Le rendez-vous des anciens et amis de la Force Navale - Het rendezvous van de oudgedienden en vrienden van de Zeemacht
 
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 Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987

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shrek
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MessageSujet: Re: Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987   Jeu 18 Nov 2010 - 21:32

J'ai trouvé un livre à la bibliothèque et on comprend mieux comment ils ont fait pour le renflouer

le livre en question :

Ils ont décidé de le faire baculer tout doucement en pompant l'eau au fur et à mesure, pour faciliter le basculement, ils ont soudé sur la coque une sorte de pylone triangulaire et les câbles rattachés à un ponton avec des winchs passent au-dessus du tube, ces mêmes pontons étaient reliés également par câbles à des pieux fixes.


d'autres câbles reliés aux grues passaient sous le navire







Donc petit à petit, et en pompant doucement au fur et à mesure, ils l'ont fait basculer pour en arriver à le ravoir droit
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shrek
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MessageSujet: Re: Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987   Jeu 18 Nov 2010 - 21:46

jean-luc V a écrit:
Car je me souviens avoir vu des voitures découpées en deux dans la cale, n'y aurait-il pas eu un autre bateau coulé au large de la Belgique où l'épave avait été découpée ??

C'est probablement du Tricolor que tu veux parler, je vais ouvrir un topic afin de ne pas polluer celui-ci réservé au Hérald.
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olivier
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MessageSujet: Re: Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987   Dim 13 Nov 2011 - 13:31

Panorama - Herald of Disaster


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VALKIRI
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MessageSujet: Re: Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987   Dim 13 Nov 2011 - 15:29

L O pas mal mais incomplet au sujet de responsabilités l’enquête est résumée en 2 mots (6 hommes d'équipages --acquittement)
cela montre que les médias veulent du sang et des larmes certaines scènes donnent l'impression pour un vrai marin d'être un "peu-effets spéciaux"(comment était-il possible de prendre des vidéos a l'intérieur quelques minutes après le chavirement?
voir aussi mon message 17 Oct 2010 a ce sujet Herald of Free enterprise
ainsi que le lien (traduction google) de l'histoire du H.of F.E.
Salut

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MessageSujet: Re: Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987   Dim 13 Nov 2011 - 17:02

Des images impresionantes que je nai jamais vue j'en ai des frisons et sa fait froid au dos cetait le jour ou jai quite la belgique pour vivre en Espagne
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olivier
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MessageSujet: Re: Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987   Dim 13 Nov 2011 - 18:09

Ce soir là c'était surtout la cohue !

Dans la base, il y avait plein d'ambulances, des véhicules des différents secours, des pompiers, etc....

D'habitude après 17h dans la base, c'était le calme plat mais là ça été tout le contraire.

Je me souviens qu'un des plongeurs du bord (j'ai oublié son nom mais c'était un liégeois) qui était de quart avec moi se soir-là à bord du F911 est parti sur l'épave ce soir-là.

Et ca a duré plusieurs jours, ils avaient transformé la salle de sport de la base en un immense funérarium où les familles des victimes venaient se recueillir...


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MIKE
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MessageSujet: Re: Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987   Dim 13 Nov 2011 - 19:29

salut

bravo Olivier je ne sais pas ou tu as été récupérer ce reportage trés intéressant

valkriry dans l'angleterre de mémé tatcher il fallait s'attendre a ce qu'il n'y aie que des acquittements

En effet cela aurait mis en cause la responsabilité de l'armateur pour avoir mis

en circulation avec les manquements (navigation porte ouverte)pas de voyant de porte

fermée

Dans le reportage on signale 2 condamnations pour les futs toxiques

je n'ai vu aucune couverture de survie pour les rescapés simplement couvertures de

la croix rouge

god bless the english capitalism

A+
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Gérald
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MessageSujet: Re: Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987   Dim 13 Nov 2011 - 20:31

Un neptunus fût entièrement consacré à cette tragédie, grace à notre ami Roger B voici ce numéro spécial.











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Gérald
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MessageSujet: Re: Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987   Dim 13 Nov 2011 - 20:34











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MIKE
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MessageSujet: Re: Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987   Dim 13 Nov 2011 - 20:51

BONSOIR Gérald

on ne peut que féliciter les plongeurs équipages et les sea kings pour leur boulot
et leur courage

les rescapes dans cette catastrophes ont eu une chance c'est que sa çe passe a zeebruges proximité base marine et hélicos a coxyde

leur deuxiéme chance c'est le banc de sable sans quoi mieux vaut ne pas y penser

ceci dit l'année d'aprés j'ai vu des malles qui sortaient d'ostende la porte avant ouverte

c'est a n'y rien comprendre


A+
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René
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MessageSujet: Re: Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987   Dim 13 Nov 2011 - 20:54

Si mes souvenirs sont bons, scratch ???

