Le rendez-vous des anciens et amis de la Force Navale - Het rendezvous van de oudgedienden en vrienden van de Zeemacht
 
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 Il y a un siècle ... mémoires

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Jean-Claude
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MessageSujet: Re: Il y a un siècle ... mémoires   Mar 21 Oct 2014 - 14:59

MOUILLEZ !



Il est quelque peu paradoxal que la Marine française, comme de nombreuses marines étrangères ait choisi pour symbole l'ancre, synonyme d'arrêt près des côtes et d’immobilité, alors que sa raison d'être est le mouvement et la navigation au grand large. Peut-être est-ce pour donner raison à tous ceux qui affirment que "le meilleur moment dans le bateau, c'est les escales".
Mouiller l'ancre n'est jamais une opération anodine, surtout lorsque celle-ci pèse plusieurs centaines de kilos, voire plus de 7 tonnes sur les porte-avions, auxquelles s'ajoutent les maillons de 30 c.mètres qui vont donner le poids nécessaire pour empêcher le bâtiment de dériver au vent. le poids de ces engins illustre parfaitement l'expression du marin qui, ayant abusé de la soupe du soir, se couchera avec "un estomac aussi léger qu'une ancre de pétrolier".
Relever cette ancre n'est pas non plus simple et il est de bonne prudence de prévoir sur la chaîne des mailles démontables pour pouvoir abandonner un mouillage qui se serait coincé dans un fond rocheux ou emmêlé dans d'autres lignes d'ancre. Il est de même installé un croc d'étalingure au fond du puts aux chaînes qui une fois largué permet de filer la ligne de mouillage.


Mouillages de l'ancre à  bord du Jemmapes


Le Jemmapes
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Jean-Claude
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MessageSujet: Re: Il y a un siècle ... mémoires   Mer 22 Oct 2014 - 15:21

Virer le cabestan


C'est au moment où il faut appareiller et remonter les lourdes ancres et leurs longues chaînes que l'on perçoit le plus la nécessité et l'utilité d'équipages très nombreux. C'est qu'il faut, selon les bâtiments, plus de soixante hommes disponibles pour virer le cabestan, cette grande roue horizontale, également appelée l'« homme fort », sur laquelle viennent s'emmancher de grandes poutres. Tels des hamsters faisant tourner leur roue dans une cage, les matelots tournent en rond sur le pont en entonnant les traditionnelles « chansons à virer » pour se donner du courage.
Le cabestan était traditionnellement placé au milieu du vaisseau, là où le pont était le plus résistant. On en trouvait de plusieurs types, dont les cabestans à l'anglaise qui n'employaient que des demi-barres, des cabestans volants ou transportables et même sur les plus gros bâtiments des cabestans doubles superposés sur deux ponts qui permettaient de mettre deux équipes à pousser simultanément sur chacun des ponts.

Manœuvre du cabestan.


Info Ouest France Etienne Devailly
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VALKIRI
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MessageSujet: Re: Il y a un siècle ... mémoires   Mer 22 Oct 2014 - 15:29

L O il y a 1/2 siècle .........mémoires
Sur les bâtiments de guerre de la classe Algérine mais aussi L/Tz V.Billet - Kamina les embarcations  étaient hissées à la "force des bras" manœuvre qui est "inconnue" aujourd'hui a/b de nos bâtiments de guerre.

Salut marin barre

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Dans la vie il y a trois routes
L'estime:l'idéal que l'on poursuit
La route vraie:la vie réelle de tous les jours
La route sur le fond:c'est le destin

---> voir ma présentation

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Jean-Claude
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MessageSujet: Re: Il y a un siècle ... mémoires   Mer 22 Oct 2014 - 17:57

A l'assaut de la mature

Les détecteurs qui grimpent aujourd’hui en haut du mât des frégates ou du porte-avions doivent, comme leurs grands anciens, savoir maîtriser leur vertige. Ils bénéficient de harnais et sont dispensés du port du bachi, que la jugulaire n’a pas toujours su préserver du vent coquin.
La disparition progressive des grands voiliers en bois a malheureusement appauvri le vocabulaire des matelots de quelques mots pittoresques : le petit perroquet, le cacatois, la gueule de raie, la jambe de chien, le gaillard, les ailes de pigeon, le chapeau de gendarme...



Les élèves du bord dans la mâture du Bougainvil
Dans les haubans.
Le Bougainvil


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polinar
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MessageSujet: Re: Il y a un siècle ... mémoires   Mer 22 Oct 2014 - 17:58

bien beau tout ça  super
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SCHOETERS CHRISTIAN
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MessageSujet: Re: Il y a un siècle ... mémoires   Jeu 23 Oct 2014 - 7:25

Virer au cabestant ... encore maintenant





idem pour la mâture


suivez "l'hermione " et tout les grands voiliés ...des gestes d'autrefois

wavey
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Jean-Claude
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MessageSujet: Re: Il y a un siècle ... mémoires   Jeu 23 Oct 2014 - 21:48

Permissionnaires à la pelle



Le marin prudent a toujours affectionné la vieille maxime qui lui prescrit de « s'inscrire sur toutes les listes au cas où... » et de privilégier la trilogie « premier quart, première bordée, premières soupes » dans l’hypothèse où le déclenchement impromptu de la troisième guerre mondiale ou un autre imprévu viendrait remettre en cause les programmes initialement fixés. « Premier de bordée », aurait écrit Frison-Roche.
En langage terrien, cette maxime maritime peut se traduire par « ce qui est pris est pris » ou encore « un chien vaut mieux que deux kilos de rats » (un tiens vaut mieux que deux tu l’auras).
Il fut une époque pas si lointaine où l’officier de garde passait l’inspection des permissionnaires avant qu’ils ne partent à terre, ces derniers étant en uniforme dans les années 1900, et en civil à partir des années 1980. Cette pratique, aujour¬d’hui considérée comme attentatoire à la liberté de se vêtir à sa guise, avait pour but de veiller à la bonne tenue et à la relative élégance des permissionnaires qui devaient pouvoir porter fièrement sur leurs épaules l’image de la Marine.



