Le rendez-vous des anciens et amis de la Force Navale - Het rendezvous van de oudgedienden en vrienden van de Zeemacht
 
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 Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)

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titian
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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 EmptyMar 4 Juin 2019 - 19:39

@vince01 a écrit:
je confirme que nous sommes dirigés par des tocards qui n'ont qu'un objectif, leurs mandats et leur pouvoir. Aucune vision pour les institutions régaliennes (police, armée…..) c'est pathétique…..

c'est pas de la prémonition . Simplement , avant les élections , tous les tocards font des promesses qu'ils s'efforceront de contourner par la suite ...
2,6 M$ pour la marine...NVA et MR
pension minimale à 1500 par mois  ...PS et Ecolo (actuellement , il faut déjà 46 milliards /an pour les pensions )
transport gratuit
on sort du nucléaire (et on remplace par quoi ?
réduction de la TVA
Où est le fric pour financer tout çà ???
patientons ....Le nouveau gouvernement sera formé quand ?
Dans un an ou deux ...
les contrats pour la Marine et les F 35 oubliés dans un tiroir avec de la poussière et des
toiles d'araignées dessus
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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 EmptyMer 5 Juin 2019 - 13:31

Une petite comparaison entre un dragueur de mines de type Algérine (69m de long) et un nouveau navire MCM (81m de long) :

Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 Algeri10

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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 EmptyMer 5 Juin 2019 - 19:09

Bonjour Olivier.

C'est une très bonne idée que tu as eue là.
Que de changements, entre les deux générations.
Merci.
Amitiés.

Xavier
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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 EmptyJeu 6 Juin 2019 - 9:04

Et voici une comparaison avec tous les différents types de navires MCM de notre marine depuis 1946 tete marin

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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 EmptyJeu 6 Juin 2019 - 11:13

Bonjour Olivier.

Très intéressantes, ces comparaisons.
En fait, l'histoire est toujours la même.
On commence une classe par de petits navires, puis au fil des années, on les voit grossir, grossir, …
Alors, on en revient à de petits navires, et l'histoire recommence.
Amitiés.

Xavier
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VALKIRI
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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 EmptyJeu 6 Juin 2019 - 11:37

L O  Analogie des dragueurs/chasseurs de mines.
Excellent parallèle entre toutes les sortes de dragueurs de mines que la ZM-FN à possédé ou possédera dans le futur?
Imaginons aujourd'hui le " longest day"  (et  après ) avec des centaines de:

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Salut  marin barre

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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 EmptyMar 11 Juin 2019 - 9:49

https://twitter.com/MeretMarine/status/1138206419117850624

Citation :
Gros plan sur les futurs chasseurs de mines belges et néerlandais (11.06.2019)

La construction du premier des 12 nouveaux bâtiments de guerre des mines commandés par la Belgique et les Pays-Bas débutera en Bretagne sous deux ans. Le contrat, d’un montant de près de 2 milliards d’euros, a été notifié le 22 mai au consortium Belgium Naval & Robotics, formé par les sociétés françaises Naval Group et ECA Group. A partir de 2024, ces unités de nouvelle génération, réalisées dans le cadre du programme MCM (piloté par la Belgique pour les deux nations, les Pays-Bas étant en charge de gérer le renouvellement des frégates belges et néerlandaises) commenceront à succéder aux actuels chasseurs de mines tripartites (CMT), bâtiments qui ont vu le jour dans les années 80 au travers d’un programme mené conjointement par la Belgique, la France et les Pays-Bas.

Mer et Marine a pu obtenir des détails sur ces futurs navires, qui mettront en œuvre un système totalement robotisé pour la détection, la classification et la neutralisation des mines. Gros plan donc aujourd’hui sur ces unités d’un nouveau genre, conçues par Naval Group, qui vont ouvrir une nouvelle page dans l’histoire de la guerre des mines européenne, celle de l’entrée dans l’ère des drones.

Des plateformes de 81 mètres et 2730 tpc

Appelés à servir de bateaux-mères pour ces engins, qui ont pour but d’accroître l’efficacité de la chasse aux mines avec des opérations plus rapides, tout en limitant au maximum les interventions humaines près des menaces, les futurs bâtiments belges et néerlandais seront totalement différents de leurs aînés. Alors que les CMT sont des bateaux de 51.5 mètres de long pour 8.9 mètres de large et 615 tonnes de déplacement en charge, leurs successeurs seront nettement plus gros. Longs de 81.4 mètres pour une largeur maximale de 17 mètres (15.5 à la flottaison), ils afficheront un déplacement en charge de 2730 tonnes au neuvage, avec la possibilité de monter à 2800 tonnes en fin de vie.

Des coques en acier mais une signature réduite

Contrairement à leurs prédécesseurs, qui disposent d’une coque en matériaux composites (CVR) amagnétiques, les nouveaux bâtiments seront intégralement réalisés en acier. « Le concept même de la guerre des mines stand-off vise à ne plus rentrer dans les champs de mines, où vont aller les drones alors que le bâtiment reste à distance. Cela permet d’utiliser l’acier comme matériau et, compte tenu du gabarit du bateau, nous n’avons pas non plus besoin d’aluminium pour alléger les superstructures », explique Eric Perrot, directeur du programme MCM. Si le concept vise théoriquement à travailler loin de la menace, dans la pratique, les mines ne sont pas signalées et, dans des zones inconnues, les navires pourront donc être amenés à traverser des eaux dangereuses. « Ils seront exposés à des risques d’explosions sous-marines car les champs de mines ne sont bien entendu pas balisés. De plus, il y a toujours, dans la guerre des mines, un risque résiduel de présence de mines qui n’auraient pas été détectées à l’issue du nettoyage d’une zone ». Les bâtiments ont donc été conçus pour être très robustes, avec l’emploi d’acier à haute limite élastique, un compartimentage adapté pour accroître leur capacité de survie et des dispositifs pour protéger les équipements des chocs violents afin de pouvoir, malgré une explosion assez proche, poursuivre la mission ou du moins survivre si l’impact est très proche. De plus, « ils auront une signature extrêmement réduite, magnétique, acoustique et électrique, qui sont les trois principaux facteurs de déclenchement des mines. Le niveau sera du même ordre que celui d’une frégate ». Les navires seront notamment équipés d’un système de démagnétisation (degaussing) et de solutions pour réduire les bruits rayonnés sous l’eau, toutes les machines étant par exemple montées sur plots élastiques pour absorber les vibrations. Des dispositions ont également été prises concernant le champ électrique généré ou modifié par le bateau, par exemple des solutions de « courant imposé », avec mise à la masse active des lignes d’arbres. Les hélices bénéficieront quant à elles d’un revêtement spécial pour réduire l’impact du champ électrique du navire. Les bâtiments seront en outre équipés d’un sonar d’évitement de mines (MOAS) afin de pouvoir détecter des menaces sur leur avant lors des phases de transit.

