Le rendez-vous des anciens et amis de la Force Navale - Het rendezvous van de oudgedienden en vrienden van de Zeemacht
 
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 La marine Marchande

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Gérald
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MessageSujet: La marine Marchande   Sam 6 Sep 2008 - 11:23

Je vais ici vous raconter au fur et à mesure, année par année, les grande événement de la marine marchande belge lors de la seconde guerre mondiale.
Je sais, vous allez me dire que les marins marchands n'ont rien à voir avec ce forum dédié à notre Force Navale.

Et bien, je dis un marin est un marin et dans le conflit 39-45, les civils ont payé un lourd tribu dans ce conflit de 39-45.


Je vous rappelle aussi, que si vous souhaitez faire un commentaire, apporter un témoiniage, vous pouvez le faire dans la rubrique audessus des archives de notre marine

En 1943, le matelot Machielsen s'adressait à Eaton Square et demandat à s'engager à l'armée. On le refusait aussitôt.

«  Les services que vous rendez au sein de la marine marchande sont d'une plus grande importance pour les alliés, étant donné la grande pénurie de marins pour assurer le ravitaillement »

Lorsque la guerre éclate le 3 septembre 39, la flotte marchande belge compte 94 navires. Elle en perd 11 avant le 10 mai 40, coulés par des sous-marins allemands, sautant sur des mines qui ignorent la neutralité ou encore échoués à la suite de l'extinction des phares.

En octobre 1939, Roosevelt a interdit aux marins américains de naviguer dans les zones de guerre.
L'United States Lines constitue alors à Anvers la société maritime anversoise et lui transfère 8 de ses paquebots qui prennent des noms de villes belges.
Ville de Bruges, Ville de Namur, Ville de Gand, Ville d'Arlon, Ville de Hasselt, Ville de Liège, Ville de Mons, Ville d'Anvers.
Ville de Bruges

Ville de Mons

Ville de Hasselt

Ville d'Arlon

Ville de Gand


Les équipages de ces navires sont en parties belges. Sept des Huits navires seront perdu pendant la guerre.

Le 10 mai 40, l'Allemagne attaque la Belgique.
La flotte marchande compte environ 100 navires dont 46 de moins de 4.000 T et 45 d'entre eux ont plus de 20 ans, l'âge de la retraite. Le tout fait 422.000 T.

Sur tous ces bateaux, un message radio marque le début d'un long voyage qui durera pour beaucoup 5 ans et 65 d'entre eux n'en verront pas la fin.

Partout où ils sont dans le monde, les capitaines décachettent l'enveloppe scellée qui contient leurs instructions de guerre.

Le 17 mai, l'ambassade de Belgique à Londres diffuse à toutes les ambassades belges du monde l'ordre du ministre des Communications de réquisition de la flotte marchande.

Les navires qui se trouvent en Belgique quittent leurs ports d'attache sous les bombes. Le Brabo, le prestigieux Baudoinville et tant d'autres quittent Anvers et remontent lentement vers la mers.

Le Baudoinville


Le Baudoinville vient d'être achevé à Hoboken dont il est l'orgueil. Avec ses 22.000 T et son allure de 20 noeuds, il s'annonce comme le joyau de la flotte marchande belge. Chargé de réfugiés, il fuit vers le Congo. Il est bombardé à Flessingue, endommagé à La Rochelle et finalement bloqué à Bordeaux où il tombera entre les mains des Allemands qui le saborderont en 44.

Le 14 mai, le Ville de Bruges de 13.869 T. du Cdt. Wijnen est touché par des bombardiers alors qu'il est à 10 milles d'Anvers et s'avance vers la mer. Il y aura 3 morts.

Puis ce sera le tour de l'Albertville de 11.000 T et du Piriapolis, mixte de 7.246 T., 14 noeuds, équipés pour prendre 270 passagers, tous 2 de la C.M.B. ( Compagnie Martime Belge ).
Réquisitionnés par l'amirauté française, ils quitteront Brest le 10 juin pour aller évacuer la garnisson du Havre.

