Le rendez-vous des anciens et amis de la Force Navale - Het rendezvous van de oudgedienden en vrienden van de Zeemacht
 
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 17 décembre 44

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SCHOETERS CHRISTIAN
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MessageSujet: 17 décembre 44   Jeu 17 Déc 2015 - 8:33

Bonjour les amis
Je sais que ce n'est pas un sujet Marine, mais, il y a des choses que l'on ne peut pas oublier

tel que: le 17 Décembre 1944 dans nos Ardenne

le massacre de Bognez




17 décembre 1944 - Bataille des Ardennes -
Massacre du carrefour de Baugnez-Ligneuville -

La batterie B du 285ème Bataillon d'observation d'artillerie
de campagne de la 7ème Division blindée US était cantonné
à Heerlen, dans le sud des Pays-Bas.

Le 16 décembre dans la soirée, la 7ème Division blindée US
du général Robert Hasbrouk reçoit d'Omar Bradley l'ordre
de faire marche vers Saint-Vith sur trois colonnes.

La batterie B du 285ème Field Artillery Observation Battalion
(FAOB) est commandé par le capitaine Leon Scarborough.

Elle se met en route avec 30 véhicules et 140 hommes peu avant
l'aube du 17 décembre 1944, constituant l'arrière-garde du CCR
(Combat Command R) de la 7ème Division blindée, avec en tête
de colonne la jeep du lieutenant Virgil Lary.

A 11h45, le convoi de Lary pénètre dans Malmédy, mais ne peut
se frayer facilement un chemin du fait d'une importante circulation.

A 12h15, le convoi s'arrête à la hauteur du QG du 291ème Bataillon
de combat du génie US, commandé par le colonel David Pergrin,
juste à la sortie est de Malmédy.

Pergrin indique à Lary la présence possible de blindés ennemis venant
de Bullange, mais ce dernier décide de ne pas en tenir compte.


Le convoi emprunte alors la nationale N-23, où les sapeurs de Pergrin
commencent à couper les arbres pour placer des obstacles sur la route,
direction le sud-est et le carrefour de Baugnez. Là, il doit bifurquer
vers le sud et Ligneuville.

Lary arrive au carrefour à 12h45, où deux policiers de la 518ème
compagnie de MP montent la garde.

Les deux MP lui conseillent alors de changer son itinéraire afin
d'éviter un affrontement. Comme Lary, pressé, a la responsabilité
de respecter le timing et l'itinéraire, il choisit de garder le chemin
qu'on lui a assigné et de courir le risque.

Après le passage du convoi, l'un des deux MP redescent la N-23
et va déjeuner à Malmédy.

Le MP qui reste regarde le convoi de Scarborough passer, puis entre
dans le café du carrefour tenu par Madame Bodarwé et, à ce moment,
entend des tirs de chars.

A 280m au sud du carrefour, la batterie B du 285ème FAOB vient juste
de tomber nez à nez avec deux chars commandés par le lieutenant Werner
Sternebeck, venant de Thirimont, débouchant d'un chemin secondaire
forestier, sur la gauche de la colonne américaine.

Les GIs affolés sortent des véhicules et se précipitent sur le bas côté
de la route. Certains d'entre-eux se défendent, mais contre des blindés,
le combat est inégal. Les véhicules américains sont poussés par
les deux chars sur le bas côté de la route afin de libérer le passage.

Le lieutenant Lary, se voyant incapable de résister à l'attaque,
se lève afin de se rendre. Quelques GIs réussissent à s'enfuir
vers le café Bodarwé.

Le Sturmbannführer (major) Joseph Diefenthal, commandant
du 3ème Bataillon du 2ème Régiment de Panzergrenadiers-SS,
arrive et la fusillade cesse. Les Allemands partent à la recherche
des Américains qui se sont rendus et les amènent au carrefour
où ils les regroupent dans une prairie près du café.

Ils sont au total 119 prisonniers.