Stanav était présent et je pense bien qu'il y avait un exercise manoeuvre ou une alerte exercise à la base Zeebrugge ce soir là ? ce qui à permis d'être rapide pour l'aide apportée.

Qui sait encore ?
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polinar
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MessageSujet: Re: Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987   Dim 13 Nov 2011 - 23:09

j'ai navigué avec le 1tlv couwenberg,sur le zinnia,et l'avais aperçu,sur les images téléviées......quel effroi,ce jour là affraid affraid
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olivier
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MessageSujet: Re: Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987   Dim 13 Nov 2011 - 23:46

Voici des articles des archives du journal Le Soir :

Citation :
Vendredi 16 juin 1989

Deux ans après la tragédie de Zeebrugge, quelles leçons?

Et si, demain, un autre Herald chavirait au large de Zeebrugge. Quel serait, cette fois, le bilan des victimes? Il est, bien entendu impossible de répondre à cette question; aucun accident n'est exactement semblable à un autre dans ses causes, ses circonstances et ses conséquences.

Deux ans après le drame de Zeebrugge, qui coûta la vie, rappelons-le, à 198 personnes, il semble toutefois justifié de se demander si des «leçons» ont été tirées de la catastrophe et lesquelles.

Des spécialistes en la matière viennent de se réunir en congrès à Dunkerque pour discuter de la question, l'un des hommes le mieux placés pour intervenir dans ce débat étant le Dr Mullie. Médecin-réanimateur à l'hôpital de Bruges, le Dr Mullie a dirigé les opérations de secours médicaux lors du naufrage du Herald of Free Enterprise.

«C'était, rappelle-t-il, la première fois que nous étions confrontés à un sinistre d'une telle ampleur. Qui dépassait de beaucoup nos moyens d'assistance normaux. En ce sens, on peut véritablement parler d'une catastrophe.»

Urgence et catastrophe: pas nécessairement la même chose

Selon le médecin brugeois, un des principaux enseignements de l'expérience de Zeebrugge, des services de secours, c'est que, si la médecine d'urgence et la médecine de catastrophe utilisent la même science et visent un objectif identique - se porter sur les lieux du drame le plus rapidement possible pour tenter de sauver des vies humaines - elles sont cependant différentes.

D'une part, la médecine de catastrophe nécessite un plan et une préparation préalables. D'autre part, il convient, avant même de leur apporter des soins, d'effectuer un tri des victimes. Enfin, il faut opérer la régulation des moyens d'intervention.

«Heureusement, poursuit le Dr Mullie, nous avions déjà confusément ces principes à l'esprit avant le sinistre du 6 mars 1987. Et un plan de désastre avait été mis en place à Knokke et à... Bruges-Zeebrugge; c'est ce qui a permis d'éviter un bilan plus effroyable encore. Depuis, ce plan a été étendu à l'ensemble de la province de Flandre occidentale et renforcé.»

Un autre élément dont l'accident de Zeebrugge a démontré l'extrême importance, c'est la nécessité d'une bonne communication entre tous les intervenants: responsables sur place, équipes de secours, Samu, ambulances, hôpitaux d'accueil, etc.

La Manche, secteur à haut risque

Malgré la somme d'enseignements qu'il fournit à ceux qui, comme le Dr Mullie, s'efforcent d'améliorer l'organisation des secours médicaux d'urgence, le cas du Herald demeure très singulier.

Il est rarissime, en effet, qu'un bateau se trouve en détresse à peine sorti du port, comme cela s'est précisément produit à Zeebrugge le 6 mars 1987.

Chef de service de réanimation-anesthésiologie à l'hôpital maritime de Cherbourg, Serge Gosset étudie la problématique des secours médicaux en mer en cas de sinistre majeur survenant à bord de navires à passagers.

Car si, selon le Dr Gosset, la question des accidents limités est actuellement relativement bien maîtrisée, il n'en va pas de même des «gros risques», à savoir ceux «engageant le pronostic vital d'un nombre important de passagers».

Or, ce risque s'accroît à mesure que s'intensifie le trafic maritime et qu'augmente la capacité des transporteurs (dont certains sont aujourd'hui capables d'emporter 2.500 passagers).

