Le rendez-vous des anciens et amis de la Force Navale - Het rendezvous van de oudgedienden en vrienden van de Zeemacht
 
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 trois mâts SOCOA

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SCHOETERS CHRISTIAN
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MessageSujet: trois mâts SOCOA   Mar 7 Juil 2015 - 9:57

bonjour a tous
En recherchant sur le phare de SOCOA j'ai trouver le nom de ce navire et l'histoire de ce trois mâts.

" tiré de forum 14-18" (a vous d'y aller très intéressant)

Le trois-mâts carré Socoa,


a été construit par les chantiers de Penhoët à Saint-Nazaire et lancé le 25 octobre 1901 pour la société Bayonnaise de navigation à Bayonne (francisé le 20 février 1902).

Commandé par les capitaines Le Guyader, Quatreveaux, Lebeau, Couëdel, Catron et Thoumyre.

Sous le pavillon de la société Bayonnaise de navigation, Socoa a connu un grave évènement de mer dont il s'est sorti avec de la chance et le bénéfice d'un temps calme.
Le 31 juillet 1906, par brume et vent de sud-ouest, venant de Stettin (Pologne), chargé de ciment pour San Francisco (pour la reconstruction après le tremblement de terre) Socoa se met au plein à Kildown Point, non loin de Cadgwith, près du cap Lizard, en Cornouailles britanniques. L'équipage est rapatrié à Cherbourg le 7 août.

"Le haut fond sur lequel le navire était échoué n'était recouvert que de dix mètres d'eau. La Western Marine Salvage Company traita le sauvetage à forfait pour 2 120 livres sterling, soit 53 000 francs français. Le contrat était fait à la clause "No cure, no pay", c'est à dire que la société de sauvetage n'avait droit à aucune rémunération en cas d'insuccès. Après avoir aveuglé sommairement les voies d'eau, et jeté à la mer 50 000 sacs de ciment, la plus grande partie de la cargaison, les trois puissants remorqueurs de la société tentèrent vainement, du 20 au 27 août, de décoller le navire du banc de roches sur lequel il reposait. Ce ne fut que le 27 au soir, que le navire commença à glisser sur le plateau de Kildown. On put le maintenir à flot avec quatre pompes de 750 tonneaux l'une, l'eau arrivant presque aux dalots du pont. Perndant ce temps, les remorqueurs le traînaient lentement pour l'échouer à pleine mer, dans la baie tranquille de Cadgwith où il fut mis sur un banc de sable. Là, on put l'aveugler puis le remorquer dans la forme sèche de Falmouth, où de grosses réparations furent faites. La compagnie maritime de Nantes l'acheta à ce moment, le nomma Thiers". (cf Lacroix, opus cité).

"En 1909, Thiers, capitaine Quatrevaux, se trouvait dans le sud des îles Gambier par 24° 25' de latitude nord et 128° 09' de longitude ouest, quant il se trouva tout à coup en face d'une île inconnue, récemment surgie du fond des eaux et composée de roches volcaniques. Cette île de peu d'étendue, absolument nue et sans élévation, se voyait à peine à trois milles de distance malgré le temps clair et aucun brisant ne révélait sa présence…

En décembre 1912, le capitaine Lebeau, mon vieux camarade, officier de port à Saint-Nazaire, ayant reconnu dans la matinée le cap Tillamock, faisait route sur l'entrée de la Columbia river quand son baromètre vint à baisser rapidement. Virant de bord aussitôt, il manoeuvra pour se maintenir à bonne distance de terre, les vents portants à la côte. Malgré la mauvaise apparence du temps un remorqueur était sorti et assura au capitaine que l'on pouvait encore rentrer. Arrivé à peu de distance de la passe, la mer brisant à blanc partout, le remorqueur essaya de gagner le large en attendant une embellie. Le coup de vent s'était déchaîné en furie et, malgré les efforts du vapeur, Thiers tombait peu à peu à terre quand la remorque cassa. Sa perte était à peu près inévitable étant donné la proximité des dangers ; avec l'énergie du désespoir, les six huniers, la misaine et un foc furent établis dans la tourmente. Couché sur tribord sous cette charge de toile trop importante pour le temps, le navire laboura la mer qui le couvrait de bout en bout, mais réusssit à s'éloigner la côte. Arrivé à bout de bord, les vents passèrent au sud et il put gagner le large. Sept jours après seulement il rentra en rivière ; son courtier croyant sa perte certaine avait cablé à ses armateurs qui l'avaient réassuré."

En 1913, il est acquis par la Société Nouvelle d'armement à Nantes.

Le navire passa la guerre sans encombre, faisant notamment escale à Sydney (Australie) le 1er mai 1917, venant de Capetown (Afrique du Sud), avec le capitaine Halluite.
Franchissant le canal de Panama le 4 février 1919, allant de New York à Valparaiso, le Thiers revint du Chili par la même voie et toucha Cristobal le 21 juillet.
Le 13 novembre 1919, Thiers, capitaine Couëdel, venant de New York, ayant perdu ses ancres en mouillant aux Charpentiers, vient s'amarrer aux appontements de Paimboeuf.
Il appareilla de la rade de Saint-Nazaire à la fin avril 1920 à destination de Newport News où il arriva après une longue traversée de 55 jours. Son retour à Dunkerque fut effectué vent sous vergue en 29 jours, plutôt satisfaisant pour ce gros trois-mâts. Reparti pour l'Australie, Thiers quitta Port Germein le 7 mai 1921 et toucha Queenstown le 7 octobre après 153 jours de mer. Arrivé le 24 octobre à Londres, il déchargea sa cargaison de blé et descendit la Tamise dans les premiers jours de décembre, à la traîne du remorqueur Homer qui devait le ramener en France. Lorsque les vents étaient favorables, les voiles d'étai étaient établies, parfois même les huniers fixes. Puis la rade de Saint-Nazaire une fois atteinte, le capitaine Thoumyre conduisit le Thiers au canal de la Martinière le 10 décembre. Il en ressort le 21 janvier 1927 pour la démolition.

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Archer
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MessageSujet: Re: trois mâts SOCOA   Mar 7 Juil 2015 - 10:01

super super

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Laurent
 
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