Diefenthal fait repartir sa colonne et laisse un de ses subordonnés,
le commandant Werner Poetshke avec les prisonniers. Celui-ci retire
deux chars Panzer-IV de la colonne et les fait manoeuvrer de telle
sorte que les Américains et le champ soit sous le feu de ceux-ci.

Le sergent Soptrott, commandant du char 731 reçoit alors l'ordre
d'ouvrir le feu. Il donne alors l'ordre à son cannonier-assistant
le soldat Fleps d'exécuter l'ordre reçu. Ce dernier a déjà sorti
son pistolet. Il ajuste le chauffeur de Lary et tire dans sa tête.
Il est précisément 15h58.

Lary ne comprend pas tout de suite ce qui se passe et demande
à ses hommes de ne pas paniquer afin de ne pas déclencher un tir
plus important encore. Mais les mitrailleuses des deux chars
entrent à leur tour alors en action.

Quand les tirs cessent, il n'y a plus aucun prisonniers debout
et les blindés allemands repartent. Des pionniers du génie allemands
entrent dans le champ pour achever tout américain montrant encore
signe de vie.



Les Allemands laissent quelques hommes de garde au carrefour
et s'en vont. Dans le champ, une vingtaine de GIs, y compris Lary,
sont encore en vie et blessés. D'un seul coup, ils se relèvent
et courent vers les bois, au nord.

Après s'être remis de leur surprise, les Allemands de garde ouvrent
le feu. Une dizaine de GIs dévient de leur route et se réfugient
dans le café. Celui-ci est alors incendié. Les Américains
qui tentent ensuite d'en sortir sont tous abattus.

La patrone du café au carrefour, madame Bodarwé, témoin du massacre,
fut emmenée par les SS et disparut complètement. On ne retrouvera
jamais son cadavre.

Le "massacre de Baugnez" eut un second témoin civil belge: Henri
Lejoly, sa maison juste en face du café Bodarwé, de l'autre côté
de la rue. Mais les Panzer-SS le laissèrent en vie.

Pergrin, à Malmédy, entend les coups de feu et se décide à partir vers
le carrefour de Baugnez, afin de se rendre compte de ce qui se passe.

Au moment où il arrive au dessus d'une colline surplombant le lieu
de la tuerie, il voit arriver quatre hommes, témoins du massacre,
qui ont couru et marché à travers le bois. Il les ramène à Malmédy.

D'autres survivants parviennent à regagner petit à petit les positions
du 291ème bataillon de génie US dans Malmédy. Ce n'est finalement
qu'à la tombée de la nuit qu'un des derniers survivants, qui s'était
réfugié dans l'eau glaciale d'un ruisseau put rejoindre à son tour,
ses lignes.

Au total, 17 survivants regagneront Malmédy entre 15h30 et minuit.
D'autres recueillis et cachés par des civils belges.

Le lieutenant Lary, blessé, fut soigné et sauvé par quatre soeurs:
Bertha, Ida, Marie et Martha Marin. Elle le reconduiront ensuite
à Malmédy.

Le rapport officiel donne une liste de 86 hommes abattus au carrefour.

Quand Pergrin entendit le témoignage de Lary, le seul officier ayant
survécu, il envoya à Spa, au QG de la 1ère Armée US, son officier
adjoint des opérations, le lieutenant Thomas Stack, pour décrire
personnellement le massacre au général Courtney Hodges.

Une très grande publicité sera faite autour de ce massacre et certaines
unités américaines iront jusqu'à venger ce crime.

Le 21 décembre 1944, le quartier général du 328ème Régiment de la 26ème
Division d'infanterie US (3ème Corps US de Patton), au sud du saillant,
allemand, transmettra ses ordres en vue d'une attaque projetée
pour le lendemain:

"Aucun SS ou parachutiste allemand ne sera fait prisonnier".

Cet ordre sera scrupuleusement respecté par la division.

72 corps furent retrouvés et inhumés le 13 janvier 1945, lors de
la contre-offensive américaine pour éliminer le saillant allemand.

Après la guerre, un mémorial sera construit aux environs du lieu
du massacre. 84 noms y furent inscrits.

