Le rendez-vous des anciens et amis de la Force Navale - Het rendezvous van de oudgedienden en vrienden van de Zeemacht
 
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 La Marine Française

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MessageSujet: Re: La Marine Française   Ven 18 Fév 2011 - 9:44

TORPILLEURS

CLASSE LA MELPOMENE.


La France comme l'Italie considéraient que les torpilleurs avaient leur place en Méditerranée. Mais ce n'est qu'en 1934 que furent conçus de tels bâtiments, après une interruption de près de 30 ans. Il s'agissait globalement de destroyers en modèles réduits, de 680 tonnes, capables de filer à 34 noeuds. Ils profitaient du vide laissé par le Traité de Washington concernant les navires de défense côtières de moins de 600 tonnes: Sans aucune limitation, le nombre d'unités constructibles restait libre. De fait, 12 navires furent construits, et lancés en 1935-37, achevés en 1936-38. Trop légers avec un armement conséquent, ils souffrirent de problèmes de stabilité et d'une tenue critiquable dans le gros temps.


L'Iphigénie en novembre 1942

Au moment de la signature de l'armistice, 5 de ces unités étaient présentes dans des ports Britanniques. Ces unités virent du service, le Branlebas sous pavillon Britannique (et chavira dans la Manche en décembre 1940), le Bouclier sous pavillon polonais, puis Hollandais, et enfin des FNFL, et la Melpomène sous pavillon FNFL. Trois autres étaient présents à Bizerte et furent capturés en décembre 1942, passant sous pavillon Italien (Fr41, 42, 43), puis Allemand (Ta 9, 10 et 11). Les trois derniers se sabordèrent à Toulon et furent renfloués et remis en service par les Italiens (Fr44 et 45), puis Allemand (Ta12 et 13). 5 de ces unités furent coulées ou sabordées, et 5 survécurent au conflit, étant envoyés à la démolition en 1950.

Les bâtiments de la classe Le Fier, plus imposants (1010 t. standard, 95 m de long), furent mis en chantier en 1939 à raison de 8 unités pour la première série, avec un achêvement prévu pour 1942. Tous sauf un furent lancés en 1940-42, mais leur construction, reprise en main par les Allemands qui les renommèrent Ta 1 à 6, fut abandonnée et ils seront démolis après-guerre. 24 navires en tout étaient prévus.

Spécifications techniques
Déplacement 680 t. standard -895 t. Pleine Charge
Dimensions 80,7 m long, 7,96 m large, 3 m de tirant d'eau
Machines 2 hélices, 2 turbines Parsons/Rateau-Bretagne, 4 chaudières Indret, 22 000 cv.
Vitesse maximale 34,5 noeuds
Blindage Aucun
Armement 2 pièces de 100, 4 mitrailleuses de 13.2 mm AA, 2 TLT 550 mm (1x2), 8 grenades, 1 torpille remorquée ASM
Equipage 105

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MessageSujet: Re: La Marine Française   Ven 18 Fév 2011 - 9:58

DRAGUEURS DE MINES.

CLASSE ELAN.


Ces treize navires, lancés en 1938-40 et achevés en 1939-41, entrèrent en service pour la plupart au sein de la marine contrôlée par le régime de Vichy. Ils ne servirent jamais en tant que dragueurs de mines, mais plutôt d'escorteurs, avec des mortiers et grenades ASM. Nombre d'entre aux se sabordèrent à Toulon, d'autres furent capturés et servirent sous pavillon Italien, puis Allemand. Trois se sabordèrent en 1944-45, et un fut coulé (Fr 52, ex-Commandant Rivière). Trois furent capturés en Grande-Bretagne et servirent sous pavillon de l'Union Jack, puis des FNFL et survécurent à la guerre.

Spécifications techniques
Déplacement 630 t. standard -895 t. Pleine Charge
Dimensions 78,3 m long, 8,7 m large, 3,3 m de tirant d'eau
Machines 2 hélices, 2 Diesels Sulzer, 4000 cv.
Vitesse maximale 20 noeuds
Blindage Aucun
Armement 2 pièces de 100, 8 mitrailleuses de 13.2 mm AA, 8 grenades, 2 mortiers
Equipage 106


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MessageSujet: Re: La Marine Française   Ven 18 Fév 2011 - 10:02

CLASSE CHAMOIS.