«Des catastrophes récentes, telles celle de Zeebrugge ou celles observés aux Philippines ou en Grèce, ont transformé un risque qui, jusque-là, était considéré comme latent, en un risque réellement patent», estime Serge Gosset.

Face à la montée du péril, les pouvoirs publics français ont réagi. En mai 1988, le secrétariat d'Etat à la Mer a délivré une instruction ministérielle définissant les responsabilités de chacun, suggérant l'établissement d'une vaste concertation et demandant la réalisation de plans de secours, ceux-ci devant être testés au travers d'exercices de simulation.

C'est précisément en participant à l'un de ces exercices, Manchex 88, que le Dr Gosset a été sensibilisé au problème des secours médicaux en mer en cas de sinistre majeur.

Dix-neuf millions de passagers par an

Première constatation du médecin cherbourgeois: il n'existe pratiquement rien sur ce sujet dans la littérature médicale.

Deuxième constatation: l'intensité du risque est maximale dans les passages obligés étroits, comme la Manche, où coexistent différents trafics longitudinaux et transversaux dont les routes se croisent, et par où transitent 19 millions de passagers par an. C'est donc sur la Manche et sa périphérie que Serge Gosset a concentré ses recherches.

Depuis l'évaluation de la situation médicale à bord du navire sinistré (essentielle parce qu'elle conditionne la bonne adaptation des moyens de secours qui seront mobilisés) jusqu'aux implications internationales des stratégies d'intervention, le médecin français a élaboré une doctrine globale d'emploi des moyens médicaux en cas de sinistre majeur à bord d'un navire du type ferry.

Ses propositions rejoignent celles de son confrère brugeois, notamment quant à l'urgence d'une coordination et d'une harmonisation entre pays riverains.

Serge Gosset souhaite également une meilleure formation du personnel médical de bord et des équipages, ainsi que le prépositionnement sur les bateaux d'équipements médicaux lourds prêts à servir en cas d'accidents graves.

Avantage du système: au lieu de devoir acheminer ce matériel, souvent encombrant, sur place, les hélicoptères pourront embarquer prioritairement des équipes de médecins, infirmiers et secouristes.

De telles suggestions sont sans nul doute pleines de bon sens. Il reste cependant à convaincre les compagnies maritimes de consentir l'investissement. Ou à les y obliger par des réglementations qui seraient strictement contrôlées, sous peine de s'exposer à de désagréables surprises.

Par ailleurs, qu'en est-il de la conception des bateaux, dont certains ont la triste réputation depuis la tragédie de Zeebrugge d'être des «cercueils flottants»?

JACKY LEGRAIN.

http://archives.lesoir.be

Malheureusement, les archives ne vont que jusque en 1988 !

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MessageSujet: Re: Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987   Dim 13 Nov 2011 - 23:56

Citation :
Samedi 20 octobre 1990

Cent nonante-trois morts, pas de coupable

Catastrophe de Zeebrugge: la compagnie P O et l'équipage du «Herald» acquittés.

LONDRES (De notre correspondant particulier)

Acquittés: les vénérables murs du tribunal de l'Old Bailey résonneront encore longtemps de l'arrêt prononcé vendredi matin par le juge Turner au profit de la compagnie P O, au terme de vingt-sept jours d'un procès qui aurait dû prendre plusieurs mois. Le ministère public a en effet choisi d'abandonner les poursuites pour homicide involontaire contre la compagnie P O et sept de ses employés à la suite du naufrage du «Herald of Free Enterprise» qui avait fait 193 morts, au large de Zeebrugge, le 6 mars 1987.

Les sept hommes qui étaient assis dans le box des accusés, au tribunal de l'Old Bailey, étaient le capitaine David Lewry, son second Leslie Sable, les quartiers-maîtres John Kirby et Mark Stanley, ainsi que trois anciens directeurs du transbordeur, Wallace Ayres, Jeffrey Devlin et John Alcindor, qui ont quitté la compagnie après la tragédie. Les sept inculpés, qui plaidaient non coupables, risquaient théoriquement la prison à vie.

Mais au-delà de ces seconds rôles, la véritable vedette de ce procès aura été la compagnie Towsend Thorensen, filiale du groupe P O. Cette société, qui assure à elle seule la moitié du trafic transmanche (et la totalité des liaisons avec la Belgique par le truchement de son accord avec notre Régie maritime) était passible d'une grosse amende.