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calamar1942
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MessageSujet: Re: Il y a un siècle ... mémoires   Ven 24 Oct 2014 - 12:06

Deux superbes photos mercie JClaude
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Jean-Claude
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MessageSujet: Re: Il y a un siècle ... mémoires   Ven 24 Oct 2014 - 17:13

Poste de propreté !



Ce n'est certainement pas un hasard si l'industrie américaine des détergents a pris un marin pour symbole, Monsieur Propre, celui qui rend tout « tellement propre, tellement propre qu’on se voit dedans ».
En effet, lorsqu’il n'est pas de quart, le marin passe ses journées à se laver, se salir et se changer de tenue, mais également à nettoyer et briquer le pont et ses cuivres, ses tables et ses couverts, ainsi qu’à lessiver ce qu’il va repeindre, puis les abords de ce qu’il vient de peindre.
Le matelot s’attaque ainsi quotidiennement et à plusieurs reprises au poste de propreté et d’entretien par devoir et abnégation, par habitude également mais sans doute aussi par amour et respect pour « son bâtiment » auquel le lie un véritable lien sentimental.
Et c’est ainsi que les vaisseaux de l’Etat et leur matériel d’armement franchissent souvent en pleine forme le cap des quarante années de service. 

Le nettoyage des éponges


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Jean-Claude
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MessageSujet: Re: Il y a un siècle ... mémoires   Mer 29 Oct 2014 - 11:49

Savoir mouiller les fauberts et les rames



Clin d'œil aux multiples amateurs de l'art du contrepet dans les carrés de la Marine.
Pour laver le pont de la crise, il faut mouiller les fauberts* et les rames, et ôter toute trace de saleté de ce lieu où le transmetteur brouille l’écoute, où le cuisinier a renversé sa tourte aux cailles et de la gélatine panée, où le tailleur vend de la serge, où l’aumônier est devenu fou entre deux messes, où les sauvages ont glissé dans la piscine lors du passage de la ligne, où le bidel* fait bisser l’appel et a le choix dans la date pour programmer ses inspections, où l’on passe pour aller au carré  dont l’aspirant habite Javel, pendant qu'au loin un dragueur a coupé la mine du père et qu’un matelot veut quitter le bord de la Belle Poule. Sur ce même pont, on se fait branler un peu à dix nœuds, les commis aux belles frites font passer du poisson qui sent la vase de la berge, les fourriers*  sèment leurs guêtres, les lutins pêchent les maquereaux, la femme de l’amiral déguste un marc bien doux, la maraîchère a reçu toute la farine sur sa menthe, le vieux marin se prépare à laver le fond de sa quille, et l’amiral mort fou disait à son état-major « rendez-vous dans cette baie ». Il n’est enfin pas rare qu’en hiver on se gèle le pont.



Bidel

Franges du faubert

Bidel : officier marinier de la spécialité des fusillers marins chargé de la police à bord, ainsi appelé en hommage à François Bidel (1839-909), célèbre dompteur de fauves.
Faubert : balai à frange employé pour nettoyer le pont.
Fourriers : spécialité des comptables et trésoriers ; désigne ceux qui dans les armées achetaient le fourrage pour les chevaux.

La Belle Poule


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MessageSujet: Re: Il y a un siècle ... mémoires   Dim 2 Nov 2014 - 11:58

Service du dimanche

le dimanche à bord.

Toujours en vigueur de nos jours, le tableau de service du dimanche à la mer ou au mouillage dispense l’équipage de poste d'entretien ; seuls sont tenus de travailler les marins de quart à la machine, à la coupée, à la passerelle ou dans les fonctions assurées en continu comme la cuisine.
Il faut alors pour ceux qui ne sont pas de quart tuer le temps car les journées sont longues pour les matelots qui sont bloqués à bord et ne peuvent même pas, imaginer que leurs lointains successeurs seront nombreux à avoir des ordinateurs portables avec lecteurs de DVD.
Comme leurs malheureux ancêtres prisonniers sur les pontons anglais, les plus doués de leurs mains s'adonnent avec
leur couteau à l'artisanat de matelot, très recherché aujourd’hui. De ces heures de liberté et de détente, également appelées « le quart d en bas », naîtront des bateaux en bouteilles, des maquettes de bateaux en bois et ivoire de baleine, des noix de coco sculptées de scènes maritimes et des dents de cachalot gravées. Ces objets étaient ensuite offerts à la famille, à la douce amie ou revendus pour se payer du tabac ou améliorer l'ordinaire, Pendant ce temps, d’autres marins deviendront des as du crochet ou du tricot, alors que les moins manuels se contenteront de refaire la Marine en contemplant les flots.

A bord d'un curassé.

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