Le rendez-vous des anciens et amis de la Force Navale - Het rendezvous van de oudgedienden en vrienden van de Zeemacht
 
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 FREMM - FREgate MultiMissions

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Michel47
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MessageSujet: FREMM - FREgate MultiMissions   Lun 20 Aoû 2007 - 11:03

Citation :
--- Message Posté sur l'ancien forum le 29/08/2006 ---
Histoire de la génèse du projet FREMM
Toute la documentation que vous pourrez lire vient de doc perso (Navires & Histoire - Ed.Lela presse, Cols bleus), du site Netmarine, Mer&Marine, du ministère de La Marine, DCN.
Les photos de cet ouvrage sont issues des mêmes sites ou revues.




Je vous souhaite une bonne lecture et surtout ne pas hésiter à apporter votre contribution : texte, photos, nouvelles, ect ....




Frégates Européennes Multimissions (FREMM)

Missions :
Ces frégates se déclinent en deux versions, assurant ;
· Soit les missions de lutte ASM aujourd’hui assurées par les avisos et les FASM70 type Georges Leygues,
· Soit de nouvelles missions d’appui feu, en préambule ou soutien à des opérations amphibies.

Le programme franco-italien FREMM prévoit la construction de 27 navires pour les deux pays.
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MessageSujet: Re: FREMM - FREgate MultiMissions   Lun 20 Aoû 2007 - 11:09

Citation :
--- Message Posté sur l'ancien forum le 29/08/2006 ---
10 Septembre 2005 :

FREMM : Le premier contrat attendu
C’est un programme majeur pour la Marine nationale. Afin de remplacer ses unités vieillissantes, 17 frégates multimissions sont programmées. Le contrat pour les 8 premières doit être notifié en septembre à DCN.
Ce projet, qui doit structurer l’activité de DCN au cours des 10 prochaines années, est attendu avec impatience. Fruit d’une étroite collaboration avec Rome, le programme franco-italien FREMM porte sur 27 navires (17 pour la Marine nationale et 10 pour la Marina militare). Prévu pour être lancé fin 2004, il accuse déjà un an de retard, à cause des problèmes de financement rencontrés ces derniers mois par les deux pays (voir plus bas). DCN aurait toutefois reçu des engagements du gouvernement pour que le contrat des 8 premières frégates françaises soit passé ce mois-ci, au moment où les anciens arsenaux doivent annoncer le rapprochement avec le groupe d’électronique de défense Thalès.
Bâtiments modulaires et polyvalents, les frégates multimissions ont bénéficié de l’expérience acquise en terme d’architecture navale sur les La Fayette. Ces navires, lancés au début des années 90, furent les premiers grands bâtiments de surface à bénéficier de formes furtives (superstructures et coque inclinées à 10°, mâts pleins, rideaux devant les embarcations, suppression des ouvertures et utilisation de matériaux composites verre/résine absorbant les ondes radars). Les FREMM utilisent elles aussi ces méthodes éprouvées pour diminuer leur signature radar mais elles vont plus loin. Avec ces navires, les marines françaises et italiennes inaugurent les « mâtures intégrées ». Ce nouveau concept rassemble dans un unique mât l’antenne du radar multifonctions et les aériens des systèmes de communication et de guerre électronique. De forme conique, la mâture intégrée permet de diminuer les interférences et d’optimiser le fonctionnement des différents capteurs, toujours plus nombreux. Autres avantages, le gain de poids réalisé en diminuant le nombre de mâts et la réduction de la surface équivalente radar qui en découle. Ces navires furtifs peuvent donc évoluer seuls dans des zones à risques mais sont plutôt conçus pour naviguer au sein d’une force navale. A cet effet, ils disposent d’un système de communication intégré au système de combat qui leur permet d’agir conjointement avec des forces aéro-maritimes et terrestres dans le cadre d’opérations interarmées et interalliées.
Une plate-forme, deux versions ;
Le programme FREMM se déclinera en deux séries de navires. La version anti-sous-marine (ASM) et la version action vers la terre (AVT). Pour diminuer les coûts de production, les 17 navires disposeront de la même plate-forme propulsée, des mêmes équipements radar et sonar, des mêmes installations aéronautiques, d’un système de direction de combat identique, des mêmes moyens d’autodéfense et du même armement. Ce dernier comprendra un lanceur Sylver A 70 (avec 32 cellules pour missiles Aster 15 et Scalp Naval), 8 missiles antinavires MM 40 Exocet Block III, une tourelle de 76 mm OTO-Melara compact et quatre tubes pour torpilles légères MU 90. A partir de ce socle commun, chaque version sera équipée de moyens spécifiques. La tête de série, qui doit être mise sur cale à Lorient en 2006, sera la première des 8 frégates à vocation ASM. Dans cette configuration, les navires recevront un sonar remorqué ATBF / ETBF, des torpilles supplémentaires et embarqueront deux hélicoptère NH 90 de lutte anti-sous-marine.
La seconde version, celle destinée à l’appui feu vers la terre (AVT), comprendra 9 bâtiments. Pour la marine française, ces frégates sont d’une importance cruciale. Premières unités conçues pour l’engagement terrestre depuis la mer, elles seront dotées d’un NH 90 en version transport (la place du second appareil dans le hangar étant occupée par des drones), d’un petit radier pour le débarquement rapide de forces spéciales et surtout, du Scalp Naval (dont pourra d’ailleurs être doté la version ASM). Ce missile de croisière sera tiré depuis les lanceurs verticaux Sylver, qui servent également aux missiles anti-aériens Aster 15. Utilisé actuellement par les Rafales Marine, la version embarquée du Scalp est attendue en 2011. Engin furtif et autonome, il est équipé d’un autodirecteur infrarouge et d’un système de navigation en suivi de terrain par recalage altimétrique. Ce dernier, associé au GPS, permet au Scalp de voler à basse altitude. D’un poids de 1300 kg et d’une longueur de 5 mètres, sa portée atteindra 1000 kilomètres (contre 1500 pour le Tomahawk américain). Cet outil précieux, qui a révolutionné la stratégie d’action aéro-maritime pendant la première guerre du Golfe, est attendu depuis 15 ans par la Marine. Grâce au Scalp, elle pourra, à l’instar de ses alliées américaines et britanniques, frapper en profondeur sans avoir besoins de l’aviation, bien que la portée du missile européen soit moins importante que celle de son équivalent utilisé par l’US Navy et la Royal Navy.
L’artillerie est-elle la meilleure ?
Si les FREMM s’annoncent comme d’excellents navires, une question se pose toutefois pour l’artillerie de la version AVT. On parle d’une pièce de 127mm mais le 76mm sera peut être commun à toutes les frégates pour diminuer les coûts. Si c’est le cas, la France aura laissé passer l’occasion de renouer avec les gros calibres alors que l’obus, délaissé depuis l’avènement du missile, fait un retour fracassant chez les stratèges d’Outre Atlantique. Il faut dire que le prix exorbitant d’un missile de croisière incite à trouver des moyens de substitution pour traiter les objectifs relativement proches de la côte. Avec l’AGS (Advanced Gun System), la marine américaine met au point une tourelle de 155 mm, dont les projectiles sont capables d’atteindre avec une grande précision des buts situés à près de 200 km. Selon un officier artilleur français, « Si le calibre de 76 mm est retenu pour les FREMM, il ne sera pas le plus approprié. Seul, il est trop lourd pour repousser une salve de missiles et trop faible pour tirer efficacement vers la terre ». Au début des années 2000, il semble que l’Etat major de la marine avait pris en compte ce problème et la possible évolution du rôle de l’artillerie. GIAT avait alors débuté des études en vue de réaliser un canon navalisé de 155 mm. Le projet restera sans suite et car c’est l’artillerie italienne qui a été choisie pour ce programme franco-italien. Pour l’heure, les maquettes et images de synthèses présentant les FREMM, arborent un canon OTO-Melara compact de 76 mm (portée 17 km). Il est toutefois prévu de pouvoir installer une pièce de 127 mm sur la version AVT et une nouvelle génération de projectiles est à l’étude en Italie. C’est le cas de la munition Vulcano (127mm). Sa portée atteindrait 70 km mais elle nécessiterait d’allonger le canon à 64 calibres et de porter le poids de la tourelle à 26 tonnes ! Le Vulcano II, qui suivrait, pourrait atteindre quant à lui 116 km. A noter qu’une nouvelle munition de 76 mm est également envisagée. Il s’agirait d’un obus guidé, susceptible d’atteindre 40 km. En revanche, l’idée d’embarquer une pièce de 155 mm sur les FREMM n’est aujourd’hui plus possible techniquement. En cause, son poids : 34 tonnes contre 5,5 tonnes pour le 76. L’essentiel de la tactique de frappe réside donc dans le Scalp, même si la capacité d’emport des frégates reste faible (32 silos uniquement et encore, dans cette hypothèse, le navire ne disposerait pas d’un seul missile Aster pour se défendre contre les attaques aériennes). Cette donnée ne semble toutefois pas poser de grandes interrogations. Les opérations militaires sont désormais menées en coopération internationale et la facture des missiles de croisières est suffisamment limitatrice par elle-même.
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MessageSujet: Re: FREMM - FREgate MultiMissions   Lun 20 Aoû 2007 - 11:10

