Le rendez-vous des anciens et amis de la Force Navale - Het rendezvous van de oudgedienden en vrienden van de Zeemacht
 
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 Artevelde

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Gérald
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MessageSujet: Artevelde   Jeu 8 Mai 2008 - 23:37

Artevelde
Un garde-pêche pour la Marine belge


"Garde-pêche”. la désignation de l’époque n’était pas pompeuse pour un vrai contre-torpilleur moderne.

Mais notre pays pacifique ne pouvait admettre le sens agressif et belliqueux qui s’attache aux termes “vaisseau de guerre”.
Mis en chantier en novembre 1939 au “Chantier Naval Cockerill” à Hoboken. L' “Artevelde” devait être le premier vrai bâtiment armé de la marine belge. Sa construction a nécessité plus de 375.000 rivets.
Il devait comporter une très spacieuse salle à manger permettant de recevoir en cas de mission officielle, les appartements royaux qu’on devait y aménager seraient très artistiquement garnis. L' "Artevelde" était prévu pour être au terme de la convention, un navire officiel “représentatif’.

Ses caractéristiques en 1939 étaient les suivantes:
 
Muni d’un système de mouillage, il emportait une charge de 64 mines.
Armement : quatre canons de 1O5 mm et deux de 40 mm.
Au centre, une tourelle où étaient installés plusieurs mitrailleuses lourdes antiaériennes, deux projecteurs à grande puissance et un télémètre de tir.
Des monte-charges électriques amènent les projectiles jusqu’à la porte des servants.
Pour la soute à munitions, deux dispositifs de sécurité ont été prévus : noyage en cas de danger grave, arrosage en cas de danger simple.
Un appareil à produire des nuages de fumée est installé à bord du navire qui fut, en outre, muni de deux “paravanes” pour le ramassage des mines.
L’Artevelde mesure 100 mètres “hors tout” et 10m.50 de large à la coupée.

Propulsé par deux hélices actionnées par deux turbines à réaction haute pression et haute surchauffe Parsons de 15000 CV chacune, il filait à plus de 30 noeuds.
Les chaudières étaient du type Cockerill-Babcock-Wilcox. Chacune de celle-ci produisait 68 tonnes de vapeur à l’heure. A grande puissance, les turbines tournaient à 3.400 tours-minute. Les hélices avaient 2m.60 de diamètre.
Tonnage 2.000 tonnes.
 
Mais la guerre se déclare en mai 1940 et l’ "Artevelde" toujours en chantier n’a pas eu le temps d’être saboté par le génie. Capturé sur cale par les Allemands en 1940.  Envoyé à Wilton - Fijenoord, Schiedam (Pays-Bas) où il est terminé en 1943 avec des matériaux de récupération.  Rebaptisé d’abord K4 (Kanonnnenboot N°4), c’est ensuite sous le nom de  “Lorelei” qu’il naviguera comme chasseur de sous-marins. Il sert également de navire de commandement aux amiraux   Raeder et  Dönitz, ce dernier l’appréciant, paraît-il, pour son confort et sa grande vitesse. 
 
Il fut retrouvé dans le port de Cuxhaven et rendu à la Belgique, en 1945. en très mauvais état. Réparé à Ostende, il avait reçu quelques obus dans la coque. C’est le commandant Timmermans, frère du Commodore commandant la Force Navale à l’époque qui le ramena à Ostende. 
 
De retour en Belgique, L’ "Artevelde" fut affecté à la protection de la pêche et à la surveillance du littoral. Ce bâtiment rapide et moderne permettait ainsi à la Belgique de remplir les accords de la Convention de La haye du 6 mai 1882 qui prévoyait que la surveillance de la pêche serait exercée par des bâtiments de la marine militaire des parties contractantes.

L’ "Artevelde" fut ainsi le fer de lance de notre toute jeune Force navale créée par Arrêté Régent du 1er février 1946.
L’ "Artevelde" embarqua les cadets appelés à former le cadre des officiers de la marine marchande.
L’administration de la marine pouvait ainsi renoncer à remplacer le  Mercator. 
 
En 1951, L' "Artevelde" devient stationnaire et est utilisé, dans l’avant-port de Bruges, comme école d’instruction nautique.
Le 22 novembre 1954, il fut désarmé et vendu pour démolition à la firme brugeoise Bakker & Zonen.
 