Cette série était très proche des Elan, leur seule différence étant leur gaillard d'avant surélevé. Ils ne furent pas utilisés comme dragueurs de mines, et de la série initiale de 12 navires (programme 1939), les 5 premiers, lancés en 1938-39 furent achevés en 1940, en et servirent aux mains des Français (Vichy), puis quatre autres , lancés en 1942-44, aux mains des Italiens et des Allemands. Le Chamois (SG21) fut d'ailleurs coulé en 1944, comme le Matelot Leblanc (SG14) et l'Amiral Sénès (SG16), le Rageot de la Touche (UJ2229) ou l'Enseigne Ballande (SG17). La Surpise fut coulée en opérations en tentant de s'opposer au débarquement allié en Afrique du Nord en novembre 1942. Les autres survécurent à la guerre.

Spécifications techniques
Déplacement 630 t. standard -895 t. Pleine Charge
Dimensions 78,3 m long, 8,7 m large, 3,3 m de tirant d'eau
Machines 2 hélices, 2 Diesels Sulzer, 4000 cv.
Vitesse maximale 20 noeuds
Blindage Aucun
Armement 2 pièces de 100, 8 mitrailleuses de 13.2 mm AA, 8 grenades, 2 mortiers
Equipage 106

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MessageSujet: Re: La Marine Française   Ven 18 Fév 2011 - 10:22

LES SOUS MARINS.

CLASSE AGRGONAUTE.


Ces 5 unités inauguraient la nouvelle série des 630 tonnes, version améliorée des 600 tonnes côtiers. Lancés en 1929-32 par des chantiers différents, Ils étaient un peu plus vastes et habitables, et plus stables en plongée. La répartition de leurs 6 tubes de 533 mm et 2 de 400 mm, était de 3 à la proue, deux extérieurs à l'avant, un autre à l'arrière, tous fixes, tandis que les deux tubes de 400 était en un affût mobile à l'arrière. L'Argonaute fut la seule perte à déplorer, coulé par des charges ASM des escorteurs US lors du débarquement en Afrique du Nord, au large d'Oran le 8 novembre 1942. Les autres furent vendus aux démolisseurs en 1946.

Spécifications techniques
Déplacement 630 t. standard -798 t. Plongée
Dimensions 63,4 m long, 6,4 m large, 4,2 m de tirant d'eau
Machines 2 hélices, 2 Diesels Schneider-Carel, et 2 mot. elect. 1300/1000 cv.
Vitesse maximale Surf./plong : 14/9 noeuds
Blindage Aucun
Armement 6 TLT 533, 2 TLT 400 mm, 1 pièce de 76, 1 mitrailleuse de 13.2 mm AA
Equipage 41

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MessageSujet: Re: La Marine Française   Ven 18 Fév 2011 - 10:32

CLASSE ARIANE.


Ces 4 submersibles construits en 1925-27 aux chantiers Augustin-Normand, sur un design Normand-Fenaux, était une des série des SM côtiers de 600 tonnes, considérés comme très réussis. Ils avaient le même armement que les sirènes et Circé, à savoir 7 tubes de 550 mm répartis entre la Proue (2), deux extérieurs avant fixes, un double extérieur mobile derrière le kiosque et un fixe arrière extérieur.

L'Ondine fut perdue en 1928 lors d'une collision, deux se sabordèrent lors de l'opération Torch en nov. 1942 et un l'Eurydice à Toulon. Cependant ce dernier fut renfloué, mais jamais réparé et coulé dans ces conditions par un raid allié en 1944.


Spécifications techniques
Déplacement 626 t. standard -787 t. Plongée
Dimensions 66 m long, 6,2 m large, 4,1 m de tirant d'eau
Machines 2 hélices, 2 Diesels Normand-Vickers, et 2 mot. elect. 1250/1000 cv.
Vitesse maximale Surf./plong : 14/7,5 noeuds
Blindage Aucun
Armement 7 TLT 550, 1 pièce de 76, 2 mitrailleuses de 8 mm AA
Equipage 41

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MessageSujet: Re: La Marine Française   Ven 18 Fév 2011 - 10:37

CLASSE AURORE


Cette série était la dernière évolution des SM côtiers de la série des 630 tonnes: Il s'agissait d'un développement avec plusieurs améliorations destinés à les rendre capables d'affronter l'Atlantique. Ils étaient plus grands, mieux armés (artillerie) et avaient un bien meilleur rayon d'action. On peut les considérer d'ailleurs comme des océaniques. Une première série de 8 unités fut entamée. Seule la première unité, l'Aurore, fut terminée en juin 1940. Elle se sabordera à Toulon en 1942. La Créole, lancée en juin 1940, fut remorquée en Grande-Bretagne depuis les chantiers Augustin-Normad pour éviter sa capture.