Suite 10 Septembre 2005 :

Comment payer ces navires ?
La volonté de rapprochement de la France et de l’Italie autour des frégates multimissions marque un pas important dans la construction de l’Europe de la défense. Un partenariat politique et surtout budgétaire puisqu’en construisant les mêmes navires, les deux pays bénéficient d’importantes économies d’échelle. Avec une cadence de construction de 3 bâtiments tous les deux ans, DCN est parvenue à réduire la facture à 280 millions d’euros l’unité, contre 400 millions dans le devis initial. Les états majors ont également insisté auprès des industriels pour que les navires soient le plus économique possible. « Les FREMM disposeront d’un taux de disponibilité inégalé dans la marine. Grâce aux avancées technologiques, nous avons réduit les coûts de possession (entretien, personnel… ndlr) au minimum. C’est particulièrement marquant pour l’équipage qui ne comprendra que 108 hommes contre 200 pour les frégates de l’ancienne génération », explique Philippe Logier, responsable du Pôle Système de Combat à DCN. Cet ancien commandant d’aviso pense même qu’on aurait encore pu réduire l'équipage des FREMM d'une douzaine de postes. Malgré l’effort colossal entrepris par l’industriel en termes de coûts, l’hiver 2005 a été marqué par l’omniprésence des problèmes de financement. Alors qu’à Rome, on éprouvait les pires peines du monde trouver l’argent nécessaire au lancement du programme, l’anxiété gagnait la France le 27 janvier. Ce jour là, le ministère de la défense annonçait que l’Etat abandonnait la solution du financement innovant. Cette formule, préconisée par Michèle Alliot-Marie au salon Euronaval avait été imaginée pour s’affranchir des aléas budgétaires, bête noire des programmes d’armement. Pour mieux comprendre, un petit saut dans le passé s’impose. La première ébauche budgétaire remonte à l’hiver 2003. Les stratèges financiers de la rue Saint Dominique avaient alors lancé un appel d’offre auprès des banques avec l’intitulé « location opérationnelle ». En clair, les FREMM étaient achetées en leasing et le temps du remboursement, les établissements bancaires en devenaient propriétaires. La perspective d’une telle opération, ébruitée le 26 décembre par la presse, entraîna une levée de boucliers de certains syndicats qui dénoncèrent : « Les armes aux mains des banquiers ! ». S’il est vrai que ce système n’était guère reluisant pour la France, puisqu’il démontrait clairement que le pays n’avait plus un sou en poche, il avait au moins l’énorme avantage d’assurer que le programme serait mené à bien et dans les temps (ce qui aurait été « La » grande innovation des cinquante dernières années). Quoiqu’il en soit, l’affaire n’ira pas plus loin puisque la Commission Européenne y opposera son veto.
Echec du financement innovant ;
A l’automne 2004, le ministère dévoile son plan B, en l’occurrence une « acquisition patrimoniale à paiement différé », un nom barbare pour un système très simple: Un consortium de banques et d’industriels achète les navires que l’Etat ne paye qu’au moment de la livraison. Le premier paiement ne serait donc intervenu qu’en 2009 et pendant quatre ans, la marine aurait pu concentrer ses lignes budgétaires à l’avancement des autres grands programmes, comme le deuxième porte-avions ou les sous-marins nucléaires (SNLE NG 4 et SNA type Barracuda). Le problème ne viendra pas cette fois de Bruxelles mais des banques. Estimant les intérêts excessifs, Matignon décida d’abandonner le « financement innovant » pour en revenir au financement classique et à son lot d’incertitudes. Seulement voilà, nous sommes le 27 janvier 2005, une autorisation de programme d’1,7 milliard d’euros existe mais aucun crédit de paiement n’est prévu pour les FREMM dans le budget 2005 (Voir rapport parlementaire sur le budget de la Défense). Quelques semaines après l’assouplissement du pacte de stabilité (permettant aux pays de l’Union de ne pas inclure certaines dépenses « exceptionnelles » dans leur déficit), Bercy accorde finalement une rallonge à la marine.
Le problème du financement étant enfin résolu, le ministère de la Défense devrait donc signer le contrat ce mois-ci. Reste maintenant à voir si le gouvernement est capable de tenir ses engagements, à savoir la commande de 17 navires pour 5,3 milliards d’euros. Pour DCN, l’enjeu est de premier plan. Entreprise de droit privé, elle prépare son rapprochement avec Thalès en vue d’un grand mariage de la navale européenne à l’horizon 2008. Pour y parvenir, les anciens arsenaux doivent afficher d’excellents chiffres et pour cela, les contrats doivent être respectés. Peu avant l’été, François Luneau, patron de la délégation générale pour l’armement (DGA), a donné des gages en ce sens : « Je considère que nous avons eu une négociation et nous avons signé un accord. C’est un accord entre industriels et pays acheteurs, donc un engagement qui doit être tenu. Le coût de 280 millions d’euros (par frégate) sera respecté ».
Trois classes de navires à remplacer ;
A Brest comme à Toulon, ces frégates sont attendues, très attendus même. Avec les FREMM, la marine française doit renouveler la quasi-intégralité de ses forces de combat de surface. En tout, trois classes de navires sont amenées à disparaître. Tout d’abord, les frégates anti-sous-marines (ASM) du type Tourville (F 67, 6100 tonnes) et Georges Leygues (F70, 4900 tonnes). Agées de 15 à 30 ans, ces bâtiments sont au nombre de neuf (dont 6 ont plus de 20 ans). Il s’agit également de renouveler les avisos, petits vaisseaux aux qualités nautiques remarquables mais aux capacités limitées. Construits à 17 exemplaires, ces navires de 1250 à 1330 tonnes à pleine charge ont été réceptionnés par la marine entre 1976 et 1984. Huit ont été désarmés entre 1999 et 2002 et vendus, pour six d’entre eux, à la Turquie. La France n’a conservé que les plus récents où les mieux équipés. Sur le papier, les 17 FREMM (76.500 tonnes), remplaceront 18 unités pour un tonnage de 47.130 tonnes. En réalité, ce chiffre ne prend pas en compte les navires désarmés qui n’ont pas été remplacés (les 8 avisos et les frégates ASM Aconit et Duguay Trouin soit 18.000 tonnes de plus). De même, la frégate Georges Leygues, qui devait être retirée du service, a été affectée au Groupe Ecole d’Application. N’ayant pas bénéficié de modernisation, elle n’a conservé que des moyens limités dans son rôle de conserve de la Jeanne d’Arc. Les frégates multimissions viendront donc se substituer, en réalité, à 28 bâtiments. Il convient alors de nuancer les propos de certains politiques, estimant que la marine est un peu trop gagnante et qui imaginent déjà quelques coupes dans le programme. Il faut par ailleurs noter que si le projet FREMM n'est pas mené avec rigueur (délais et nombre de navires prévus), la facture de 280 millions par bateau ne pourra pas être tenue.
Ce dernier argument semble la meilleure garantie dans la mesure où l'Etat, qui a propulsé DCN dans le monde du grand capital, ne peut que difficilement se permettre de fragiliser le plan de charge de l'entreprise.
17 ou 19 frégates ?
Malgré le financement budgétaire, le programme devrait donc, si la logique est respectée, être mené à bien. Il est même possible qu'une troisième version de ces navires voit le jour. Sans l'avoir officiellement annoncé, la France a visiblement fait une croix sur les troisième et quatrième frégates anti-aériennes de la classe Horizon. Ces navires étaient destinés à remplacer les Cassard et Jean-Bart pour lesquelles la marine ne souhaitait pas s'engager dans une coûteuse refonte à mi-vie (remplacement du système SM-1-MR par des missiles Aster et installation des équipements électroniques correspondants). Avec l'arrivée prévisible d'un second porte-avions à l'horizon 2014, la France doit disposer au minimum de quatre navires anti-aériens. Si les Horizons coûtent trop cher (800 millions d'euros pièce), une solution existe du côté des FREMM, conçues dès l'origine comme des bâtiments modulaires. Il y a quelques semaines, un ingénieur proche du dossier nous confirmait que les bureaux d'études avaient planché sur une version anti-aérienne. Cette solution présenterait un double avantage. Disposer de bâtiments performants à moindre coût et développer la gamme FREMM que DCN et Thalès espèrent bien vendre à l'export.
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MessageSujet: Re: FREMM - FREgate MultiMissions   Lun 20 Aoû 2007 - 11:11