 
Ses Caractéristiques en 1945 :
 
Tonnage: 1640 tonnes à vide, 2270 Tonnes à pleine charge.
Vitesse: 30 noeuds.
Armement::  3 canons de 105 mm, 4 canons de 37 mm, 16 pièces de 20 mm.
Equipage: 12 officiers, 168 sous-officiers et matelots.
Dimensions : Longueur 98,25 m ; largeur: 10,5m ; tirant d’eau : 3,8m.
Machines : 30.000 CV Turbines à engrenage Parsons Rateau - 2 hélices - 2 chaudières Babcock et Cockerill timbrées à 34 kg.
Vitesse : 28,5 noeuds
Rayon d’action : 2.600 nautiques à 19 noeuds.
Combustible : 680 tonnes de mazout.
Armement monté par les Allemands : 3/105 mm ; 2/40 mm AA ; 2/37 mm AA ; 16/20 mm AA
Equipé en mouilleur de mines: prévu pour porter 120 mines
Il avait les dimensions semblables à celles des malles Ostende-Douvres (d’après le Lloyd Anversois)
 
 
Origines du nom:
 
L’Artevelde tient son nom de Jacob van Artevelde. Ce “sage homme de Gand” mena une politique de neutralité de 1338 à 1345 et rétablit le commerce de la laine avec l’Angleterre. Au début de la “Guerre de Cent Ans”, lorsque le comte de Nevers prit parti pour la France, les anglais avaient mis fin à cette importation, importante pour la production de draps à Gand. Jacob van Artevelde n’arriva cependant pas à ramener la paix sociale à Gand et fut assassiné par Geraard Denijs, doyen des tisserands.
Les milices de la ville de Gand, appelées “Witte Kaproenen”, étaient dirigées par Filips van Artevelde, fils de Jacob, lorsqu’elles furent battues par le comte Lodewijk van Male en 1382 à West-Rosebeke.
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Gérald
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MessageSujet: Re: Artevelde   Jeu 8 Mai 2008 - 23:41





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M.J.C
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MessageSujet: Re: Artevelde   Sam 20 Fév 2010 - 19:25


K4 LORELEI



ARTEVELDE
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le Baron
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MessageSujet: Re: Artevelde   Dim 21 Fév 2010 - 18:49

l'Artevelde était conçu pour dépasser les 35 noeuds, grâce à des chaudières révolutionnaires à tubes d'eau très fins.

On n'a jamais su à quelle vitesse les allemands ont réussi à le faire naviguer, mais je sais grâce à un mécano entré à la FN en 1947, qu'après son retour en Belgique, l'Artevelde n'a jamais pu dépasser les 12 noeuds. Les services techniques ont pourtant essayé, les turbines ont été ouvertes et trouvées en parfait état, les chaudières arrivaient à leur timbre, mais la production de vapeur était insuffisante pour pourvoir faire avancer le navire à sa vitesse initiale...

Défaut de conception ou sabotage par les allemands?

J'ai quelques plans à la maison de l'Artevelde, provenant du MRA, pas assez pour en faire une maquette dans l'immédiat, mais les plans des chaudières sont impressionnants, ça ressemble à du Babcock & Wilcock, mais ça n'en est pas, c'est un dessin fort spécifique...

Dommage, quel beau bateau c'était, je ne sais pas si vous avez remarqué le dessin de la coque, fortement inspiré des destroyers anglais de l'époque, mais avec des réminiscences du navire qu'il devait remplacer, notamment au niveau des découpes des pavois sur les côtés: le premier "Zinnia"

TSHAW !

Laurent
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calamar1942
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MessageSujet: Re: Artevelde   Sam 24 Juil 2010 - 17:38

superbe bateau avec des lignes modernes et bien armee domage que sa vie na pas dure longtemps
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Michel Verheyden
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MessageSujet: Other old Belgian navy ships :: Artevelde   Jeu 5 Aoû 2010 - 7:34

Bonjour,

Mon intervention dans cette réponse ne consiste qu'à transmettre une note de Robert Gollier qui connaît parfaitement la vie de cette unité pour avoir vécu une partie de son service sur l'Artevelde. Il est l'auteur de plusieurs articles sur ce sujet.
Voici donc son avis:

Robert Gollier a écrit:

Chers amis de la FN,
Je suis assez étonné par certains éléments de votre description de l'Artevelde. J'ai publié dans les n° 289 et 290 de "Neptunus" un article intitulé l'Artevelde, navires de légendes, en insistant sur le S de légendes.
Permettez moi de vous faire connaître mon avis sur certaines de vos données.
1 - le navire ne peut pas être classé comme contre torpilleur, il n'en a ni l'arment ni les caractéristiques, dans la marine française du temps il aurait été classé aviso. S'il avait eu les caractéristiques d'un contre-torpilleur on peut imaginer que la Kriegsmarine manquant de cruellement de "Zerstörer" l'aurait achevé comme tel au lieu d'en faire un "Kanonenboot.
2 - il n'a pas été utilisé comme chasseur de sous-marin mais comme simple escorteur pour le BSN (Befehlhaber der Nordsee)
3 - il n'a jamais été équipé en navire de commandement pour les amiraux Raeder et Dônitz, le premier avait été limogé deux mois avant la mise en service du bâtiment, le second été devenu son successeur et commandait de puis Berlin. Il n'a passé que la nuit de Noël 44 à Cuxhaven et a passé la nuit dans la cabine du commandant
4 -Il na jamais été fer de lance de la FN pour laquelle il n'a passé que huit journées de mer en tout en 1947
5 - Il a été vidé de tout ses équipements autres que les machines et les auxiliaires et accessoires fixes en octobre 1948, j'ai participé à ce "déménagement"
6 - de 1950à fin 1953 sont sort a dépendu de tergiversations techniques et budgétaires sans solution pratique et sans être navire école ni dépôt d'équipage
7 - ses turbines n'étaient pas des Babcox-Parsons mais la version allemande Satz-Parson.
Ancien et grand ami de notre chère ZM-FN., je reste à votre disposition et bien amicalement vôtre.