L'avocat général n'est pas parvenu à démontrer que le système de sécurité en place comportait des risques «évidents» et «précis» pour les passagers, notamment en raison du fait que le ferry avait pris la mer avec ses portes arrière ouvertes, négligence de l'équipage à l'origine du naufrage du navire. Les avocats de la compagnie ont convaincu le juge que si le danger était «prévisible», il n'était pas totalement «évident».

Ces poursuites n'auraient jamais dû être engagées contre nous... Si Roger Mann, directeur de P O s'est déclaré satisfait du verdict, un fait demeure: pour la première fois, un tribunal a examiné la possibilité de poursuivre collectivement une compagnie et ses responsables pour homicide involontaire en cas de catastrophe.

Autre originalité de ce procès, il n'a concerné qu'une seule victime représentant pour les besoins de la simplicité l'ensemble des morts et des blessés. Bien que le drame se soit déroulé dans les eaux territoriales belges, il faut noter que le procès de l'Old Bailey n'a jamais concerné notre pays sur le plan juridique.

Le temps, la succession de catastrophes dans les transports britanniques ont réduit l'écho d'un procès qui s'est conclu - ironie du sort - au moment où se termine le percement du tunnel sous la Manche, le grand concurrent des ferries.

Après l'annonce du verdict, des parents des victimes du naufrage n'ont pas caché leur déception et leur amertume.

En revanche, Numast, le syndicat des travailleurs des transports qui avait offert l'assistance judiciaire à trois inculpés, s'est déclaré satisfait de l'énoncé: La recherche de boucs émissaires parmi les marins ne crée pas des bateaux plus sûrs et ne change rien aux problèmes fondamentaux de la sécurité en mer.

Ce verdict me réjouit. Je dois maintenant penser à mon avenir. Une chose est certaine: pas question de retourner à la mer, a déclaré John Kirby en sortant de la salle d'audience. Sur les marches de l'Old Bailey, le capitaine Lewry a serré les mains de MM. Sabel et Stanley. Se tenant à ses côtés, l'épouse du capitaine s'est exclamée: Il ne s'agit pas de hurler de joie. Souvenons-nous des morts. On va prendre des vacances et tenter de recoller les morceaux de notre existence.

Trois ans après la tragédie, le dossier «Herald» est clos.

MARC ROZEN

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MessageSujet: Re: Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987   Lun 14 Nov 2011 - 0:23

Citation :
Mardi 6 mars 2007

Naufrage - Voici 20 ans, 193 personnes trouvaient la mort au large de Zeebrugge

La tragédie du « HeraLD » reste à ce jour la plus grande catastrophe maritime d'après-guerre en Europe.

Récit

Le vendredi 6 mars 1987, le ferry britannique « Herald of Free Enterprise », de la compagnie Townsend Thoresen, chavirait à quelques encablures du port de Zeebrugge. Cent nonante-trois personnes devaient trouver la mort dans ce qui allait bien vite se révéler comme la plus grande catastrophe maritime d'après-guerre en Europe.

Seul le courage et le savoir-faire des équipes de secours belges (plongeurs de la Marine et civils, pilotes d'hélicoptère, équipages des remorqueurs et d'autres bateaux venus à la rescousse, personnel médical dans l'ensemble des hôpitaux en alerte rouge, ambulanciers, etc.) ainsi qu'un plan d'urgence exécuté pratiquement sans failles permirent de sauver la vie à 350 autres passagers du « ferry de la mort ».

Le « Herald » a chaviré pour un motif dérisoire : parce qu'un maître d'équipage, Mark Stanley, 28 ans à l'époque, s'était endormi sur sa couchette, oubliant de fermer les portes de garage à la proue du ferry. Et parce que David Lewry, le capitaine du « Herald », qui appareillait avec huit minutes de retard à Zeebrugge, avait, lui, omis de s'assurer personnellement de la fermeture de ces portes...

Le film des faits.

19 h 08. Le « Herald of Free Enterprise » se détache du quai, direction Douvres. Le capitaine Lewry commande à la salle des machines : « En avant, toute. »

19 h 20. Le ferry sort à toute vitesse (15 noeuds, soit 28 km/h) du port de Zeebrugge. Personne à bord ne se doute que des centaines de milliers de litres d'eau de mer s'engouffrent déjà par l'ouverture béante à l'avant du navire où les portes sont restées ouvertes. La masse d'eau provoque un mouvement latéral inévitable.