Citation :
--- Message Posté sur l'ancien forum le 29/08/2006 ---
Les premiers projets :

FREMM avec mature intégrée-2004


FREMM sans mature intégrée-2004


FREMM version Décembre 2005
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MessageSujet: Re: FREMM - FREgate MultiMissions   Lun 20 Aoû 2007 - 11:12

Citation :
--- Message Posté sur l'ancien forum le 29/08/2006 ---
17 Septembre 2005 : Achat de nouvelles frégates par la France
Le constructeur de navires français DCN (Direction des Constructions Navales) a déclaré jeudi qu'il espérait signer un contrat de 2 milliards d'euros le mois prochain pour construire et soutenir des frégates pour la marine française : les nouvelles frégates multi-missions (FREMM).
"Nous avons espoir de signer le contrat pour les frégates multi-missions le mois prochain," a déclaré à Londres aux journalistes au cours de la DSEI (Defence Systems & Equipment International Exhibition & Conference) Jean-Marie Poimboeuf, directeur de DCN. Il a dit que l'affaire serait d'une valeur de 2 milliards d'euros comprenant une série ferme de huit frégates et de leur soutien pendant six années. Au total, on s'attend à ce que la France commande 17 de ces bâtiments conformément au programme Franco-Italien des FREMM qui implique DCN et Fincantieri pour l'Italie. Au total 27 bateaux pourraient être construit pour les deux pays. Les livraisons commenceront l'année prochaine.
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MessageSujet: Re: FREMM - FREgate MultiMissions   Lun 20 Aoû 2007 - 11:13