Concernant la capacité à survivre à une explosion sous-marine, le fameux « coefficient K » qui définit le niveau de résistance du navire en fonction de la masse d’explosifs et de la distance, la Belgique a défini deux coefficients, dont les détails sont évidemment confidentiels. Le premier verrait le navire en capacité de poursuivre sa mission et le second, avec une explosion proche et très puissante, vise à lui permettre de continuer à flotter et ne pas se coucher afin de pouvoir évacuer l’équipage. Ces niveaux de résistance, dimensionnants dans la conception, « sont comparables à ceux des bâtiments de combat de type frégate ».

Le système propulsif

Les deux lignes d'arbres seront directement entrainées par deux moteurs électriques de propulsion de 1750 KW chacun, alimentés par trois générateurs diesels, un de 2520 KW et deux d'une puissance unitaire de 1260 KW. « Ce fonctionnement sur trois diesels-alternateurs permettra d'adapter la production d'énergie en fonction de la situation du navire. Ils seront de plus installés dans deux compartiments indépendants, le gros générateur dans un local et les deux plus petits dans un autre, avec dans chaque compartiment l'un des deux moteurs électriques. Cette disposition, qui implique une ligne d'arbres plus longue que l'autre, offre la redondance nécessaire en cas d'avarie ou d'envahissement d'un compartiment », détaille Eric Perrot. Avec cette propulsion, les bâtiments sont prévus pour atteindre la vitesse de 15 nœuds à 85% de la puissance continue des diesels-alternateurs et par mer 4, la distance franchissable étant de 3500 milles nautiques à cette allure.

Moyens de surveillance et d'autodéfense

En matière de surveillance et d'autodéfense, les bâtiments seront équipés de mitrailleuses télé-opérées de 12.7mm, et en canon principal un système de 25 à 40mm (le choix n'est pas encore acté). Les senseurs comprendront un radar 2D avec capacité de tracking des drones aériens qui seront embarqués, et d'une conduite de tir radar et électro-optique pour l'artillerie.

63 couchages, un état-major et des plongeurs-démineurs

coté hébergement, les bâtiments belges et néerlandais comprendront 63 couchages, répartis en fonction des grades en cabines individuelle, doubles et quadruples. Le format de l'équipage dépendra des missions. Un petit état-major pourra par exemple être embarqué et disposera, à coté du Central Opération, d'une salle séparée pour la planification des missions. Malgré l'emploi des drones, des plongeurs-démineurs pourront également venir à bord, certains cas de figure allant encore requérir leur expertise ou leur intervention directe malgré les prouesses de la robotique. Les plongeurs pourront être déployés au moyen de deux embarcations semi-rigides de 7 mètres, logées dans des niches latérales. Ils disposeront à bord de locaux dédiés pour leur matériel de plongée (stockage de gaz, compresseurs, recycleurs, cartouches de carbonate de calcium,...), le bâtiment étant également conçu pour accueillir un caisson hyperbare. Ce dernier sera intégré dans un conteneur de vingt pieds (EVP) et embarqué en fonction des besoins, sachant que le bateau à la possibilité de stocker trois EVP sur sa plage arrière. Ceux-ci permettront d'offrir des capacités supplémentaires d'emport de matériel, comme le caisson de décompression mais aussi d'autres équipements, y compris un renfort de drones.

La « tool box » d'ECA, ensemble de drones déployables en mer ou depuis la terre

Ceux-ci constitueront donc le cœur du nouveau système de guerre des mines belgo-néerlandais. L'ensemble des moyens robotisés forme la « tool box », qui est développée par ECA Group et pourra être mise en œuvre depuis les bâtiments ou à partir de la côte. Il sera ainsi possible de déployer le dispositif depuis un port pour des interventions proches, ou de le projeter rapidement sous forme de modules conteneurisés et aérotransportables.

Éloigner l'homme de la menace

Ce concept robotisé de guerre des mines a pour but d'éloigner les marins de la zone de menace et de délimiter au maximum l'intervention humaine. Il s'agit aussi d'effectuer les opérations de nettoyage des champs de mines plus rapidement. Ainsi, si le phasage existera toujours depuis la recherche jusqu'à la neutralisation des mines, la plupart des tâches pourront être accomplies parallèlement par différents drones, et non plus les unes après les autres comme c'est le cas aujourd'hui.

Des engins spécifiques pour la détection, l'identification et la neutralisation

Chaque navires pourra embarquer deux drones de surface (USV) du type Inspector 125. Ceux-ci seront capables de déployer un sonar remorqué à ouverture synthétique T18-M, ou un drone sous-marin autonome (AUV) du type A18-M équipé de la même antenne, ou dans une troisième configuration des robots télé-opérés (ROV) SeaScan et K-Ster C.

Le sonar remorqué et l'AUV, capable de plonger à 300 mètres, sont destiné aux phases de surveillance et de détection de mines. Les SeaScan serviront quant à eux à l'identification des engins détectés. Ils sont équipés d'un sonar de ré-acquisition pour relocaliser la mine et de caméras pour permettre aux opérateurs de les identifier, sachant que le ROV effectue son approche en mode automatique avant de pouvoir être piloté à distance au moyen du câble qui le relie au drone de surface, ce dernier servant de relais radio avec le bateau-mère.

Enfin, les K-Ster C sont conçus pour la neutralisation des mines. Ils sont eux-aussi reliés à l'USV par un câble, mais celui-ci est très fin car ces robots sont autonomes en énergie. La finesse du lien avec la surface offre l'avantage, selon ECA, de disposer d'un ROV très peu sensible au courant. « C'est très important car dans les zones où il y a un fort courant et qu'il faut déployer le robot à plusieurs centaines de mètres de la plateforme, si le câble est gros, le ROV peu devenir impilotable ou devra au moins faire tourner ses propulseurs à fond pour se maintenir, ce qui pose des problèmes de signature magnétique et acoustique ». Le fait d'avoir des robots autonomes en énergie est un choix qui s'inscrit dans une cohérence d'ensemble. Cette solution est meilleure sur le plan opérationnel mais aussi économique, car des câbles coûtent cher et nécessitent plus d'énergie sur le drone de surface, limitant de fait ses capacités », explique Daniel Scourzic, responsable des grands programmes chez ECA Group.

Robot à usage unique pouvant être déployé jusqu’à 1000 mètres du porteur et 600 mètres de profondeur, le K-Ster a déjà vendu par ECA à Singapour, à l’Inde, au Canada, au Kazakhstan et à la Lituanie. Il est doté d’une charge creuse et se fait exploser au contact ou à proximité immédiate de la mine. Sa tête présente la particularité d’être pivotante. « Le robot reste en position horizontale par rapport à la mine, c’est ensuite sa tête, qui peut pointer de -90 à +90°, qui est orientée selon le meilleur angle d’attaque suivant le type de mine à traiter. Pour une mine partiellement enfouie, on peut par exemple positionner le K-Ster juste au-dessus et faire pivoter sa tête vers le bas ». Et pour une mine à orin il pourra par exemple se placer en dessous ou à sa hauteur.