Robert Gollier

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olivier
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MessageSujet: Re: Artevelde   Jeu 5 Aoû 2010 - 9:11

Merci Michel, comme je l'ai reçu moi aussi, j'allais poster ce poster ce message de Robert Gollier sur le forum super

beer

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MessageSujet: Re: Artevelde   Jeu 5 Aoû 2010 - 10:28

merci Michel,

la note de Robert Gollier met clairement les choses au point et répond à presque toutes les questions et interrogations que je me posais à propos du "Artevelde", un superbe bateau au demeurant.

Cependant et néanmoins, qq1 peut-il me/nous faire connaître la genèse de ce magnifique Sloop/Aviso, bien trop ambitieux et puissant comme simple "garde-pèche" d'un pays qui ne possédait pas/plus de Marine à l'époque ?

PS: la revue Neptunus existe-t-elle encore ?

Excellente journée à tous,

Patrice
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Michel Verheyden
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MessageSujet: Re: Artevelde   Jeu 5 Aoû 2010 - 11:20

Bonjour Belgianprofiler,

La revue Neptunus existe toujours, même si son animateur le 1er Maître Jean Claude Van Bostael doit doit surmonter bien des difficultés pour arriver à clôturer ses numéros (restrictions en tout genre par manque de moyens de la Défense).
Toutefois je fais quelques recherches pour retrouver l'article de Robert Gollier qui fut en son temps publié dans la revue de"Wimpel la Flamme" le trimestriel édité par les amis de la Section Marine du Musée de l'Armée à Bxl.
Malheureusement je ne serai en congé quelques jours ce mois d'août, mais dès mon retour je m'attelle à la tâche.
Amicalement Michel
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MessageSujet: Re: Artevelde   Ven 6 Aoû 2010 - 12:59

Bonjour à tous,

En complément des informations envoyées par Michel Verheyden, je vous prie de trouver ci-dessous l'historique de l' "Artevelde" que j'ai écrit avec notre Amis commun, Robert Gollier, pour le site internet de la section Marine du MRA (www.marine-mra-klm.be).

Voici le texte :

Au moment de l’invasion de notre pays en mai 1940, et à la suite de la progression de l’armée allemande, plusieurs navires en construction sont capturés dans nos chantiers navals. L'un d'entre eux est le navire de protection pour la pêcherie « ARTEVELDE ». Proche de sa date de lancement, le navire est remorqué jusqu’à Schiedam, aux Pays-Bas, afin d’être achevé par la Kriegsmarine. Renommé « K4 LORELEI », il est commissionné le 25 avril 1943 et affecté comme escorteur à la « 1. Sperrbrecherflottille » (flottille de briseurs d'obstructions).

En octobre 1944, et particulièrement dans la nuit du 9 octobre 1944, la mission du Befehlshaber der Sicherung der Nordsee, le Konteradmiral Ernst Lucht (1896 - 1976), ayant sa marque distinctif à bord du « K4 LORELEI » (Kaptlt Eggers), est d'essayer d'attirer les vedettes rapides de la Royal Navy très actives au large de Rotterdam en simulant une mission d'escorte de convoi. La 4th MTB-Flottille britannique attaque plusieurs fois la flottille allemande à hauteur de Hoek van Hollande et les Vorpostenboote (patrouilleurs) Vp1306, Vp 2007 sont endommagés et le Vp 1303 est coulé. Signalons aussi qu'une attaque de la 21th MTB-Flottille britannique échoue à proximité de l’île de Texel durant la même nuit.

Saisi à la fin des hostilités par la Royal Navy, à Cuxhaven, le « K4 LORELEI - ex ARTEVELDE » est remis à l’Administration de la Marine belge en juin 1945. Rentré au pays, avec un équipage fourni par la Royal Navy Section Belge (RNSB), il est employé d’abord comme navire-dépôt pour la flottille de dragueurs de mines jusqu'en 1950. Par la suite, il sert encore comme navire-école à Bruges de 1950 à 1954 et il est transféré à l’Administration des Domaines le 23 août 1954.