Citation :
--- Message Posté sur l'ancien forum le 29/08/2006 ---
20 Septembre 2005 : DCN, Le programme FREMM sur la brèche
Le contrat des frégates multimissions (FREMM) doit être signés rapidement, faute de quoi, la situation des établissements de DCN deviendra critique. C’est le message adressé au gouvernement par les syndicats CFDT et UNSA, à la veille d’un comité central d’entreprise. Le programme FREMM, mené en coopération entre Paris et Rome, porte sur 27 navires et 5,3 milliards d’euros pour la partie française (17 bâtiments). Le contrat pour les 14 premières (8 pour la Marine nationale, 6 pour la Marina militare) devait être passé il y a plus d’un an mais ne cesse d’être repoussé, en raison de problèmes budgétaires rencontrés des deux côtés des Alpes. Selon nos informations, le retard de ce programme, par rapport à son calendrier initial (livraison du premier navire en 2008), pourrait atteindre deux ans. A DCN Propulsion, près de Nantes, la machine RE 40, nécessaire pour tailler les engrenages des roues de réducteurs n’a toujours pas été commandée. Selon la CFDT, un délai de 16 mois (14 pour la livraison et 2 pour la formation du personnel) est nécessaire avant que cette rectifieuse soit opérationnelle. Concrètement, l’usinage prévu pour la partie moteurs ne débutera pas avant la fin du second semestre 2006. Pour tenir les délais de livraison de la première frégate, la commande de la RE 40 devait intervenir, au plus tard, en juin dernier.
Mise sur cale de la première FREMM en 2007 ?
A Lorient, où les bâtiments seront assemblés, on s’inquiète également du retard qui s'accumule. « Il s’agit tout simplement d’une question de survie pour le site », nous confie un cadre de l’entreprise. Pour mener à bien cet ambitieux programme, l’établissement morbihannais a investi 60 millions d’euros dans la construction d’un nouveau bâtiment d’ingénierie et la modernisation de l’outil coque, avec une nouvelle nef et le remplacement des machines de découpe au plasma. Les travaux de construction du nouvel atelier doivent débuter cet automne. Alors que certaines études auraient été ralenties face au manque de financement, on parle à Lorient d’une première mise sur cale au début de l’été 2007. Compte tenu des délais relativement longs imposés par les essais sur la tête de série, la Marine nationale risque bien de ne pas toucher son premier navire avant 2010. Pour DCN, la situation est extrêmement complexe car le groupe s’est engagé à limiter le prix des FREMM à 280 millions d’euros pièce. Or, ce coût ne peut être tenu qu’en respectant un calendrier bien précis, une cadence de construction de 3 navires tous les deux ans et un nombre déterminé de bâtiments. Ce devis exclu donc toute réduction du nombre de bateaux et tout étalement dans le temps du programme, faute de quoi, le budget explosera inévitablement, avec, en prime, une mise en difficulté des anciens arsenaux, propulsés par l’état dans le monde du grand capital. En mai dernier, Jean-Marie Poimboeuf avait d’ailleurs prévenu : « C’est un programme majeur qui doit structurer la vie de DCN sur les 10 prochaines années ». Le patron de DCN a d’ailleurs fait un nouvel appel du pied au gouvernement ces derniers jours en affirmant qu’il « espérait une signature du contrat au mois d’octobre ».
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MessageSujet: Re: FREMM - FREgate MultiMissions   Lun 20 Aoû 2007 - 11:14

Citation :
--- Message Posté sur l'ancien forum le 29/08/2006 ---
21 Septembre 2005 : Signature imminente du contrat des FREMM
La direction du groupe, de son côté, n’a pas ménagé ses efforts pour rappeler aux dirigeants politiques l’importance de ces contrats. « Des programmes absolument cruciaux » a répété à maintes reprises Jean-Marie Poimboeuf, président de DCN. Reste que la direction n’est pas dans une situation très confortable, sans doute tiraillée entre son brûlant désir de rappeler ses promesses au gouvernement, et sa stratégie d’intégration dans le secteur concurrentiel. Entre son rapprochement avec le groupe d’électronique de défense Thalès et sa volonté de se faire une place de leader dans le projet de futur EADS naval, DCN doit ménager le marché pour donner une image d’entreprise conquérante et en bonne santé. Un vrai jeu d’équilibriste. Même si elle ne résout pas le problème du creux de charge des prochains mois, la signature du contrat pour les huit premières FREMM donnera en tous cas une bouffée d’oxygène. Selon nos informations, les négociations se sont accélérées ces derniers jours. L’annonce officielle devrait être faite le 4 octobre mais on parle aussi d’une communication beaucoup plus imminente. Peut être même cette semaine, « si tout va bien ». L’entreprise devra ensuite se battre pour conquérir les neuf frégates suivantes et surtout, les six sous-marins nucléaires du type Barracuda ,qui devaient être commandés cette année.
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MessageSujet: Re: FREMM - FREgate MultiMissions   Lun 20 Aoû 2007 - 11:14

Citation :
--- Message Posté sur l'ancien forum le 29/08/2006 ---
29 Septembre 2005 : Avec les frégates, la DCN décroche un contrat majeur
C'est en principe le 4 octobre que sera donné le coup d'envoi du plus grand programme naval jamais lancé en Europe : celui des Frégates multimissions (FREMM) franco-italiennes. En toile de fond du sommet France-Italie, l'Occar, l'agence européenne de l'armement, va notifier le contrat au français Armaris et à l'italien Orrizonte, les deux sociétés gestionnaires des projets internationaux de DCN-Thales et de Fincantieri-Finmeccanica respectivement.
Le programme FREMM se distingue d'abord par son ampleur : 27 bâtiments dont une première tranche ferme de 8 navires pour la France et 6 pour l'Italie. Par sa valeur ensuite : les 8 premières frégates représentent un contrat de 3,5 milliards d'euros, dont 2,8 milliards pour la seule DCN entre 2006 et 2015. Soit près de la moitié du carnet de commandes de la société (6,06 milliards d'euros fin 2004). Le chantier de Lorient en sera le grand bénéficiaire avec la fabrication d'éléments des coques ainsi que l'intégration finale des navires. Quelque 87 personnes seront impliquées à plein temps dans ce projet en 2006, et jusqu'à 2 660 en 2015. Ce contrat «est majeur car il va structurer notre activité de navires armés de surface pour les dix ans à venir», précise Jean-Marie Poimboeuf, président de DCN, au Figaro.
Le contrat s'illustre aussi par son caractère innovant. Pour la première fois, la commande est assortie d'un contrat d'entretien sur une base contractuelle avec les marines concernées. D'une valeur de 200 millions d'euros sur six ans, il a été confié à DCN en coopération avec Thalès. «L'industriel a la responsabilité entière de l'entretien. En conséquence, nous allons intégrer très en amont cette donnée dans la conception du navire. Cela afin de baisser les coûts et d'intervenir moins souvent, c'est-à-dire tous les dix ans», explique le président de DCN.

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MessageSujet: Re: FREMM - FREgate MultiMissions   Lun 20 Aoû 2007 - 11:16