Elle y restera jusqu'en 1946, étant achevée avec des modifications de design Britannique. Les autres furent capturées, renommées, lancées par les Allemands, mais une seule achevée, L'UF2 (La Favorite) servant sous pavillon Allemand et coulé en juillet 1944. Quatre autres seront terminés après-guerre avec de nombreuses modifications et serviront jusque dans les années 60.La répartition de leurs 9 tubes lance-torpilles s'établissait comme suit: 4 de proue, 2 de poupe, et trois extérieurs dans un affût mobile.


Spécifications techniques
Déplacement 893 t. standard -1170 t. Plongée
Dimensions 73,5 m long, 6.5 m large, 4,2 m de tirant d'eauu
Machines 2 hélices, 2 Diesels Sulzer/Schneider, et 2 mot. elect. 3000/1400 cv.
Vitesse maximale Surf./plong : 14,5/9 noeuds
Blindage Aucun
Armement 9 TLT 550 mm, 1 pièce de 100 mm, 2 mitrailleuses de 13,2 mm AA
Equipage 44


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MessageSujet: Re: La Marine Française   Ven 18 Fév 2011 - 10:59

CLASSE CIRCE.


Seconde série des SM de seconde classe, ou 600 tonnes, ces 4 unités furent conçus par Schneider-Laubeuf. Ils disposaient du même armement que les Sirène, à savoir 2 TLT de proue, 1 de poupe, deux extérieurs avant et deux extérieurs arrières dans un affût mobile derrière le kiosque. Circé et Calypso furent capturés à Bizerte et intégrés à la marine Italienne pour le premier, coulé en 1943 (Fr117), et par un raid allié pour le second, opéré par la Kriegsmarine, en 1943 également. Le Thétis se sabordea à Toulon le 27 novembre 1942 et le Doris fut torpillé et coulé par l'U9 en Mars 1940.

Spécifications techniques
Déplacement 615 t. standard -776 t. Plongée
Dimensions 62,5 m long, 6,2 m large, 4 m de tirant d'eau
Machines 2 hélices, 2 Diesels Schneider, et 2 mot. elect. 1250/1000 cv..
Vitesse maximale Surf./plong : 14/7,5 noeuds
Blindage Aucun
Armement 7 TLT 550 mm, 1 pièce de 76 mm, 2 mitrailleuses de 8 mm AA
Equipage 41

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MessageSujet: Re: La Marine Française   Ven 18 Fév 2011 - 11:14

LA CLASSE DIANE.


Seconde série des SM de seconde classe, de 630 tonnes, ces 9 unités furent conçus par Normand-Fenaux. Ils disposaient du même armement que les Argonaute, à savoir 3 TLT de proue, 1 fixe de poupe, deux extérieurs fixes avant, tous de 550 mm et deux extérieurs mobiles arrières de 400 mm. Tous sauf trois furent coulés, sabordés ou échoués durant le débarquement allié en Afrique du Nord. Les trois autres furent mis à la casse en 1946.

Spécifications techniques
Déplacement 571 t. standard -809 t. Plongée
Dimensions 64,4 m long, 6,2 m large, 4,3 m de tirant d'eau
Machines 2 hélices, 2 Diesels Normand-Vickers, et 2 mot. elect. 1400/1000 cv.
Vitesse maximale Surf./plong : 14/9 noeuds
Blindage Aucun
Armement 6 TLT 550 mm, 2 de 400 mm, 1 pièce de 76 mm, 1 mitrailleuse de 8 mm AA
Equipage

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MessageSujet: Re: La Marine Française   Ven 18 Fév 2011 - 11:21

CLASSE ORION.


Série de deux unités (Orion et Ondine) construits sur un design Loire-Dubigeon de la série 630 tonnes. Ils rallièrent la Grande-Bretagne en juin 1940 et furent ultérieurement (en 1943) cannibalisés pour équiper les Minerve et Junon des FNFL. Il seront démolis la même année.