Bonne journée à tous,

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Michel Verheyden
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MessageSujet: Other old Belgian navy ships :: Artevelde   Sam 7 Aoû 2010 - 8:57

Bonjour à tous,

Voici le texte de Robert Gollier, je vous le livre brut car les photos sont les mêmes que celles publiées plus haut. Il faut admettre que les tristes photos connues sont copiées les unes des autres ce qui diminue l'originalité. L'idéal serait d'avoir une machine à remonter le temps afin de retourner faire des prises de vues correctes de nos bâtiments.


L’ARTEVELDE, navire mythique
Conçu et né dans une période malheureuse de l’histoire de Belgique, ce magnifique navire qu’était l’ARTEVELDE a suscité bien des fantasmes après son retour à la mère patrie quand il fut restitué par l’ennemi. Il est bien triste qu’il ne puisse jouer un rôle effectif dans la Force Navale issue de la section Belge de la Royal Navy mais l’Histoire est ce qu’elle est et on ne peut rien y changer.

L’article du Centre Liégeois d’Histoire et d’Archéologie Militaire s’inscrit un peu dans le cadre de ces fantasmes.

Il est intéressant dans sa première partie où l’auteur décrit et illustre la construction de la coque chez Cockerill à Hoboken mais trahit son manque de connaissances marines dans la deuxième.

On commencera par la perte du si bel « Alex van Opstal » de la C.M.B.qui fut une des premières victimes des mines magnétiques.

Elles ne faisaient pas de différence entre les neutres et les belligérants, et celle-ci fut posée dans le travers de Bishop Rocks par l’U.26 du Kapitänleutnant Oskar Schomburg très probablement.

Passons sur le terme «heurta» bien qu’un navire ne puisse «heurter» qu’une mine à orin , mais l’expression «corps et bien» est erronée puisque seuls quatre membres d’équipage et deux passagers subirent des blessures sans gravité, et que tout le monde fut recueilli bien vivant par le vapeur grec SS ATLANTIKOS.

L’Artevelde fut-il un contre-torpilleur? La réponse est définitivement négative? Pour définir la catégorie générale d’un navire, il importe d’utiliser les normes et les définitions en usage à l’époque de sa construction. En 1939 la première mission des contre-torpilleurs reste la destruction des torpilleurs et des sous-marins ennemis. Le terme original anglais de «destroyer» c’est à dire «destructeur», comme d’ailleurs l’allemand «zerstörer», l’indique bien. L’armement principal d’un contre-torpilleur est constitué de canons de calibres moyens, et aussi de tubes lance-torpilles. Depuis la fin de 1918 des mortiers pour charges de fond sont venus s‘y ajouter.

La mission première du destroyer est d’éclairer et d’ouvrir la mer à une escadre de bataille, c’est à dire les cuirassés auxquels commencent à venir se joindre les porte-avions.

Il doit aussi, nécessité fait loi car les vrais escorteurs n’existent pas encore en nombre suffisant, escorter les convois qu’on recommence à former après l’expérience de la fin de la Grande Guerre.

Ce seront des missions d’opportunité, mais pas de conception et ce ne sera que la suite du conflit qui verra naître les vrais destroyers d’escorte, tels que les DE de l’US.Navy et les classes «Hunt» britanniques.

Les escorteurs proprement dits naîtront avec la famille des corvettes et des frégates. La nécessité elle aussi fera transformer en dragueurs de mine les vieux destroyers devenus trop faibles pour leurs missions de base. Ce seront par exemple les DM américains, souvent des vieux «four piper» de la fin du conflit précédent (1).

Il suffit de consulter le tableau de la page suivante pour se rendre compte que l’Artevelde ne répondait aucunement aux critères de définition du contre-torpilleur. Il ressemblait à ce que la Marine Nationale de France appelait alors un aviso de première classe ou un aviso colonial, dont la silhouette se rapprochait plus de celle des contre-torpilleur, plus élancés, sans coursives ouvertes et plus bas sur l’eau.

Lors d’un examen minutieux de la maquette du Musée Royal de l’Armée ainsi que le plan d’origine de l’Artevelde, il est visible que le montage de tubes lance-torpilles n’était pas envisagé.

Les claires-voies du pont supérieur, clairement d’inspiration «marchande» sont situées aux endroits où ces tubes auraient normalement du prendre place. On ne peut dire que le montage de tubes aurait été impossible, mais aurait, de l’avis de l’auteur de ces lignes, nécessité des transformations compliquées et coûteuses. Si on avait voulu le faire par la suite, sans parler de la hauteur du franc-bord peu indiquée pour ce genre d’armement et peut-être même d’éventuels problèmes de stabilité en seraient résultés.

La chasse aux sous-marins imposait aussi l’utilisation de charges de fond.

Le pont arrière était suffisamment étendu pour permettre l’installation de grenadeurs mais rien dans la documentation disponible ne montre l’intention d’en monter.

En ce qui concerne l’équipage le tableau organique de l’Administration de la Marine prévoyait bien près de 90 hommes à bord, mais peut-on considérer les trente-six cadets et les six élèves mécaniciens comme des membres d’équipage à part entière. Ceci réduit alors l’équipage réel à environ quarante-cinq hommes, suffisant pour un garde pêche, mais bien trop faible pour undestroyer, même à effectifs de temps de paix.