Le 11 juin à 15 hr15, l'Albertville du Cdt Bosquet est touché à l'arrière, à l'entrée du port, se couche brutalement sur tribord et disparaît.
L'Albertville


A 17 hr 54, le Piriapolis est frappé à 4 reprises et coule à son tour. En quelques heures, la Belgique a perdu ses 2 plus beaux paquebots.

L'Antwerpen a été coulé le 21 mai 40 devant Dunkerque, le petit caboteur Yvonne, de 670 T. disparaît avec son captaine Piret et 8 matelots.

Le 19 juin, le Ville de Namur de 7.500 T. du Cdt Grimonprez, est coiulé par une torpille de l'U-52

Le 21 juin, c'est au tour du Luxembourg torpillé par l'U-38 dans le golfe de Gascogne.

La courte campagne a déjà coûté cher à la flotte belge.

Après la capitulation belge et l'armistice française. 370.000 T sont en eaux libres.

Des navires sont saisis ou bloqués dans les ports de France et d'Afrique. Certains de ces derniers bateaux navigueront dans les convois allemands et y seront coulés comme le Moero détruit par un avion soviétique en Baltique.

Le bateau l'Egypte coulé par des avions américains en Yougoslavie, le Liège torpillé par une vedette anglaise sur la côte hollandaise et d'autre encore.

Pour les équipages des navires bloqués en Afrique du Nord commence une déprimante attente sous la surveillance des autorités vichyssoises. Certtains tentent de s'évader et de rallier l'Angleterre. Quand le bateau ne le peut pas, l'équipage y parvient parfois.

Tout l'équipage du Frédérc-Caritas s'évade dans 2 baleinières qui se glissent entre 2 flotille de pêcheurs, il quitte ainsi le port de Casablanca et finit par arriver à bout de force à Gibraltar après une difficille croisière à la voile.

Bloqué à Dakar, le cargo Carlier risque le coup dans la nuit du 4 août 40. Il appareille doucement, puis met en avant toute.
Les Français ont barré la sortie de la rade par un filet.

Le Carlier fonçe de dedans, le brise, mais les mailles s'emmèlent aussitôt dans son hélice, le forçant à ralentir.
L'Aviso Calais s'est lançé à la poursuite du navire belge. Il ouvre le feu et de la fumée commence à s'élever des cales. Un officier est blessé au visage. Le Carlier est rejoint et arraisonné.

Le capitaine Teugels, le premier officier et le chef mécanicien sont arrêtés et jetés dans la prison maritime. Les hommes d'équipage essayeront de s'échapper individuellement. Une nuit, le 2ième officier Verstraeten et 4 hommes mettent des canots de sauvetage à la mer. Ils se faufilent dans la rade, gagnent le large où ils mettent les voiles. Ils arriveront finalement dans une colonie anglaise.

Le 30 juillet 41, tout le reste de l'équipage ( presque 1 ans plus tard ) est alors débarqué et interné; le navire est saisi.
Le commandant d'abord, puis quelques hommes s'évaderont. Le 1er officier Frankignoul et l'équipage seront libérés lors du débarquement américain à Casablanca et reprendront possession du Carlier jusqu'à sa fin.

Le 11 novembre 43, le Carlier sera attaqué au large d'Oran par 3 escadrilles allemandes, les canonniers du navires abattent un des bombardiers, dérèglent le tir de plusieurs autres. Une torpille d'avion touche au but, volatilisant le cargo. 46 marins sur 66 sont tués dont le capitaine Frankignoul.

La marine marchande belge en Angleterre : La création du pool.

Après l'armistice demandé par la France, le gouvernement belge reste à Vichy à l'exception du ministre Jaspar qui rallie Londres et lance un vibrant appel aux marins belges le 22 juin 40 pour les inviter à rejoindre les forces alliées.