En décembre 1946, un procès eu lieu à Dachau ou les principaux
responsables du crime furent jugés pour crimes de guerre.

Ce procès, "The Dachau Trial", présidé par le Juge-Avocat-Général
(JAG) de l'US Army, le général Josiah Dalbey, était typique du système
judiciaire américain. Peiper et les autres accusés étaient défendus
par le colonel Willis Everett. Le ministère public ("Prosecutor")
représenté par le colonel Burton Elli.

Sur 74 Panzer-SS du Kampgruppe Peiper jugés, 43 furent condamnés
à mort, 22 aux travaux forcés à perpétuité, et huit à des peines
de 10 à 20 ans.

Peiper, condamné à 20 ans de prison, échappa à la peine de mort.

On sait maintenant qu'il n'était pas présent personnellement

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MessageSujet: Re: 17 décembre 44   Jeu 17 Déc 2015 - 12:56

Bonjour Christian on ne les oublie pas .
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Archer
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MessageSujet: Re: 17 décembre 44   Jeu 17 Déc 2015 - 13:43

Triste histoire à ne jamais oublier.


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MessageSujet: 17 Decembre 44   Jeu 17 Déc 2015 - 18:32

oublier peut etre pardonner jamais

ce sont les paroles de mon père qui a fait la 2ème campagne de normandie ,

dans la brigade Piron 3coi.

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SCHOETERS CHRISTIAN
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MessageSujet: Re: 17 décembre 44   Ven 18 Déc 2015 - 9:13

Oui les amis et y a d'autres faits similaires

Massacre a Bande (N4 vers Bastogne)

Les Allemands arrivent dans le village de Bande au soir du 21 décembre 1944. Le 24 décembre, veille de Noël, un détachement allemand arrête tous les hommes sur son passage, dont quatre élèves du Petit Séminaire de Bastogne...

Engagée le 16 décembre 1944, la contre-offensive allemande ou Offensive Von Rundsted, touche Bastogne deux jours plus tard. Alors que les premiers obus tombent sur la ville, le supérieur du Petit Séminaire de Bastogne décide de renvoyer les élèves dans leurs familles.

Le 20 au matin, les derniers d’entre eux partent enfin, sous la conduite de quelques-uns de leurs professeurs. L’abbé Jean-Baptiste Musty, qui deviendra évêque auxiliaire de Namur en 1957, accompagne dix élèves en direction de la gare de Marloie, faute de pouvoir rejoindre directement Libramont.

Vaille que vaille, ils arrivent à Bande le 21 en matinée. Harassés, ils s’accordent pour attendre un jour avant de continuer. Malheureusement, le lendemain matin, la route vers Marche est bloquée par les Américains ; le soir, les Allemands arrivent à Bande.

Le 24 décembre, veille de Noël, un détachement allemand plus vindicatif entreprend de venger les humiliations subies par leur armée depuis septembre 1944. Ils parcourent le village et arrêtent tous les hommes qu’ils rencontrent. Quatre élèves du Petit séminaire sont pris parmi les otages.

Vers 17h, les prisonniers sont répartis en deux groupes : ils relâchent les plus vieux et ne gardent qu’une trentaine de jeunes âgés de 17 à 32 ans.

Mis à part Léon Praille qui parviendra à s’échapper, les trente-quatre jeunes hommes seront abattus et leurs corps jetés dans la cave d’une maison sinistrée le long de la Nationale 4, la maison Bertrand.

Le 11 janvier 1945, les Anglais entrent à Bande et découvrent la tragédie de la maison Bertrand. Les connaissant mieux que tout autre, l’abbé Musty devra identifier les corps de ses quatre élèves : André Bourgeois, Joseph Henkinet, Jules Noël et Joseph Parmentier. Mais c’est Léon Praille, le dernier à les avoir vu vivant qui sera le déclarant de leur décès et de celui des trente autres victimes de Bande.  Les actes de décès sont conservés aux Archives de l’État à Saint-Hubert.

Si vous passez par Bande après Marche en Famenne, un petit arrêt







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