Les drones de surface, pièces maîtresses du dispositif

L’Inspector 125 est le dernier né de la gamme d’USV de guerre des mines d’ECA, qui a déjà vendu des drones de surface à plusieurs marines, dont celle du Kazakhstan. Long de 12.3 mètres et une largeur hors tout de 4.2 mètres, l’Inspector 125, réalisé en composite et insubmersible, a été conçu par le bureau d’architecture Mauric (filiale d’ECA) sur la base de la carène d’un modèle éprouvé, celui d’une série de vedettes de sauvetage (V2 NG) produite à une vingtaine d’exemplaires pour la SNSM.

Doté d’un système antiroulis gyroscopique pour stabiliser au maximum la plateforme à petite vitesse ou à l’arrêt, critère très sensible lors des phases de lancement de récupération d’engins, l’USV doit pouvoir mettre en œuvre ses engins dans un état de mer 4.

Côté propulsion, le drone compte deux moteurs diesels de 420 cv et des waterjets pour accroître sa manoeuvrabilité. La vitesse maximale est de 25 nœuds, avec une autonomie pouvant atteindre selon la charge utile une trentaine d’heures dans une zone de 12 milles autour du bateau-mère, où plus loin avec l’emploi d’un drone aérien servant de relais radio. « Comme cet engin destiné à opérer dans les champs de mines, une attention particulière a été apportée pour réduire ses signatures magnétique et acoustique. C’est pour cette raison qu’il est fabriqué en composite et qu’il y a à bord un certain nombre de dispositifs pour limiter au maximum les bruits et vibrations, comme des suspensions élastiques », détaille Daniel Scourzic.

L’USV dispose d’un MOAS et peut emporter 3 tonnes de charge utile, avec différents kits selon les engins transportés. Son pont, modulable, est facilement configurable selon les missions. Il peut par exemple embarquer jusqu'à deux Seascan et six K-Ster, les premiers étant logés dans des dispositifs de lancement et de récupération à l’arrière de l’USV, alors que les seconds sont installés sur des canisters inclinés et lancés par le travers du drone.

Drone sous-marin et sonar remorqué

Celui-ci peut, dans une autre configuration, emporter un A18-M. Ce drone sous-marin de 370 kilos, long de 3.8 mètres pour 46 centimètres de diamètre, dont une variante (A18-TD est déjà en service dans les armées françaises) est équipé d’un sonar à ouverture synthétique pouvant scanner les fonds marins à une immersion de 3 à 300 mètres, avec une résolution de 3 centimètres. Capable d’atteindre 6 nœuds, son autonomie dépend des conditions environnementales mais il a été globalement conçu pour pouvoir opérer durant 24 heures à la vitesse de 3 nœuds. Les communications étant très mauvaises sous l’eau, l’AUV effectue un prétraitement des informations qu’il recueille, puis les stocke dans sa mémoire. Elles sont ensuite transmises par radio lorsque le drone revient en surface ou selon des points de rendez-vous fixés avec l’USV ou le bateau-mère.

Le sonar remorqué T18-M, déployé par l’USV, peut en revanche transmettre en direct les informations reçues. Il a été conçu par ECA en reprenant de nombreux éléments de son AUV. Le T18-M comprend ainsi le même corps que l’A18-M, mais avec un nez différent, doté pour le sonar tracté d’ailerons destinés à contrôler l’immersion. Le bloc moteur a été débarqué mais les batteries rechargeables sont en revanche conservées, une solution astucieuse qui permet au sonar d’être autonome en énergie pendant 20 heures pour alimenter les transducteurs de ses antennes. Avec pour conséquence, par rapport à un sonar dont l’énergie provient de l’USV, de disposer d’un système de remorquage beaucoup plus simple et léger, avec des câbles bien plus fins uniquement dédiés à la traction et à la transmission des données vers la surface par fibre optique. « Comme les câbles sont plus petits, la trainée est moins importante, ce qui permet à l’USV d’aller plus vite et au sonar de plonger plus profondément. C’est ce qui fait que les performances du T18M sont supérieures à ce que l’on trouve dans la concurrence »,assure Daniel Scourzic. Le T18-M d’ECA offre ainsi la même capacité d’immersion que l’A18-M, en l’occurrence 300 mètres. Quant à la vitesse de remorquage par l’USV, elle peut aller jusqu’à 18 nœuds par petits fonds.

Autre avantage, le T18-M et l’A18-M partagent le même système de mise à l’eau, ce qui facilite les reconfigurations et, comme c’est le cas avec la communalité des composants entre les deux systèmes, de l’ordre de 80%, permet de réduire les coûts.

Dotés comme on l’a vu du même sonar, le T18-M et l’A18-M sont des moyens complémentaires. Le premier offre l’avantage de la vitesse et de pouvoir rester en communication constante avec le bateau-mère via les antennes de l’USV. Quant au second, il a pour lui une autonomie légèrement supérieure et peut être employé sous forme de meute plus ou moins importante afin de couvrir une très vaste zone. Le drone sous-marin est aussi très adapté pour des missions nécessitant une grande discrétion, comme l’investigation des approches de plages en préparation d’un débarquement.

Une drague pourra également être déployée par les USV, mais pas tous. Ce système nécessite en effet une capacité de traction supérieure à celle qu’offre la version classique de l’Inspector 125, qui constitue le gros des drones de surface commandés par la Belgique. Quelques-uns seront adaptés au dragage, avec en particulier une propulsion différente reposant sur des lignes d’arbres et des hélices en tuyère.

La tool box modulable selon les missions

Chaque bâtiment est dimensionné pour embarquer, en configuration maximale, deux USV, deux T-18M, trois A-18M, trois Seascan, quarante K-ster C, un module de drague, ainsi que deux robot Remus (GFE) et deux drones aériens Skeldar V200. Le format sera modulé en fonction des opérations et déploiements, sachant que la Belgique et les Pays-Bas ont, pour l’heure, prévu d’acquérir une centaine d’engins, pour moitié des Inspector, A-18M et T-18M. « La tool box sera modulable en fonction de la mission. Si par exemple les navires interviennent près de leurs bases pour une mission à la journée dans les eaux territoriales, ils pourront partir avec un nombre relativement restreint de drones. Mais s’ils sont déployés en opération extérieure sur un théâtre lointain et une longue durée, ils pourront adopter la configuration maximale ».