Citation :
--- Message Posté sur l'ancien forum le 29/08/2006 ---
30 Septembre 2005 : Paris et Rome choisissent les turbines de General Electric
Le choix des gouvernements s’est donc porté sur l’offre de General Electric (GE) et d’Avio pour la motorisation des frégates multimissions, a-t-on appris auprès du ministère de la Défense. Cette décision signe la fin d’un très long suspens qui aura duré plus de deux ans, dont une année de vives négociations. Les industriels chargés de mener le programme franco-italien FREMM (Armaris, société commune de DCN et Thalès, et ORIZZONTE, société de Fincantieri et FINMECCANICA) avaient le choix entre deux modèles de turbines à gaz. Le projet américano-italien de GE/Avio et la MT 30 du britannique Rolls-Royce. Concrètement, deux partenaires pour deux visions différentes. Avec Rolls, le programme devenait européen alors qu’un partenariat avec General Electric signifiait une relation transatlantique avec un produit très connu. La turbine LM 2500 + Enhanced de GE n’est autre qu’une version améliorée de la LM 2500 +, elle-même dérivée de la LM 2500. Cette famille de matériels, qui équipe nombre de navires américains et internationaux, a fait ses débuts à la fin des années 60. Une longévité qui a permis d’obtenir un produit robuste et fiable mais aussi, pour le constructeur, d’amortir largement ses investissements.
A l'économie
Il n’est donc pas étonnant que GE ait proposé une offre bien plus intéressante que celle de Rolls-Royce qui présentait un produit plus récent. Si la série des LM 2500 est plus ancienne que la MT 30 de RR, le constructeur américain a tenu il y a un an à clarifier quelques points : « les turbine à gaz de GE répondent et vont même au-delà de toutes les exigences techniques de l'appel d'offres. L'offre GE/Avio est significativement moins chère et représente, pour le budget français de la Défense, une économie de plusieurs dizaines de millions d'euros en coût d'acquisition et de quelques centaines de millions d'euros en coûts opérationnels sur le long terme ». Sur ce dernier point, celui des économies à long terme, le groupe britannique fait valoir le contraire. En tous cas, l’économie réalisée grâce à la turbine à gaz de GE tombe au meilleur moment, alors que la France, comme l’Italie, connaissent de gros problèmes de financements pour leurs programmes militaires. Pour informations, le prix de la propulsion tourne autour de 10% du coût global d’un navire. Dans le cas des FREMM, certaines sources parlent d’un marché de 150 millions d’euros. Pour rappel, le prix unitaire d’une frégate française est donné à 280 millions et la construction de 27 navires est envisagée par les deux pays. Le prix a donc été un facteur déterminant : « celui de GE était nettement moins important que Rolls », nous confie une source ; mais il n’a pas été le seul.
Dossier politiquement difficile
Industriellement parlant, DCN, qui avait noué ces dernières années des liens avec Rolls-Royce, avait une préférence pour la MT 30. Seulement voilà, l’aspect technique est loin d’être le seul facteur du dossier. Selon un article du journal Le Point, en date du 20 juillet dernier (*), « le problème est si ardu, les tensions si fortes sur ce dossier que c’est Jacques Chirac en personne qui doit trancher ». Au-delà d’avoir « hésité à faire ce cadeau à Londres », ce qui aurait été de bon augure pour renouer les liens transmanche après les déboires du programme Horizon, l’Elysée a sans doute été confronté à une forte pression de la part de Rome. En effet, si la turbine LM 2500 est d’origine américaine, le dossier de la motorisation des FREMM a été monté en partenariat avec Avio. Cette entreprise, ancienne filiale de FIAT, a été revendue en juillet 2003 au fond d’investissement américain Carlyle (70%) et à FINMECCANICA (30%). Si Carlyle est majoritaire dans le capital, le montage financier convenu lors du rachat donnait à FINMECCANICA une parité avec le fond d’investissement dans le contrôle de la compagnie. Enfin, il faut rappeler que le ministère des finances italien possède 34% des parts de FINMECCANICA, ce qui en fait le principal actionnaire. On comprend donc mieux pourquoi le gouvernement Berlusconi a milité auprès de Paris pour que ce soit le projet GE/Avio qui l’emporte. Des centaines d’emplois en dépendent en Italie.
Retombées internationales pour DCN ?
L'histoire, très compliquée, ne s'arrête pas là. Il y a un an, quand certains journaux ont critiqué le projet de GE au moment d’Euronaval, le groupe américain a tenu à rappeler quelques réalités au gouvernement français et à DCN, pour laquelle on imaginait à l’époque que les noces avec Thalès et une future privatisation étaient imminentes. Dans le même communiqué de presse que nous avons cité plus haut, General Electric expliquait ceci : « La proposition commerciale de GE est assortie d'une offre de coopération industrielle qui ouvre à DCN l'accès à de nombreux programmes navals en cours de réalisation dans le monde, et en particulier aux Etats-Unis et au Japon, où GE fournit déjà des turbines à gaz ». Le directeur général de GE Marine Engines, Karl Matson, avait même enfoncé le clou : « Nous sommes convaincus que l'offre de GE et de son partenaire Avio est la meilleure pour équiper les frégates, tant en termes de prix que par les perspectives qu'elle ouvre à DCN sur les marchés navals internationaux ». Dernier point, enfin, General Electric est un groupe qui investi en France. Il coopère depuis plus de trente ans avec le motoriste Snecma au sein de CFM international et emploie 10.000 personnes dans l’hexagone. Des salariés qui travaillent dans le domaine de la recherche, du développement, de la production et des services.
C’est dans ce contexte de négociations transalpines, transatlantiques et transmanche que le choix de la LM 2500 a été fait. Cette décision permettra sans doute à la Marine nationale de capitaliser l’uniformisation des modes de propulsion de ses navires. Les FREMM et les Frégates Horizon seront en effet équipées de la même turbine à gaz. Reste maintenant à savoir quels moteurs diesels seront embarqués sur les frégates multimissions. Pour les Horizon, il s’agit de moteurs SEMT-Pielstick.

Une turbine à gaz du type LM 2500 (General Electric). Ces machines permettent au navire d'avancer à vitesse rapide. D'une technologie éprouvée, elle équipe notamment les frégates Horizon et les nouveaux destroyers espagnols.
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MessageSujet: Re: FREMM - FREgate MultiMissions   Lun 20 Aoû 2007 - 11:18