Une mission dirigée par MM. Boel et Van Campenhout, le Belgian Shipping Advisor Committe, prend en main les destinées de la marine belge.

Le ministre Gutt, préoccupé du sort de la flotte, comme le ministre De Vleeshouwer de celui de la colonie, rejoingnent successivement Jaspar à Londres et obtiennent des Anglais la transformation de la réquisition des bâtiments belges en affrètement.

Les navires belges entrent alors dans un pool central organisé par le Minidtry of War Transport anglais. Celui-çi coordonne les mouvements, décide des destinations et des chargements de tous les navires marchands dont la mise en état et l'armement restent cependant la responsabilité de l'armateur propriétaire.

25 armements belges participent à ce pool, la CMB et Deppe possèdent respectivement 23 et 22 navires. 12 petits armateurs ne possèdent qu'un seul navire et 7 d'entre eux le perdront.
370.000 T. de navires belges rejoignent les forces britanniques et la plupart de leurs propriétaires se trouvent également à Londres.
Pendant 5 ans, +/- 3.000 hommes seront de tous les périls de la bataille de l'Atlantique, armant la 100 aine de bâtiments battant pavillon belge.
La majorité sont des marins de métier.

D'autres sont des évadés de Belgique. Ils se sont présentés à Eaton Square.

Il y a aussi des Congolais. Chaque navire compte des graisseurs, des matelots de pont et du personnel de cabine noirs qui étoffent les équipages et comblent les pertes: car +/- 800 hommes disparaissent dans le naufrage des navires belges.

Les navires sont englobés dans les missions de ravitaillements. Certains, les plus rapides, naviguent seul, les autres sillonnent les mers en convois entre l'Amérique et l'Angleterre.

Les convois : HX, OB, ON, ONS, SC, PQ, etc, .... lent ou rapide.
Les convois se composes d'un nombre variable de navires. Des convois de 8 à 35 navires, parfois même 60 et vers la fin de la guerre certains convois pouvaient atteindre 100 navires.

Les convois lent ( SC ) se trainent à 6 ou 7 noeuds tandis que les « rapides » ( HX ) filent 10 noeuds.
Ces convois se forment au large, grossissant leur files, qui rejoignent le gros de la formation sous escorte locale, puis se dispersent encore à l'arrivée.

Leurs escortes sont composées de groupes de 3 destroyers ou de frégates, 4 ou 5 corvettes mais, dans les moments de pénuries des années 40-41, ces forces de protection seront parfois bien plus faible et on a vu un convoi de 37 navires protégé par 1 seul paquebot aménagé en croiseur auxiliaire.

Sous le commandement du Commodore responsable de la discipline des navires marchands, les convois marchent lentement dans le brouillard, la tempête ou le clair de lune qu'ils craignent par dessus tout parce qu'il les offre aux sous-marins comme en plein jour.

Avant chaque appareillage, au briefing des capitaines, ceux-çi reçoivent des instructions, les codes, les signaux et une enveloppe scellée donnant des directions de routes pour les retardataires.

A Berlin, le service B de la marine allemande décrypte à certain moment les messages alliés à livre ouvert et dans les 2 heures d'un départ de convois, les U-Boote reçoivent en mer les instructions pour se regrouper sur la route du convoi et remontent vers les cargos.

La bataille, se poursuivra jour et nuit, avec des torpillages, des explosions, les contre-attaques des escorteurs à 1 contre 3, jusqu'à l'approche des zones de couverture aérienne qui rendra l'opération non rentable pour les sous-marins, les forçant à abandonner la poursuite et à monter à la rencontre d'un autre convoi.

Les cargos survivants se dispersent à l'approche des côtes et se dirigent vers leurs ports de déchargement.

Les marins prennent en peu de repos dans les homes de marins belges organisés par le ministre des Communications.

Des Belges naviguèrent sur des bateaux français ou américain, des Français et des Anglais sur des navires Belges.