Spécifications techniques
Déplacement 558 t. standard -787 t. Plongée
Dimensions 67,7 m long, 6,2 m large, 4,4 m de tirant d'eau
Machines 2 hélices, 2 Diesels Sulzer, et 2 mot. elect. 1400/1000 cv.
Vitesse maximale Surf./plong : 14/9 noeuds
Blindage Aucun
Armement 6 TLT 550 mm, 2 de 400 mm, 1 pièce de 76 mm, 1 mitrailleuse de 8 mm AA
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MessageSujet: Re: La Marine Française   Ven 18 Fév 2011 - 11:28

CLASSE LE REDOUTABLE.


La plus célèbre et la plus prolifique série de submersibles Français fut celle des Redoutable. Partis du standard défini après étude des Requin, cette nouvelle série dite des "1500 tonnes" fut lancée dans 6 chantiers différents, en trois sous-séries, le premier étant lancé en 1928 et le dernier en 1937. 31 navires composait cette classe, mais 29 étaient en service en septembre 1939, du fait que le Prométhée fut perdu en juillet 1932, et le Phénix en juin 1939, à cause d'accidents de torpilles. Nettement plus grands que les Requins, il s'agissait de "croiseurs submersibles" dans l'acception Allemande du terme, des océaniques capables de rester plus d'un mois en mer et de parcourir 10 000 nautiques à 10 noeuds. Ils filaient 17 noeuds en surface pour ceux de la première série, 19 et 20 pour les deux autres, grâce à des améliorations de moteurs. Ils plongeaient en moins de 50 secondes, ce qui était cependant assez lent. Ils comprenaient un canon de 100 mm, plus à même de servir contre des unités importantes, mais surtout un panachage de tubes lance-torpilles de 550 et de 400 mm, ces derniers pour le commerce, à raison de 4 fixes à la proue, trois en affût mobile devant le kiosque, quatre (dont deux de 400 mm) en un banc mobile à l'arrière.

La grande majorité subirent le sort des autres unités Françaises: Sept se sabordèrent à Toulon, et celles qui furent renflouées, coulées par des raids aériens en 1943-44. Quatre autres se sabordèrent à Brest pour éviter leur capture le 18 juin 1940. 10 furent perdus en opération, dont 8 contre les alliés: Deux en mars 1942, quatre en novembre 1942 lors de l'opération Torch. Par ailleurs le Sfax fut coulé en décembre 1940, le Persée et l'Ajax en septembre 1940, et le Poncelet se saborda en novembre de la même année. Trois survécurent à ces événements et servirent sous la bannière des FNFL: Le célèbre Casabianca*, le Glorieux et le Centaure. Ils connurent une modernisation aux standard de l'US Navy en 1944, y gagnant une DCA de 2 canons de 20 mm et un radar. Ils seront désarmés en 1952.

Spécifications techniques
Déplacement 1 390 t. standard -2085 t. Plongée
Dimensions 92,30 m long, 8,20 m large, 4,7 m de tirant d'eau
Machines 2 hélices, 2 Diesels Sulzer/Schneider, et 2 mot. elect. 6000/2000 cv.
Vitesse maximale Surf./plong : 17/10 noeuds
Blindage Aucun
Armement 9 TLT 550 mm, 2 de 400 mm, 1 pièce de 100 mm, 2 mitrailleuses de 13,2 mm AA
Equipage 61

*Je reviendrais plus tard sur le Casabianca.
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MessageSujet: Re: La Marine Française   Ven 18 Fév 2011 - 11:33

CLASSE REQUIN



Les Requin furent les premiers submersibles post-Washington construits par la France. Ils intégraient ainsi nombre d'améliorations issues à la fois des séries de 1921-22 SM Maurice Callot et Pierre Chailley notamment, mais aussi Regnault, Laplace, la série O'Byrne de 1919, mais surtout les ex-Allemands obtenus en dommages de guerre, les ex-UB côtiers (4 unités) et ex-U océaniques (7 unités). C'est de ces derniers que dérivaient les neuf Requins, ou 950 tonnes, lancés en 1924-27. Submersibles de première classe, ils étaient spécifiquement conçus pour opérer dans des stations lointaines. Ils avaient un rayon d'action de 7700 milles nautiques et pouvaient croiser pendant 30 jours, avec une profondeur opérationnelle de 80 mètres. Ils disposaient en outre de 10 tubes lance-torpilles de 550 mm, dont 4 de proue, 2 de poupe et 4 en deux bancs externes mobiles, et 16 recharges. En 1935-37, on les modernisa intensivement.