19 h 25. Le « Herald » chavire, et se couche sur son flanc bâbord (gauche). Aucun signal de détresse ne peut être lancé.

19 h 26. Elias Van Maren, second officier du dragueur « Sanderus » à l'entrée du port de Zeebrugge au moment de l'accident, est l'un des seuls témoins oculaires de la tragédie. Il note dans son journal de bord : « 19 h 25. Je vois passer le Herald, illuminé comme un arbre de Noël. À peine sorti de l'avant-port, le ferry vire sur tribord et chavire. L'arbre de Noël s'éteint instantanément. Il me semble que le « Herald » a été englouti en un mouvement. La mer est calme comme un lac... »

19 h 27. Robert Heyneman, capitaine du « Sanderus », alerte la direction du port de Zeebrugge. Une seconde plus tard, Ostende Radio lance l'appel international de détresse : « Mayday... »

19 h 28. L'opération de sauvetage du « Herald » et de ses 543 occupants commence. Une course contre la montre, dans des conditions apocalyptiques.

7 mars 1987, 9 h. L'ordre est officiellement donné aux sauveteurs, épuisés, d'abandonner les recherches pour tenter de retrouver des survivants ; 350 passagers et membres d'équipage, dont le capitaine Lewry, ont été sauvés ; 193 personnes ont péri. Quatre corps n'ont jamais été retrouvés.

Le bilan est avancé par le commissaire maritime de Zeebrugge, feu Jozef Vandebussche, au surlendemain de la catastrophe, mais minimisé jusqu'à la mi-avril par la direction de Townsend Thoresen.

7 avril. Au terme d'une gigantesque opération de renflouage, menée par le consortium belgo-néerlandais TVBergingswerken-Smit Tak, le « Herald » est redressé et renfloué. Devant 400 journalistes du monde entier.

8 avril. Les plongeurs-démineurs de la Marine ont extrait 63 corps sans vie des 130 personnes encore portées disparues. Ces corps seront identifiés grâce au travail du Disaster Identification Team de la gendarmerie (devenue aujourd'hui police fédérale) avant fin avril.

13 mai. L'épave quitte Zeebrugge, remorquée vers une plage du Bangladesh pour y être réduite en ferraille.


Citation :
« J'ai alors sauté dans le noir »

témoignage

Commandant des plongeurs de la Force Navale belge, Gui Couwenbergh fut le premier à descendre dans les entrailles du « Herald » Vingt ans après, le souvenir du drame hante encore cet officier, décoré de la Queens Galentry Medal (QGM) par la reine Elizabeth d'Angleterre. Son récit, jusqu'ici inédit, est éloquent.

« Participant à la manoeuvre Otan Wintex, je me trouvais au mess des officiers à Zeebrugge quand un message a fusé : un ferry vient de chavirer à la sortie du port. Je n'y croyais pas trop, estimant que ça faisait partie du scénario de la manoeuvre. Ce n'est qu'un quart d'heure plus tard, vers 19 h 55, quand un hélicoptère Seaking de la 40e escadrille de Coxyde m'hélitreuillait avec deux de mes hommes sur le Herald, couché sur son flanc tribord, que j'ai réalisé le drame...

Nous n'avions aucun point d'orientation. Des couloirs s'étaient transformés en cage d'ascenseur, des cages d'escalier étaient devenues des couloirs. Au bout de trois minutes, j'ai aperçu un trou béant formé par une vitre cassée. Dans le fond, je voyais des tas de petits points lumineux. C'est en entendant les cris monter de ce gouffre que j'ai réalisé qu'il s'agissait des réflecteurs des vestes de sauvetage.

J'ai alors sauté dans le noir. Je me trouvais dans l'immense espace formé par les restaurants, le bar, la banque et le magasin hors taxe du pont C. Cinquante, soixante, quatre-vingts personnes essayaient de se maintenir à flot.

Au bout d'une demi-heure, ma lampe de plongeur s'est éteinte. Pendant plus de trois heures, j'ai quasiment travaillé à l'aveuglette. À un moment, j'avais trois naufragés dans les bras. Afin d'en attacher un à la corde qui devait le hisser hors du « Herald », j'ai dû momentanément lâcher les deux autres. Quand je me suis retourné, l'un avait déjà disparu, noyé. Quand je suis remonté pour la première fois, vers 23 h 30, on m'a dit que j'avais sauvé trente personnes. Dix autres avaient perdu connaissance et dix étaient déjà mortes. C'était terrible...

