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Le rendez-vous des anciens et amis de la Force Navale - Het rendezvous van de oudgedienden en vrienden van de Zeemacht
 
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 Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)

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olivier
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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 24 EmptyMar 14 Déc 2021 - 13:11

Voici un article sur l'UMS Skeldar V-200, le drone aérien qui équipera les nouveaux navires MCM super

https://twitter.com/UnmannedSystem/status/1470720233547698182

traduction google de l'article :

Citation :
L'UAS Skeldar V-200 fourni à la marine allemande (13.12.2021)

L'hélicoptère sans pilote V-200 de UMS Skeldar a été fourni à la Bundeswehr (Forces armées allemandes) pour être utilisé à bord des corvettes K130 de la marine allemande. Appelé « Sea Falcon », le Skeldar V-200 UAS (unmanned aerial system) étendra les capacités de reconnaissance par imagerie des corvettes, permettant aux navires de détecter et d'identifier des objets bien au-delà de leurs systèmes de capteurs embarqués.

ESG Elektroniksystem- und Logistik-GmbH a acheté trois UAS pour l'Office fédéral de l'équipement, des technologies de l'information et du soutien en service de la Bundeswehr (BAAINBw). Un UAS se compose de deux drones Skeldar V-200, d'un poste de contrôle au sol intégré à la corvette à partir de laquelle l'avion est contrôlé, et d'un équipement avec des outils et des pièces de rechange.

Le Sea Falcon est basé sur le type Skeldar V-200 du constructeur suédois UMS Skeldar AB et peut fonctionner jusqu'à 5 heures avec une masse maximale au décollage de 235 kg, une vitesse maximale de 75 nœuds et une charge utile allant jusqu'à 40 kg. Il peut décoller et atterrir automatiquement sur le pont de la corvette jusqu'à 20 nœuds de vent et « Sea State 3 ». Un capteur intégré transmet des images optiques et infrarouges en temps réel à la station de contrôle au sol.

La phase pilote du projet comprendra le développement et la certification en ce qui concerne les exigences d'adaptation des forces armées allemandes, la livraison d'un UAS y compris l'intégration dans une corvette, la formation initiale du personnel des forces armées allemandes ainsi que des services logistiques complets.

Au cours de la phase de production ultérieure, deux autres systèmes seront livrés, dont l'un sera également intégré dans une corvette et l'autre utilisé pour l'entraînement à terre. En outre, trois ensembles d'armement seront livrés pour le futur pré-équipement d'autres corvettes pour accueillir un UAS.

Une particularité dans le cadre des développements d'adaptation est l'extension de la "chaîne critique de sécurité" avec d'autres fonctionnalités, qui sera conclue par une approbation militaire. La chaîne de sécurité critique garantit que l'avion ne peut pas quitter une zone d'opération prévue.

Axel Cavalli-Bjorkman, PDG d'UMS Skeldar, a déclaré : « Ce nouveau contrat avec la marine allemande est un développement important pour nous et témoigne de notre relation durable avec ESG et du partenariat à long terme avec les forces armées allemandes pour fournir des services flexibles et Systèmes aériens sans pilote éprouvés. Au cours des dernières années, nous avons fourni des preuves de nos capacités basées sur des missions qui ont finalement démontré pourquoi le Skeldar V-200 est le principal UAS maritime dans sa catégorie de poids. Nous sommes impatients de travailler avec ESG et les partenaires pour mener à bien cette prochaine phase du contrat. »

Source: unmannedsystemstechnology.com

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MessageSujet: MIRICLE lancement mené par Naval Group Belgium   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 24 EmptyMer 15 Déc 2021 - 0:24

Guerre des mines : lancement de MIRICLE, le projet d'innovation européen mené par Naval Group Belgium

Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 24 Ffcuag12

Le 1er décembre 2021, le consortium européen dirigé par Naval Group Belgium a donné le coup d'envoi du projet MIRICLE (MIne RIsk CLearance for Europe) pour lequel il a été sélectionné en juillet 2021 par la Commission européenne. Ce projet, d'une durée de 24 mois, vise à mettre en place une capacité européenne souveraine dans la lutte anti-mines du futur et à développer la prochaine génération de solutions de contre-mesures "made in Europe". La réunion de lancement s'est tenue aujourd'hui avec les 19 partenaires de MIRICLE.

Renforcer les capacités européennes dans la lutte anti-mines

Avec la menace croissante des mines et des engins explosifs improvisés présente dans tous les conflits impliquant des forces navales, les pays doivent renforcer la protection de leur domaine maritime, afin d'assurer la protection de leurs ressources et de préserver la liberté de navigation civile. À cet égard, les moyens de lutte anti-mines connaissent une transition opérationnelle majeure, passant de la chasse aux mines traditionnelle à une solution innovante sans pilote et autonome.

Pour répondre aux besoins futurs des marines européennes, un consortium dirigé par Naval Group Belgium a été sélectionné par l'Union européenne pour définir et développer une feuille de route technologique et capacitaire pour la prochaine génération de capacités européennes de lutte anti-mines. Connu sous le nom de MIRICLE (Mine Risk Clearance for Europe), ce projet de 24 mois est parrainé par la Commission européenne et huit États membres de l'Union européenne dans le cadre du programme européen de développement industriel de la défense (EDIDP).

Le consortium MIRICLE est composé de 19 partenaires représentant 10 pays : Belgique, Estonie, France, Grèce, Lettonie, Pologne, Portugal, Roumanie, Espagne et Pays-Bas. La Belgique est le pays chef de file et Naval Group Belgium est le coordinateur du consortium. Naval Group Belgium facilitera le rassemblement et les travaux menés par les partenaires grâce à son MCM Lab, récemment inauguré dans ses locaux à Bruxelles afin de soutenir les projets de collaboration en matière de recherche et développement. Tous les membres belges de MIRICLE font partie du MCM Lab.

Les marines étant convaincues que la lutte anti-mines est un enjeu européen global et que les développements doivent rassembler différentes visions, il a été décidé d'aller plus loin dans les projets en cours dans ce domaine et de rassembler les principaux partenaires européens et les marines afin de créer la communauté européenne de lutte anti-mines de demain et de répondre à l'appel de la Commission européenne.

MIRICLE permettra des améliorations significatives pour mener à bien toutes les missions de lutte anti-mines et permettra plus particulièrement aux marines européennes de bénéficier des capacités les plus élevées et les plus interopérables, conformément aux recommandations de l'OTAN. Ces innovations viendront compléter les principales composantes de la lutte anti-mines, constituées d’un navire de lutte anti-mines, d’une "tool box" composée de véhicules et de robots autonomes et d’un système de gestion de mission, d’un réseau de communication et d’un processus décisionnel fondé sur l'intelligence artificielle. Ces aspects font l'objet d'une approche cyber.

Plus précisément, le projet MIRICLE a trois objectifs :

- Fournir une définition et une évaluation complètes et prospectives des technologies de lutte anti-mines.

- Élaborer une feuille de route de développement technologique pour les solutions de lutte anti-mines de la prochaine génération, qui correspond aux plans d'achat des États membres et ouvre la voie aux futurs développements du Fonds européen de défense (FED).

- Coordonner le développement de nouveaux types de moyens interopérables (navires) et de la tool box MCM.

Ce projet couvrira des activités d'étude, de conception, de prototypage et d'essai, toutes consacrées au renforcement de la coopération en matière de R&D et de l'excellence technique dans le domaine de la lutte anti-mines des pays européens. Les marines européennes renforceront ainsi leurs capacités de lutte contre les mines pour faire face à une menace toujours plus complexe, omniprésente et en constante évolution.

Géraldine Dupin, coordinatrice du projet MIRICLE pour Naval Group Belgium, a déclaré : "Nous sommes fiers de diriger ce consortium unique de partenaires européens dans le but de développer une solution innovante de lutte contre les mines navales et ouvrir la voie à la prochaine génération de solutions de contre-mesures "made in Europe". Ensemble, nous sommes déterminés à accompagner la communauté navale européenne dans le développement d'une capacité révolutionnaire de lutte contre les mines".

La force du consortium dirigé par Naval Group Belgium réside dans le fait qu'il comprend des partenaires aux compétences technologiques complémentaires et aux approches innovantes. Il favorisera et stimulera une collaboration étroite entre l'industrie et les partenaires de recherche afin de poursuivre les activités de R&D dans le but d'accélérer le développement d'innovations et de préparer l'évolution des systèmes de lutte anti-mines dans le temps.

Ensemble, les partenaires de MIRICLE amélioreront les boîtes à outils de la lutte anti-mines pour les amener à un plus haut degré de maturité en développant l'instrumentation des champs de mines afin d'optimiser la navigation et la communication, optimisant ainsi la détection, l'identification et la neutralisation des mines.

Les navires bénéficieront également d'innovations grâce au développement de plates-formes (semi-)autonomes de navires de lutte contre les mines (MCMV), à l'amélioration de l'interopérabilité et de la normalisation, ainsi qu'au développement d'un système de gestion de mission multi-UxV (Unmanned Experimental Vessel) intelligent et évolutif et d'un système de lancement et de récupération des drones UxV (LARS) sur la plate-forme et l'amarrage.

Les partenaires du consortium MIRICLE dirigé par Naval Group Belgium sont :

- Eca Robotics (France)
- Eca Group (Belgique)
- Thales (France)
- Cafa Tech (Estonie)
- TNO (Pays-Bas)
- Forceapp BV (Pays-Bas)
- Space Applications Services (Belgique)
- Elwave SAS (France)
- Sociedad Anónima de Electrónica, Submarina S.M.E, SAES (Espagne)
- Vlaams Instituut voor de Zee, VLIZ (Belgique)
- Terra Spatium SA (Grèce)
- Office National d'Etudes et de Recherches Aérospatiales, ONERA (France)
- DotOcean N.V. (Belgique)
- Ośrodek Badawczo-Rozwojowy Centrum Techniki Morskiej S.A., CTM (Pologne)
- SISTRADE SOFTWARE CONSULTING SA (Portugal)
- Belss Ltd (Lettonie)
- Agenţia de Cercetare pentru Tehnică şi Tehnologii Militare -Military Equipment and Technologies Research Agency, METRA (Roumanie).

Le projet MIRICLE a été financé par le Programme européen de développement industriel pour la défense (EDIDP) dans le cadre de la convention de subvention n° [Projet EDIDP-UCCRS-MCM-2020-061-MIRICLE].

Cette communication ne reflète que le point de vue de l'auteur ; la Commission n'est pas responsable de l'usage qui pourrait être fait des informations qu'elle contient.

Communiqué de Naval Group, 14/12/21

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MessageSujet: Ostende   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 24 EmptyMer 22 Déc 2021 - 18:48

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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 24 EmptyMar 11 Jan 2022 - 15:19

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MessageSujet: Nouveaux chasseurs de mines (MCMV)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 24 EmptyMar 11 Jan 2022 - 15:20

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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 24 EmptyMer 19 Jan 2022 - 12:54

Les hollandais ont reçu un USV (drone de surface) de ECA pour l'entrainement :

https://twitter.com/uMCM_MMG/status/1483766321288462340

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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 24 EmptyJeu 20 Jan 2022 - 16:46

https://twitter.com/BelgiumNavRob/status/1484185198883336207

Citation :
Essais concluants pour la solution Belgium Naval & Robotics (BNR) de déploiement et de récupération d’USV sur le côté du navire (20.01.2022)

Lors d’essais industriels menés à Toulon, la solution de ralliement, récupération, maintien, et mise à l’eau de drones de surface (Launch and recovery system) développée par Belgium Naval & Robotics, un consortium Naval Group et ECA Group, a démontré sa pertinence et sa fiabilité en conditions réelles.

Le jeudi 13 janvier 2022, une démonstration de l’opération de déploiement et de récupération de l’USV (Unmanned Surface Vehicle) en mode téléopéré et une présentation des résultats des essais ont eu lieu en présence des marines royales belges et néerlandaise dans le cadre du programme rMCM (« replacement Mine Counter Measure »).

La coopération entre les deux entreprises allie la capacité de Naval Group à concevoir un système intégré à la plateforme qui permet de déployer et récupérer en toute sécurité l’USV INSPECTOR 125, drone de surface d’ECA Group.

Résultat de plusieurs années de développement en bureau d’étude, ce système innovant se déploie latéralement sur chacun des côtés du navire. Cette innovation permet ainsi le doublement de la capacité d’action.

Les essais industriels réalisés au large de Toulon, ont mobilisé jusqu’à trente collaborateurs du consortium et ont permis d’éprouver cette solution technique innovante jusqu’à Mer 4/5 et 40 noeuds de vent, de jour comme de nuit. L’analyse et le traitement des informations collectées permettra de finaliser la solution et de lancer la production du système au cours du deuxième semestre 2022.
Larguer et récupérer des drones robotisés confère le double atout stratégique d’étendre la capacité d’action des bâtiments équipés de la solution mais aussi de protéger les personnels et les navires...

Lire la suite sur >>> belgium-naval-and-robotics.be

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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 24 EmptyJeu 3 Fév 2022 - 18:05

Lz "MCM Module Group" s"entraine avec le ROV d'identification Seascan et le ROV de neutralisation K-ster dans la base de Den Helder :

https://twitter.com/uMCM_MMG/status/1489268931231682562

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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 24 EmptyLun 14 Fév 2022 - 12:16

Dans les coulisses des essais réussis du LARS (Launch & Recovery system)
Découvrez les coulisses des essais réussis du LARS (Launch & Recovery system) de Naval Group, la solution pour récupérer et lancer en toute sécurité des drones de surface. Les essais en mer menés à Toulon ont démontré que l'USV Inspector 125 d'ECA Group peut être lancé et récupéré jusqu'à l'état de mer 3/4.


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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 24 EmptyLun 14 Fév 2022 - 16:56

super


Bonjour et merci, Olivier.
Splendide vidéo.
Amitiés.

Xavier
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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 24 EmptyMer 6 Avr 2022 - 11:57

Bonjour les jeunes Smile

Tombé par hasard dessus...


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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 24 EmptyMer 6 Avr 2022 - 18:19

super

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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 24 EmptyVen 10 Juin 2022 - 18:38

ECA Group a inauguré aujourd'hui sa toute nouvelle usine dédiée aux opérations de lutte contre les mines (MCM) à Ostende, en présence de Hilde Crevits, vice-premier ministre du gouvernement flamand et de l'amiral Hofman, chef de la défense. Cette installation renforcera nos liens avec les industries et l'emploi locaux. tete marin

https://twitter.com/ECA_Group/status/1535267541832040449

Citation :
ECA Group inaugure son usine dédiée aux opérations de lutte contre les mines (MCM) à Ostende, en Belgique (10-06-2022)

ECA Group inaugure aujourd'hui sa toute nouvelle usine à Ostende, en Belgique, en présence de Hilde Crevits,
Vice-ministre-présidente du Gouvernement flamand, et de l'amiral Hofman, Chef de la Défense.

Cette installation ultramoderne sera dédiée à la production et au maintien en condition opérationnel des systèmes de drones d'ECA Group, l'un des leaders mondiaux des opérations de lutte contre les mines.

Les centaines de drones d'ores et déjà commandés par les marines belge et néerlandaise seront fabriqués et pris en charge dans ces installations, les livraisons débutant en 2024. Le site servira également pour les autres contrats et projets d’ECA Group. L’essentiel des activités portera sur le lean manufacturing de robots sous-marins autonomes (AUV) ainsi que de drones navals de surface (USV), avec une gestion efficace de la chaîne d'approvisionnement et des démonstrations aux clients.

Cette nouvelle installation renforcera encore les liens avec les marines belge et néerlandaise, la Navy Academy (avec entre autres le Centre d'excellence pour la guerre des mines navale de l’OTAN (NMW)), les industries locales et les acteurs universitaires en Belgique. ECA Group s'associera à des entreprises locales et contribuera au développement des compétences et des capacités industrielles du territoire.

L'usine d'ECA Group à Ostende dispose d'un accès direct au front de mer. Les drones seront testés en mer et les clients pourront les voir évoluer directement dans des conditions normales d'utilisation.

Le soutien de la ville d'Ostende, du port d'Ostende, du gouvernement flamand et de la Défense belge a été exemplaire et a permis de mener à bien la construction de ce nouveau site dans les temps. Il représente pour ECA Group et de son actionnaire Groupe Gorgé un investissement de plusieurs millions d'euros.

Le bassin d'emploi d'Ostende est particulièrement attractif. Il verra à court terme la création de 25 postes et les effectifs passeront à 50 personnes dans les années à venir. Toute l'équipe est fière d'avoir tenu les délais initiaux malgré la pandémie de COVID : l'usine a été livrée en janvier dernier et le déménagement a débuté dès février. La production des drones sera lancée en septembre et la première toolbox (boite à outils) complète sera livré à la Marine belge en 2024.

Source: ecagroup.com

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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 24 EmptyLun 18 Juil 2022 - 14:29

https://twitter.com/SciteCito/status/1548915342256259073

Citation :
Guerre des mines : pourquoi les BGDM français ne pourront pas être identiques aux bâtiments belgo-néerlandais ? (18-07-2022)

La France a-t-elle intérêt, comme dans les années 80 avec les chasseurs de mines tripartites (CMT), à miser sur un programme commun avec la Belgique et les Pays-Bas pour les futurs bâtiments de guerre des mines (BGDM) de la Marine nationale ? Sur le papier, une coopération est aujourd’hui possible, les marines belge et néerlandaise ayant choisi Naval Group pour la conception des douze nouveaux navires de leur programme rMCM (replacement Mine Counter Measure). La construction de ces bâtiments en acier de près de 83 mètres de long pour 17 mètres de large et 2700 tonnes de déplacement en charge a été confiée à Kership, société commune de Piriou et Naval Group. En cours de réalisation à Concarneau et Lanester, les deux premières unités de la série seront livrées en 2024 et 2025 par les chantiers bretons, les dix autres suivant d’ici 2030.

Un concept d’emploi radicalement différent avec les drones

La France, de son côté, n’a toujours pas lancé le programme BGDM mais ses futures plateformes seront basées sur le même concept que les bâtiments belgo-néerlandais, c’est-à-dire un bateau-mère conçu dès l’origine pour mettre en œuvre des systèmes déportés et robotisés pour la détection, l’identification et la destruction des mines. Une approche complètement différente de celle des CMT, taillés pour évoluer directement dans les champs de mines et y travailler en temps réel, les menaces étant détectées par les propres moyens des bâtiments (sonar de coque) qui les neutralisent avec les robots téléopérés et plongeurs-démineurs embarqués. Avec les drones, le mode d’emploi évolue sensiblement puisque les bateaux-mères ne sont plus sensés se retrouver dans la zone de danger mais rester à distance, laissant le soin aux drones de surface (USV) et drones sous-marins (AUV) dotés d’un sonar d’aller à la rencontre de la menace et de la débusquer pour que, dans un second temps, elle soit traitée par des robots téléopérées (ROV) déployés non plus par les chasseurs de mines mais par les USV (qui auront donc en changeant de charge utile une double fonction de détection ou de neutralisation). Des capacités qui imposent des plateformes nettement plus grosses que les CMT, bâtiments amagnétiques en composite longs de 51.4 mètres pour une largeur de 8.9 mètres et un déplacement d’un peu plus de 600 tpc.

Marine nationale : six nouveaux bâtiments espérés à partir de 2026

Alors que la Marine nationale souhaite se doter d’au moins six BGDM, avec des livraisons espérées à partir de 2026, le programme français peut donc théoriquement se rapprocher de son homologue belgo-néerlandais. L’ancienne ministre des Armées, Florence Parly, s’était d’ailleurs prononcée en faveur d’une coopération afin de porter un nouveau projet européen et mutualiser les coûts de développement et de construction. Sauf que, dans les faits, le modèle retenu par les Belges et les Néerlandais ne répond pas à tous les besoins des marins français, notamment sur certains aspects dimensionnants. Ce qui rend impossible une simple copie ou légère adaptation.

Des systèmes robotisés différents

Le premier point critique concerne les types de drones mis en œuvre par chaque pays. BGDM et rMCM n’ont en effet pas vocation à embarquer les mêmes USV, AUV et ROV. La Belgique et les Pays-Bas ont retenu une solution de guerre des mines robotisée développée par le groupe français ECA, alors que la France travaille depuis 2016 en coopération avec le Royaume-Uni sur un autre dispositif dans le cadre du programme MMCM, piloté par Thales. Or, c’est précisément autour des systèmes de drones que les bâtiments porteurs sont conçus.

Dans les deux cas, les engins les plus encombrants sont les drones de surface, dont deux exemplaires doivent être embarqués sur chaque bateau-mère. Les Inspector 125 d’ECA qui équiperont les bâtiments belgo-néerlandais et les USV que Thales fait réaliser par la société britannique L3Harris ASV pour les marines française et britannique ont certes un gabarit voisin, avec une longueur d’environ 12 mètres pour un déplacement à pleine charge de près de 20 tonnes. Mais ils sont d’un modèle complètement différent, n’emportent pas les mêmes charges utiles et n’ont pas été imaginés pour être mis en œuvre de la même manière. Pour rMCM, Naval Group et ECA ont spécialement conçu un hangar dans lequel les deux Inspector 125 (qui embarquent toutes les charges utiles du système, sonar remorqué, AUV et ROV) peuvent être équipés en fonction des besoins. Ils sont ensuite déployés et récupérés par le travers, via un système de bossoir supportant un berceau évoluant le long du bordé et dans lequel repose l’USV. Or, en l’état actuel des choses, les drones de surface de Thales n’entrent pas dans ce hangar, du fait notamment que contrairement aux engins d’ECA, leur mât n’est pas rabattable.

Deux possibilités pour le système de mise à l’eau et de récupération

Mais le gros point sensible du moment, c’est surtout le système de mise à l’eau et de récupération (SMER) des drones. Depuis l’origine, les marins français ne sont pas favorables à une solution par le travers, jugée plus complexe et risquée qu’une mise en œuvre par l’arrière. C’est l’une des raisons qui avait poussé Thales à se rapprocher des Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire pour développer un design de bateau-mère de 90 mètres de long adoptant un système innovant de portique à la poupe. Un modèle qui était en compétition pour le programme belgo-néerlandais, remporté à l’issue d’une âpre bataille franco-française par Naval Group et ECA en 2019. Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là.

Car le développement du SMER nazairien s’est poursuivi, les Chantiers de l’Atlantique, qui ont conçu leur système avec la société d’équipements offshore nantaise NOV-BLM, étant persuadés du bienfondé de leur concept non seulement pour des applications militaires, mais également civiles, en particulier dans la croisière et l’offshore. Ce qui a permis d’aboutir à la construction d’un prototype ayant fait l’objet d’une campagne d’essais en mer au printemps. Dès lors, il est devenu possible de comparer, en conditions réelles d’utilisation, les deux systèmes, Naval Group produisant également un prototype de son SMER d’abord testé sur une barge en 2021 puis sur un navire affrété en début d’année. Dans les deux cas, on notera que ces projets ont bénéficié d’un soutien financier européen dans le cadre d’un programme de R&D de l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement (OCCAR). Il en ressort, comme l’ont expliqué des sources militaires à Mer et Marine, que les deux systèmes ont tenu leurs promesses. « Tous deux ont donné entière satisfaction avec les équipements testés et selon les prescriptions qui avaient été posées à chacun ».

Un état de mer supplémentaire pour le SMER nazairien C’est là que se cache une grosse subtilité. Le « SMER bordé » de Naval Group a en effet été conçu pour répondre aux spécifications belgo-néerlandaises, qui imposent de pouvoir mettre à l’eau des USV au moins jusqu’à un état de mer 3 et pouvoir les récupérer dans un état de mer 4. Ce que l’industriel français a pu démontrer à la mer avec son prototype de SMER et celui de l’Inspector 125.

N’ayant pas de contrat en cours et visant un marché plus large, les Chantiers de l’Atlantique, en revanche, ont voulu pousser plus loin ces limites et sont de leur côté parvenus à démontrer lors des essais les capacités de leur « SMER arrière » à déployer des engins par mer 4 et les récupérer par mer 5. Une différence de taille qui ne laisse évidemment pas les militaires indifférents. « Gagner au moins un état de mer pour mettre en œuvre les engins c’est extrêmement important », souligne l’un d’eux. Extrêmement important car les BGDM auront un terrain de jeu bien plus vaste géographiquement que celui de leurs homologues belges et néerlandais. Ils seront en effet amenés à intervenir de l’Atlantique à la Méditerranée en passant par le Nord de l’Europe, la mer Rouge, l’océan Indien et le golfe Arabo-persique. Des zones où les conditions de mer sont variées et peuvent être rudes. Et puis il y a bien entendu un besoin très spécifique à la flotte française, celui de devoir être en mesure d’assurer quoiqu’il arrive la sûreté de la dissuasion nucléaire. Ce sont en effet les moyens de guerre des mines basés à Brest qui se chargent de vérifier que les approches maritimes et chenaux d’accès à l’île Longue, où sont basés les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) français, sont sécurisés lorsque les grosses « bêtes noires » de la Force océanique stratégique partent ou reviennent de patrouilles. Gagner au moins un état de mer pour la mise en œuvre des futurs moyens dronisés devient dès lors une question stratégique.

Besoin d’un système évolutif pour de futurs drones et les robots grands fonds

Mais si important soit ce facteur, ce n’est pas le seul qui plaide en faveur d’un système de lancement et de récupération par l’arrière via un portique. Les marins jugent en effet la conception du berceau déployé par le portique nazairien plus souple d’emploi et évolutive que la cage du SMER de Naval Group, surtout pour la mise en œuvre des USV de Thales dotés de lignes d’arbres alors que les Inspector d’ECA ont une propulsion par hydrojets. La Marine nationale a, de plus, d’autres contraintes et besoins que ses homologues belge et néerlandaise, à commencer par la nécessité de disposer de marges de manœuvre pour que le dispositif puisse également recevoir des drones sous-marins plus ou moins gros. En dehors des AUV qui équiperont les modules de lutte contre les mines fournis par Thales et ne seront pas embarqués sur les USV (ce qui est le cas pour la solution belgo-néerlandaise d’ECA) mais déployés indépendamment, les BGDM auront en effet d’autres missions que la guerre des mines. Ils devront, dans les années qui viennent, pouvoir déployer les gros AUV et ROV capables de plonger jusqu’à 6000 mètres dans le cadre de la nouvelle stratégie française de maîtrise des fonds marins (MFM). Ce qui suppose un SMER adapté, voire l’intégration en complément d’une grue offshore pour les ROV grands fonds. En cela, un système de récupération par l’arrière, qui permet au besoin de recueillir des engins en marche arrière, est considéré comme plus judicieux pour les AUV, beaucoup plus fragiles et moins manœuvrants que les drones de surface, taillés pour encaisser des chocs. Les marges et la capacité d’évolution sont un point fondamental puisqu’il ne faut pas oublier que les systèmes dronisés n’en sont encore qu’à leurs balbutiements. Il y a d'ailleurs fort à parier que, dans les années qui viennent, de nouvelles avancées technologiques ou évolutions dans les doctrines d’emploi viendront plus ou moins remettre en cause les plans imaginés au départ. Ainsi, il n’est par exemple pas du tout certain que les futurs USV français seront les mêmes que les premiers livrés. Alors que la France a commandé quatre premiers modules de lutte contre les mines (MLCM) à Thales, des réflexions sont d’ailleurs déjà en cours pour la seconde partie du programme, qui doit voir la commande de quatre autres modules au-delà de 2025. Dans ces conditions, la Marine nationale veut disposer d’un bâtiment offrant de solides capacités évolutives. Tant au niveau du hangar qui doit être suffisamment grand pour accueillir et soutenir les drones prévus aujourd’hui comme de nouveaux engins qui viendront s’y ajouter demain, que du SMER qui lui-aussi devra pouvoir s’adapter.

Capacité expéditionnaire

Une autre différence importante entre les besoins belgo-néerlandais et ceux de la Marine nationale est que cette dernière a vocation à pouvoir déployer une force expéditionnaire de guerre des mines très loin de ses bases et dans la durée. Tous les deux ans environ, un groupe de CMT est par exemple projeté dans la région du golfe Arabo-persique. Ce qui, compte tenu du gabarit réduit et de l’autonomie limitée des actuels chasseurs, nécessitait autrefois un bâtiment de soutien capable d’assurer leur ravitaillement, leur support technique et accueillir un état-major. C’était le rôle de l’ancien bâtiment de soutien mobile (BSM) Loire, jusqu’à son désarmement en 2009. Cette capacité avait ensuite été validée avec les bâtiments de commandement et de ravitaillement (BCR), mais elle moins souple et le faible nombre de ces unités, d’abord dédiées au soutien logistique du groupe aéronaval, d’un groupe amphibie ou d’une force de frégates, oblige à ne l’employer qu’en cas d’urgence. Depuis 2013, les CMT envoyés dans le Golfe ont donc été convoyés sur des cargos, l’état-major prenant place dans la base navale française d’Abu Dhabi, d’où le support logistique des bâtiments est aussi assuré. Une solution transitoire car la Marine nationale veut avec les BGDM recouvrer une capacité de projection parfaitement autonome. Les BGDM devront donc intégrer cette fonction, ce qui suppose des réserves suffisantes pour des campagnes de plusieurs mois (notamment en munitions pour le pétardage des mines et en gaz pour les plongeurs car il y en aura toujours à bord) et d’importantes capacités de commandement, un état-major de guerre des mines pouvant être constitué d’une douzaine d’officiers.

Armement

Parmi les autres différences qu’il devrait y avoir entre les BGDM et les bâtiments belgo-néerlandais, il y aura aussi l’armement. A ce stade, il est en effet prévu d’équiper les navires français du nouveau canon de 40 mm RAPIDFire Naval de Thales et Nexter, qui aura la capacité de détruire des cibles de surface, y compris des mines dérivantes, mais doit aussi offrir une protection antiaérienne. Pour cela, Nexter va développer une nouvelle munition, l’A3B, attendue à partir de 2025. Et pour que le système soit efficace, comme pour les futurs patrouilleurs océaniques, la Marine nationale souhaite coupler ce canon à un radar NS54 (Thales) qui fournira la conduite de tir. Ce qui tombe bien puisque les Belges et Néerlandais ont justement retenu ce capteur pour leurs futurs bâtiments de guerre des mines, qui seront eux dotés d’un canon de 40 mm BAE Bofors (et deux mitrailleuses téléopérées de 12.7 mm).

« Nous avons des contraintes spécifiques et des besoins différents »

Au final, l’opportunité d’une coopération reste intéressante, mais elle ne pourra pas se faire sur une simple reprise du modèle de bateau-mère développé pour les marines belge et néerlandaise. « C’est un bon bâtiment dont le système de lancement et de récupération a démontré ses capacités dans les états de mer souhaités par les Belges et les Néerlandais. Mais nous avons des contraintes spécifiques et des besoins différents, notamment des exigences plus élevées sur les états de mer, l’intégration de drones différents avec d’importantes capacités évolutives, ainsi que la capacité expéditionnaire. Le design belgo-néerlandais présente donc un intérêt mais il ne reprend pas tous les critères français », explique un officier à Mer et Marine.

Adapter la plateforme belgo-néerlandaise aux exigences tricolores

Il reste maintenant à voir comment le modèle belgo-néerlandais peut être adapté aux besoins français, en particulier ses deux tiers arrière abritant les moyens de stockage, de préparation et de mise en œuvre des engins robotisés. Cela permettrait de réaliser une nouvelle coopération sans obérer les exigences spécifiques de la Marine nationale. C’est typiquement ce qui a été fait avec le programme des futurs bâtiments ravitailleurs de forces (BRF), qui fait l’objet d’une coopération franco-italienne sans pour autant que les navires soient les mêmes entre les deux pays. En effet, si leur développement est basé sur le design du Vulcano italien, les BRF ont été assez largement remaniés dans leur conception pour correspondre aux besoins français. Toute la difficulté de l’exercice est de réussir ces adaptations tout en restant dans une épure budgétaire compatible avec le programme.

Décisions finales attendues d'ici 2023

Les décisions devraient être prises d’ici 2023 pour lancer le programme BGDM et espérer une livraison du premier bâtiment en 2026. Ce qui n'est pas gagné et, compte tenu des délais nécessaires à la mise au point du prototype, n’aboutira probablement pas à une mise en service avant 2027, au mieux. Le calendrier de ce programme, qui a pris beaucoup de retard, est un point très sensible car la flotte de CMT est très vieillissante.

Prolongement des CMT

Ayant compté jusqu’à treize chasseurs, elle est désormais réduite à neuf unités suite au retrait du service de la Cassiopée cet été. Pour éviter des ruptures de capacité, la Marine nationale travaille à prolonger les derniers bâtiments de ce type, dont les coques vieillissent heureusement plutôt bien. Six ou sept de ces neuf derniers bâtiments, entrés en flotte entre 1984 et 1988 (sauf le Sagittaire qui date de 1996) pourraient donc naviguer jusqu’au tournant des années 2030. Mais pour aller au-delà des 40 ans de service, ils devront faire l’objet d’un solide programme de maintenance, en particulier sur la partie énergie/propulsion. La transition entre les deux générations va aussi constituer un vrai casse-tête car il va falloir gérer la fin de vie de la première et dans le même temps l’appropriation et la montée en puissance de la seconde. Cela, dans un calendrier très resserré et avec toujours en vue la nécessité de poursuivre les missions, en particulier la sureté de la dissuasion nucléaire. Pour cela, il faudra non seulement maintenir le matériel ancien et fiabiliser le nouveau, mais aussi disposer des ressources humaines suffisantes pour faire cohabiter les deux modèles pendant un certain nombre d’années.

BRS et USV pilotés

Concernant les trois bâtiments remorqueurs de sonars (BRS) mis en service entre 1993 et 1995 à Brest, où ils sont chargés de la surveillance des chenaux d’accès à la base navale et à l’Ile Longue, ils doivent être désarmés vers 2024/2025 mais un éventuel prolongement est aussi à l’étude. Tout dépendra du niveau de maturité atteint par les nouveaux modules dronisés de lutte contre les mines. Il reste encore beaucoup de travail à accomplir pour que le système soit opérationnel, y compris l’emploi des drones de surface en mode autonome.

Ces embarcations de 12 mètres ont cependant d’ores et déjà démontré une très grande efficacité avec le sonar remorqué T-SAM de Thales, dont les performances sont jugées « remarquables » par les militaires. De plus, ces USV peuvent au besoin être pilotés, ce qui autorise un emploi avec un petit équipage dans un premier temps. Même si pour les marins les sorties devraient être moins « confortables » qu’avec des bateaux plus gros comme les BRS (28 mètres, 340 tonnes).

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

Source : Mer et Marine

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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 24 EmptyMer 20 Juil 2022 - 18:48

Bonjour et merci, Olivier, pour cet article extrêmement "chiadé".
indecis
Je ne sais plus que penser.
On vend, nous les français, à des pays amis, un concept soit disant révolutionnaire, que l'on ne va peut-être pas valider, pour nous, parce que nous pensons en avoir trouvé un autre, beaucoup plus performant...
Je crois bien, qu'à force de repousser les échéances, nous français, nous n'aurons plus que nos vieux tripartites pour affronter la guerre des mines.
Enfin, cela n'engage que moi.
Amitiés.

Xavier
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