On peut noter ici que la prévision de quarante-deux élèves montre bien l’intention d’en faire un navire-école, mais les évènements feront que cette mission ne lui sera jamais attribuée. Contrairement à beaucoup d’écrits qui semblent devenir des «vérités» à force de se recopier sans vérification sérieuses.

Le «Loreley», appelons le ici par son nom allemand (2), reçut bien la numérotation

K-4, cette numérotation faisait suite à celle des trois canonnières hollandaises, elles aussi saisies sur cale à Schiedam et Rotterdam.

Elles furent numérotées K1 à K3, et seul le K3 survécut à la guerre pour être récupéré par la Marine Royale Néerlandaise qui le rebaptisa «Van Speick».

Elles et reçurent pas de nom, au contraire de «notre» K4 qui fut immédiatement baptisé «Lorelei» bien avant sa mise en service .

Celle ci eut lieu en avril 1943, le 24 ou le 25 selon les sources, à Rotterdam où se déroula une petite cérémonie honorée des prestations d’une musique militaire de l’armée de terre, la «Heer» et en présence du contre-amiral Lucht.

Ce dernier était alors le commandant de la 1ère.flottille d’escorteurs de la Kriegsmarine à laquelle le navire allait être attaché, et il devint un peu plus tard le commandant des escortes et de la sécurité en mer du Nord. Le «Lorelei» après une période d’acclimatation et d’entraînement en Baltique va remplir de nombreuses missions d’escorte en mer du Nord.

Il est souvent méconnu que la marine allemande maintint un important trafic de cabotage le long des côtes de la Manche et de la mer du Nord jusqu’à l’automne de 1944.

Il était constitué de petits convois côtiers et non d’imposantes files de cargos comme les convois océaniques des alliée.

Contrairement à ces dernier, les escorteurs étaient parfois plus nombreux que les escortés car le danger venait du ciel et des mines, non des sous-marins, et tous étaient dotés d’une imposante, et très dangereuse «flak».

Ceci semble bien indiquer que le bâtiment n’était pas destiné à devenir un navire de commandement.

Comment l’aurait-il été pour l’amiral Raeder qui avait été remplacé dans ses fonctions de commandant en chef de la marine Allemande trois mois plus tôt par le Grand Amiral Dönitz?

Ce dernier resté grand maître des sous-marins aurait d’ailleurs souhaité continuer à exercer son commandement de sa base bretonne mais avait déjà été forcé de s’installer à Paris par Hitler qui craignait une action de commando contre son fidèle vassal.

Celui-ci aurait même aussi souhaité rester à Paris quand il accéda à son nouveau poste, pour rester plus proche de ses chers sous-mariniers, mais fut contraint de s’établir à Berlin. On ajoutera que Raeder ne fut pas mis à la retraite par le führer pour des raisons politiques et fut nommé inspecteur général de la Kriegsmarine, une «couverture» essentiellement honorifique. Enfin, last but not least, et sans déprécier le bateau, il était bien trop petit pour loger tous les moyens de communication et leurs spécialistes nécessaires pour un navire d’un tel rang.

L’«Artevelde» rentré dans son pays d’origine fut longtemps un stationnaire et même désigné comme tel dans des documents d’époque.

Au risque de paraître pédant, on pourrait faire un peu de sémantique, car nous sommes ici devant un belgicisme.

Le terme stationnaire est pris dans son sens d’épithète mais pas dans son sens marin, c’est à dire un navire chargé de la garde ou de la surveillance d’une rade ou d’un estuaire.

Mais ceci est de peu d’importance, il resta malheureusement bien des années immobilisé. Le rôle d’équipage prévu à son origine démontre bien une intention de l’utiliser comme navire-école mais la circonstance ne lui permit jamais de remplir ces fonctions que certains lui attribuent. C’est très dommage, mais c’est une autre histoire, elle fera l’objet d’un prochain article


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Michel Verheyden
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MessageSujet: Artevelde   Sam 7 Aoû 2010 - 9:02

Bonjour,

Comme le texte fut publié en deux parties, je vous transmet la seconde partie
bonne lecture

Michel Verheyden


L’ARTEVELDE, navire mythique (2)

1 – Le retour au bercail :



Au chapitre VI du fort bel ouvrage collectif intitulé « La Force Navale – De l’Amirauté de Flandre à la Force Navale Belge» les auteurs résument très bien la carrière du navire après la guerre. On y lit à la page 195 : « Un beau bateau, mais en mauvais état et par trop différent des navires de construction anglaise auxquels étaient habitués nos marins. Il ne fut jamais vraiment exploité et fut déclassé en 1952 ». On ne peut, hélas, mieux dire, car à vrai dire, il ne fera jamais «carrière » à la Force Navale.

