26.09.1953 au 16.04.1955: LV DADVISARD

du 16.04.1955 au 18.10.1956: LV VERDIER

du 18.10.1956 au 12.05.1958: LV THOMAS

du 12.05.1958 au 10.09.1959: LV GUILLEN

du 10.091959 au 11.12.1961: LV DAROUX

du 11.12.1961 au 07.09.1963: LV STOEBER

du 07.09.1963 au 01.12.1964: LV JARRY

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Xavier MONEL
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MessageSujet: l'Astrée   Jeu 17 Avr 2014 - 9:03

Bonjour Christian.

Décidément, tu es incontournable et c'est tant mieux.
Je te remercie pour les compléments photographiques et textuels que tu apportes là.
Ces derniers répondent tout à fait aux questions que je me posais sur ce submersible.
D'abord, il se disait que c'était un sous-marin raté ; Pourquoi ?
Je le sais maintenant ; le témoignage que tu rapportes, ci-avant, est plus qu'explicite.
Il ne servait que de bâtiment école à l'usage des DSM ; pourquoi ?
Il n'était pas sûr ; pour preuve, les incidents relatés ci-avant.
Nous le détections bien facilement lors de nos exercices ; pourquoi ?
Vu la profondeur à laquelle il pouvait plonger (50/70m) , il n'avait pas beaucoup de possibilités d'esquive et les petits fonds que nous rencontrions lors de la croisière des Salins lui suffisaient.
Plutôt que d'être appelé par son nom de baptême (très beau, au demeurant) ; nous lui avions trouvé tout un tas de noms d'oiseaux : traine-savate, Marie salope, racleur de fons, etc...
Bref, il avait une réputation peu ragoûtante ; mais, malgré ses carences et ses défauts, ce fut quand même un navire qui rendit pas mal de services, en toute humilité.
Je te souhaite "bon vent".

XM

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SCHOETERS CHRISTIAN
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MessageSujet: Re: Mon passage dans la Royale   Jeu 17 Avr 2014 - 13:02

et oui Xavier c'est un plaisir ,en plus ,de l'info pour tous.
 wavey 
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Xavier MONEL
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MessageSujet: ... Les joies du mouille-cul.   Ven 25 Avr 2014 - 23:03

... Les joies du mouille-cul.

Encore une croisière des Salins !!!
Heureusement que certaines d'entre elles nous réservent de petites surprises et ce n'est pas de trop pour rompre la monotonie des entrainements journaliers.
Ainsi, en milieu d'après-midi, alors que nous pensons que nous allons prendre le chemin du retour, voilà qu'on nous annonce un Ravitaillement à la Mer (RAM) avec la "Baïse".
Tiens ; voilà quelque chose d'intéressant ; tout au moins pour le néophite que je suis encore, en la matière.
Pour les anciens, c'est une autre chose...
Nous aurions du nous attendre à quelque chose de ce genre, car, dans la matinée, notre route a croisé celle de ce PRE (Pétrolier Ravitailleur d'Escadre).
Pendant que nous prenons une route parallèle à la sienne et que nous le rattrapons doucement ; nous sommes appelés aux postes de ravitaillement.
Celui des DSM et des torpilleurs se trouve au niveau de la porte étanche du PC ASM, soit à mi hauteur du bloc passerelle.
Voilà, nous sommes à sa hauteur, sur son tribord, à quelques 10/15 mètres de lui.
Tout doit être coordonné : vitesse, distance entre navires, caps, etc...
Aujourd'hui, nous serons le seul ravitaillé : Parfois, il y en a deux.
Notre boeuf nous donne les consignes  et c'est parti.
Les manoeuvriers s'en donnent à coeur-joie.
C'est normal, manoeuvriers, c'est leur Spé ; mais pour nous autres, c'est autre chose...
Pan ! Un fusil lance-amarre claque et un bout "file" depuis la "Baïse" et son extrêmité lestée chute sur le pont babord, juste en dessous de nous.
Il est saisi par un manoeuvrier, puis halé à bord, par lui-même et tous ses équipiers.
A l'autre extrêmité arrive un filin ; heureusement, un guindeau prendra le relais des bras...
Pour le moment, nous n'avons rien à faire, si ce n'est regarder.
Ainsi s'établit une ligne support entre les deux bords.
Re fusil lance-amarre , re bout, re filin, etc... ; et cette fois nous arrive la manche à mazout, halée à son tour.
5 minutes pour faire le plein ; c'est long quand il faut éviter de rompre le ligne par tous les moyens appropriés.
Enfin, c'est terminé ; du moins nous le croyons en voyant la manche et son support s'éloigner et regagner leur bord.
Et bien non ! C'est là que nous allons intervenir.
Pan ! Alors que tout le matériel a été remballé, le fusil lance-amarre reprend du service et un bout nous est adressé à nouveau.
Et re pan ! et de deux ; deux bouts ?
Mais oui, le premier pour servir de ligne support et le deuxième pour haler...
Mais haler quoi ; mais la cage, pardi ?
La cage, mais quelle cage ?
Et bien celle qui va transborder notre commandant en second, puis le ramener.
Quelle idée a-t-il eue celui-là, de jouer les postiers ?
S'il savait combien il va le payer cher...
A l'aller tout va bien, mais au retour ?
Alors qu'il est au milieu de la traversée et que nous souquons de toute la force de nos bras (pas de guindeau, cette fois), la cage descend brutalement au niveau des flots et remonte tout aussi vite.
Le voilà tout trempé...
En fait, deux des choufs de notre équipe, avaient un vieux compte à régler avec cet officier supérieur qui les avait rétrogradé, de Chouf à Crabe, pour indiscipline notoire.
C'est pourquoi, sans nous prévenir, ils avaient suspendu conjointement leur effort, un instant, nous privant, pendant une seconde, de la force de leurs bras.
Ainsi, au terme de sa plongée, notre officier en second avait-il goûté aux joies du "mouille-cul".
Arrivé à bord, il vit nos deux lascars et comprit, de suite, de qui venait cette prétendue "fausse manoeuvre".
"Alors T........ et, alors C......., on a réglé ses comptes", dit-il. "Et bien voilà, maintenant nous sommes quittes".
Comme quoi, dans la "Royale", on sait se montrer magnanime.