Citation :
--- Message Posté sur l'ancien forum le 29/08/2006 ---
04 Octobre 2005 : signature du premier contrat reportée
Les parafes tant attendus n'ont pas été apposés aujourd’hui à Paris. Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, et son homologue italien devaient signer le contrat qui lancera la phase de production des frégates multimissions (FREMM). L'Italie rencontre en effet des problèmes administratifs. De façon plus industrielle, c’est l'Occar, l'agence européenne de l'armement, qui va notifier le contrat de réalisation au français Armaris (société commune de DCN et Thalès) et à l'italien Orrizonte (société de Finmeccanica et Fincantieri). Ce programme, lancé en août 2002, est mené en coopération entre Paris et Rome. La France a exprimé un besoins de 17 navires pour remplacer les 10 frégates du type F67 et F70 (dont une déjà désarmée) et les 17 avisos du type A 69 (dont 8 déjà retirés du service). L’Italie, de son côté, souhaite 10 FREMM pour succéder aux 16 frégates du type Maestrale et Lupo (quatre déjà désarmées). Le contrat FREMM est donc sensé, si aucun aléa budgétaire ne vient le perturber, aboutir à la réalisation de 27 navires, ce qui constitue la plus importante série de bâtiments de combat réalisée en Europe depuis la seconde guerre mondiale. Le budget, colossal, représente 11,054 milliards d’euros pour les industriels, dont 6,457 pour la partie française. A noter que pour la première fois, la commande est assortie d'un contrat d'entretien des navires. D'une valeur de 200 millions d'euros sur six ans, il a été confié à DCN en coopération avec Thalès.
Huit frégates pour commencer :
Le contrat signé aujourd’hui ne portera que sur les huit premiers bâtiments. Six d’entre eux seront à vocation anti-sous-marine (ASM) et deux destinées à l’action vers la terre (AVT), équipés notamment du futur missile de croisière Scalp Naval. C’est la tranche dite « ferme » du programme, les autres navires étant soumis à un contrat « optionnel », selon les termes de la Délégation Générale pour l’Armement (DGA). Suivant le planning fixé, les neuf frégates suivantes seront commandées en 2011 (quatre unités) et 2013 (cinq unités). Comme nous vous l’expliquions récemment, le projet FREMM, faute de financements, subi déjà un important retard. Nos prévisions parlant d’une mise en service de la première unité française (2010) étaient même optimistes puisque l’on parle désormais clairement de 2011. Rappelons qu’à la naissance du contrat, ce navire devait rejoindre la Marine nationale fin 2008. Le glissement du programme chez les Italiens est encore plus sensible puisque de 2008, l’arrivée de la première FREMM dans la Marina militare est maintenant prévu en 2012. Les frégates française et italienne doivent être respectivement mises à flot en 2009 et 2010. Cet étalement dans le temps aura d’importantes conséquences pour le plan de charge de DCN, notamment à Lorient. Selon le ministère de la Défense, le programme FREMM représente 2117 emplois équivalent temps plein sur les 12 prochaines années.
Beaucoup trop de programmes :
Compte tenu du marasme financier auquel est confronté le budget français, il faudra que DCN joue très serré pour obtenir ce contrat dans son intégralité. Puisqu’on ne peut plus envisager de financement innovant imaginé fin 2003 (opération en leasing permettant de ne payer les bateaux qu’à livraison et donc de différer l’effort budgétaire), la marine doit jouer les équilibristes entre ses différents programmes. Et le menu, il faut l’avouer, est copieux : Outre les 17 frégates, on trouve un porte-avions, 7 sous-marins nucléaires (dont un SNLE), la fin du programme des deux BPC, 28 Rafales (entre 2006 et 2012, une dernière commande de 22 appareils devant suivre), 27 hélicoptères NH 90 (jusqu’en 2012), le développement et l’acquisition du Scalp Naval et de tous les équipements prévus pour les nouveaux navires et aéronefs. Et puis, chose qui n’a pas encore été évoquée, la quasi-totalité de la flotte de soutien arrive en fin de vie. D’ici 2012, quatre bâtiments de transport léger, deux pétroliers ravitailleurs, un bâtiment de soutien mobile et un bâtiment atelier seront désarmés. Quant aux deux derniers bâtiments de commandement et de ravitaillement (la Marne et la Somme), ils le seront d’ici 2020. En clair, les programmes sont beaucoup trop nombreux et le budget est énorme, ce qui fait dire à de nombreux marins que certains seront sacrifiés. Mais lesquels ?
Economies à tous les niveaux :
L’intérêt majeur d’un programme en coopération, outre sa valeur politique dans la construction de l’Europe de la défense, est financier. Il s’agit, grâce à une production en grande quantité, de diminuer l’ensemble des coûts. Ainsi, après étude des économies envisagées, la frégate française est donnée à 280 millions d’euros contre plus de 400 millions sur le devis initial. Un prix qui est soumis à une cadence de production élevée (trois navires tous les deux ans) et à un nombre précis de bâtiments à construire. Si l’une de ces deux conditions n’est pas respectée, la facture augmentera. Il n’empêche, avec 280 millions le navire, DCN a déjà réussi un tour de force économique sans précédent dans la construction navale militaire en France. Cette prouesse ne sera toutefois pas suffisante pour coller aux impératifs budgétaires du ministère de la Défense. La première mesure en ce sens est le choix de la turbine de General Electric et Avio. La LM 2500 + Enhanced, à la conception éprouvée depuis trente ans, a été retenue pour équiper les FREMM, au détriment de la MT 30 de Rolls-Royce, beaucoup plus récente. Un choix motivé par une substantielle différence de prix, alors que la turbine britannique avait les faveurs de DCN. Selon nos informations, le plateau d’étude en charge des FREMM se serait vu demandé de réduire son budget de 32%. Pour proposer des navires au meilleur prix, les anciens arsenaux réfléchissent à plusieurs expédients. Tout d’abord, externaliser au maximum la réalisation de certains ensembles. Ainsi, de nombreux blocs pré équipés seront acheminés directement à Lorient. Une étude a également été menée sur le recours potentiel à la main d’œuvre étrangère, comme c’est le cas chez Alstom Marine, confronté de longue date aux dures lois de la concurrence. Selon nos sources, cette étude conclue que certains ateliers peuvent pris en charge par des entreprises étrangères en à peine 15 jours, le temps de régler les formalités administratives.
Hasard du calendrier, c’est aujourd’hui que les syndicats de DCN manifesteront dans tous les établissement. Une journée nationale pour la défense de l’emploi. Si la signature du premier contrat des FREMM est une excellente nouvelle, les syndicats rappellent qu’elle ne résoudra pas les graves problèmes de sous charge que connaîtront les établissements dès l’année prochaine.
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MessageSujet: Re: FREMM - FREgate MultiMissions   Lun 20 Aoû 2007 - 11:19

Citation :
--- Message Posté sur l'ancien forum le 29/08/2006 ---
05 Octobre 2005 : La douche italienne …
Difficile d’y croire tant l’opération semblait bien préparée. En marge du 24ème sommet franco-italien, la présence de Silvio Berlusconi et de sept de ses ministres devait aboutir hier à la signature du contrat des frégates multimissions (FREMM). L’affaire était entendue depuis une dizaine de jours. Pour marquer l’évènement, DCN et Thalès avait exceptionnellement décidé de faire une conférence de presse commune. Seulement voilà, contre toute attente, la signature a été reportée à la dernière minute et le rendez-vous médiatique des deux industriels français, prévu à 16 H 30, a été annulé une heure avant. La journée a été marquée par une certaine confusion, entre communiqués et contre communiqués. Annoncé comme signé vers 13h00 par les agences de presse, le contrat ne l’a finalement pas été. Une véritable douche froide pour la partie française qui a été complètement prise de court par son partenaire italien dans ce projet en coopération. Officiellement, on parle de « problème administratif » et de « problème technique entre les ministères italiens ». En fait, il s’agit tout bonnement de finances, un problème récurrent de l’autre côté des Alpes. Après des mois de discussions pour budgéter les FREMM, l’ancien ministre italien de l’économie avait consenti à accorder une rallonge de 400 millions d’euros à la loi de finances 2006. Seulement voilà, sa récente démission semble avoir remis en cause cette promesse. Le gouvernement Berlusconi a donc demandé un peu de temps à la France pour trouver une solution et l’Elysée s’est semble t il retrouvé devant le fait accompli.
Programme à 11 milliards d’euros :
Refroidie par cet évènement inattendu, DCN espère maintenant que le contrat, qui doit structurer la vie des anciens arsenaux pendant une douzaine d’années, soit signé au plus vite. Aucune date n’est toutefois annoncée chez les différents industriels et institutionnels concernés par les FREMM. La signature peut très bien intervenir dans plusieurs jours, comme dans plusieurs semaines.
La première tranche, dont la notification devait intervenir hier, comprend la commande de 8 navires pour la France (3,5 milliards d’euros). Compte tenu des problèmes budgétaires rencontrés par l’Italie depuis un bon moment, Rome avait obtenu de faire glisser ses commandes. Ainsi, pour la Marina miltare, le premier contrat ne porte que sur le début de la réalisation et du développement de la première plate-forme propulsée (400 millions d’euros). Les crédits, optionnels, pour le complément de développement de cette frégate doivent être débloqués en 2008 (pour le second navire, l’année suivante). Les autres bâtiments doivent être commandés à la fin de la période de conception, concomitante aux début des essais mer de la FREMM italienne n°1, prévus en 2011. A cette date, un contrat pour quatre unités doit être passé suivi d’une commande pour deux autres navires en 2013 et un ultime marché pour deux autres frégates en 2015. Malgré ces ajustements assez compliqués, l’Italie rencontre donc encore des problèmes. Le pays a prévu de se doter de 10 bateaux pour 4,596 millions d’euros alors que la France compte acquérir 17 FREMM pour 6,457 milliards d’euros.
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MessageSujet: Re: FREMM - FREgate MultiMissions   Lun 20 Aoû 2007 - 11:19