Quatre furent capturés à Bizerte en 1942, et intégrés à la marine Italienne, qui en saborda trois à sa capitulation et en perdit un en opérations. Le Narval et le Morse furent coulés en sautant sur des mines en 1940, le Souffleur fut torpillé par le submersible HMS Parthian en juin 1941, et le Caiman, fut sabordé à Toulon, renfloué, et coulé en l'état lors d'un raid allié en 1944. Le Marsouin fut le seul à survivre à la guerre. Il fut retiré du service en 1946.

Spécifications techniques
Déplacement 947t. standard -1440 t. Plongée
Dimensions 78,25 m long, 6,84 m large, 5,1 m de tirant d'eau
Machines 2 hélices, 2 Diesels Sulzer/Schneider, et 2 mot. elect. 2900/1800 cv.
Vitesse maximale Surf./plong : 14/9 noeuds
Blindage Aucun
Armement 10 TLT 550 mm, 2 de 400 mm, 1 pièce de 100 mm, 2 mitrailleuses de 8 mm AA
Equipage 51
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MessageSujet: Re: La Marine Française   Ven 18 Fév 2011 - 11:37

CLASSE SAPHIR.



La série des "Diamant" fut la seule de submersibles mouilleurs de mines en France, et durant la seconde guerre mondiale, la seule chez les Alliés. Ces 6 unités lancées entre 1928 et 1935 et construites à Toulon pouvaient embarquer 32 mines standard grâce à leurs 16 silos, conçues par Normand-Fenaux, et qui s'avèrera être simple et efficace. Ils comptaient trois TLT de 550 mm dont deux à la proue et encore un plus deux de 400 mm dans le même banc mobile externe à l'arrière.

En opérations, ils montrèrent toute satisfaction, et de tous le Rubis remporte les suffrages par sa carrière exceptionnelle. Seul de son type, réfugié à l'Armistice en Grande-Bretagne et très tôt opéré par les FNFL, il coula directement ou indirectement (mines) 24 navires marchands ou militaires, son équipage fut décoré plusieurs fois et il termina sa carrière en 1957.

Le Saphir, le Turquoise et le Nautilus furent capturés à Bizerte en 1942 et les deux premiers servirent sous pavillon Italien (Fr112 et 116), mais furent sabordés en 1943, et le troisième coulé, toujours à Bizerte. Le Diamant se saborda à Toulon en novembre 1942, fut renfloué pour réparation et définitivement coulé par un raid allié en 1944. Enfin, la Perle fut coulée par erreur par des appareils de la RAF en juillet 1944, alors en opérations avec les FNFL.

Spécifications techniques
Déplacement 617t. standard -924 t. Plongée
Dimensions 65,90 m long, 7,20 m large, 4,3 m de tirant d'eau
Machines 2 hélices, 2 Diesels Normand-Vickers, et 2 mot. elect. 1300/1000 cv.
Vitesse maximale Surf./plong : 12/9 noeuds
Blindage Aucun
Armement 3 TLT 550 mm, 2 de 400 mm, 1 pièce de 76 mm, 2 mitrailleuses de 13,2 mm AA, 32 mines
Equipage 42

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MessageSujet: Re: La Marine Française   Ven 18 Fév 2011 - 11:41

CLASSE SIRENE


Première série des SM de seconde classe, de 600 tonnes, ces 4 unités furent conçus par Loire-Simonot, et construits aux chantiers de la Loire à Nantes. Ils avaient un faible rayon d'action et de ce fait étaient plutôt conçus pour des opérer en métropole. Par ailleurs, leur arrangement de torpilles avaient une configuration en tubes externes fixes et rotatifs spécifiquement Française et reprise pour les séries suivantes (Ariane et Circé), comprenant deux tubes de proue, deux externes fixes avant, un fixe externe arrière et deux en banc mobile à l'arrière du kiosque. Ces unités intéressèrent d'ailleurs la Grêce qui en commanda 4, et deux autres de conception Schneider-Laubeuf.

En dehors de la Nymphe, démolie en 1938 à la suite d'un accident la rendant irrécupérable, les trois autres stationnaient à Toulon et se sabordèrent en novembre 1942. Ils furent renfloués pour réparations et être intégrés dans la Regia marina, mais les travaux furent avandonnés et ils furent coulés en l'état par des raids alliés en 1943 et 1944.