L’Artevelde rentre en Belgique le 23 juillet 1945 sous le commandement temporaire du commander (*) Georges Timmermans R.N.R, futur commodore de la Force Navale.

En évitant pour s’amarrer au quai London-Istanbul il heurte de l’arrière une des nombreuses épaves immergées et invisibles qui reposent toujours au fond du port malgré tous les efforts accomplis et tous les travaux entrepris par la Royal Navy depuis la libération.

L’avarie causée ne semble pas importante mais elle rendra quand même une inspection en cale sèche nécessaire par la suite. Le lendemain de son arrivée, les douze mécaniciens et électriciens allemands qui avaient été maintenus à bord débarquent et retournent en camion dans leur pays sous escorte de la police militaire.

Ce même jour, le CPF Timmermans transmet son commandement au lieutenant (EV1) Johann Böting R.N.R.

Le navire est alors remorqué et passe l’écluse pour aller s’amarrer dans le Vlotdok qu’il ne quittera plus jusqu’au printemps de l’année suivante.

Seul un équipage réduit dit «care and maintenance» va rester à bord, tandis que la majorité des hommes est «draftée» à terre, à Ostende ou à Anvers.

Cet équipage réduit ne restera pas longtemps à bord et il sera vite appelé à d’autres tâches.

Ici s’arrêtera donc la carrière de l’Artevelde dans la R.N.S.B.

Une longue période d’un peu plus de neuf ans faite de projets, d’inspections techniques, de réparations provisoires et d’atermoiements suivent avant qu’il ne soit livré aux chalumeaux des ferrailleurs.

Pour la Royal Navy qui a saisi le bateau à Cuxhaven, c’est sans nul doute possible un navire de guerre qu’elle va restituer dans les plus brefs délais à son propriétaire légitime : l’Etat Belge. Or en 1945 celui-ci n’a malheureusement pas de marine de guerre officielle et organisée.

Le «Lorelei» quand il retrouve son pays et reprend son nom original «Artevelde» ne peut être accepté que par la Marine de l’Etat, et il devra donc être géré par l’Administration de la Marine, organisme civil , qui le dénomme assez curieusement «kustwachter», garde-côte.

Ceci est attesté par un certificat officiel en date du 25 septembre 1945 portant le sceau officiel du «Ministerie der Verkeerwezen» et signée par son Directeur Général Monsieur Henri Devos. (Voir photo 1)

Il va alors rester amarré dans le Vlotdok où les «Zeediensten der Kust» vont être chargés par Mr. De Vos de procéder à certaines réparations et aux entretiens nécessaires. Il y restera amarré jusqu’à la fin du mois de janvier de la nouvelle année 1946 pendant que ces services techniques de la côte procèdent à quelques travaux à son bord.

Son état extérieur est assez délabré, la coque et les superstructures sont assez sales, les ponts sont encombrés de matériels divers, et il porte encore à l’étrave et à la poupe son matricule allemand K4. (Voir photo 2) et c’est dans cet état qu’il va recevoir son premier équipage de la toute jeune force Navale

(*) = capitaine de frégate

2. Service effectif à la Force Navale



Les débuts de la Force Navale dont nous fêtons le soixantième anniversaire cette année furent pour le moins difficiles.

Elle ne vit le jour que grâce aux efforts d’un petit nombre de hauts fonctionnaires du Ministère des Communications de l’époque, hommes raisonnables , un peu visionnaires, et surtout conscients des obligations de la Belgique pour déminer ses plages, assurer le déminage et la sécurité de la navigation dans ses eaux territoriales ainsi que garantir l’accès du trafic marchand vers ses ports.

Ils purent compter sur la compétence et le dévouement des officiers et des volontaires de la R.N.S.B. qui manquaient de tout et accomplirent des miracles malgré les pauvres moyens chichement limités qui leur étaient attribués.

Enfin pour couronner le tout, on n’oubliera pas non plus, pour la bonne bouche, les traditionnelles oppositions et incompréhensions de certains politiciens à courte vue.

C’est donc à la fin janvier qu’un équipage de la F.N. réarme le bâtiment. Le CPF. Maurice Larose sera son premier commandant dans la Force Navale proprement dite.

Parmi ses officiers ont notera le CPC. Ceulemans, premier lieutenant, à qui il transférera son commandement en mars, et notre actuel Amiral de Flottille (er) Daniel Geluyckens, alors Lieutenant de Vaisseau qui sera l’officier d’artillerie et aura la charge de s’adapter à l’armement allemand alors encore complet à bord.

Cet équipage va se mettre courageusement au travail pour nettoyer et rendre bel aspect au navire, et une de ses premières tâches sera de le repeindre entièrement.

L’année 1946 sera la seule au cours de laquelle l’ « Artevelde » reprendra la mer.

Il ne naviguera en fait que huit journées…

Il quittera Ostende le 11 avril au petit jour à destination d’Anvers qu’il atteindra en fin d’après-midi pour entrer en cale-sèche.

Il va y rester jusqu’au 6 juin puis s’amarrer à couple du MV. Prince Baudouin, lui aussi au chantier pour remise en état.

Il sera là complètement fermé pendant quatre jours pour permettre une dératisation ainsi qu’une complète désinfection. C’est le 5 juillet suivant qu’il va retourner à Ostende encore une fois en une journée et il s’y amarre au quai n°1 au voisinage de la «Marineschool» qu’il ne quittera plus de tout l’été.

Ce sera en octobre qu’il accomplira sa seule mission pour la F.N : un voyage de six jours, du 15 au 20, pour embarquer des charges de fond à Chatham et les ramener à Ostende.

On ne trouve plus trace de navigation jusqu’au 25 juillet 1947 moment où il est désarmé et fermé.

L’auteur de ces lignes l’a d’ailleurs photographié dans cet état vers le 15 août lors de vacances au littoral (voir photo 3). Avant qu’un nouvel équipage en reprenne possession le 16 septembre sous le commandement du CPF.Lurquin un technicien civil fera quelques inspections à bord et constatera notamment un vol avec effraction.

Des pavillons de signalisation ainsi que des draps et couvertures de l’infirmerie ont été dérobés.

Le nouvel équipage, qui sera son dernier, restera à bord jusqu’au 17 février 1948.

Il existe une note du Ministre de la Défense Nationale en date du 4 avril suivant qui estime que «le navire n’est plus d’utilité pour la Force Navale» mais le Département des Communication ne voudra jamais le réaffecter à la fonction de garde-pêche !



3. Le « Stationnaire »



On lit dans certaines publications que l’Artevelde fut un stationnaire ! Encore une fois, il faut s’entendre sur le sens de ce mot, car s’il fut bien stationnaire pendant un peu plus de sept ans.

Il ne le fut malheureusement qu’au sens de l’épithète, c’est à dire qu’il ne navigua plus.

Ce fut d’ailleurs après un long séjour qu’il quitta Ostende à la remorque pour passer en carénage à Gand.

Ce fut toujours en remorque qu’il passa ensuite à Zeebrugge, puis à Bruges où il resta amarré et complètement fermé pour y attendre sa fin.

Il ne remplit plus jamais aucune fonction et certainement pas celle de stationnaire au vrai sens marin du mot.

Cette appellation définissait un navire en station, c’est à dire chargé de la surveillance d’une rade ou d’un port et même dans certains cas mouillé en mer au large de sa charge.

L’«Artevelde» va alors rester à quai à Ostende, complètement fermé, et même avec un certain nombre de portes soudées pour empêcher de nouvelles effractions jusqu’au début de l’année 1952.

Il n’est pas oublié, mais on lui cherche un emploi, et surtout à un coût acceptable pour les budgets de la Force Navale, alors intégrée à l’Otan et alors que commence la guerre froide.

Au mois d’avril 1953, une inspection technique très complète du navire est effectuée par l’ingénieur en chef de Cockerill, Mr. J.Van Dycke, à la demande le l’Etat-major de la F.N.

Cinq questions sont posées à l’ingénieur :

1. Etat général du navire et de sa machinerie

2. Existe-t-il une possibilité de vendre les turbines ?

3. Existe-t-il une possibilité de « refonte » dans un chantier allemand ?

4. Pourrait-on remplacer les turbines par des moteurs diesel ?

5. Conclusions et suggestions éventuelles.



Le rapport très détaillé fut très négatif, il expliquait l’impossibilité de remplacer les turbines par des diesels et soulignait « leur effarante consommation de combustible » et aussi la situation des ponts supérieurs « fortement attaqués par la rouille, qui devront être piqués, ressoudés et rechargés et dont la valeur diminue assez fortement de ce fait »

En conclusion il suggère « de voir courageusement les choses en face, ce qui permettrait du reste à employer les deniers publics à bien meilleur escient pour d’autres constructions plus adéquates». Il est intéressant de noter au passage les compliments faits aux mécaniciens de la F.N. pour leurs travaux d’aménagements et d’entretiens à la machinerie compliquée du navire.



4. La fin



Au début de 1952, l’ «Artevelde» fut remorqué à Zeebrugge puis à Gand pour y subir un carénage et aménagements intérieur.

L’idée était d’en faire un dépôt des équipages pour le Centre d’Instruction de Sint-Kruis alors en pleine expansion.

Après son retour à Zeebrugge, toujours à la remorque, il passa à Bruges.

Malheureusement, ses installations électriques ne furent pas jugées assez sûres pour servir de lieu de logement, et le rôle de dépôt et de navire d’instruction fut assuré par le «Dufour» qui vint s’amarrer à couple.

Pour aller à terre, les permissionnaires devaient donc traverser le pont de l’ «Artevelde». Ils le faisaient par un petit itinéraire bien délimité et ils leur étaient interdits d’en sortir et de mettre le pied sur une autre partie du pont.

L’arrêt de mort de notre beau navire fut finalement signé le 23 août 1954 par le CPF J.Böting, qui avait été son commandant pendant quelques jours à la R.N.S.B !

Ce jour là il établi et signa le procès-verbal de remise du navire aux Domaines de l’Etat pour sa vente à la démolition.

Avec le recul du temps, une question se pose : l’Administration de la Marine n’avait-elle pas eu trop d’ambitions en fixant les spécifications de son projet pour un nouveau garde-pêche ? «Jack of all trade, no good at anyone» dit un dicton anglais.

La surveillance de la pêche et les services de navire école ne sont certes pas incompatibles, mais y ajouter les fonctions de yacht royal semble moins, et encore moins cela est exact comme certains l’affirment, qu’on aurait envisagé des déplacements vers les territoires de ce qui était alors la colonie du Congo Belge.

Il en est résulté un navire hybride qui fut a été dépassé par le temps et les évènements.

Lorsqu’il est pris en charge par la Force Navale celle-ci n’a pas besoin de navires d’escorte mais bien de dragueurs de mines. Moins rapides, les fleet minesweepers de la classe «Algerine» sont cependant disponibles en état de marche immédiat pour des prix bien inférieurs aux importantes dépenses qu’exigerait la remise en état de l’«Artevelde», et ce sont aussi d’excellents escorteurs.

En fin 1946 ce fut le brave vieux «Zinnia», rebaptisé «Breydel», qui avait été un peu «retapé» par la Kriegsmarine qui en avait fait un navire école d’artillerie contre avions, qui repris pour deux ans ses anciennes fonctions de garde-pêche. Sic transit gloria.

Erratum n° 40 : « L’auteur voudrait s’excuser pour les petites fautes de frappe et d’orthographe qu’il a laissé échapper dans la correction de l’article précédent, et notamment les «trous» dans le tableau des armements des destroyers qu’il faut compléter comme suit :

VAUQUELIN

5 x 138 mm et 7 tubes (au lieu de 3)

HMS COSSACK

8 x 120 mm et 4 tubes

CARABINIERE

4 x 120 mm et 3 tubes

En 1937 la Marine Royale Italienne avait mis en service un aviso colonial l’ «ERITREA» transféré en 1945 au titre des réparations à la Marine Nationale où il entra en service comme aviso de 1ère classe. Ces trois unités bien que moins rapides que notre Artevelde, car mus par des moteurs diesel de puissance moyenne sont assez semblables en configuration générale au navire belge, on y remarque principalement la longue coursive ouverte



Addendum à l'article précédent :

En 1938, la Kriegsmarine avait à l’étude six avisos dans le cadre du plan Z des nouvelles constructions de l’amiral Raeder .

Ils devaient être numérotés de K 1 à K 6. L’étude fut arrêtée et remplacée par une autre pour six bâtiments un peu plus importants et dénommés «Kolonialekanonenbooten» donc avisos coloniaux.

La mise en chantier des quatre premiers de cette nouvelle classe numérotés de K I à

K IV devait commencer en 1940 et continuer jusqu’en 1943, mais le projet fut annulé par suite de la guerre.

La saisie sur cale de l’Artevelde et des trois canonnières hollandaises représentait donc une belle opportunité pour la Kriegsmarine d’obtenir là ses canonnières à bon compte !

On ajoutera que le «Lorelei» connu aussi des problèmes de chaudière dès sa mise en service à l’entraînement en mer Baltique, et dut même entrer en chantier en juillet 1943 pour régler des problèmes de stabilité »



Robert Gollier

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MessageSujet: Re: Artevelde   Sam 1 Jan 2011 - 18:01

J'ai trouvé ce dessin du Artevelde sur le web et l'original est achetable dans la taille : 22,2 Mo - 4016 x 1933 px (34,00 x 16,37 cm) - 300 dpi super

Citation :
Belgian Navy frigate Artevelde, August 1940, illustration (Photo by De Agostini Picture Library/De Agostini/Getty Images)



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MessageSujet: Ecusson Lorelei/Artevelde   Sam 8 Jan 2011 - 22:47

Regardez bien la photo de la passerelle de l'Artevelde du message de Gerald du 8 mai à 22;41 . Cette photo date de l'automne 1945 quand l'Artevelde attendait son sort le rectangle foncé au Vlotdok d'Ostende, le rectangle foncé sur le bordé de la passerelle est l'écusson de flotille que le Lorelei portait à la Kriegsmarine effacé par une couche de peinture grise par la FN.
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MessageSujet: Re: Artevelde   Sam 8 Jan 2011 - 23:53

Merci Robert pour toutes ces informations concernant les 1ers navires de notre ZM/FN !
On en redemande !
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MessageSujet: Re: Artevelde   

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Artevelde
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