L'année 1940 sera la suite.
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Gérald
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MessageSujet: Re: La marine Marchande   Sam 4 Oct 2008 - 17:04

L'Année 1940 :


La marine belge libre est frappée lourdement. L'année 1940 coûte 18 navires à la marine marchande belge, coulés par des mines, des avions, des sous-marins et des corsaires de surface allemands.

Le Bruges ( armement Deppe ) du Capt Boehme appareille de Montevideo le 19 juin 40 à destination de Freetown. Il a à son bord 45 hommes d'équipage et 7.000 T. de blé; il n'arrivera jamais.
Le 9 juillet 40, le Bruges rencontre le schiff 10 ( Corsaire allemand Thor ), un bananier transformé en croiseur auxiliaire qui rôde sur les routes maritimes sous l'aspect inoffensif d'un cargo neutre.

Quand il rencontre un cargo allié isolé, il démasque ses 4 pièces de 150mm et ses 4 tubes lance-torpilles, l'arraisonne, embarque ce qu'il peut et détruit le navire.

Le nom corsaire est selon moi mal choisit, je dirai moi « Pirate » et dans le code maritme, la piraterie est punissable..

Revenons à notrre Bruges. A 7 hr ce 9 juillet, le Cpt Boehme se précipite à la passerelle en entendant l'explosion d'un obus; le Thor vient d'amener le pavillon yougoslave qu'il a arboré pour se rapprocher du Bruges et vient d'ouvrir le feu. Il se rapproche rapidement. Le Capt. Ordonne à l'officier de quart :

« Stoppez les machines. Tous les documents, les codes et les cartes à la chaudière. Vite !!!!! »

Le navire allemand met en panne à proximité. Il affalle une baleinière, 15 marins allemands en chemisette blanche et short, le revolver au côté, se ruent à bord, se dispersent et prennent possession du navire : le pillage commence.

Avant de couler le Bruges, les allemands transfère sur le Thor les vivres du Bruges.
Loin de ses bases le corsaire se ravitaille sur ses prises.

L'équipage belge suit de près le cochon et les poules et arrive à son tour sur le Thor. Les hommes n'ont eu qu'un demi heure pour préparer leurs bagages. Ils reçoivent des hamac et on les entasse dans une cale d'où ils seront extraits 2 fois par jour pour une petite promenade sur le pont.

Au fur et à mesure que la croisière se prolonge, d'autres équipages de cargos coulés, anglais, norvégiens,... les rejoignent dans la cale. Cela dure ainsi 4 à 5 mois.

Le 15 novembre 40, les 45 marins belges sont transférés sur le ravitailleur allemand Rio-Grande qui rallie Bordeaux un peu plus tard. Ils sont alors expédiés au camp de Sandbostel. Finalement ramenés à Anvers, ils seront libérés le 31 août 1941.

Trois bateaux mixtes de 7.500 T. de la société maritime anversoise sont coulés alors qu'ils naviguent en indépendant.

Le 18 août 40, le Ville de Gand est torpillé par l'U-48 entre l'Islande et l'Irlande. Le Cdt R. Carlier est tué avec 12 de ses hommes.

Le 18 août 40, le Ville de Hasselt est torpillé par l'U-46 au large de l'Ecosse.

Le 2 septembre 40, le Ville de Mons est torpillé à son tour par l'U-47 commandé par l'As des sous-mariniers allemands le Cdt Prïen.

C'est l'age d'or des sous-marins et bombardiers allemands.

Les séjours aux docks de Londres sonr aussi dangereux que la navigation. Le 7 septembre 40, le navire Président-Francqui, l' Anna et le Sambre sont incendiés dans les docks londonniens. Les deux derniers touchés dans Russia Yard South.
Le Sambre reçoit 5 bombes incendiaires, les matelots s'en saississent et les jettent par-dessus bord.

Au fur et à mesure de leur arrivée dans les ports anglais, les navires belges reçoivent de l'artillerie pour se défendre. Ils s'en servent dans l'Atlantique.