Spécifications techniques
Déplacement 609 t. standard -757 t. Plongée
Dimensions 64 m long, 5.2 m large, 4,3 m de tirant d'eau
Machines 2 hélices, 2 Diesels Sulzer, et 2 mot. elect. 1300/1000 cv.
Vitesse maximale Surf./plong : 14/7,5 noeuds
Blindage Aucun
Armement 7 TLT 550 mm, 1 pièce de 76 mm, 2 mitrailleuses de 8 mm AA
Equipage 41

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MessageSujet: Re: La Marine Française   Ven 18 Fév 2011 - 11:51

LE SURCOUF.


Le plus fascinant des sous-marins Français de cette période est sans conteste le Surcouf. Ce grand croiseur submersible fut défini à la suite des projets à la mode dans les années 20, comme un corsaire, capable de s'attaquer au commerce en restant trois mois en mer, embarquant une grande réserve de torpilles, dont des modèles de 400 mm, réservés au commerce, possédant deux canons de croiseur lourd (203 mm) et un hydravion de reconnaissance. Il avait en outre de vastes cales réservées au transport des équipage des navires torpillés. L'Hydravion Besson MB411 était minuscule et avait un rayon d'action limité. Il était au départ lancé depuis une catapulte enlevée rapidement, et son hangar se situait derrière le kiosque massif.






Ses 8 TLT de 550 mm étaient répartis en quatre de proue, 4 en un banc mobile à l'arrière et 14 recharges, et les 4 de 400 mm en un banc mobile à l'avant avec 12 recharges. Théoriquement sa force de frappe était redoutable, et techniquement, le Surcouf était sans défauts. Mais durant la guerre il n'eut pas l'occasion de le prouver. Opérant depuis la Martinique après la signature de l'Armistice, il entra en collison avec le cargo Américain USS Thomson Lykes et sombra dans le golfe du mexique le 18 février 1942 avec tout son équipage.

Spécifications techniques
Déplacement 2 880 t. standard -4 304 t. Plongée
Dimensions 110 m long, 9 m large, 7,25 m de tirant d'eau
Machines 2 hélices, 2 Diesels Sulzer, et 2 mot. elect. 7600/3400 cv.
Vitesse maximale Surf./plong : 18,5/10 noeuds
Blindage Aucun
Armement 8 TLT 550 mm, 4 de 400 mm, 2 pièces de 203 mm, 2 de 37 mm et 4 mitrailleuses de 13,2 mm AA, 1 hydravion
Equipage 118

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MessageSujet: Re: La Marine Française   Ven 18 Fév 2011 - 13:14

CHASSEURS DE SUBMERSSIBLES


Chasseurs de submersibles
Dans la catégorie "poussière navale", les Chasseurs ont intéressé l'amirauté Française autant qu'Américaine ou Japonaise et après l'expérience d'une intense production à la fin de la grande guerre, dont elle opérait encore certaines unités en 1935, elle lança la conception d'un modèle dérivé des canonnières ASM de la classe Diligente, ou des chasseurs de mines américains type SC "110 pieds" construits localement sous licence. Ils étaient équipés d'un canon de 75 mm, le fameux modèle 1897 utilisé en masse par l'armée Française durant la grande guerre. Ils avaient également un caisson de 6 grenades et deux mortiers ASM.

Les quatre premiers seront construits aux chantiers de Bretagne, lancés en 1933-34 et achevés en 1934-35 et la seconde série plus petite à partir de 1939, et jusqu'en 1941. 18 furent construits, servant dans l'Atlantique. Le Ch9 fut coulé durant l'évacuation de Dunkerque en mars 1940, et le Ch16 se saborda en juin 1940 pour éviter la capture, les 15 autres se réfugient en Grande-Bretagne. Lors de l'opération Catapult, ils furent réquisitionnés par la royal Navy, qui s'en servit et en perdit 4 au combat. En 1943, les autres seront transférés aux FNFL. Les 5 derniers, encore au bassin et achevés assez tard, seront utilisé par la marine Vichyssoise avant 1942, puis capturés et intégrés à la Kriegsmarine. Presque tous furent coulés.


Spécifications techniques (Ch 5)
Déplacement 107 t. standard -137 t. Pleine charge
Dimensions 37,1 m long, 5,6 m large, 1,95 m de tirant d'eau
Machines 2 hélices, 2 Diesels MAN, 1130 cv.
Vitesse maximale 15,5 noeuds
Blindage Aucun
Armement 2 canonS de 75 mm, 4 mitrailleuses de 8 mm AA, 6 grenades, 2 mortiers ASM
Equipage 23

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La Marine Française
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