Le rendez-vous des anciens et amis de la Force Navale - Het rendezvous van de oudgedienden en vrienden van de Zeemacht
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  Connexion        

Partagez | 
 

 Centre afrique : Les C 130 en appui des Français

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
titian
Capitaine de frégate
Capitaine de frégate
avatar

Nombre de messages : 809
Age : 64
Localisation : quenast
Date d'inscription : 23/09/2012

MessageSujet: Centre afrique : Les C 130 en appui des Français   Mar 10 Déc 2013 - 14:23

La Belgique pourrait épauler l’armée française à Bangui

  6 décembre 2013

Jeudi 5 décembre, les Nations unies ont avalisé une intervention franco-africaine en République centrafricaine. Il est probable que la Belgique accepte d’appuyer militairement la France.


Disons que nous sommes en phase de planification prudente», nous a répondu mercredi 4 décembre le ministre belge de la Défense Pieter De Crem (CD&V). La France a bien approché la Belgique pour demander son appui dans une intervention militaire que Paris prépare en République centrafricaine (RCA), et dès lors l’armée belge étudie – et planifie déjà – la nature de sa possible contribution.
Si le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) a déclaré que son département examinait cette demande «de manière positive», la même ouverture prévaut au cabinet de la Défense, du moins pour deux des trois demandes françaises. Car selon nos informations, Paris souhaiterait l’aide de pays alliés pour trois types d’appui aérien: des vols stratégiques d’Europe vers et jusqu’en RCA, des vols tactiques à l’intérieur de la RCA, enfin un soutien héliporté lourd pour des évacuations médicales importantes. La Belgique ne peut rencontrer cette dernière demande: elle ne possède pas d’hélicoptères gros porteurs, a fortiori pas de gros porteur médicalisé. Les missions de «medevac» (évacuation médicale) assumées au Mali par les hélicoptères belges Agusta A-109 ne portaient que sur des évacuations légères.
Par contre, la Belgique pourrait assumer des vols stratégiques et tactiques. De grands mots pour une réalité toute simple: il s’agit dans le premier cas de mettre en œuvre l’unique Airbus A-330 dont dispose l’armée belge (un avion en leasing, qui avait déjà été utilisé lors du déploiement au Mali) pour le transport d’hommes et peut-être de fret entre l’Europe de l’Ouest et l’Afrique; et, dans le second cas, de réaliser en C-130 des vols courts à l’intérieur même de la RCA.
Encore théoriques mercredi, les demandes sont devenues très pratiques jeudi puisque le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le lendemain une résolution qui donne mandat à la force panafricaine présente en RCA (la Misca) de se déployer «pour une période de douze mois» afin de «protéger les civils et de rétablir l’ordre et la sécurité par les moyens appropriés». Et cette même résolution autoriserait aussi les forces françaises en RCA à «prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la Misca dans l’exercice de son mandat». Puisque l’intervention française a reçu l’aval de l’ONU, les Belges pourraient être appelés à appuyer Paris aux environs de la mi-janvier.
L’armée belge a plusieurs raisons de souhaiter participer à cette opération. D’une part, le ministre De Crem a toujours défendu un niveau élevé d’engagement opérationnel: c’était hier 1.000 hommes en moyenne, ce sera 600 hommes à partir de 2014, retrait afghan oblige. Aujourd’hui, avec 606 hommes déployés – hors attachés de défense – la Belgique semble à son maximum, mais c’est sans compter le retour au pays, dès le Nouvel An, des soldats déployés en Lituanie (51), de dizaines de soldats déployés au Congo, et d’une douzaine d’hommes déployés en Ouganda et dans la Corne de l’Afrique.
Par ailleurs, une éventuelle mission C-130 en RCA a plusieurs avantages: c’est une mission aérienne, donc relativement peu dangereuse en comparaison à un déploiement au sol. C’est ensuite l’un des terrains d’expertise des Belges, non en termes géographiques mais en termes de matériel: les atterrissages sur pistes courtes, en zone dangereuse, c’est une spécialité à laquelle les pilotes belges sont formés. Cela en devient presqu’une «niche», pour une raison bien involontaire: les gros porteurs Transall C-160 qui équipent plusieurs armées d’Europe sont en bout de course. C’est le cas de la France, et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle fait appel à ses alliés: ses Transall sont usés. Le nouvel Airbus A-400 M n’est pas adapté, et demande une piste d’atterrissage bien trop longue pour la Centrafrique. Les Belges, qui disposent encore de C-130, représentent un appui intéressant pour Paris.
Revenir en haut Aller en bas
 
Centre afrique : Les C 130 en appui des Français
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
www.belgian-navy.be :: Divers :: L'actualité internationale-
Sauter vers: