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 FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen

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Tuva01
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MessageSujet: FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen   FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen EmptyDim 16 Aoû 2020 - 17:47

Risque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen, désaccords persistants 16 Août 13h50


Des désaccords entre les rebelles et l’ONU au Yémen empêchent jusqu’à présent l’inspection et la réparation d’un pétrolier abandonné au large de ce pays, les Nations unies avertissant que le tanker pourrait exploser et provoquer une marée noire.

Vieux de 45 ans et contenant 1,1 million de barils de brut, le FSO Safer est ancré depuis 2015 au large du port de Hodeida (ouest), à une soixante de km des premières zones habitées dans le pays en guerre entre pouvoir et rebelles Houthis depuis 2014.

Le port est contrôlé par les Houthis qui avaient finalement donné le feu vert mi-juillet aux experts de l’ONU pour inspecter le pétrolier mais ceux-ci attendent toujours une autorisation écrite pour pouvoir s’y rendre.

Dans un communiqué vendredi, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a jugé que « la tragique explosion du 4 août à Beyrouth et la récente marée noire alarmante à l’île Maurice exigent la vigilance du monde entier ».

A Beyrouth, l’explosion dévastatrice et meurtrière s’est produite au port situé au milieu des zones habitées. Elle a été causée par un incendie dans un entrepôt où étaient stockées des tonnes de nitrate d’ammonium.

« La structure, l’équipement et les systèmes d’exploitation du (pétrolier) Safer se détériorent, ce qui fait planer le risque de fuite, d’explosion ou d’incendie », a averti l’ONU dans son communiqué.

Une incident pourrait affecter des pays riverains, notamment Djibouti, l’Erythrée et l’Arabie saoudite, ainsi que le trafic maritime commercial en mer Rouge.

En juillet, le Conseil de sécurité de l’ONU avait mis en garde contre une « catastrophe ». Utilisé comme plate-forme de stockage flottante, le navire n’a subi aucun entretien depuis 2015, ce qui a conduit à l’érosion de sa structure et à la détérioration de son état.

Les rebelles insistent pour que l’équipe d’inspection onusienne évalue et répare le navire en une seule visite. Mais l’ONU souhaite que son équipe, après une inspection et de premières réparations, puisse retourner sur le navire si nécessaire.

« Nous voulons une évaluation (de la situation du bateau) et que le travail commence immédiatement. Certaines équipes de l’ONU prennent trop de temps et nous ne voulons pas cela », a déclaré à l’AFP Hicham Charaf, « ministre des Affaires étrangères » des Houthis.

Les rebelles réclament également la présence d’un pays tiers, la Suède ou l’Allemagne, pour superviser le processus de réparation.

– Davantage de « souffrance » –

Des études menées par des experts indépendants font état, selon l’ONU, d’un risque de déversement d’hydrocarbures qui pourrait détruire les écosystèmes de la mer Rouge, fermer le port vital de Hodeida pendant six mois et exposer plus de 8,4 millions de personnes à des niveaux élevés de polluants.

« Sans une action de l’ONU, nous risquons une catastrophe d’ampleur internationale qui amènera encore plus de misère et de souffrance à des millions de Yéménites », a prévenu l’ONG Greenpeace.

Le Yémen est déjà plongé dans ce que l’ONU qualifie de pire crise humanitaire au monde et la guerre a fait des dizaines de milliers de morts selon diverses ONG.

Risque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen, désaccords persistants

Une image satellite de juillet 2020 du pétrolier abandonné au large du Yémen. — SATELLITE IMAGE ©2020 MAXAR TECHNOLOGIES / AFP
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SAFER - IMO 7376472
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"Safer", ex. "Esso Japan", laid up near Aalesund on 16-8-1986.
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"Safer", ex. "Esso Japan"
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"Tokiwa Maru", on the left is off-loading into the "Safer",  (dumb storage hulk), right, April 21th, 1988.
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ESSO JAPAN - IMO 7376472

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IMO number: 7376472
MMSI: 473111194
Name of the ship: SAFER
Former names: ESSO JAPAN (1986)
Vessel type: Chemical/Oil tanker
Operating status: Active
Flag: Yemen
Gross tonnage: 192673 tons
Deadweight: 400219 tons
LOA:362,00
LPP:350,00
Length: 350 m
Breadth: 70 m
Dept:28,12
Draft:22,15
Machinery:
1ST-15.5
kW:33570
Year of build: 1976
Yard:Ariake
Yard No:4440
Country built:JPN
Keel:14.10.1974
Launch:14.11.1975
Completed:01.05.1976
Builder: NAGASU HITACHI SHIPBUILDING & ENGINEERING - SHIBUSHI, JAPAN
Classification society: AMERICAN BUREAU OF SHIPPING
Home port: HODEIDAH
Owner: SAFER EXPLORATION PRODUCTION & OPERATIONS - SAN'A, YEMEN
Manager: SAFER EXPLORATION PRODUCTION & OPERATIONS - SAN'A, YEMEN
Subsequent History
1984 ESSO JAPAN - Esso International Sg (Bahamas) Co., Ltd.
1986 SAFER - Yemen Exploration & Production Co.
1987 SAFER - Converted to storage tanker
End:1990
Disposal Data:Deleted 1990 (dumb storage hulk), no longer self-propelled.
Description:
SAFER is a Chemical/Oil tanker built in 1976 by NAGASU HITACHI SHIPBUILDING & ENGINEERING - SHIBUSHI, JAPAN. Currently sailing under the flag of Yemen. Formerly also known as ESSO JAPAN. It's gross tonnage is 192673 tons.

Wikipédia

Safer (FSO)- IMO 7376472


Dernière édition par Tuva01 le Lun 5 Oct 2020 - 13:48, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen   FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen EmptyLun 17 Aoû 2020 - 11:16

Bonjour Yves.

Quelle inconséquence !
Amitiés.

Xavier
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MessageSujet: Re: FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen   FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen EmptyDim 27 Sep 2020 - 6:21

Tim running out for deteriorating tanker
Jul 17 12:59

The U.N. environment chief said on July 15 that time is running ou to avert an environmental, economic and humanitarian catastrophe from the deteriorating 'FSO Safer' loaded with 1.1 million barrels of crude oil that is moored off the coast of Yemen. Inger Andersen told the U.N. Security Council that an oil spill from the 'FSO Safer', which hasn't been maintained for over five years, would wreck ecosystems and livelihoods for decades. "Prevention of such a crisis from precipitating is really the only option. Despite the difficult operational context, no effort should be spared to first conduct a technical assessment and initial light repairs."
Houthi rebels, who control the area where the ship is moored, have denied U.N. inspectors access to the vessel so they could assess the damage and look for ways to secure the tanker by unloading the oil and pulling the ship to safety. But the rebels recently signaled they would approve a U.N. mission to the ship.
Seawater has entered the engine compartment, causing damage to pipes and increasing the risk of sinking. Rust has covered parts of the tanker and the inert gas that prevents the tanks from gathering inflammable gases, has leaked out. ;aintenance is no longer possible because the damage to the ship is irreversible.
The U.N. humanitarian affairs chief, Mark Lowcock, expressed skepticism about last week's Houthi offer to allow a U.N. mission to the ship. He recalled that the Houthis announced a similar initiative in August, only to cancel it on the night before the planned visit.
The Iranian-backed Houthi rebels control western Yemen's Red Sea ports, including Ras Issa, 3.7 miles from where the FSO Safer has been moored since the 1980s. They are at war with the internationally recognized government, which is backed by a Saudi-led coalition and the United States.
The tanker was sold to the Yemeni government in 1980s to store up to 3 million barrels pumped from oil fields in Marib province before it was exported.
The U.N. environment program chief, urged the international community to come up with a response plan should an oil spill occur as time was running outto act in a coordinated manner to prevent a looming environmental, economic and humanitarian catastrophe.
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MessageSujet: Re: FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen   FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen EmptyDim 27 Sep 2020 - 6:21

Houthis gave permission for investigaion
Jul 20 12:35

The Houthi militia in Yemen have given permission for a team of UN experts to gain access to the 'FSO Safer' off Yemen in the Red Sea, which is loaded with 1.1 million barrels of oil. The permission for the UN experts to investigate the rusty tanks within the coming weeks has come after sea water in May penetrated into the engine room through a leak. Local divers managed to close the leak with an emergency repair, but the water intrusion has made it clear how quickly the situation can develop. However, this was not the first time that the Houthi militia, which controls the waters off Ras Isa in which the ÄFSO Safer' is anchored, has given the UN permission to examine the tanker. The same thing happened in August 2019, however, the Houthis chose to cancel the visit the night before it should have taken place.


Dernière édition par Tuva01 le Dim 27 Sep 2020 - 6:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen   FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen EmptyDim 27 Sep 2020 - 6:22

FSO SAFER Call for cargo transfer reiterated
Sep 26 22:12

An official at the SAFER Exploration and Production Operations Company reiterated his call for the immediate unloading of the fuel cargo on board the 'FSO Safer' to avert a disaster off the Yemeni coast. The official revealed that the main export pipe at the tanker has been broke due to strong winds and waves.
The Iran-backed Houthi militias have, under various excuses, been barring a United Nations team of experts from accessing the vessel to assess it and determine what repairs it needs. The Houthis will refuse the unloading of the oil cargo should they grant the team access to the tanker.
The vessel, which is carrying a cargo of 1.1 million barrels of oil, has been moored off the coast of Ras Issa, in Hodeidah province, since 2015. The eroding tanker is in desperate need of repair. Water has already started to leak into its engine room, prompting UN officials to warn of a major impending environmental disaster in the Red Sea, as well as the potential risk of a massive explosion caused by the buildup of gases in the storage tanks.
The Houthis that control Hodeidah have been obstructing UN efforts to send maintenance teams to the tanker, heedless of the crisis and looming danger. Meanwhile, Arab Parliament Speaker Dr. Mishaal al-Salami pleaded on Sep 25 with the international community to intervene to stop the impending disaster. He held the Houthis completely responsible for preventing the UN team from carrying out the necessary repairs and maintenance operations on the vessel.

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Deck of the FSO Safer, indicating the lack of basic maintenance for several years
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Corrosion in the boiler system
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An indication of the state of the internal piping system
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Deck of the FSO Safer, indicating the lack of basic maintenance for several years, leading to incidental smaller spills.
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An indication of the internal decay of the vessel and the lack of a functioning cathodic protection system
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The corrosion on the control piping system
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A view of the external piping system and the hose failure that led to a spill earlier this year
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Deterioration on the single hull of the Safer
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The state of the Auxiliary Utility System


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MessageSujet: Re: FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen   FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen EmptyDim 27 Sep 2020 - 7:21

Yémen: appels alarmés au Conseil de sécurité pour l’inspection par l’ONU du tanker FSO SAFER, au risque d’une « catastrophe écologique et humaine imminente » 15 Juillet 2020

« Une catastrophe écologique et humaine imminente », « une fuite massive de pétrole possiblement quatre fois supérieure à celle de l’Exxon Valdez ».  C’est en ces termes alarmants que la Directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Mme Inger Andersen, a réclamé, cet après-midi devant le Conseil de sécurité, l’inspection par l’ONU du pétrolier FSO SAFER, amarré au large des côtes du Yémen, afin d’éviter que sa cargaison de quelque 148 000 barils de pétrole brut ne se déverse dans la mer Rouge.  

Le Coordonnateur des secours d’urgence, M. Mark Lowcock, a relayé cet appel. Outre la Directrice exécutive du PNUE et le Coordonnateur des secours d’urgence, le Ministre des affaires étrangères du Yémen, et les représentants de l’Égypte et de l’Arabie saoudite ont également pris la parole lors de cette séance virtuelle.

Après avoir tenu hier ses toute premières réunions en personne, depuis le 12 mars, le Conseil a renoué avec sa nouvelle tradition des débats virtuels. Distanciation sociale oblige, c’est chacun dans sa mission que les 15 membres font leur déclaration et dialoguent avec leurs invités, grâce à un système de visioconférence spécialement conçu pour eux.

Aujourd’hui, le Yémen, l’Égypte et l’Arabie saoudite ont accusé les houthistes de se servir du pétrolier comme d’une « monnaie d’échange » et un « moyen de pression » dans les négociations de paix.  La raison d’être de cette séance spéciale du Conseil est d’accroître la « pression » sur eux, a déclaré le Ministre yéménite des affaires étrangères, M.  Mohammed Alhadhrami.  

Depuis 2015, a prévenu la Directrice exécutive du PNUE, aucune maintenance n’a été effectuée sur le FSO SAFER.  L’état du pétrolier se dégrade de jour en jour, aggravant le risque d’une fuite qui détruirait des écosystèmes entiers pour des décennies et qui pourrait affecter 28 millions de personnes, dans un pays d’ores et déjà en proie à la plus importante urgence humanitaire.  La dispersion atmosphérique due à la combustion totale du tanker, entre les mois de juillet et de septembre, pourrait aboutir à une pollution de l’air dommageable pour la santé de plus de 8,4 millions de personnes, avec un risque accru de cancer.  Mme Andersen a aussi évoqué une possible pénétration d’hydrocarbures dans la chaîne alimentaire.

Elle a décrit les « deux scénarii de plus en plus probables »: selon le premier, la corrosion et l’absence de maintenance du FSO SAFER pourrait aboutir à une fuite de pétrole dans la mer et selon le second –scénario catastrophe-, une explosion et un incendie à bord conduirait au déversement de presque tout le brut dans la mer.  

Néanmoins, a estimé la Directrice exécutive, il existe une lueur d’espoir dans ce sombre tableau:«  ce désastre peut être évité si nous agissons vite », a déclaré Mme Andersen, ajoutant que l’ONU a la capacité d’intervenir et de régler ce problème.  Elle a estimé que l’option la plus sûre serait d’enlever le navire, ce qui implique de décharger sa cargaison de brut, de l’amarrer en un endroit sûr pour inspection et de le démanteler le cas échéant d’une manière respectueuse de l’environnement.  « La priorité immédiate demeure une évaluation et des réparations légères. »  

Même son de cloche du côté du Coordonnateur des secours d’urgence, qui a rappelé que c’est la quinzième fois en 15 mois qu’il parle au Conseil du pétrolier SAFER, « répétant les mêmes informations ».  Cette fois-ci, a-t-il alerté, la fuite qui a eu lieu en mai nous a rapprochés plus que jamais d’une catastrophe écologique.  Les réparations faites ne sont que temporaires et il est impossible de dire combien de temps elles vont tenir, a-t-il averti, craignant à son tour pour les 90% des communautés côtières qui dépendent déjà de l’aide humanitaire.  

La proposition onusienne a été, une nouvelle fois, approuvée par le Ministre yéménite des affaires étrangères: évaluation et réparations nécessaires, maintenance minimale pour faciliter une extraction du pétrole et destruction du navire.  Mon Gouvernement a donné son accord, mais pas les houthistes, a-t-il accusé, en ajoutant que le seul octroi de l’accès au tanker ne réglera pas le problème.  

Il faut savoir que sous la pression, a mis en garde le Ministre, les houthistes font toujours des promesses « creuses » et lorsque la pression diminue, ils reviennent sur leurs engagements.  Nous avons déjà vu cela sur cette question, comme sur d’autres, a-t-il averti, dans une position partagée par l’Arabie saoudite, qui, affichant son scepticisme, a rappelé que les houthistes choisissent souvent de « temporiser » et de continuer à ignorer les résolutions du Conseil. « Le Conseil doit demeurer vigilant. »

L’Arabie saoudite a dûment condamné les agissements « irresponsables » de ces milices qui se servent d’une catastrophe éventuelle comme d’un « chantage politique », sans regard pour la sécurité des habitants du Yémen et de la région.  Cette approche « transactionnelle et opportuniste » a également été dénoncée par l’Égypte.  « C’est moralement inacceptable », a-t-elle tranché.

La Section des communiqués de presse ne couvre que les déclarations faites en visioconférence dont les textes ont été transmis à temps par la Division des affaires du Conseil de sécurité.

Mme INGER ANDERSEN, Secrétaire générale adjointe et Directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), a insisté sur le risque humain et environnemental grave d’une fuite massive de pétrole du pétrolier FSO SAFER -une unité flottante de stockage et de déchargement-, actuellement amarré à 4,8 miles nautiques de Ras Isa, au Yémen.  Le FSO SAFER contient 1 148 000 barils de pétrole brut léger Marib.  Si la situation devenait hors de contrôle, des millions de personnes seraient touchées dans un pays en proie d’ores et déjà à la plus importante urgence humanitaire.  Une fuite détruirait des écosystèmes entiers pour des décennies, a-t-elle prévenu.  « Néanmoins, il existe une lueur d’espoir dans ce sombre tableau: ce désastre peut être évité si nous agissons vite », a déclaré Mme Andersen, ajoutant que l’ONU a la capacité d’intervenir et de régler ce problème.

Aucune maintenance du FSO SAFER n’a été effectuée depuis 2015 et son état se dégrade de jour en jour, aggravant le risque d’une fuite de pétrole, a expliqué Mme Andersen craignant ainsi une catastrophe environnementale qui pourrait affecter 28 millions de personnes dont les moyens d’existence dépendent de ces écosystèmes.  La Secrétaire générale adjointe a jugé probable qu’une telle catastrophe contribue à une détérioration de la sécurité dans la région, puisque les ressources dont dépendent les populations seraient polluées, rares et disputées.  Mme Andersen a avancé deux scénarii de plus en plus probables.  Selon le premier, la corrosion et l’absence de maintenance du FSO SAFER pendant une certaine durée aboutirait à une fuite de pétrole dans la mer.  Selon le second –le scénario catastrophe-, une explosion et un incendie à bord de l’unité du FSO SAFER, causée par un embrasement accidentel du gaz accumulé dans les réservoirs, conduirait à une fuite massive de quasiment tout le brut dans la mer.

Mme Andersen a détaillé les conséquences environnementales durables et graves qu’auraient une fuite ou une explosion pour la mer Rouge.  Celle-ci contient l’une des biodiversités les plus importantes de la planète, comme les mammifères marins, les tortues de mer et les oiseaux marins.  L’environnement est composé de zones côtières arides, de zones humides, de mangroves, d’herbes marines et de coraux, site de la majeure partie de l’unique biodiversité de la région et de ses pêches.  Les moyens d’existence et la santé de millions de personnes sont donc en jeu.

La Secrétaire générale ajointe a indiqué que la pire situation serait que la fuite se produise pendant la période allant de juillet à septembre au regard des courants et des vents dominants.  Selon le modèle de prévision, 100% de l’industrie de la pêche sur la côte yéménite de la mer Rouge serait touchée dans les premiers jours, le coût pouvant s’élever à 1,5 milliard de dollars sur les 25 prochaines années.  La fermeture du port de Hodeïda pour 5-6 mois entrainerait une augmentation de 200% des prix du carburant au Yémen pendant des mois.  Les prix des denrées alimentaires doubleraient probablement et les commerçants basés dans le port de Hodeïda devraient reporter une partie de leurs activités vers le port d’Aden.  Selon les modèles, la dispersion atmosphérique à la suite de la combustion totale du tanker de juillet à septembre pourrait aboutir à exposer plus de 8,4 millions de personnes à un niveau de pollution de l’air préjudiciable pour leur santé.  Mme Andersen a mentionné les risques de cancer de la peau et, en cas de fuite, les risques que des hydrocarbures ne pénètrent la chaîne alimentaire.

Mme Andersen a indiqué que toute réponse opérationnelle à une fuite doit inclure des mesures pour contenir et récupérer le pétrole en mer, puis nettoyer les côtes et se débarrasser des matériaux contaminés.  Même si ces activités commençaient immédiatement après une fuite, il faudrait des années pour que les économies et écosystèmes s’en relèvent.  Elle a noté également que le conflit au Yémen pourrait entraver les efforts menés pour répondre efficacement et dans un délai utile à l’urgence environnementale.  Ce pays et les pays voisins n’ont pas les capacités pour atténuer les conséquences d’une fuite massive de brut, a-t-elle mis en garde.

La Secrétaire générale adjointe a indiqué que l’option la plus sûre serait d’enlever le navire, ce qui implique de décharger sa cargaison de brut, de l’amarrer en un endroit sûr pour inspection et de le démanteler le cas échéant d’une manière respectueuse de l’environnement.  « La priorité immédiate demeure une évaluation et des réparations légères. »

Elle a ensuite souligné la nécessité de continuer à planifier -ce qui va de pair avec les efforts de prévention- une réponse efficace si une fuite devait survenir.  Le PNUE y travaille.  Elle a indiqué qu’une fuite du FSO SAFER pourrait être quatre fois plus importantes que celle de l’Exxon Valdez en Alaska, où 275 000 barils avaient été déversés.  « Le temps manque pour agir de manière coordonnée et prévenir une catastrophe environnementale, économique et humanitaire imminente. »  En conclusion, elle a jugé impératif que l’accès au FSO SAFER soit accordé pour évaluer et inspecter l’état actuel du navire afin de procéder à un transbordement du pétrole et éviter ainsi une catastrophe environnementale et humaine.

M. MARK LOWCOCK, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, a rappelé que c’est la quinzième fois en 15 mois qu’il parle au Conseil du pétrolier SAFER, « répétant les mêmes informations ».  Cette fois, a-t-il poursuivi, la fuite qui a eu lieu en mai sur le pétrolier nous a rapprochés plus que jamais d’une catastrophe écologique.  La semaine dernière, les autorités d’Ansar Allah ont confirmé par écrit qu’elles accepteraient la mission de l’ONU planifiée depuis longtemps sur le pétrolier, qui, a-t-il espéré, aura lieu dans les prochaines semaines.  En ce moment, les États membres travaillent à la finalisation du financement de cette mission, qui dans la première phase, comprendra une évaluation technique et toutes les premières réparations qui s’avèreront possibles.  

M. Lowcock a identifié quatre problèmes majeurs: la fuite à bord; le risque d’un déversement pour les communautés locales; l’action de l’ONU; et l’avenir.  La fuite s’est produite le 27 mai dernier, lorsque l’eau de mer a commencé à entrer dans la salle des machines.  On ne sait pas trop ce qui a causé la fuite, car aucun entretien n’a été effectué sur le SAFER et qu’aucune visite n’a pu avoir lieu depuis que le conflit s’est intensifié, il y a près de six ans.  L’eau qui monte de façon incontrôlable dans la salle des machines pourrait déstabiliser le pétrolier et le faire couler, avec les risques d’une marée noire d’1,1 million de barils de pétrole.  Heureusement, a poursuivi M. Lowcock, la fuite a été relativement faible et a pu être contenue.  Mais les réparations faites ne sont que temporaires et il est impossible de dire combien de temps elles vont tenir.  

Quant à l’impact potentiel d’un déversement, M. Lowcock a dit craindre des conséquences écologiques «  épouvantables » pour le Yémen et ses voisins, mais également pour le peuple yéménite dont des millions dépendent déjà de l’aide humanitaire après près de six ans de guerre et désormais, une pandémie sans précédent.  Selon les projections des experts indépendants, les communautés côtières seraient gravement touchées à Taizz, Hodeïda et Hajjah, principalement dans les zones contrôlées par les autorités d’Ansar Allah.  Si un déversement devait se produire au cours des deux prochains mois, les experts prévoient qu’1,6 million de Yéménites seraient directement touchés.  Pour l’essentiel, chaque communauté de pêcheurs le long de la côte ouest verrait ses moyens de subsistance s’effondrer et subirait des pertes économiques substantielles.  Or, a rappelé M. Lowcock, environ 90% des habitants de ces communautés dépendent déjà de l’aide humanitaire.  

Les courants marins et les conditions climatiques signifient également qu’une grande partie du pétrole restera probablement près des côtes et que le port d’Hodeïda pourrait rester fermer pendant des semaines, voire des mois, alors que le pays dépend largement des importations qui y transitent.  Cela porterait un nouveau coup dur à une économie déjà assiégée, a estimé M. Lowcock qui a dit craindre une nouvelle famine.  Les routes maritimes internationales et les États voisins seraient également affectés, a-t-il poursuivi.  

Qu’en est-il du rôle de l’ONU, sachant que le Gouvernement du Yémen et les autorités d’Ansar Allah ont officiellement demandé son assistance en mars 2018.  La première étape devait être une évaluation technique, afin de fournir des éléments de preuve impartiaux pour guider les prochaines étapes, qui pourraient éventuellement inclure l’extraction du pétrole et l’évacuation du pétrolier, si les parties en convenaient, a rappelé M. Lowcock.  Depuis l’Accord de Stockholm, l’ONU travaille en étroite collaboration avec les parties pour obtenir les autorisations nécessaires afin que l’équipe technique de l’ONU puisse être déployée.  Si le Gouvernement du Yémen a accepté l’évaluation et a activement cherché à faciliter l’accès au SAFER, les autorités d’Ansar Allah ont accepté «  en principe  », mais dans le passé, elles n’ont barré l’accès à toute mission dans la pratique.

Au lieu de cela, elles ont cherché à imposer des conditions préalables et lier la question du pétrolier à d’autres problèmes.  La demande la plus fréquente des autorités d’Ansar Allah est le déploiement du Mécanisme de vérification et d’inspection des Nations Unies à Hodeïda avant toute évaluation du SAFER.  Ces autorités ont également demandé l’assurance que les travaux de réparation auront lieu simultanément à l’évaluation.  L’ONU aimerait le faire et a donc ajusté le plan de mission pour inclure à la fois une évaluation technique et toutes les premières réparations.  Il faut néanmoins d’abord diagnostiquer un problème avant de le résoudre, et cela ne peut se faire sans mettre un pied sur le pétrolier.  Le seul moyen d’éliminer définitivement la menace d’un déversement est probablement d’extraire le pétrole.

Pour ce qui est de la voie à suivre, le Secrétaire général adjoint a dit avoir reçu des nouvelles encourageantes.  Les responsables d’Ansar Allah ont confirmé par écrit aux Nations Unies leur disposition à autoriser la mission des Nations Unies.  Ils ont également fait part de leur intention de délivrer des permis d’entrée au personnel de la mission.  L’équipe des Nations Unies peut se déployer dans les trois semaines suivant la réception des permis, et l’ONU est en contact avec le Gouvernement du Yémen pour les approbations.  Hier, elle a soumis une demande officielle aux autorités d’Ansar Allah, qui comprend des détails sur le plan de la mission, le personnel et l’équipement technique.  M. Lowcock a espéré que ces demandes et autres dispositions logistiques seront rapidement approuvées et sans conditions préalables, estimant que les autorités d’Ansar Allah ont ici une occasion importante de prendre des mesures qui épargneront à des millions de leurs concitoyens une nouvelle tragédie.

M. MOHAMMED ALHADHRAMI, Ministre des affaires étrangères du Yémen, a indiqué que si elle n’est pas réglée la situation du pétrolier pourrait aboutir à une catastrophe économique et écologique imminente, préjudiciable pour le Yémen, la région et le monde.  « La raison derrière la convocation de cette séance spéciale est simple. »  Nous savons que le seul moyen de parer à ce désastre potentiel, qui découle de l’intransigeance affichée par les houthistes depuis des années malgré tous nos efforts, est de mettre la pression sur eux et attirer l’attention du monde sur ce dossier, par le biais de ce Conseil.  Le Ministre a jugé que la solution n’est pas difficile.  Elle passe d’abord par l’autorisation donnée à l’équipe technique de l’ONU d’accéder au tanker et de l’inspecter.  Mais cette simple procédure n’a jamais été possible parce que les houthistes ne l’ont pas autorisée, a accusé le Ministre qui a dit avoir réalisé, avec le temps qui passe, que les milices houthistes se sont aperçues de l’importance du tanker « à nos yeux et à ceux de la communauté internationale ».  Elles ont donc décidé de l’utiliser comme monnaie d’échange ou moyen de pression dans les négociations de paix sans égard aucun pour les conséquences potentiellement dramatiques d’un comportement aussi peu éthique.

Le Ministre a rappelé que son gouvernement essaye depuis le début de l’année 2018, avec l’aide de l’ONU, de convaincre les houthistes d’accorder un accès à l’équipe de l’ONU, « mais sans succès. »  Il faut savoir que sous la pression, a-t-il mis en garde, les houthistes font toujours des promesses « creuses » et lorsque la pression diminue, ils reviennent sur leurs engagements.  Nous avons déjà vu cela sur cette question, comme sur d’autres, a averti le Ministre.  « C’est pourquoi nous avons besoin de cette séance pour envoyer aux houthistes le signal clair que cette fois ils doivent obéir. »

Nous devons agir maintenant, a poursuivi le Ministre qui a réitéré l’appui de son gouvernement à la proposition de l’Envoyé de l’ONU au Yémen, M. Martin Griffiths, pour autant qu’elle ne soit pas liée à d’autres questions ou processus en cours de discussion.  La proposition consiste en trois étapes: évaluation et réparations nécessaires; maintenance minimale pour faciliter l’extraction du pétrole; et destruction du navire.  Les revenus potentiels générés par la vente des barils aideront au paiement des fonctionnaires yéménites.  Le Gouvernement yéménite a donné son accord, mais pas les houthistes, a affirmé le Ministre, craignant que l’octroi d’un accès au tanker par les houthistes ne règle à ce stade le problème.  Cela pourrait les encourager, une nouvelle fois, à saboter ce dossier dès que la pression aura baissé.  « J’espère que c’est la dernière fois que le Conseil entend parler de cette question du SAFER. »

L’Égypte a indiqué que la crise au Yémen continue d’être l’une des menaces les plus graves pour la paix et la sécurité internationales et l’une des pires catastrophes humanitaires.  Elle a appelé à un processus politique dirigé et contrôlé par les Yéménites en vue d’un règlement pacifique restaurant la légitimité et la stabilité, conformément aux résolutions du Conseil, à l’Initiative du Conseil de coopération du Golfe et aux résultats de la Conférence de dialogue national.  Elle a fermement condamné les attaques contre l’Arabie saoudite et toute action susceptible d’alimenter le conflit et de violer les résolutions du Conseil, telle que la fourniture d’armes aux houthistes.

La détérioration de l’état du FSO SAFER, vieux de 44 ans, est une menace imminente qui peut à tout moment conduire à une catastrophe environnementale et économique pouvant causer des dommages irréparables aux États côtiers de la mer Rouge, y compris l’Égypte, a mis en garde ce pays qui a rappelé faire partie des cinq États à avoir porté cette question à l’attention du Conseil dans une lettre commune datée du 11 mars 2020.  L’approche transactionnelle et opportuniste des houthistes consistant à politiser les questions humanitaires et à risquer une catastrophe environnementale pour des gains politiques est moralement inacceptable et indéfendable, peu importe les raisons, en particulier dans le contexte actuel de pandémie, a déclaré la délégation.  Elle a exhorté toutes les parties à prendre les mesures nécessaires afin de coopérer avec les agences onusiennes et à faire en sorte que le pétrolier fasse l’objet d’une maintenance adéquate et soit sécurisé, sans délai et sans condition.  Elle a enfin promis l’aide technique de son pays et exhorté le Conseil à prendre des mesures immédiates pour remédier à cette situation, en parallèle des efforts en cours en vue d’une solution politique.

L’Arabie saoudite a condamné les agissements « irresponsables » des houthistes qui sont les premiers responsables de la situation du FSO SAFER.  Ces milices se servent d’une catastrophe éventuelle comme d’un « chantage politique », sans regard pour la sécurité des habitants du Yémen et de la région.  L’Arabie saoudite a pris note de l’accord donné par les houthistes pour un accès au tanker.  Elle a néanmoins affiché son scepticisme devant la sincérité de cette position.  Le Conseil, a-t-elle dit, doit demeurer vigilant et se tenir prêt à prendre les mesures nécessaires pour régler cette situation.  Les houthistes, a prévenu l’Arabie saoudite, ont l’habitude de « temporiser » et d’ignorer les résolutions du Conseil.  Le Conseil ne doit pas laisser un comportement aussi irresponsable se poursuivre, a dit la délégation saoudienne.  Enfin, elle a plaidé pour une solution pacifique au conflit sur la base de la résolution 2216 (2015), de l’Initiative du Conseil de coopération du Golfe et des résultats de la Conférence de dialogue national.


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MessageSujet: Re: FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen   FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen EmptyDim 27 Sep 2020 - 7:28

How the FSO Safer is an impending danger to the Red Sea and Yemen Updated 21 September 2020




Houthi refusal of passage to experts to carry out repairs has raised specter of a floating time bomb
Saudi Arabia has called for a meeting for Arab environment ministers to discuss ways to avoid a catastrophe

AL-MUKALLA, Yemen: Until the Iran-backed Houthi militia seized Yemen’s western port city of Hodeidah in late 2014, foreign and local experts had been regularly visiting a 45-year-old oil tanker moored in the Red Sea.

It was a practice that ensured that the FSO Safer, abandoned just a few kilometers off Yemen’s coast, did not touch off a disaster by exploding or sinking and spilling oil. But having witnessed the devastation caused by the Aug. 4 blast in Beirut and taken its lessons to heart, the Arab world cannot afford to ignore the imminent danger posed by Houthi stalling tactics.

Expressing concern about the condition of the vessel, Saudi Arabia has called for a meeting for Arab environment ministers on Monday. According to a statement issued on Sunday by Kamal Hassan, assistant secretary-general and head of the Economic Affairs Sector at the Arab League, the aim of the special session is to discuss ways and mechanisms to activate Resolution No. 582, which was adopted by the Council of Arab Ministers Responsible for Environmental Affairs in Oct. 2019.

The objective is to “find an appropriate solution to avoid an environmental catastrophe due to the failure to maintain the oil ship Safer anchored off the Ras Issa oil port in the Red Sea since 2015.”

When the Houthi militia gained control of Hodeidah, the FSO Safer was carrying 1.1 million barrels of oil, or almost half of its capacity, according to local officials. No sooner had the fighters tightened their grip on the city than technical experts fled the area, realizing that it had become too dangerous for them to stay on.

Over the past two years, the FSO Safer has attracted regional as well as international attention on and off, thanks in part to the regular appearance on social media of photos of rusting pipes and water leaking into the engine rooms, raising the specter of a floating powder keg.

During the same period, Yemeni government officials, environmentalists and foreign diplomats have sounded the alarm over possible outcomes that could both exacerbate the humanitarian crisis in Yemen and take a heavy environmental toll on the Red Sea littoral states.

The UN has suggested sending a team of experts to Hodeidah to assess the damage to the FSO Safer, but the Houthi militia, who want to pocket the proceeds from sale of the oil, have rejected the proposal. The oil in the FSO Safer’s storage tanks was once estimated to be worth $40 million, but its value now may be less than half of that as crude prices have fallen a lot since the onset of the coronavirus pandemic, according to reports.

The internationally recognized government of Yemen has repeatedly accused the Houthi militia of using the decaying tanker as a bargaining chip, citing demands such as the resumption of salaries for public servants in areas under its control, removal of government forces from Hodeidah, and more relaxed inspection of ships bound for the port.

In July, the government requested the UN Security Council to convene an urgent session to discuss the Safer issue amid concern that time was running out. In almost all their meetings with foreign envoys and diplomats, Yemeni officials bring up the matter of the tanker and the attendant risk of an environmental disaster in the Red Sea. For the past several months, Western and Arab diplomats, UN officials, aid organizations and experts too have underscored the urgency of breaking the deadlock in order to avert a human, economic and environmental catastrophe.

In July, the UN described the rusting tanker as a “ticking time bomb,” adding that the tanker’s cargo of oil could cause an environmental disaster four times bigger than the 1989 Exxon Valdez spill off Alaska. Last week, the UN Secretary-General Antonio Guterres added his voice to the growing concern over the deadlock by appealing to the Houthi militia to give UN experts access to the oil tanker.

As for the Trump administration, its views were conveyed via a tweet by the US mission to the UN that said: “The US calls on the Houthis to cease obstruction and interference in aid ops and fuel imports. We urge the Houthis to cease their assault on religious freedom and to permit UN technical teams immediate, unconditional access to the Safer oil tanker.”

In comments in June, Michael Aron, the British ambassador to Yemen, said unless the Houthi leadership allowed experts to address the FSO Safer’s problems, the potential damage to the environment was far greater than that caused by the recent spillage of 20,000 tons of fuel in Russia’s Siberia. “The threat to the environment in the Red Sea is enormous, and will impact on all the countries who share this coastline,” he said.

Independent researchers too say the condition of Safer is deeply concerning. In a paper for the Atlantic Council in 2019 entitled “Why the massive floating bomb in the Red Sea needs urgent attention,” energy experts Dr. Ian Ralby, Dr. David Soud and Rohini Ralby said the potential consequences of an oil-tanker disaster in the area include an end to the two-year ceasefire in Hodeidah and an aggravation of Yemen’s humanitarian crisis.

“The risk of explosion increases by the day, and if that were to happen, not only would it damage or sink any ships in the vicinity, but it would create an environmental crisis roughly four and a half times the size of the Exxon Valdez oil spill,” the three scientists said. Other experts have speculated that just a stray bullet from an exchange of fire between rival factions could trigger off an explosion of the FSO Safer’s oil cargo.


“Even worse, given the complexity of this war, an errant bullet or shell from any one of the combatants could trigger a blast as large as Beirut’s August 4th disaster, prompting a historic oil spill,” Dave Harden, managing director of Georgetown Strategy Group, wrote in an op-ed in The Hill last month. He added: “Clean-up efforts would be daunting — given the insecurity of being in a war zone and the additional health risks from COVID-19.”

Similar concerns have been expressed by local government officials and fishermen in Hodeidah. Waleed Al-Qudaimi, deputy governor of Hodeidah, said that any spillage from the FSO Safer would create a humanitarian crisis as severe as the one caused by the Houthi insurgency.

“It (the oil spill) will add an additional burden that will affect Yemen for the next decades, deprive thousands of people of their jobs and destroy marine biodiversity in Yemeni waters,” he said. Al-Qudaimi appealed to the international community to keep up pressure on the militia to allow maintenance work to be carried out.

For a country reeling from a combination of conflict, humanitarian crisis, plunging currency and crumbling economy, repairs to an abandoned oil tanker off its coast might not carry the ring of urgency normally associated with a major disaster.

But now that the world knows what happened when Lebanese officials ignored warnings for years over a cache of highly explosive material stored in a Beirut port warehouse, the importance of resolving the FSO Safer issue cannot be overstated.


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MessageSujet: Re: FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen   FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen EmptyDim 27 Sep 2020 - 7:30

Yemen renews call for urgent action on Safer oil tanker issue Updated 03 September 2020




Al-Iryani said new photos of the tanker, which holds a million barrels of crude oil, showed water leaking into the vessel
A Yemeni minister called on the international community, particularly the UN Security Council, to take urgent action

DUBAI: Yemeni Minister of Information Mua’mar Al-Iryani reiterated the Houthi’s “full accountability” over the decaying Safer oil tanker off the coast of Hodeidah, state news agency Saba News reported.

Al-Iryani said new photos of the tanker, which holds a million barrels of crude oil, showed water leaking into the vessel that might cause an explosion – an “environmental catastrophe” for Yemen and neighboring countries.

The Houthis have blocked attempts of the United Nations to access and inspect the long-stranded oil tanker.

The Yemeni minister called on the international community, particularly the UN Security Council, to take urgent action to avoid a looming disaster and to stop the Houthis from using the issue as a political weapon.

Meanwhile, a number of tribesmen’s houses in Marib have been bombarded by the Houthis, Saba reported.

Local sources said the house of a prominent social figure from the Al Firas Tribe in Sirwah District wasrecently targeted by the group.

The militia, the report added, had resorted to the systematic bombing of houses of its rivals.

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MessageSujet: Re: FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen   FSO SAFERRisque d’explosion d’un pétrolier au large du Yémen EmptyLun 5 Oct 2020 - 13:35

Inspectors again barred from leaking barge
Oct 05 13:01

United Nations inspectors were once again barred from boarding the 'FSO Safer' on Oct 4 by Houthi militia as images emerged of a leak around the ship north of Yemen’s port city of Hodeidah. It has on board 157,000 tonnes of light crude oil. In May, seawater leaked into the abandoned FSO’s engine room, which was eventually patched by a team of divers. The spill went pretty far and wide in the immediate area, but was no longer spilling on Oct 3. Experts discovered 50 km west of the 'FSO Safer' that a pipeline attached to the vessel has likely separated from the stabilizers holding it to the bottom and it was now floating on the surface of the sea. The tanker was seized by the Houthis in 2015. It has been stationed in Yemeni waters for the past 33 years.
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