Gui Couwenbergh n'a jamais essayé de contacter une des personnes qu'il a sauvées. « Trop de personnes ont fait l'objet d'éloges qu'ils ne méritaient pas, alors que d'autres, comme ce plongeur de ma section qui a travaillé toute la nuit à mes côtés pour sauver d'innombrables vies humaines, n'ont même pas reçu une poignée de main. »



Citation :
« Deux de mes amis sont morts »

témoignage

Aujourd'hui journaliste et habitant Londres, Simon Osborne avait 19 ans quand, le 6 mars 1987 peu avant 19 heures, il embarquait à bord du « Herald of Free Enterprise » après une excursion d'un jour à la côte belge avec sept amis. Vingt ans plus tard, il raconte les deux heures les plus longues de sa vie.

« Le Herald venait de quitter le quai. On s'était donné rendez-vous au bar. Je voulais encore faire quelques achats au free tax, quand je me suis aperçu que le ferry roulait dangereusement. Sans crier gare, en quelques fractions de secondes, le navire a chaviré. Je me suis retrouvé les jambes en l'air, glissant sur le sol en pente. Pour finir à quatre pattes sur ce que je pris pour le bar... C'était la paroi de bâbord. »

« Les lumières ne s'étaient pas encore éteintes. J'ai vu des dizaines de personnes catapultées d'un côté à l'autre du ferry, alors que, très vite, la mer s'engouffrait par les portes menant vers le pont extérieur et par quelques fenêtres, éclatées en miettes. J'étais terrifié... »

« Puis l'éclairage a rendu l'âme. La panique s'est emparée des passagers. Je sentais l'eau glacée monter, inexorablement. Il ne me restait qu'à me laisser flotter dans cette masse montante. J'étais convaincu que le ferry allait couler, m'emportant dans ce que je décrivais déjà dans mes pensées comme « mon cercueil marin ». Vous imaginez mon soulagement quand j'ai senti que le ferry se stabilisait - reposant, comme je l'ai appris plus tard, sur un banc de sable.

Pour Simon et ses amis, comme pour l'ensemble des quelque 700 personnes à bord, c'est une course contre la mort qui s'est alors engagée...

« Un calme presque surnaturel s'était emparé de moi. Je réalisais que rester sur place signifiait une mort certaine, par hypothermie ou par noyade, comme quelques-unes des personnes que j'ai vues mourir. Je devais absolument quitter le bar. La vue était limitée à vingt mètres. Assez pour apercevoir que des cordes avaient été descendues par des ouvertures de fenêtres. Je me suis frayé, tant bien que mal, un chemin à travers des cadavres flottants, des débris de toute sorte et des gilets de sauvetage. Quelqu'un m'a lancé un harnais que j'ai pu enfiler. J'ai été très vite hissé sur le flanc du ferry. J'ai eu énormément de chance : deux de mes amis sont morts. »



Citation :
REPÈRES

Renforcement de la sécurité. Le drame a eu pour conséquence un renforcement général des mesures de sécurité à bord des ferrys. Désormais, un circuit fermé de télévision, concentré sur les portes de garage à la proue et à la poupe du navire, est obligatoire. Une installation de détection indique la moindre infiltration d'eau sur les ponts.

Un système belge. Un an après le naufrage du « Herald », les ingénieurs de la Régie belge des transports maritimes ont mis au point un système de portes hydrauliques et télescopiques qui divisent le pont garage en différents compartiments durant le chargement. Ces cloisons restent fermées durant la traversée. Ces portes sont obligatoires.

D'autres mesures de sécurité. L'ensemble des corridors sur les ferrys doit être muni d'un éclairage de secours. Depuis 2005, chaque ferry est équipé d'une « boîte noire » comparable à celle d'un avion, qui enregistre l'ensemble des données d'une traversée.

Le nord de l'Europe le plus sévère. Seuls le Danemark, la France, l'Italie, la Norvège, l'Espagne, la Suède, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Belgique ont ratifié la convention de sécurité à bord des ferrys, dite « Solas 90 ». En bref : embarquer à bord d'un ferry dans le nord de l'Europe garantit de voyager dans des conditions de sécurité conformes aux exigences très strictes de l'Organisation maritime internationale.



Source : http://archives.lesoir.be

marin barre

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Les plus grands ne sont pas ceux qui ne tombent jamais, mais ceux qui se relèvent toujours !

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Le drame du Herald of Free Enterprise - Zeebrugge 6/03/1987
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