Dans la nuit du 15 octobre 40, à 400 milles au sud-est des Açores, le cargo Kabalo de la CMB fait route vers le Congo, il est seul après la dislocation de son convoi OB 223. Soudain, un sous-marin surgit par bâbord arrière et lui intime l'ordre de stopper; le Capt. Vogels fait pousser la vapeur, l'équipage court au canon. Le sous-marin tire.
Le Kabalo riposte, mais le submersible approche de plus en plus et Vogels fait abandonner le navire.

1( hommes prennent place dans un des canots qui sera recueilli le lendemain, quant à l'autre canot, il sera pris en remorque par le sous-marin italien Cappelini, jusqu'au moment où les coups de mers disloquent l'embarcation. Le Cdt italien Todaro embarque le Capt. Vogels et entasse les 24 autres marins belges sur son pont et fonce en surface jusqu'à l'ile de Santa Maria dans les Açores où il les débarquera.

D'autres pertes marqueront la fin de l'année 1940.

L'Anvers perd 20 hommes dont le Capt. De Jonghe, quand il est coulé le 13 novembre par les avions allemands dans le convoi côtier WN 35.

Le 2 décembre 40 à 4 hr, le Ville d'Arlon sera torpillé par Prïen de l'U-47. (Pour la petite histoire, ce fameux Prïen est l'homme qui forçe la base de Scapa Flow), alors que le convoi cible se trouve sans escorte. 3 sous-marins ont pris en chasse ce malheureux convoi sans défense;
L'U-101 coule 4 cargos.
L'U-47 coule 2 navires.
L'U-52 en a 3.
L'U-94 deux de plus.
Tout l'équipage du Ville d'Arlon est perdu : 56 morts.

Le 11 à 13 hr, l'U-96 détruit un cargo anglais, puis à 20 hr 52 un néerlandais.

Le 12 à 1 hr 56, c'est au tour d'un suédoisn du convoi.

Le 12 à 4 hr 31, le Macedonier ( CMB ) du Capt. Fontaine est coulé touché mortellement entre les cales 4 et 5 à 1 mille de l'ile de St. Kilda. Son convoi, le HX 92, a été disloqué par la tempête et ses unités dispersées sont traquées par l'U-96 qui court d'une victime à l'autre sans opposition.
Les 2 canots sont mis à la mer, 4 hommes sont tués en sautant à l'eau. Les embarcations seront repérées par des avions anglais, à l'aube, un chalutier recueillera le reste de l'équipage.

Le jour de Noël 1940, le paquebot Elisabethville échappe à une interception du convoi de troupes WS5A par le croiseur de bataille Gneisemau .

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MessageSujet: Re: La marine Marchande   Sam 4 Oct 2008 - 17:06

L'Année 1941

En 1941, 16 navires belges seront perdus. Le 20 janvier, le sous-marin italien Marcello intercepte le cargo de Deppe Portugal ( 1.550 T.) navigant seul au large des côtes portugaises. Il n'y aura pas de survivants. Le Capitaine Messiuen et les 21 hommes de son équipage sont manquants.

L'Olympier du Capitaine Huys suit. C'est un cargo de 8.280 T. filant 10 noeuds avec des aménagements pour 452 émigrants et 12 cabines.

La tempête disperse son convoi le 25 janvier et il se retrouve seul à 120 milles de la côte d'Irlande, le 31 janvier, quand il est attaqué par un avion ennemi; 2 bombes tombent dans la cale et font un massacre.

34 rescapés se retrouvent à moitié asphyxiés dans les canots, regardant s'enfoncé le navire. Une explosion met fin à l'agonie du bateau qui sombre.

Les survivants sont alors livrés à la rage d'une mer en furie. Les canots ont bien du mal a rester stable.

Le premier de ceux-çi rencontre un destroyer anglais. Le second abordera la côte anglaise, mais tous ces occupants son dans un état critique, ceux qui n'ont pas été blessés par des balles de mitrailleuses, comme le Lt. Geimaert, ont les mains et les pieds gelés.