Citation :
--- Message Posté sur l'ancien forum le 29/08/2006 ---
08 Octobre 2005 : Brest revendique sa part. Aucune assurance que DCN Brest participe au programme franco-italien.
DCN Brest participera-t-elle à la construction des frégates multimissions franco-italiennes ? A ce jour, aucune assurance n'a été donnée aux salariés. Au vu de quelques informations qui ont filtré, ils commencent même à s'inquiéter. L'absence de Brest sur ce programme signifierait sans doute la fin de la construction neuve sur le site, estime la CFDT.
La construction des frégates multimissions franco-italiennes représente le plus gros programme de navires armés en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. La France prévoit d'en commander 17, l'Italie 10. Le programme donnera du travail pour 12 ans aux industriels. Montant global : 6,4 milliards d'euros pour la France. Reportée au dernier moment le 4 octobre, la signature du premier contrat pourrait avoir lieu dans les prochains jours. Le gâteau est colossal. Question : DCN Brest en aura-t-elle sa part ?
La CFDT vient de faire part publiquement de ses interrogations et de ses inquiétudes. « Brest ne serait pas dans le montage industriel », souligne Bruno Simon, secrétaire général de la CFDT Arsenal. A l'origine de ces craintes, le dossier de presse diffusé par le ministère de la Défense. Celui-ci dresse une liste des sites concernés par le programme qui « pèsera » plus de 2 000 emplois. Brest n'y figure qu'à la marge avec 90 emplois chez Thalès pour la fabrication du sonar et des systèmes de guerre électronique. Pas un mot, en revanche, sur DCN Brest. « Lorient ne pouvant réaliser seul, dans les délais, un tel programme vers qui se tournera DCN : les chantiers de l'Atlantique ? la Pologne ? », s'interroge la CFDT
Lors du dernier comité d'établissement, mercredi, les représentants du personnel ont interpellé leur direction pour obtenir des précisions. « Elle nous a répondu que le montage industriel ne sera clos qu'une fois le contrat signé. » Rendez-vous, donc, en fin d'année. Mais un second élément est venu alimenter les craintes des salariés. Lors de cette réunion, la direction a présenté un document détaillant l'impact des grands programmes d'armement sur l'activité de DCN Brest dans les trois ans à venir. « Le programme des sous-marins Barracuda et celui du second porte-avions y figuraient. Mais pas celui des frégates multimissions. Le directeur a répondu que c'était un oubli... »
Une réponse peu satisfaisante aux yeux de la CFDT. Elle a obtenu un rendez-vous à ce sujet la semaine prochaine avec le directeur de DCN, Yves Dubreuil-Chambardel. D'ores et déjà, elle sonne le tocsin. Le chantier des Bâtiments de projection et de commandement (BPC) sera terminé fin 2005. Il faudra attendre 2009 avant de voir démarrer celui du second porte-avions. On ne sait pas encore où et comment celui-ci sera construit. « Sans participation à la réalisation des frégates, Brest ne pourra pas se positionner sur le programme du second porte-avions, estime Bruno Simon. Les compétences et les moyens industriels auront disparu. » Bref, l'enjeu serait, ni plus, ni moins, l'avenir de la construction neuve à DCN Brest.
Dans le passé, DCN Brest a participé à la réalisation de plusieurs programmes de frégates en construisant des « anneaux ». Ce fut le cas des frégates de type Lafayette pour la France, Bravo pour Taïwan, Sawari 2 pour l'Arabie saoudite et Delta pour Singapour.
Olivier MÉLENNEC.
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MessageSujet: Re: FREMM - FREgate MultiMissions   Lun 20 Aoû 2007 - 11:21

Citation :
--- Message Posté sur l'ancien forum le 29/08/2006 ---
12 Octobre 2005 : FREMM et patriotisme économique européen
Huit jours après le report surprise de la signature du premier contrat des frégates multimissions, les industriels français espèrent bien que le feu vert de Paris et Rome sera donné demain ou vendredi. Les Italiens seraient en effet en passe de solutionner leurs « problèmes administratifs » et de retrouver les « quelques papiers manquants pour que le dossier soit complet », aux dires du ministère de la Défense. Malgré la présence de Silvio Berlusconi, de sept ministres et d’une armée de conseillers, la délégation italienne aurait donc omis un détail le 4 octobre, plongeant son partenaire français dans la confusion la plus totale. Après tout, il ne s’agit que du plus important contrat naval jamais signé en Europe. Michèle Alliot-Marie aura sans doute l’occasion d’en discuter demain avec son homologue italien. Les ministres européens de la Défense sont en effet à Londres ce jeudi pour une réunion informelle.
MAM plaide une nouvelle fois pour l’Europe de la Défense :
Avant cette rencontre, le ministre français de la Défense a mis en garde cette semaine contre tout « protectionnisme » et « nationalisme » en matière économique, notamment dans le secteur de la Défense. Invitée d’un colloque intitulé « Investissements étrangers et sécurité nationale », Michèle Alliot-Marie a de nouveau plaidé pour une industrie européenne de la défense forte : « Ce message, je l’adresse aussi à nos amis Américains. Notre intention n’est pas d’ériger des murailles autour de l’Europe. Pour autant, nous tenons à rester maître de notre destin et pouvoir demander un traitement égal au plan commercial et industriel », a souligné le ministre. Il en sera probablement question à Londres demain, alors que de nombreux programmes en coopération font l'actualité. On retiendra notamment le projet de porte-avions franco-britanniques. Le choix de la France concernant le design, qui sera probablement très proche du projet de la Royal Navy, est attendu à la fin du mois. Et puis, bien entendu, la réunion des ministres européens sera l'occasion de parler du programme FREMM, non seulement avec les Italiens, mais peut être aussi avec les Britanniques qui ont quelques griefs à présenter aux Français.
Les mises en garde de Rolls-Royce :
Pour les turbines de ses frégates, à l’heure de l’indépendance de l’Union et du renforcement de l’Europe de la défense, Paris a en effet choisi d’acheter américain. Ce dossier, politiquement explosif, a vu la mise en concurrence de l'américain General Electric allié à l'italien Avio (turbine LM 2500+E, dérivé d'un modèle trentenaire) et du Britannique Rolls-Royce (turbine MT 30, de quatrième génération). En raison d'un coût moins important, Paris et Rome semblent avoir finalement choisi le modèle américain, au risque de fragiliser Rolls-Royce au moment ou le groupe européen tente de percer sur le segment des turbines de forte puissance. Le constructeur , qui a eu vent du choix franco-italien, sans pour autant en avoir eu la notification, tape du poing sur la table. Un responsable dénonce « les beaux discours européens et l’absence d’actes derrière. Si la turbine de GE est choisie, il y aura sans doute des conséquences sur nos relations avec la France. C’est toute notre stratégie qu’il faudra remettre à plat ». Selon ce responsable, qui rappelle que Thalès est le deuxième fournisseur du ministère britannique de la Défense, plusieurs projets menés avec DCN pourraient être menacés: « C’est évident qu’un doute va planer sur le projet des porte-avions alors que nous discutons pour un packaging d’intégration des turbines à gaz, qui seront justement des MT 30. Avec les FREMM, c’est intéressant. Si ce n’est plus le cas, c’est beaucoup moins évident ». Plusieurs partenariats, notamment sur la réalisation de réducteurs par DCN, pourrait également être remis à plus tard. L'industriel français travaille actuellement sur le système propulsif des nouveaux destroyers et sous-marins nucléaires de la Royal Navy.
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MessageSujet: Re: FREMM - FREgate MultiMissions   Lun 20 Aoû 2007 - 11:22