XM





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Xavier MONEL
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MessageSujet: La Madrague...   Sam 17 Mai 2014 - 16:36

La Madrague...

Une croisière de plus, avec tous les exercices qui vont avec...
Cela commence vraiment à devenir monotone.
Cependant, aujourd'hui, quelque chose va changer.
En début d'après-midi, nous mettons le cap à l'est et nous contournons le cap Camarat, puis la pointe du Rabiou, pour nous enfoncer dans la baie de Saint Tropez.
Ceux qui sont à leur poste d'entretien ou de lavage sur le pont, tout comme moi-même, s'en prennent plein les yeux...
Si nous savions, nous les ASM, ce qui nous attend...
En fait, nous gagnons le fond du golfe pour mouiller l'ancre, à quelques encablures de l'usine des torpilles de Gassin.
Un remorqueur vient à notre rencontre, un chaland vide à poste, à tribord, et nous accoste à babord.
Torpilleurs et DSM sont appelés à échanger les torpilles d'exercice contre des torpilles de combat.
En fait, il y en a 12 dans les valises (4) et 12 à poste dans les tubes (4).
Vite, il faut affaler les chandeliers et les filières, monter les berceaux , dévisser les tapes des tubes et des valises, gréer le palan, etc...
Ceci fait, une par une, on fait glisser les torpilles sur le berceau et il ne reste qu'à saisir celles-ci, les lever, leur faire passer le bord et les déposer, en douceur, sur le pont du chaland.
On déplace le berceau et hop ! passons à la suivante de ces demoiselles...
Quand ces opérations sont terminées pour babord, le remorqueur passe à tribord et vas-y pour le deuxième tour.
Un petit coup de graissage sur les rails et il ne reste plus qu'à attendre la livraison des torpilles de combat...
Elles arrivent très vite ; heureusement, elles étaient déjà à poste sur un autre chaland.
Rebelote, en sens inverse et nous voilà parés pour le retour.
Vivement Toulon !
Et bien non, il n'y aura pas de Toulon ce soir.
En fait, le commandant a eu une idée de génie ; nous irons mouiller à quelques encablures de la côte, juste en face de "La Madrague", la maison de Brigitte Bardot.
Malheureusement, il fait déjà nuit (novembre) quand nous arrivons et aucune lumière ne brille aux carreaux de la maison.
Tant pis, ce sera pour demain matin ; peut-être ?
Et bien non, le lendemain, pas de BB non plus ; nous avons fait chou blanc et nous repartons pour Toulon bien déçus, mais heureux quand même, d'avoir vu "La Madrague.
Mais au fait, pourquoi avons-nous chargé des torpilles de combat, dont quelques L3 accoustiques ?

XM





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Charly
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MessageSujet: Re: Mon passage dans la Royale   Sam 17 Mai 2014 - 17:00

C'est bien ce que je disais plus haut  . . . . . . croiser devant Blankerberghe ou la Madrague . . .  y'a pas photo !  mort de rire mort de rire 
Merci à Xavier pour tous ces souvenirs "illustrés"
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MessageSujet: Re: Mon passage dans la Royale   

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