Mise en œuvre des engins

Dans ce projet, les aspects relatifs à la mise en œuvre, au stockage, à la maintenance et à la reconfiguration des USV est un point crucial. Il s’agit, pour le déploiement et la récupération de drones, de limiter au maximum les contraintes liées à la houle et aux mouvements du bâtiment, surtout quand la mer est formée.  Alors que différentes architectures ont été imaginées, comme les rampes de poupe ou encore des systèmes de portiques, les ingénieurs de Naval Group on fait le choix d’une mise en œuvre par le travers. « Nous étudions depuis des années la possibilité d’embarquer ce genre d’engins sur des bâtiments de guerre des mines ou autres. Le problème majeur est le tangage qui, contrairement au roulis, ne peut pas être contrôlé par un système de stabilisation. De toutes les études comparatives et très exhaustives que nous avons menées, il ressort que la meilleure localisation se trouve au niveau du point tranquille du navire. Le moyen le plus sûr est d’adapter une route préférentielle par rapport à la houle et de se positionner au droit du point tranquille, qui du fait des formes de carène, se situe entre le milieu et le tiers arrière du navire. Nous avons multiplié les analyses et simulations qui montrent toutes que c’est l’emplacement optimal pour déployer des drones », précise Eric Perrot. De plus, ajoute Cyril Levy, directeur des programmes de drones et de guerre des mines de Naval Group, « au-delà des calculs et simulations, c’est un choix qui est mis en pratique par l’industrie offshore pétrolière, dont les navires équipés de robots travaillent dans des mers très dures et mettent aussi à l’eau leurs engins par le côté ».

LARS avec dock flottant et manutentions limitées

Les dispositifs de lancement et de récupération (LARS) ont donc été positionnés au niveau de ce point tranquille. Il y en a deux, un de chaque bord, qui se présentent sous la forme de portiques basculant  associés à des dock flottants capables d’assurer la manutention des USV, dont la masse peut atteindre 18 tonnes. Les drones sont logés dans un système de dock flottant qui, lors des phases de descente et de remontée, est retenu dans l’axe par un câble relié à un bras déployé sur l’avant du navire, à l’image par exemple de ce qui se pratique pour maintenir les semi-rigides mis en œuvre depuis des frégates. Ce système présenté comme particulièrement innovant par Naval Group « a été pensé dans une approche système et permet notamment de limiter les phénomène de balancier de l’ensemble en travaillant de manière combinée et automatisée avec la cinématique du portique alliant bras de guidage, treuils et un système synchronisés d’amortissement et de tensionnement constant permettant de limiter les efforts d’ensemble et garantissant la stabilité de route du dock flottant ».

Ces LARS basculants s’intègrent dans la superstructure lorsqu’ils sont repliés. « Les drones de surface sont des engins massifs, une fois qu’ils sont remontés, ils sont saisinés et ne bougent plus. Ils restent dans leur dock et il n’y a pas besoin de les déplacer pour les reconfigurer ou assurer leur maintenance. C’est un véritable atout car cela simplifie et sécurise énormément les opérations. Non seulement pour le personnel, mais aussi pour la mission puisque chaque manutention présente un risque et il faut donc limiter au maximum les possibilités d’avoir un USV endommagé ». C’est aussi pour cette question de fiabilité que Naval Group a opté pour deux LARS identiques, symétriques et indépendants, ce qui permet en cas d’avarie éventuelle d’un dispositif, de pouvoir poursuivre la mission avec l’autre. Les LARS constituent les côtés d’un grand garage réunissant l’ensemble des engins maritimes de la tool box. « Des rideaux permettent de fermer cet espace, les marins pourront ainsi procéder aux opérations de maintenance ou de reconfiguration à l’abri des intempéries ».

Système de stabilisation passive adapté aux petites vitesses

Lors des phases de mise à l’eau et de récupération, le bâtiment avancera à une vitesse comprise entre 0 et 5 nœuds. Trop faible pour que des ailerons stabilisateurs soient efficaces. Le navire sera donc doté d’un système de stabilisation passive par déplacement de masse liquide (à l’image du FLUME, le fournisseur n’ayant pas encore été choisi).  « L’avantage est qu’un tel dispositif passif permet de stabiliser le navire même quand il n’avance pas ». Quant à la capacité de mise en œuvre de drones par mer formée, la plateforme conçue par Naval Group sera en mesure de travailler jusqu’à des états de mer 5. Cela devra néanmoins être confirmé au cours des 24 prochains mois via un programme d’expérimentation qui comprendra des simulations numériques et essais en bassin.

On notera par ailleurs que les bâtiments auront également, en complément des LARS, la possibilité de déployer leurs AUV et ROV par l’arrière, au moyen d’une grue hydraulique. Les robots seront alors lancés et récupérés au moyen  de cages spécifiques.

Deux drones aériens Skeldar

Enfin, les navires pourront embarquer deux drones aériens (UAV), en l’occurrence des Skeldar V200 de UMS Skeldar (ex-Saab), qui faisaient partie de l’offre de Belgium Naval & Robotics et qui sont donc retenus par la Belgique et les Pays-Bas. Ils seront logés dans un abri et mis en œuvre sur une plateforme située sur le toit du « garage à tool box ». Celle-ci sera en mesure d’accueillir un hélicoptère mais les bâtiments n’auront pas de hangar pour loger un appareil de ce type.  

Les UAV pourront non seulement participer à des missions de surveillance, mais aussi servir de relais radio entre les USV et leur bateau-mère. « Le bateau est équipé de liaisons de données sécurisées, redondées et à très haut débit pour assurer la communication en temps réel avec le drone de surface, en direct ou via un drone aérien ». La portée entre le navire et les USV, de l’ordre de 20 nautiques, pourra être sensiblement accrue grâce au relais aérien.

Ces liaisons de données et leur qualité sont cruciales pour le bon fonctionnement du concept. Car c’est à partir des informations transmises par l’USV que les opérateurs, à bord du bâtiment, vont prendre des décisions. L’USV leur enverra notamment, en temps réel, les données pour l’imagerie sonar recueillies par le T18-M, ou encore les vidéos prises par les SeaScan qui s’approcheront au plus près des mines pour les identifier. Et inversement, les ordres seront transmis depuis le bateau-mère, par exemple pour déployer un K-Ster afin de neutraliser une menace après classification. Il faudra de plus assurer le pilotage à distance des ROV par des opérateurs pour les phases finales d’approche.

Le système de mission

L’ensemble sera géré par un système développé en partenariat par Naval Group et ECA, qui travaillent ensemble sur le sujet depuis 2016. « Naval Group a développé des systèmes de mission embarqués pour drones, dans le cadre du programme SDAM avec Airbus, et nous maîtrisons les interfaces avec le système de combat des bâtiments et le rang supérieur, qui est un C4I OTAN demandé par la Belgique. Nous apportons le C3, qui est issu de notre produit I4drones et forme le système de supervision de la mission de guerre des mines. Ce C3 gère la partie préparation de mission, la création des zones à traiter, l’affectation des systèmes, la timeline de chaque engin, avec la prise en compte des données environnementales », explique Cyril Levy. Ce C3 s’appuiera sur le système de commande et de contrôle (C2) MCM UMISOFT développé par ECA, « qui réalise une planification plus fine de la mission de chaque engin, les programme et les contrôle, traite les données sonar et recueille les données environnementales, notamment la bathymétrie ».

Une fois la mission démarrée, par exemple une inspection de zone, les informations collectées par les drones sont transmises au C2. Il s’agit par exemple de celles provenant du sonar remorqué ou de l’A-18M. L’ensemble des « vignettes » sonar va être traité par des algorithmes développés par ECA (et éprouvés par des marines déjà équipées d’UMISOFT) afin d’obtenir une classification de la menace (mine de fond, mine à orin, IED…) « Une fois la mine classifiée, l’information part dans le C3, qui réalise la supervision en temps réel de la mission. La mine est positionnée sur la situation tactique, qui est consolidée au fur et à mesure que les informations arrivent. Décision est alors prise d’envoyer l’USV pour mettre à l’eau le Seascan et identifier précisément la mine grâce aux images, qui transitent par UMISOFT. Et si la menace est avérée, l’ordre est donné à l’USV de mettre à l’eau un K-Ster pour procéder à la neutralisation ».

Naval Group se charge donc de la partie haute du système de combat, avec la supervision globale de la mission de guerre des mines et la gestion de l’ensemble de la situation autour du bâtiment (veille surface et aérienne fournie par les senseurs où informations des autres unités au sein d’une force navale), ainsi que l’interface avec les systèmes OTAN et toutes les questions liées à la cyber-sécurité, ses solutions étant nativement intégrées dans le système de mission afin de ne pas le ralentir. ECA, de son côté, gère avec son C2 la planification et le contrôle des engins, ainsi que l’analyse des données recueillies.

« Made in Bretagne »

Sur le plan industriel, les navires seront tous armés à flot par Piriou à Concarneau. La construction des coques sera répartie entre le chantier finistérien et celui de Lanester, près de Lorient, qui est détenu par Kership, société commune de Piriou et Naval Group.. Naval Group sera responsable de l’intégration, des essais et de la mise en service du système de combat, et déploiera pour cela des équipes à Concarneau.

La construction de la tête de série doit débuter au premier semestre 2021 en vue d’une mise à flot un an plus tard et une livraison à la fin du premier semestre 2024. Ce bâtiment sera destiné à la marine belge, toutes les unités étant livrées par Belgium Naval & Robotics à Zeebrugge, où ECA va ouvrir en 2020 une nouvelle usine qui assurera l’assemblage, l’intégration et la maintenance de ses drones. La seconde unité de série sera pour la flotte néerlandaise, qui en prendra livraison un an plus tard. Puis les autres bâtiments seront achevés au rythme d’un tous les six mois, avec livraisons alternées entre la Belgique et les Pays-Bas. Le dernier devant être réceptionné mi-2030. On notera que la durée de 12 mois entre le premier et le deuxième permettra d’implémenter d’éventuelles évolutions en fonction du retour d’expérience engrangé sur le navire prototype.

Source: meretmarine.com

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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 EmptyMar 11 Juin 2019 - 16:15

Bonjour Olivier.

Tout cela ; c'est de la technologie à l'état pur …
Merci pour ce post extrêmement intéressant.
Vivement qu'ils soient à l'œuvre.

Amitiés.

Xavier
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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 EmptyMer 12 Juin 2019 - 11:02

https://twitter.com/les_drones/status/1138415148899721222

Le concept de bateau-drone pour chasser les mines n'est pas tout à fait nouveau, depuis le début des années 90, la marine danoise utilise des bateaux-drones (qui remorquent un sonar à balayage latéral) pour la chasse aux mines. Par exemple, les 4 bateaux-drones de la classe MSF ont une longueur de 26 mètres pour un déplacement de 125 tonnes, et comme ils ne peuvent pas embarquer sur un bateau-mère, ls ont un mini-équipage de 3 personnes, ce qui leur permet de suivre le bateau-mère jusqu'à proximité de la zone de chasse aux mines, et à ce moment-là les mini-équipages des bateaux-drones rejoignent en RHIB le bateau-mère qui prend alors le relais pour contrôler à distance les bateaux-drones.

Le bateau-drone danois MSF1 en opération en mer Baltique durant un exercice OTAN, en mai 2019 :
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A bord du bateau-mère, un opérateur surveille les images du sonar envoyées par le bateau-drone, en mai 2019 :
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by Brian Djurslev, sur Flickr

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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 EmptyJeu 27 Juin 2019 - 17:06

Article très détaillé et très intéressant concernant les futurs systèmes de drones qui équiperont nos futurs navires MCM tete marin

https://twitter.com/navalnewscom/status/1143784865256660992

traduction google de l'article :

Citation :
Découverte de la toolbox: la solution de ECA pour le programme MCM belgo-néerlandais (27-06-2019)

Le groupe ECA approvisionne la marine belge depuis près de 40 ans, grâce à la livraison de véhicules sous-marins télécommandés (PAP) neutralisant les mines, exploités à partir de navires de type CMT de classe tripartite. Aujourd'hui, le groupe ECA, via sa filiale ECA Robotics, est sur le point de fournir aux marines belge et néerlandaise une suite véritablement innovante de systèmes de drones autonomes suite à un contrat de 450 millions d'euros.

Signé dans le cadre du programme MMCM dirigé par le ministère belge de la Défense, ce contrat permettra à ECA de livrer 10 «Toolboxes (boîtes à outils)» composées d’un ensemble de systèmes autonomes. Chaque boîte à outils pourra intégrer le véhicule de surface non habité (USV) Inspector 125, le véhicule sous-marin autonome (AUV) A-18M, le sonar remorqué T-18M, le véhicule télécommandé (ROV) SeaScan, le dispositif pour la destruction de mine K-STER, le système de dragage MLM développé par la société polonaise CTM, et enfin, le véhicule aérien sans pilote (UAV) VTOL de 200 kg, très probablement le UMS Skeldar V-200. Ces systèmes seront tous entièrement intégrés au système MCM UMISOFT C2 de ECA, qui sera connecté au système SMMD de Naval Group pour former un nouveau système de mission de guerre des mines intégré au système de combat du bateau-mère.

Naval News a rencontré Daniel Scourzic, vice-président, Programmes stratégiques, du groupe ECA, pour en apprendre davantage sur l’ensemble de l’offre de la société.

Naval News - Quels éléments de l'offre ont fait la différence par rapport à vos deux concurrents ?

Daniel Scourzic - Le programme MMCM est basé sur l'acquisition de systèmes sans pilote récemment développés, dont les performances ont été démontrées avec succès en mer du Nord en 2016 et 2017. De tous les drones fournis par le groupe ECA, un seul était déjà disponible en 2014. Les autres d'entre eux ont été développés au cours des cinq dernières années.

En outre, les progrès rapides de la technologie robotique permettent à la toolbox belgo-néerlandaise de bénéficier des dernières avancées en termes de réduction de taille, de poids, d'autonomie, de consommation de charge utile, de batterie, etc. tout en maintenant des performances égales ou supérieures par rapport aux drones en cours de développement pour le programme MMCM FR/UK.

La réduction du poids des drones, par exemple, permet de les embarquer sur de petits véhicules de surface USV équipés de systèmes de lancement et de récupération (LARS) entièrement automatiques. Ce concept a été démontré avec succès par l’étude conceptuelle «Espadon» de l’armée française. Il n'a pas été retenu pour le programme MMCM FR/UK en raison de la taille que l'USV devrait supporter pour embarquer l'AUV lourd A27-M choisi à l'époque par la partie française.

Le navire de surface Inspector 125, conçu sur le modèle Mauric, a donc été conçu pour faciliter le déploiement et la récupération des drones autonomes sous-marins, même dans les états de haute mer (jusqu'au niveau 4). À cette fin, l’Inspector 125 est équipé d’un système qui réduit le roulis du bateau jusqu’à 40%. En outre, la plate-forme est complètement insubmersible, dérivée d’une série de 20 navires construits pour la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), qui, notamment, lui donne une meilleure résistance aux explosions sous-marines.

L’Inspector 125 de ECA est également équipé d’un sonar 3D offrant des capacités de détection et de classification inégalées. Le sonar, par exemple, détecte les filets et les obstacles disposés par l'ennemi autour de la mine pour tromper l'AUV.

La boîte à outils qui sera produite pour le programme MCM a été conçue pour réduire l’empreinte logistique et les coûts de propriété. Être le seul concepteur et posséder la propriété intellectuelle de robots sous-marins et de surfaces a permis à ECA de maximiser l'utilisation de composants et de sous-ensembles communs. Cela a un impact significatif sur le bateau-mère, qui va les accueillir et les mettre en œuvre, en particulier en ce qui concerne la taille du hangar, donc la taille du navire. Les composants communs signifient également des pièces de rechange communes, ainsi qu'une formation et une maintenance plus faciles pour les marins.

Juste pour vous donner un exemple concret, le sonar remorqué T-18M est directement dérivé de l’AUV A18-M. Les deux systèmes partagent 80% des éléments communs. De plus, le T-18M étant équipé de batteries, il n’est plus nécessaire de l’alimenter par le câble de remorquage, ce qui permet d’utiliser un câble de petit diamètre et par conséquent un treuil de remorquage et un générateur électrique plus légers à bord de l'Inspector 125. Le LARS à bord du véhicule USV est également commun aux systèmes sans pilote A18-M et T18-M; seule l'interface avec la partie avant du véhicule USV doit être commutée. Tout cela conduit à réduire le matériel stocké et les pièces de rechange.

Tous les drones sont intégrés au système de commandement et de contrôle (C2) d’UMISOFT MCM, qui est connecté au système SMMD de Naval Group pour former le système de mission de guerre des mines intégré au système de combat du navire. C'est un avantage considérable en termes d'opération et de cybersécurité.
L’ensemble est géré par un système de mission unique (système de gestion de mission intégrée (IMMS)) reposant sur deux systèmes: le C3 I4Drone de Naval Group et le système UMISOFT C2 du groupe ECA, qui sont entièrement intégrés et fournissent une supervision, une planification / préparation de mission, gestion de la mission temporelle et analyse des données de tous les capteurs de drones. Les IMMS peuvent être mis en œuvre depuis la mer ou la terre.

Naval News - La constitution de cette toolbox comporte-t-elle une partie du développement adaptée aux besoins spécifiques des marines belges et néerlandais?

Daniel Scourzic - Les besoins des marines belge et néerlandaise nous obligent à adapter certains drones et systèmes, y compris l'USV. Des ajustements mineurs sur d'autres systèmes de robot sont également nécessaires, afin d'intégrer les fonctionnalités demandées par le client. De plus, UMISOFT sera adapté afin d'intégrer le système de dragage de mine et l'hélidrone (UAV). Le système de dragage pourrait être fourni par la société polonaise CTM et l'hélidrone par UMS Skeldar.

Toutes les activités de R & D prévues s’articulent de manière cohérente avec le programme: nous proposons d’abord une approche innovante, à la fois en termes de technologie (IA, simulation, expérimentation technologique en mer, cybersécurité) et en termes de partenariat local coopération, accompagnement de la marine belge face à l’évolution de leurs besoins et à la menace opérationnelle en constante évolution). Cette approche englobe tout ce que la technologie peut apporter pour améliorer les performances des systèmes de guerre des mines, mais prend également en compte les réactions des utilisateurs opérationnels.

Ce processus d’innovation continue profite d’abord au développement du programme MCM lui-même dans un processus de réduction des risques: partage de l’environnement de simulation pour la réalisation de tests de systèmes onshore, travail de qualification sur la version livrée permettant de capturer de manière efficace le point de vue des marins belges. sur ce qui est livré et donc anticiper les demandes d’évolutions futures), présence sur site de la direction du projet en contact avec tous ces travaux afin de mieux prendre en compte les développements technologiques matures et les nouveaux concepts d’emploi.

Mais le processus profite également aux futures versions du programme MCM et en particulier à celles de sa toolbox: il alimente concrètement le processus d'évolution en assurant une proximité étroite entre ceux qui pensent à l'avenir, ceux qui expérimentent de nouvelles fonctions et technologies et ceux qui souhaitent les mettre en œuvre de manière opérationnelle: nous pourrons ainsi définir de manière concertée et progressive les incréments de capacité des futures versions du programme NMCM dans une logique de «Rolling Toolbox». Le programme belgo-néerlandais comprend également un programme complet et la mise en place de structures dédiées à la R & D.

En outre, la marine belge a déjà prévu de mettre à niveau la toolbox après sa mise en service, notamment dans le cadre du programme européen PESCO MAS MCM, auquel le groupe ECA est évidemment associé, mais également dans le cadre d'autres programmes de R & D.

Naval News - Quels sont les partenariats établis en Belgique et spécifiquement axés sur cette toolbox?

Daniel Scourzic - Un plan de coopération industrielle et de transfert de savoir-faire au cours des 20 prochaines années:
- plus de 39 partenariats dans toutes les régions belges.
- Retombées économiques durables:
• plus de 350 emplois par an (équivalent temps plein) à très forte valeur ajoutée créée en 20 ans
• Un impact positif dans toutes les régions: 35% en Wallonie, 15% à Bruxelles et 50% en Flandre

Cela impliquera, dès la phase de conception, un large éventail de fournisseurs et de partenaires belges afin de développer et de pérenniser l'industrie de la défense belge. 39 partenariats ont déjà été signés. Six autres sont en cours de finalisation, portant à 45 le nombre de partenariats signés avec les principaux acteurs belges. Les différents partenaires contribueront à trois types d’activités: construction et intégration, re-recherche et développement (R & D) et maintenance (ISS).

- PME innovantes: par exemple, DotOcean et BATS pour les applications spatiales, pour la robotique et l'intelligence artificielle, Nviso pour la cybersécurité
- Principaux constructeurs: par exemple ABC sur l'amortissement dynamique des vibrations du moteur, CMI Defence pour un environnement de simulation numérique partagé entre R & D et formation et Akka Belgium pour l'intégration à bord.
- Universités ex: deux à Bruxelles (ULB et VUB) et l'Université de Liège sur des technologies très innovantes permettant d'optimiser la gestion de l'énergie ou de télé-exploiter des essaims de drones par exemple,
- Des centres de recherche, par exemple VLIZ et l’IRSNB pour expérimenter de nouvelles solutions technologiques en mer, notamment avec le futur navire de recherche Belgica.
- Les associations d'ingénieurs belges, IE.net et FABI faciliteront le recrutement d'ingénieurs belges pour équiper les deux entités belges de Naval Group et ECA Robotics
- L'association des armateurs belges, RBSA, pour l'application au domaine maritime civil des activités du Cyber ​​Lab ou du MCM Lab.

Nos partenaires sont des acteurs clés de la base industrielle et technologique de la défense belge, tant du point de vue industriel que de la recherche et du développement. Plusieurs d'entre eux étaient déjà partenaires d'une ou des deux sociétés via d'autres programmes, tandis que d'autres sont des nouveaux partenaires. avec qui des accords étendus avec d’autres perspectives sont envisagés.

Naval News - ECA est-il en charge de la formation des futurs équipages? Et ce composant s'appuiera-t-il sur les outils de simulation proposés par John Cockerill (ex-groupe CMI)?

Daniel Scourzic
- Les équipages belges et néerlandais seront formés dans les mois précédant la livraison de chaque navire. Ces sessions de formation débuteront sur le simulateur qui sera livré à l'école de formation EGUERMIN (à Ostende), puis se poursuivront à bord des navires. Pour la toolbox, ECA formera des instructeurs de la marine à l'utilisation et à la maintenance de robots de bord (OLM) et formera des équipes de maintenance de la marine pour la maintenance à terre (ILM, DLM).

La prise de conscience de l'utilisation de drones pourrait commencer bien avant les systèmes existants, mais la réalisation d'une formation trop tôt n'a que peu d'intérêt car les personnes formées peuvent tout oublier si elles ne peuvent pas mettre en œuvre rapidement les connaissances acquises. Le simulateur est la responsabilité de Naval Group et donc le choix des partenaires pour son développement et sa réalisation. ECA ne peut commenter ce sujet pour Naval Group, mais CMI Defence [Maintenant, John Cockerill] figure dans la liste des partenaires identifiés. Nous contribuerons en fournissant toutes les briques et modèles numériques nécessaires.

Naval News - Quel est le calendrier prévu pour ECA? Quand doit commencer la construction de la future unité de production belge en Flandre et quand la première toolbox sortant des chaînes de montage devrait-elle être réalisée?

Daniel Scourzic - Ce contrat est une opportunité pour le groupe ECA de s’installer en Belgique. La société ECA ROBOTICS BELGIUM a été créée en novembre 2018 et son siège est à Bruxelles.

ECA ROBOTICS BELGIUM aura deux sites en Belgique. Le premier, situé à Bruxelles, est chargé de la gestion du programme ainsi que des études et développements relatifs aux systèmes de drones. Le second sera principalement une unité de production. Située à Zeebrugge, cette usine sera responsable de la production et de la maintenance des sous-ensembles de Toolbox. À cette fin, il coordonnera les relations avec les fournisseurs et partenaires belges identifiés pour la mise en œuvre du programme. Cette usine devrait ouvrir ses portes au cours du second semestre de 2020 conformément au calendrier du programme. Ce site sera également en charge des qualifications et des essais en mer consécutifs aux mises à jour des drones et du système, tant pour le programme que pour l’exportation. La structure de R & D d’ECA ROBOTICS BELGIUM procédera, à partir de cette année, à toutes les adaptations des drones et des systèmes nécessaires au programme, en collaboration avec ECA ROBOTICS. Spécifiquement sur deux éléments du système de drones: l'USV (drone de surface) et la suite logicielle UMISOFT MCM C2.

Le premier ensemble navire + drone sera livré en 2024. Les systèmes sans équipage qui composent la toolbox vont évidemment sortir plusieurs mois avant afin de faire tous les tests du système avant l'intégration sur le premier navire. Le prochain set aura lieu 12 mois plus tard, puis tous les 6 mois pour les suivants.

Naval News - Belgium Naval & Robotics sera-t-il l'intermédiaire privilégié par ECA pour la commercialisation à l'exportation de cette toolbox? Et quelles sont vos perspectives d'exportation dans les années à venir?

Daniel Scourzic - Le consortium envisage d'exporter depuis les unités opérationnelles Mine Warfare créées en Belgique vers de nouveaux clients français et internationaux intéressés par cette capacité et par le savoir-faire de Naval Group et Eca Robotics (groupe ECA).

Plusieurs grandes marines, dont la France, l’Inde et l’Angleterre, renouvelleront leur flotte de navires de lutte contre les mines au cours dans les prochaines années. En outre, le groupe ECA estime que la plupart des marines seront également équipées de systèmes de drones transportables pouvant être utilisés depuis la côte.

Enfin, les travaux de R & D résultant des programmes constituent également un argument de poids commercial. Les innovations et le savoir-faire acquis, sous le contrôle des autorités belges, seront également en mesure de nourrir la capacité d’aider à remporter des offres à l’exportation: avec cette expérience unique et innovante mais aussi le cachet «éprouvé en mer» de la solution belge Les partenaires néerlandais et français de ces travaux de R & D seront remarquablement bien placés pour convaincre les nombreux prospects susceptibles d’acquérir des systèmes de guerre des mines dans les 20 prochaines années.

Naval News - L'offre du groupe ECA choisie par la Belgique et les Pays-Bas correspond-elle aux besoins de la France et de son programme SLAMF? Dans ce contexte, que peut proposer le groupe ECA?

Daniel Scourzic - En tant que fabricant de systèmes de drones, fort de nos 50 années d’expérience dans le domaine de la guerre des mines et des récents succès remportés en Belgique, le groupe ECA espère jouer un rôle plus important dans le programme SLAMF. Avec notre partenaire Naval Group, nous avons gagné la confiance des marines belge et néerlandaise. Pour la France, nous sommes disposés à proposer des systèmes sans équipage adaptés aux besoins opérationnels de la marine française et dérivés de la solution belge dans la meilleure configuration de partenariat industriel et commercial. Notre solution est suffisamment complète et flexible pour pouvoir être adaptée aux spécifications de la marine française et, le cas échéant, pour intégrer d'autres systèmes provenant de constructeurs tiers.

Source: navalnews.com

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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 EmptyVen 28 Juin 2019 - 12:03

MODULAR LIGHTWEIGHT MINESWEEP (MLM)

L'un des modules les plus important de la toolbox des futurs navires MCM sera le fameux système combiné de dragage à influence, dont le but est de faire exploser les mines à influence magnétique et/ou acoustique en déclenchant leur mise à feu. Ce système devrait rappeler des bons souvenirs aux anciens des dragueurs de mines tete marin

Ce système de dragage combiné (magnétique/acoustique), qui devrait équiper nos futurs navires MCM a été mis au point par la société polonaise CTM.

Le système est composé de trois modules, un générateur acoustique et un ensemble d’excitateurs de champs magnétiques et électriques élémentaires reliés entre eux par des câbles-cordons et équipés de dispositifs intégrés d’alimentation, de contrôle et de direction. Le tout étant remorqué par un USV* :

Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 Minesw10
Un USV "Inspector 125" remorquant le système combiné de dragage à influence.

Citation :
* Le site Mer et Marine nous apprend que ce système de dragage ne pourra pas être mis en œuvre par tous les USV (drones de surface) commandés par la Belgique ! Ce système nécessite en effet une capacité de traction supérieure à celle qu’offre la version classique de l’USV Inspector 125, qui constitue le gros des drones de surface commandés par la Belgique. Quelques-uns seront adaptés au dragage, avec en particulier une propulsion différente reposant sur des lignes d’arbres et des hélices en tuyère.

Les trois modules qui composent le système sont quand même imposants, et donc je suppose qu'ils sont démontables afin de pouvoir être stocké à bord d'un navire MCM, probablement dans un des trois containers rangés sur la plage arrière du bateau-mère ?

Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 Mlm-pr10
Avec des hommes à coté, on se rend compte de la taille des trois modules qui composent le système

et voici les spécifications techniques du système :

Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 Drague10

Le système de dragage simule avec précision les champs physiques du navire en ce qui concerne:

- champ magnétique statique (SM)
- champ magnétique alternatif (AM) 40Hz ÷ 300 Hz
- potentiel électrique (UEP)
- fréquence électrique extrêmement basse (ELFE) 1 Hz ÷ 5 Hz
- champ acoustique 5 Hz ÷ 30 kHz

Le système de dragage est conçu pour être utilisé dans les opérations navales, tel que:

- escorter des navires ou un convoi dans une zone d'eau menacée,
- effectuer des approches sur le rivage pour les forces navales,
- reconnaissance des mines aux abords des ports et des voies de passage prévues.

Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 Drague11

marin barre

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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 EmptySam 6 Juil 2019 - 10:39


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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 EmptySam 6 Juil 2019 - 14:12

Signature de la capacité de lutte contre les mines à Bruxelles

La signature du contrat de remplacement des chasseurs de mines actuels par douze nouveaux navires de lutte contre les mines est un exemple en Europe de coopération binationale entre les Pays-Bas et la Belgique, mais aussi avec l'industrie : un message pleinement soutenu et signé solennellement au Palais Egmont à Bruxelles le 5 juillet par la Secrétaire à la Défense des Pays-Bas Barbara Visser, le Ministre de la Défense Didier Reynders et les représentants du consortium Belgium Naval & Robotics.
La capacité du Naval Group à fournir non seulement les plateformes, mais également leurs systèmes pour opérer le navire et ses drones, associée au savoir-faire incontesté d’ECA Group en matière de systèmes de robots de chasse aux mines, est le fruit d'une coopération étroite entre les constructeurs européens. Depuis plus de 50 ans, ECA GROUP est spécialiste de drones navals et de la guerre des mines robotisée et équipe à ce jour plus de 30 marines.
Le transport maritime est un enjeu incontournable de l’économie mondiale. De nombreuses marines souhaitent protéger leurs eaux territoriales et cherchent donc à acquérir ou renforcer leurs capacités de chasse aux mines. « Avec le programme NMCM, et la mise en œuvre, pour la première fois, d’un système de guerre des mines robotisé à grande échelle, la Belgique et les Pays-Bas ne seront plus seulement les références opérationnelles mondiales du domaine, mais également des références technologiques majeures dans les domaines de la robotique, de l’intelligence artificielle et de la Cyber sécurité », explique Hervé Guillou, Président directeur général de Naval Group. L’objectifs est claire : « Elles viennent d’ores et déjà chercher auprès de vos marines le savoir-faire dont elles ont besoin. Notre objectif est que demain, elles viennent également chercher ici, en Belgique, leurs équipements et systèmes ».
L'ancrage de l'industrie dans notre pays a été un élément important dans l'évaluation des offres. A cette fin, le groupe Naval a créé une filiale belge qui abritera l'ensemble des activités de lutte contre les mines. 39 partenariats ont été conclus avec des entreprises belges dans les trois régions, dont Flander Ship Repair, qui assurera la maintenance des navires dans ses installations à Zeebrugge. Le contrat garantit un total de 7000 emplois sur 20 ans. Guénaël Guillerme, le Directeur général d’ECA Group souligne : « Le plan de coopération industrielle stratégique profite pleinement à l’industrie Belge en s’engageant sur la création de 4 Milliards d’euros de chiffre d’affaires en Belgique sur 20 ans dont plus de 2,1 Milliards de valeur ajoutée créée sur le sol Belge ». L'innovation est au cœur de ce programme : elle nous permet d'anticiper les évolutions technologiques et opérationnelles et de les maintenir à un niveau supérieur.
Les deux centres d’excellence en Belgique centrés sur les nouvelles technologies seront à l’origine des évolutions des drones et de systèmes « Toolbox » : le MCM Lab pour les technologies liées aux Toolbox (Intelligence artificielle, robotique sous-marine…) et le Cyber Lab pour les technologies de cyber sécurité essentielles dans ces systèmes en réseau notamment : et la mise en place d’un centre de design de drones à Bruxelles et d’une usine de production de ces drones à la côte.
La mission est claire : pour les 20 prochaines années et au-delà, réaliser ce programme ambitieux et innovant avec la mise à disposition d'une capacité de déminage (r)évolutive dotée des technologies les plus avancées de la dernière génération, parfaitement adaptée aux besoins des marines néerlandaise et belge.


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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 EmptyLun 8 Juil 2019 - 9:16

Citation :
"39 partenariats ont été conclus avec des entreprises belges dans les trois régions, dont Flander Ship Repair, qui assurera la maintenance des navires dans ses installations à Zeebrugge"

Je me demande bien dans quels installations "Flander Ship Repair" va entretenir les 12 nouveaux navires MCM sifflotte

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MessageSujet: Re: Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2)   Comment seront nos futurs chasseurs de mines ? (Part. 2) - Page 8 EmptyLun 8 Juil 2019 - 19:38

Belgium & Netherlands Signing for 12 MCM Vessels & Equipment by Naval Group & ECA Group

Dutch State Secretary Barbara Visser, Belgian defense minister Didier Reynders and French companies Naval Group and ECA Robotics signed the contract for 12 next generation MCM vessels and their equipments in Brussels, on July 5, 2019.


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