Citation :
--- Message Posté sur l'ancien forum le 29/08/2006 ---
14 Octobre 2005 : FREMM : Patience, patience…
Ce ne sera donc pas encore pour cette fois. Si on espérait à Paris que le contrat des frégates multimissions serait signé cette semaine, l’enthousiasme a finalement viré à la fausse alerte. Toujours en cause, un « problème administratif » des Italiens, un « papier manquant pour que le dossier soit complet ». En clair, le gros chèque de 400 millions d’euros nécessaire au lancement du programme n’est pas au rendez-vous et il risque de se faire attendre. Selon Jean-François Bureau, porte-parole du ministère français de la Défense, la signature est maintenant espérée « mi-novembre ». En attendant, DCN et Thalès, titulaires du contrat via leur société commune, Armaris, réfléchissent sur la manière de mener le programme à bien et surtout dans les meilleurs délais. Les industriels français ont en effet fixé un calendrier et une cadence de livraison précis pour fournir à la Marine nationale 17 navires pour un coût global de 6,457 milliards d’euros. Afin de ne pas pénaliser leur client, les deux groupes envisagent très sérieusement de débuter seuls les phases d’études et de développement, l’Italie rejoignant le programme quand elle le pourra. Cette hypothèse avait déjà été évoquée en mai dernier par Jean-Marie Poimboeuf, alors que des menaces sur le financement italien se faisaient sentir. DCN assure qu’elle fera tout pour éviter que le retard des FREMM ait des conséquences sur ses salariés. Les syndicats de Lorient, notamment, s’étaient récemment inquiétés du creux de charge prévisible dès 2006. Pour l’heure, le programme des frégates multimissions a plus de deux ans de retard. En 2003, le premier bâtiment devait rejoindre la marine en décembre 2008. Le planning actuel prévoit une mise en service en 2011.
Le bourbier italien :
Ce nouveau contretemps est l’occasion de revenir sur les déboires budgétaires romains qui empêchent la signature. En marge du sommet franco-italien, le 4 octobre, le ministre de la Défense, Antonio Martino, avait refusé à la dernière minute de signer l’accord. De retour à Rome, il avait expliqué à la presse que le financement devait encore être confirmé. La part de l’Italie dans le premier contrat avait été pourtant largement réduite et les 400 millions d’euros ne devaient servir à financer que le début des études et de la réalisation du premier des 10 navires prévus pour la Marina militare (à comparer aux 3,5 milliards d’euros pour la France). Selon Defense News (*), des sources gouvernementales ont indiqué que le parlement italien, en plein débat sur la loi de finances 2006, avait annulé le décret du mois d’avril prévoyant les fameux 400 millions d’euros. Cet argent avait été débloqué après une longue bataille par l’ancien ministre des Finances, Domenico Siniscalco, qui a démissionné fin septembre. En proie à des divisions internes et à une conjoncture économique désastreuse, le gouvernement de Silvio Berlusconi est en chute libre dans les sondages. Pour le président du conseil, la situation est grave, d’autant que les élections approchent (en avril prochain). Limité dans ses promesses de baisses d’impôts par le respect du pacte européen de stabilité, Silvio Berlusconi n’a guère d’autre choix que de faire des économie sur la grande variable d’ajustement: la Défense. Pour les armées italiennes, le remplacement de Siniscalco par Giulio Tremonti n’est pas non plus une bonne nouvelle. Selon le sénateur Lorenzo Forcieri : « Cela (les FREMM) risque malheureusement d’être le premier effet très dévastateur de la cure Tremonti ». Interrogé par la presse deux jours après « l’affaire de Paris », le ministre de la Défense avait quant à lui déclaré : « J’espère que nous pourrons limiter les dégâts ». Reste peut être un signe encourageant. Agé de 58 ans Giulio Tremonti a déjà occupé, entre 2001 et 2004, le poste de ministre de l'Economie avant d'être limogé pour cause de recours excessif à « la finance créative »…
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MessageSujet: Re: FREMM - FREgate MultiMissions   Lun 20 Aoû 2007 - 11:23

Citation :
--- Message Posté sur l'ancien forum le 29/08/2006 ---
15 Octobre 2005 : L'Italie aurait trouvé les fonds nécessaires pour les frégates
L'Italie a informé la France qu'elle était finalement prête à signer un accord sur la construction de 27 frégates multimissions, ayant trouvé les fonds nécessaires pour ce contrat estimé à 11 milliards d'euros, rapporte le quotidien Il Giornale.
La signature de cet accord portant sur le plus important programme naval européen aurait dû être le point fort du 24e sommet franco-italien le 04 octobre à Paris, mais il avait été annulée à la dernière minute sans aucune raison officielle.
Le ministre italien de l'Industrie, Claudio Scajola, avait ensuite reconnu que Rome avait un problème de financement.
Il Giornale, dont le propriétaire est le frère du président du Conseil Silvio Berlusconi, écrit que le gouvernement "a trouvé, via un complexe mécanisme de prêts garantis par le ministère de l'Industrie, les moyens nécessaires pour permettre à la marine italienne d'approuver le contrat".
L'Italie, ajoute le journal, est maintenant prête à débourser une première tranche de 2,1 milliards d'euros pour la construction des deux premières frégates. La contribution italienne au total sera de six milliards d'euros.
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