Le petit Adolphe-Urban de 537 T. saute sur une mine tout comme le Léopold II sur les côtes anglaises.

L' Indier est torpillé dans l'atlantique le 3 avril. Il transporte 6.000 T. de fer qui l'entraine au fond en moins d'une minute. Il y avait 36 hommes à bord, 4 seulement se retrouvent au milieu des débris. 3 matelots aperçoivent le Capitaine Ongherra et le ramène en disant :
« Capitaine, vous ne préférez pas continuer la traversée à bord de notre transatlantique ? ».

Les 4 hommes se réunissent sur un seul radeau qui sera recueilli dans la soirée par un destroyer.

Le Mercier est perdu entre Liverpool et Montréal, le 9 juin 41; il a 68 hommes à bord dont 6 passagers, il est touché au crépuscule, juste devant la passerelle. Le navire s'incline rapidement, une seconde torpille achève la vie du navire.

Le caboteur Johan, Capitaine Vanden Wijngaede, basé à Gibraltar, effectue plusieurs missions pour les services secrets britanniques en 40 et 41. Il débarque notamment, la nuit, des agents français à Mostaganem près d'Agadir. Il passe ensuite sous pavillon panaméen, mais cela ne l'empêche pas d'être détruit. Il est arraisonné le 5 septembre 41 par le sous-marin italien Maggiore-Baracca entre Lisbonne et Dublin, l'officier italien, monté à bord examine les documents du bord et dit :

«  Vous avez 15 min pour abandonner le navire, je vais vous couler. »

L'équipage descend dans les canots tandis que 17 coups de canon du submersible scellent le sort du navire.

Le Mokambo endommagé le le 2 juin et ramené en Sierra Leone.
Le pétrolier Alexandre-André, torpillé au large de Suez le 3 août.

Le Vae-Victis du capitaine François est attaqué par un avion allemand le 25 janvier alors qu'il fait un transporte vers la l'angleterre, l'avion sera abattu par le premier officier Meikar. Le Vae-Victis sautera sur une mine en mai 42 au large de Southend.

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MessageSujet: Re: La marine Marchande   Jeu 13 Nov 2008 - 22:28

je regarde à l'instant un reportage tv sur "Planète Thalassa", concernant le torpillage en décembre 1944 du SS LEOPOLDVILLE, converti en transport de troupes, au large de Cherbourg.

Plus de 800 GI's devaient y trouver la mort.

Les témoignages de survivants mettent gravement et fermement en cause l'équipage belge du navire, qui se serait empressé d'abandonner le navire et ses occupants. L'enquête ultérieure aurait officiellement dédouané l'equipage, mais les témoignages restent formels.

Les soldats ne connaissaient pas le maniement des canots de sauvetage, les seuls descendus l'ayant été par l'équipage qui fuyait.

Pas fier ... indecis

Pour des raisons stratégiques, le gouvernement US n'a jamais admis officiellement le nombre de victimes.
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MessageSujet: Re: La marine Marchande   Mer 26 Nov 2008 - 13:13

Les années de 42 à 45 vont bientôt arrivées
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MessageSujet: Re: La marine Marchande   Mar 31 Aoû 2010 - 23:39

super travail Gérald, j'attends avec impatience la suite.
Tu es le maître en la matière prosterne
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MessageSujet: mmm j'ai trouve une petite erreur   Mar 24 Juil 2012 - 10:42

j'ai trouve une petit erreur dans l'images de batiment SS Albertville.
l'image de Albertville est pas juste.


Albertville built at St Nazaire in 1928



Albertville apres rebuilt 1937 coulé en 1940 apres une attac Allemande dans le port de Le Havre



ici le nouveau Albertville de 1948 aux 1973,
Wink
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MessageSujet: Re: La marine Marchande   Ven 27 Juil 2012 - 12:55

Merci de la rectification super
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MessageSujet: Re: La marine Marchande   Aujourd'hui à 4:47

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